<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829</id><updated>2011-10-11T20:10:13.958-07:00</updated><category term='Départ en Amazonie'/><title type='text'>Les escapades d'Eve-Laure</title><subtitle type='html'>Et l'aventure continue au fil des contrées lointaines. Je vous invite à suivre mes escapades du bout du monde !</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>129</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-8796873004994267444</id><published>2011-10-11T10:46:00.001-07:00</published><updated>2011-10-11T10:46:26.444-07:00</updated><title type='text'>Impressions après 3 mois en France</title><content type='html'>Le 11 octobre 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf, ça y est, je commence enfin à sortir la tête de l’eau. Ça n’a pas été évident ces derniers mois, mais j’entrevois la lumière au bout du tunnel ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques semaines de vacances en août avec Jean-Paul, j’ai finalement commencé ma recherche d’emploi qui s’est avérée un peu plus difficile que je me l’étais imaginée. Ceci-dit, j’avais énormément d’entretiens, ce qui est bon signe en général, et ça se passait plutôt bien, mais je n’entrevoyais pas vraiment de poste idéal. Avec deux ou trois entretiens d’embauche par jour durant plus d’un mois et demi, je peux dire que j’arrivais un peu à saturation ! Je me sentais dépiautée, jugée, harcelée, testée sans cesse, avec des épreuves techniques à n’en plus finir, des épreuves orales sévères afin de voir ma réactivité au stress… Finalement, je rentrais épuisée de mes démarches de la journée avec une envie de crier, de pleurer ou de me cacher sous ma couette de plus en plus prenante. Heureusement Jean-Paul était là pour me rassurer, me prendre dans ses bras et me rappeler pourquoi j’avais quitté un travail en or au Québec pour ici. Et non, je n’ai jamais regretté une seconde ma décision. Elle a été prise de manière réfléchie, je savais ou je m’en allais, je savais aussi que mon arrivée n’allait pas se faire facilement, c’est normal. J’avais juste besoin d’être rassurée de temps en temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et finalement, alors que je désespérais un peu de faire toutes les boites de la région sans résultat flagrant, j’ai reçu pas moins de 4 propositions d’embauche différentes ! Mais là encore, il y avait toujours un gros hic… Soit le projet n’était pas vraiment intéressant, ou l’ambiance pas folichonne, ou à plus d’une heure de trajet…  Alors que j’allais dire oui par défaut à la moins pire de toutes, un boulot en or me tombe dessus sans crier gare à la dernière minute. La Caisse d’Epargne souhaite me prendre dans leurs équipes ! Je reste dans le domaine de la finance, l’équipe a l’air intéressante, le projet également et elle se situe à 15 minutes de la maison ! Youhouuuuuh ! C’est gagné ! Je peux enfin respirer, j’ai trouvé la perle rare… Je ne commence que la semaine prochaine, nous verrons bien si vraiment le travail me plait, mais je suis optimiste, je pense que je vais m’y plaire. Donc enfin ce gros souci là de moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Jean-Paul, nous voyons également enfin le soleil dans notre relation qui n’a pas été évidente au début. Tout s’est passé rapidement entre nous, un peu trop certainement. Nous vivons ensemble depuis le moment ou je suis arrivée en France, j’ai rapidement envahie son espace, tout en ayant du mal à me sentir chez moi. Ca a été un bouleversement pour lui également, tout autant que pour moi. Et vu nos caractères bien trempés, il y avait souvent des étincelles entre nous deux, ce qui n’est pas évident quand déjà les repères professionnels et géographiques ne sont pas là pour moi, je n’avais pas non plus de base solide sentimentale, ce qui amplifiait mon sentiment d’inquiétude. Mais nous commençons à nous connaitre, à nous comprendre, et après s’être tester comme des enfants, nous entrevoyons les limites de l’autre, les blessures ou il ne faut pas appuyer. Et enfin, nous commençons a réellement nous aimer avec toute la beauté que l’amour peut nous apporter à chacun. Plusieurs fois, nous avons eu envie de laisser tomber, d’abandonner la relation que nous jugions trop difficile, contenant trop d’embuches… Mais nous avons persévéré et même si nous ne savons jamais ce que l’avenir sera fait, je pense que nous avons fait le plus difficile concernant mon arrivée ici. Après, nous allons voir avec le long terme, la routine, les travaux de la maison, comment évoluera notre complicité, rien n’est jamais gagné d’avance… Mais j’y crois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant les travaux de la maison, ça avance doucement. La cuisine et le salon sont presque terminés, nous en sommes à la phase de peinture, ce qui est tout de même bon signe ! Je ne m’étais pas imaginée que la rénovation d’une maison puisse demander autant d’énergie. Choisir les bons matériaux, les maçons, électriciens, peintres talentueux (ce qui est loin d’être évident), décider de tous les emplacements, couleurs, saignées… C’est un travail à temps plein et j’admire Jean-Paul qui jongle entre son travail actuel et la rénovation comme s’il avait fait ça toute sa vie ! Tantôt en bleu de travail pour soulever des parpaings, tantôt en chemise pour aller contrôler ses supermarchés… C’est Mister Jekyll et Mister Hyde ! Toutefois, je trouve qu’il se fatigue beaucoup en s’agitant dans tous les sens et je dois avouer que moi-même je ne peux pas le suivre et n’en ai pas envie ! Je recherche la simplicité dans ma vie, ne pas m’abrutir avec trop de choses à faire, mais plutôt prendre du temps pour moi, pour penser ou faire le vide dans mon esprit, danser, lire, que sais-je encore… Juste être bien avec moi-même. Il m’assure que la rénovation lui plait et qu’il fait ça de bon cœur. Je trouve juste que ça donne beaucoup de stress pour du matériel… Enfin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu’il en soit, je commence à me sentir bien dans mon nouvel environnement. Je prends mes marques tout doucement. Et je trouve que la région est formidable ! Nous sommes mi-octobre et il est encore possible de se faire dorer au soleil sur la plage et même de se baigner dans la mer ! Incroyable… Et dire qu’à Montréal, j’aurais une température à peine supérieure à 0 degré ! J’ai pu en profiter aussi pour me promener dans les Calanques, visiter Marseille et son île de Frioul. Plus j’apprends à connaître les alentours et plus mon cœur se rapproche de Marseille plutôt que d’Aix en Provence. Aix est une ville magnifique, mais très huppée et manquant d’authenticité. Marseille bouge, frémit, gigote dans tous les sens, vit plus simplement et comporte culturellement beaucoup plus d’attraits à mon sens. Je pense que je vais me sentir bien dans cette belle région ! En plus, dans quelques jours, un ami Québécois vient me rendre une petite visite d’une semaine ! Il va me ramener les couleurs de ce beau pays qui me manque un peu… J’en suis ravie ! A moi de lui faire découvrir les beautés de la France maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite des aventures au prochain épisode !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-8796873004994267444?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/8796873004994267444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/10/impressions-apres-3-mois-en-france.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8796873004994267444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8796873004994267444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/10/impressions-apres-3-mois-en-france.html' title='Impressions après 3 mois en France'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-3761093299979867925</id><published>2011-08-11T05:18:00.001-07:00</published><updated>2011-08-11T05:19:13.754-07:00</updated><title type='text'>Premières impressions de mon arrivée en France</title><content type='html'>Le 10 aout 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon ça y est, je suis de retour à la maison ! Chez moi… Ou un endroit qui y ressemble, mais n’est pas tout à fait le même. J’ai l’impression de revenir dans un pays qui ressemble au mien, mais sans le reconnaître tout à fait encore. Je crois que je vais avoir besoin d’un temps d’adaptation !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, tout s’est déroulé à merveille concernant mon trajet et mes bagages me suivant. J’ai récupéré toutes mes affaires sans encombre à l’aéroport de Marseille, rien n’a été endommagé, tout est beau ! Par contre, comme je m’y attendais, l’atterrissage moral n’est pas forcément évident… Je me sens un peu perdue, en territoire inconnu, avec toute ma vie à recommencer. Heureusement Jean-Paul m’aide beaucoup dans ce moment difficile, mais c’est surtout à moi de le gérer seule avec moi-même. Mes premières démarches administratives ont pour le moins été ardues. J’appelais un organisme public, que ce soit la sécurité sociale ou les impôts et je n’arrivais jamais à avoir quelqu’un au bout du fil. Et les techniques de découragement sont diverses et variées… Soit la boite vocale demande de rappeler à un autre numéro qui n’est plus attribué, soit elle demande de laisser un message en précisant qu’ils traiteront la demande dans les plus brefs délais en demandant de spécifier notre nom, numéro de téléphone et tout le tintouin et lorsqu’on s’apprête à laisser un message en ayant eu soin de récupérer toutes les informations au préalable, on nous annonce que la boite vocale est pleine !! Il y a de quoi virer folle… Le mieux est encore de prendre la voiture et de se rendre sur place… Heureusement que je ne travaille pas étant donné les horaires d’ouverture des organismes publics… Je commence à comprendre pourquoi les Français sont râleurs, en fait, il y a de quoi ! Sans parler des problèmes bancaires pour virer de l’argent canadiens en euros… Bref, j’aurai tout eu ! Mais avec de la patience, on finit toujours par y arriver…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n’est pas tout ça qui est difficile au final, mais plutôt l’adaptation mentale à un nouvel environnement, à une nouvelle vie. Surtout que j’arrive dans une région que je ne connais pas, je n’ai vraiment aucun repère ici et j’affronte en plus le fait de m’installer chez quelqu’un, ce qui, chacun le sait, n’a rien d’évident non plus. Le déracinement d’une part et l’emménagement chez Jean-Paul d’autre part, le tout sans travail et sans ami, je dois avouer que c’est un peu rude ! Même si Jean-Paul fait tout pour que je me sente à l’aise chez lui, c’est difficile pour moi de me sentir chez moi. Il m’a laissé une pièce qui me sert de bureau et de rangement de mes affaires, toutefois, j’ai la désagréable impression de mettre tout mon appart de Montréal dans une pièce de 15m2… Ce qui n’a rien d’évident au moral. En plus, sa maison est en travaux, essentiellement la cuisine et le salon. Ce qui fait qu’on campe un peu pour le moment sans four pour réchauffer les plats, sans placard pour ranger la vaisselle et de la poussière partout. Ce n’était pas vraiment le bon moment pour moi pour atterrir ici ! Mais bon, je commence à m’y faire tout doucement… Ce qui est bien, c’est que je participe aux travaux de rénovation et Jean-Paul me laisse la main dessus, ce qui me donne l’impression d’aménager avec lui notre future maison à deux ! Je suis juste un peu trop vite parachutée là-dedans… Mais bon, il a une maison de 200 m2 avec un immense jardin avec piscine et paillottes ramenées de Bali ainsi que plein de petite Bouddhas, je ne vais trop me plaindre ! Il faut juste qu’une femme mette un peu le nez dans son organisation et son rangement ! :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine prochaine, nous partons en vacances 2 semaines, ça va nous faire du bien de nous retrouver à deux, là il travaille en journée ce n’est pas évident pour lui de gérer mon arrivée, les travaux de sa maison, son travail… Ensuite, je commencerai à chercher du travail ! (Va bien falloir un jour quand même…). Aujourd’hui, je recommence à retrouver des forces et mon énergie légendaire, j’espère que le plus gros est passé. Je m’aperçois aussi que les amis que j’ai laissés ici ont changé eux aussi (ou est-ce moi ?) et j’ai récemment été très déçue par l’attitude de certains d’entre eux qui, au lieu de m’aider dans cette épreuve, m’ont plutôt enfoncé la tête sous l’eau. Ça m’a évidemment beaucoup touchée moralement, mais j’en suis remise. Cette expérience va me permettre de trier un peu encore mes amis Français ! Et je vais en rencontrer d’autres, sans oublier mes chers Québécois ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une amie de Montréal m’a soutenue dans ce moment difficile et je vais retranscrire ce qu’elle m’a dit, je trouve ça tellement beau : &lt;br /&gt;« Il faut que tu évites les personnes qui veulent te faire rentrer dans tes vieilles nippes. Tu es une immigrante, tu as changé, tu arrives dans ce petit pays qui est le tien, avec de nouvelles personnes à découvrir, de nouvelles façons de faire, une nouvelle maison, un nouvel amoureux, il faut que tu oublies tout ce que tu connais de la France et tu dois arriver avec de nouveaux yeux et ta personnalité à toi telle qu’elle est aujourd’hui. Et la France, n’est-elle pas le plus beau pays du monde ? C’est ton choix et vis le à fond afin de donner une chance à ton rêve de vivre avec Jean-Paul dans le Sud de la France. C’est toi qui vis et non pas un être factice créé par ton orgueil et ton ennui. C’est toi l’actrice principale de ta vie… Ni tes amis, ni ta famille… Seulement TOI ! Découvre-la comme tu le fais toujours, avec le cœur en bandoulière …»&lt;br /&gt;Merci Narriman pour cette incroyable philosophie de la vie… Ca m’a remontée à bloc ! Attention la France, ME VOILA !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-3761093299979867925?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/3761093299979867925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/08/premieres-impressions-de-mon-arrivee-en.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3761093299979867925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3761093299979867925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/08/premieres-impressions-de-mon-arrivee-en.html' title='Premières impressions de mon arrivée en France'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-7368216658539425985</id><published>2011-08-11T05:16:00.000-07:00</published><updated>2011-08-11T05:17:38.344-07:00</updated><title type='text'>Dernier jour au Québec</title><content type='html'>Le 3 août 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois dans la salle d’embarquement de l’aéroport de Montréal, je m’apprête à m’envoler pour Marseille où Jean-Paul me récupérera. Il ne s’agit plus d’un voyage, mais d’un retour définitif cette fois. Enfin, le mot « définitif » n’a qu’une valeur partielle pour moi… Qui peut prédire l’avenir ? Certainement pas moi en tout cas ! Toutefois, l’implication est différente malgré tout. Je quitte le Québec, mes amis, ma vie qui a été la mienne durant 4 ans, ce n’est pas forcément évident !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes émotions ont joué les montagnes russes ces dernières semaines; des jours où j’étais excitée et ravie en vue de la nouvelle aventure qui m’attendait, je passais ensuite à des jours de tristesse de quitter les êtres chers qui m’ont entourée toutes ces années. Les soirées d’au-revoir avec chacun se soldaient souvent en larmes, le cœur déchiré. Mon dernier jour au travail a été particulièrement intense, tout le monde se réunissant pour me souhaiter bonne chance dans ma nouvelle vie. J’ai eu de la chance d’être aussi bien intégrée à tous les niveaux dans la société québécoise et je ne remercierai jamais assez tous ceux qui m’ont soutenue, aidée, aimée durant tout ce temps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 2 jours, les adieux ayant tous été faits, je me suis sentie plus sereine. Je me suis occupée des derniers préparatifs matériels, sans stress puisque j’avais plutôt bien planifié mon départ et j’ai pu prendre un peu de temps pour me relaxer, ne travaillant plus depuis 4 jours. Ce moment de repos un peu hors du temps m’a fait le plus grand bien. J’avais l’impression de flotter entre 2 mondes, n’étant plus vraiment au Québec, ni en France… Étrange sensation ! J’ai tranquillement rangé mes affaires qui sont parties avant moi par avion-cargo, nettoyé l’appartement, tout ça dans une paix apparente. Par contre, mes maux d’estomac m’indiquaient clairement que ça bouillonnait à l’intérieur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma fébrilité m’a prise alors que mes amis Cédric et Céline sont venus me chercher pour m’amener à l’aéroport. Ils ont vu l’appartement vide et j’ai vu qu’ils prenaient conscience en même temps que moi que je partais pour de bon ! Je fais un dernier tour rapide dans les pièces vidées de mes affaires puis m’engouffre dans leur voiture, jetant un dernier regard nostalgique à cette maison qui m’a accueillie durant tout ce temps, mon refuge, un havre de paix et de sérénité, mon nid douillet dans lequel j’ai toujours aimé me blottir. Une page se tourne… Un nouveau chapitre de ma vie commence !&lt;br /&gt;Mes amis me laissent à l’aéroport en privilégiant les rapides embrassades; j’ai trop dit au-revoir aux gens dernièrement, on dirait que je ne suis plus capable de le supporter encore. Et me voici donc à l’aéroport essayant d’effectuer un bilan de ma vie au Québec… Mon dieu, comme c’est difficile ! Il s’y est passé tant de choses ! En tout cas, ça a été intense… Une amie m’a encouragée à remercier la vie pour tout ce qu’elle m’a offerte ici et pour tout ce que j’y ai appris. En effet, mon expérience au Québec a été tellement formatrice pour moi-même ! Je n’ai pas vécu que des bons moments, loin de là, je dirais même que ça a été la période de ma vie la plus difficile, mais étrangement, la plus belle aussi. Je me suis découverte moi-même dans ces difficultés, j’ai dû aller au bout de mes capacités, surmonter toute une série de peurs face à l’inconnu et je pense m’en être plutôt bien sortie au final. J’ai beaucoup voyagé, même en étant seule, j’ai monté ma compagnie et réussi à la maintenir à flot, acheté un appartement à Montréal, je repars avec un cercle d’amis sincères et merveilleux et surtout j’ai commencé une belle introspection sur moi-même qui m’a permis d’avancer et de comprendre beaucoup de choses que j’essaie de mettre en pratique dans ma vie de tous les jours. Pour tout ça, je remercie le Québec et tous les acteurs qui ont participé de près ou de loin à la découverte de moi-même !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A présent, sans oublier le passé, je dois regarder devant moi, vers l’avenir qui sera, je n’en doute pas, tout aussi intéressant et surprenant que le passé. J’ai rarement eu une vie monotone jusqu’ici, il est peu probable que ça change ! Je vais tout d’abord m’installer chez Jean-Paul qui m’a d’ores et déjà fait une jolie place dans sa maison pour mon arrivée. Nous partons ensuite en vacances tous les deux en France et en Italie puis je vais commencer à chercher du travail tranquillement en septembre. Je vais voir comment je me sens de retour dans mon pays natal, mais je ne suis pas très inquiète, je m’adapte en général assez vite n’ importe où ! Je vais sûrement passer par des moments de nostalgie du Québec, je le sais déjà et suis préparée à ces moments de tristesse. Mais ce sera passager ! Jean-Paul et moi allons enfin pouvoir expérimenter notre couple normalement et non plus à 6000 km de distance ! Sans parler du décalage horaire… Et quoi qu’il se passe entre nous, je suis heureuse de revenir en France, près de ma famille, de mes racines, de mes amis français que j’ai laissés derrière moi depuis 4 ans. Quatre ans… Ça me parait si court et si long à la fois ! Il était temps que je rentre et je suis certaine de mon choix, même si je suis triste de quitter le Québec. Tout choix amène un renoncement d’autre chose ! Ainsi va la vie… Et pour avoir fait le chemin un certain nombre de fois, je sais que le Québec et la France, ce n’est pas si loin après tout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Place à ma nouvelle vie française à présent, place à la nouveauté, à la liberté, à l’expérimentation et à l’amour ! Je grimpe dans l’avion d’un pas décidé et énergique à la rencontre de mon futur. Toutefois, une chose étrange se passe alors que l’avion est en train de rouler sur la piste afin de prendre de l’élan pour s’élancer dans le ciel… Alors que les moteurs de l’appareil vrombissent, je regarde par le hublot mais ce n’est plus l’aéroport que je vois, mais le visage de toutes les personnes qui ont été importantes pour moi depuis que je suis au Québec qui défilent devant mes yeux à toute vitesse. Je ne comprends pas bien ce qui se passe, mais je sens mes yeux se mouiller d’eau silencieusement. Une seule larme coule sur ma joue droite, une immense tristesse m’a tout d’un coup envahie sans que je puisse y faire grand-chose. Je la laisse m’engloutir totalement, l’accueille comme elle vient. Ca y est, je me rends compte que je pars vraiment, je n’y ai pas vraiment cru jusqu’ici. Mes amis, voisins, collègues, amants et anciennes amours… vous allez me manquer !&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-7368216658539425985?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/7368216658539425985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/08/dernier-jour-au-quebec.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7368216658539425985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7368216658539425985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/08/dernier-jour-au-quebec.html' title='Dernier jour au Québec'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-6707696755475371718</id><published>2011-07-21T15:30:00.000-07:00</published><updated>2011-07-21T15:31:59.246-07:00</updated><title type='text'>Las Vegas et ses folies</title><content type='html'>Le 18 juillet 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh tellement de choses ont changé depuis mon dernier écrit que je ne sais même plus par où commencer… Ma vie change, s’accélère, modifie sa course pour mieux rebondir. Quelle étrangeté que la vie certaines fois ! Sa destinée est imprévisible…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, essayons de commencer par le commencement. Il y a 6 mois de cela, j’ai fait la rencontre d’un Marseillais durant des vacances à Miami pour fêter le jour de l’an avec des amis. Nous nous sommes plu, mais il me semblait à l’époque que ce n’était qu’une histoire de vacances, une amourette furtive de voyage, or je me suis visiblement trompée. Il est revenu me voir à Montréal depuis, je suis allée le retrouver 3 semaines dans le Sud de la France et une vraie idylle a commencé… Toutefois, la distance nous séparant, il devenait difficile de supporter l’éloignement sur de longues périodes. Après plusieurs mois de réflexion, j’ai donc décidé de quitter le Québec en août afin d’aller m’installer de nouveau en France, dans le Sud cette fois. Ma décision a été accélérée par des soucis familiaux qui m’ont juste prouvé que j’étais loin des miens et que ça me manquait trop. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voilà sur la dernière ligne droite de ma vie à Montréal; dans 2 semaines à peine je m’envolerai pour la France afin de recommencer une nouvelle vie, tout recommencer à zéro dans une nouvelle contrée (même si c’est mon pays, je me sens un peu démunie après 4 ans d’expatriation), me faire de nouveaux amis, rechercher un travail, un appartement (oui, je vais habiter seule, au moins au début)… Je suis à la fois excitée à l’idée de me refaire une autre vie et en même temps apeurée par toute l’énergie que je vais devoir dépenser pour me reconstruire une vie. Pour l’avoir fait un certain nombre de fois, je sais qu’il n’est pas aisé d’arriver dans une ville inconnue… Je dois me faire des repères, m’approprier l’endroit, trouver mes marques, ça ne se fait pas en deux jours, loin de là ! Sans parler de tout le réseau social à reconstruire… J’avoue que ça me fatigue un peu d’avance ! Et en même temps, je sais que c’est mon chemin, c’est une intuition très forte et raisonnée. Il faut que je le fasse, que ca se passe bien ou pas avec Jean-Paul, que j’aime ou pas de nouveau la France, il faut que j’essaie. Il faut que je replonge dans mes racines, que je vive ce déracinement encore une fois pour répondre à mes questions qui restent latentes depuis 4 ans maintenant. J’ai toujours eu dans la tête de revenir un jour en France et je crois que tant que je ne l’aurai pas fait, il ne me sera pas possible de m’établir vraiment ailleurs. Peut-être ne me plairai-je pas dans mon pays natal ? Peut-être, après avoir connu un autre monde, une autre façon de vivre, sera-t-il difficile pour moi, voire même impossible, de revenir à mes sources natales. Parfois, quand on voit la différence qui peut exister ailleurs, on arrive moins à se contenter de certaines choses qui nous paraissaient normales avant, puisqu’on sait que ça pourrait être autrement… en mieux ! Ou peut-être tout simplement que je vais me sentir chez moi de nouveau, que je vais pouvoir apprécier ce qui me manquait tant au Québec et que je pourrai être heureuse d’être enfin de retour à la maison ! Tout est possible… Et ce sera le bon chemin pour moi quoi qu’il arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je garde tout de même un coussin ici au Québec puisque j’ai acheté un appartement en début d’année. J’ai décidé de le garder et de le louer pour le moment. J’ai trouvé un charmant couple de Français comme locataires et tout se passe à merveille! Je suis en plein dans les préparatifs de départ : changement d’adresse, de sécurité sociale, de santé, les assurances en tout genre, la banque… Bref, c’est du souci ! J’ai donné ma démission au travail alors que je venais d’être embauchée chez eux en tant qu’employée (j’étais à mon compte auparavant), mais le cœur a ses raisons que la raison ne peut comprendre…  Ce n’est pas facile de me dire que je vais quitter mes collègues qui sont devenus des amis depuis toutes ces années. Ni mon travail que j’affectionne particulièrement ici… Je sens que ces prochains jours vont être chargés en émotions ! Je commence d’ailleurs les soirées de départ et c’est déjà difficile ! Même si je suis habituée à dire adieu aux gens depuis le temps. Pourtant, on dirait que c’est de plus en plus pénible au fur et à mesure que les années passent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, pour me sortir de tous ces préparatifs un peu rébarbatifs, je continue mes petits accès de folie en matière de voyages depuis peu. Je suis allée, durant un voyage éclair de 3 jours, faire une surprise à Jean-Paul en débarquant chez lui du côté d’Aix en Provence sans crier gare ! Il a été bien surpris et très heureux de me voir (il avait intérêt vu toutes les heures de vol que j’ai effectuées depuis Montréal pour ma surprise de quelques jours !). Nous étions tellement heureux de nous revoir après plus d’un mois d’absence ! Ce n’est vraiment pas évident l’éloignement de la sorte… Du coup, il m’a emmenée partout, sur la plage, danser, manger dans de succulents restaurants, c’était la fête !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’a ensuite bien rendu mes efforts de nombre d’heures de vol en venant jusqu’à Las Vegas me rejoindre la semaine suivante ! De Montréal, cette ville n’est qu’à 5h d’avion, mais de France… ce n’est vraiment pas la porte à côté… Nous nous sommes retrouvés à l’aéroport de Las Vegas, lui venant de Paris, moi venant de Montréal, une rencontre inusitée au milieu du désert du Nevada, dans cette citée futuriste ! Déjà de l’avion, j’ai pu apercevoir cette région aride et désertique, craquelée en son sein, rouge de poussière où aucune végétation n’arrive à se frayer un chemin. Et là, au milieu de nulle part, surgit cette oasis vivante, ce poumon de vie et de lumière qui s’étend comme une toile d’araignée sur cette terre pourtant si sèche autour. Accrochée à mon hublot, je ne perds pas une miette de mon arrivée à Las Vegas, me demandant vraiment où j’atterris, si je suis au milieu d’un paradis ou d’un enfer ! Quelle drôle d’impression que cette ville factice qui ne semble pas être à sa place dans ce désert de solitude ! Et ce n’est pas une ville comme les autres, elle grouille de luminosité, de gratte-ciels, de monde partout. Quelle étrangeté l’homme a bien pu encore inventer là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve avec bonheur mon homme à l’aéroport et nous partons ensemble vers le centre-ville en taxi. Le peu d’extravagance que nous voyons de la voiture suffit déjà pour me dire que c’est encore plus délirant que je ne me l’étais imaginé ! Ca promet ! Arrivés à l’hôtel Venetian (hôtel de Venise), nous entrons dans un hall magnifique avec une fontaine à l’intérieur, un hall d’entrée décoré avec goût dans des teintes vénitiennes. Tout est grand, immense, magnifique et bourré de monde ! Nous attendons un bon moment en faisant la queue derrière plusieurs dizaines de personnes afin qu’on nous donne la clé de la chambre, puis devons traverser tout l’hôtel, ce qui nous prend presque 10 minutes de marche en tirant nos valises, afin d’attendre notre nid. Toutefois, la surprise est grande d’entrer dans une magnifique suite au 36eme étage de l’hôtel, avec une vue imprenable sur la ville éclairée de mille feux. Un grand lit king size trône dans la pièce et un petit salon nous permet d’admirer la vue sur de confortables canapés. Sans parler de la salle de bain, un havre de luxe inoubliable ! Je ne pensais pas avoir l’opportunité un jour de dormir dans une telle chambre d’hôtel ! C’est bien loin de mon ashram en Inde tout ça… Ravis, nous ne pouvons toutefois pas trop jouir de la chambre ce soir, nous sommes attendus pour un spectacle du cirque du soleil et n’avons toujours pas mangé (surtout moi, il n’y avait rien à grignoter dans l’avion). Après une rapide collation, nous allons admirer les trapézistes, contorsionnistes, clowns et j’en passe, le tout sur le thème de l’eau, des danseuses de nage synchronisée agrémentant le spectacle pour le plaisir infini de nos yeux ébahis ! Un superbe spectacle absolument magique et grandiose ! Tout ici à Las Vegas a l’air majestueux, les moyens mis pour épater la galerie ne semblant avoir aucune limite ! Nous partons ensuite assister à un concert live de pianistes où, une coupe de champagne à la main, nous pouvons apprécier les airs connus et méconnus de ces artistes talentueux. Il est temps d’aller se coucher à présent, nous sommes éreintés par le voyage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons les deux jours suivants à visiter les hôtels, tous plus majestueux, luxueux et complètement déjantés les uns que les autres. Ils se situent tous sur la même rue, appelée le Strip, mais étant donné la taille des hôtels, il faut faire des kilomètres à pied pour pouvoir passer de l’un à l’autre ! Ca parait toujours proche à l’œil nu, mais nous sommes constamment surpris de mettre autant de temps pour arriver jusqu’à notre destination finale ! Et c’est avec les jambes dans les talons que nous finissons en général la journée… Nous visitons la pyramide de Louxor, la Tour Eiffel de Paris et ses cafés en terrasse, le Caesar Palace de Rome avec ses statues de la mythologie, le Vénitien et ses gondoles de Venise, les fontaines du Bellacio montant aussi haut que l’hôtel qui possède une soixantaine d’étages, le château Excalibur… Tous ont leur particularité, leur décoration personnelle toujours surprenante et grandiose sur un thème précis avec comme dénominateur commun, d’immenses casinos au sous-sol, cachés de la lumière du jour afin de perdre la notion du temps lorsque l’on joue. En ce qui nous concerne, nous avions tellement de choses à voir et à faire que nous n’avons pas trouvé un moment pour jouer ! Un comble à Las Vegas… Il faut dire que nous ne sommes joueurs ni l’un ni l’autre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent, nous finissions éreintés au bord de la piscine afin de nous reposer un peu, mais il fallait ne pas trainer afin d’assister au spectacle du soir. Nous verrons « Le fantôme de l’opéra » (plutôt décevant) et un spectacle original des « Blue Man Show » qui nous impressionnera beaucoup par ses performances musicales et de lumière. Attirés par le spa de notre hôtel, nous nous laisserons aussi tenter par un peu de relaxation à l’intérieur. Nous n’avions juste pas prévu que l’endroit n’était pas mixte et c’est chacun de notre côté, sans pouvoir nous parler que nous avons pris un peu de temps pour être au calme. Le spa était par contre divin ! Le luxe étant toujours de mise pour chaque installation, nous entrons dans une atmosphère calme et sereine où un superbe spa bouillonnant nous fait flotter de plaisir, des hammams aux senteurs exotiques nous embaument le cœur et l’esprit, des douches froides appelées igloo me font hurler de joie comme une enfant après avoir transpiré dans la chaleur moite des hammams, les douches chaudes tropicales me ramènent un instant en Amazonie, les sons des oiseaux sortant des murs humides… Je me crois au paradis ! Une salle où se trouvent des fauteuils horizontaux nous permet d’admirer des lumières de vagues semblant onduler véritablement sous nos yeux. Une véritable oasis de paix et de sérénité et ce n’est pas du luxe après toutes ces turbulences qui nous sont assenées continuellement à Las Vegas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avoue avoir sous-estimé Las Vegas pour son côté bruit, lumière, stimulations diverses et variées en tout sens. Même si je suis ravie d’avoir vécu cette expérience, j’ai l’impression que ce n’était peut-être pas le bon moment pour nous. Nous avions besoin de nous retrouver, de nous reconnecter ensemble, et je m’en aperçois seulement maintenant… d’être au calme ! Ce qui est tout le contraire de Las Vegas bien entendu ! Bon, tant pis ! L’expérience est formidable tout de même et je m’étais toujours dit que je ne partirais pas de Montréal sans avoir vu Las Vegas ! Eh bien, promesse tenue… Nous sommes allés manger dans des restaurants exquis, à la nourriture délicieuse révélant le talent de grands chefs culinaires renommés. Le soir toutefois, nous n’arrivions pas à veiller assez tard pour profiter des activités nocturnes proposées partout. Vers 22h, nous piquions systématiquement du nez, au point de n’avoir d’autres choix que d’aller nous coucher, réussissant difficilement à atteindre la chambre tant les dédales de couloirs à traverser avant d’y arriver sont parfois longs. On se sentait presque vieux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier jour, Jean-Paul m’a fait une incroyable surprise qui nous a permis de sortir un peu de cette ville tourmentée. Une limousine est venue tout d’abord nous chercher à l’hôtel, ce qui constituait la première surprise, et de taille, étant donné que c’est la première fois que je monte dans ce genre de véhicule ! Affalés sur les sièges en cuir, nous admirons la longueur de cette voiture de luxe, où un minibar est disponible à l’intérieur ! Mon dieu, quel honneur de pouvoir accéder à de telles faveurs pourtant réservées aux stars d’habitude ! Puis, la limousine nous conduit à l’héliport où un hélicoptère nous attend pour nous emmener au Grand Canyon !!! Ouahhhhh, quelle superbe surprise ! Je n’en reviens pas de pouvoir accéder à tant de luxe que je ne me serais même pas permis en rêve ! Je me trouve extrêmement chanceuse en ce moment et il faut que je l’apprécie à sa juste valeur ! Nous grimpons dans l’hélicoptère, Jean-Paul et moi devant, aux premières loges, puis décollons doucement, les hélices tournant à plein régime pour nous permettre de nous envoler. Je suis aux anges, j’ai tout simplement l’impression de rêver ! Et voilà que nous prenons de l’altitude, pouvant admirer le Strip du ciel tout en prenant la direction du désert. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sortons rapidement des entraves de la ville et le désert aride et chaud s’étend à présent devant nos yeux. Des couleurs orangées, rouges, noires se mêlent à la terre en des craquelures parfois profondes donnant au sol un aspect lunaire. Parfois, un bras d’eau sort de nulle part afin d’agrémenter le paysage d’un peu de couleur bleutée, ce qui parfait le tableau visuel. La sensation de voler dans un hélicoptère est très spéciale et ne ressemble à rien de ce que j’ai pu faire auparavant. Tout est vitré autour de nous, jusqu’à sous nos pieds, ce qui nous donne une impression de voler dans une bulle de savon transparente ! Avec le bruit du moteur en plus… Je me trouve juste à côté du pilote et peux ainsi admirer toutes ses manœuvres en direct, tout en résistant à l’envie curieuse de pousser tous les boutons du tableau de bord qui se trouve juste devant moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de ¾ d’heure de vol, nous survolons enfin le Grand Canyon, cette énorme brèche dans la terre, les plaques tectoniques semblant avoir fait la java à cet endroit-ci du globe. Nous frôlons les parois escarpées et arides du canyon, montons et descendons dans la faille, puis finissons par nous poser au fond du canyon, sur une plateforme plate. L’atterrissage se fait tout en douceur, nous le sentons à peine ! Descendus de l’hélico, nous pouvons apprécier toute la magnificence du lieu, seuls au milieu de cette nature désertique et grandiose. Quel spectacle ! Quelle immensité ! Des cactus disséminés de-ci de-là, donnent quelques touches vivantes à ce milieu pourtant désert. Des énormes parois rocheuses, rouges et ocres s’élèvent autour de nous, semblant nous encercler entièrement. L’hélicoptère parait incongru dans ce paysage naturel, et surtout très petit dans cette incroyable immensité. Nous-mêmes semblons minuscules à l’échelle de Dame Nature ! Heureuse comme une enfant, je cours partout pour essayer de tout figer dans ma mémoire, de tout prendre en photos mentalement, et finis par demander à Jean-Paul de nous arrêter quelques instants pour profiter ensemble de ce spectacle unique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre pilote sort de son engin une bouteille de champagne et des paniers repas pour nous en faire profiter au fond du canyon ! On aura tout vu ici !!! Je ne me fais pas prier et apprécie ce met délicieux et frais tout en admirant le plus beau des spectacles naturels qui nous entoure. Après une trentaine de minutes d’extase, nous repartons en hélicoptère entamer le chemin du retour. Ce fut court mais intense ! Le trajet du retour s’effectue merveilleusement bien, de la musique de circonstance étant projetée dans nos écouteurs et moi un peu saoule avec mes verres de champagne… Une fois revenus sur la terre ferme à Las Vegas (j’ai failli sauter dans les bras du pilote pour le remercier tant j’étais contente !), une limousine nous ramène jusqu’à l’hôtel de nouveau. Quelle expérience ! J’ai vraiment adoré !! Merci Jean-Paul de ce superbe cadeau !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette virée extraordinaire a aussi marqué la fin de notre voyage à Las Vegas, il nous reste juste un peu de temps pour nous délasser dans la piscine, mais c’était sans compter sur la musique tonitruante visiblement appréciée des bimbos et des « monsieur muscles » se donnant des airs de stars. Ce monde est vraiment trop superficiel pour moi, j’étais mieux au milieu du Grand Canyon ! Il est temps de nous quitter à présent, Jean-Paul repartant en France, moi à Montréal pour finir mes deux dernières semaines de travail et de préparatifs de départ avant ma nouvelle aventure en France ! Ce moment à Las Vegas ne m’aura pas permis de me reposer, mais j’ai aimé l’expérience tout de même, surtout le vol en hélicoptère. Maintenant, j’ai encore beaucoup de choses à faire à Montréal pour tout boucler avant mon départ et essayer de gérer l’aspect émotionnel des au-revoir aux amis chers. Des jours difficiles m’attendent encore ! Mais pour du bonheur par la suite, j’en suis certaine ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-6707696755475371718?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/6707696755475371718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/07/las-vegas-et-ses-folies.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6707696755475371718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6707696755475371718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/07/las-vegas-et-ses-folies.html' title='Las Vegas et ses folies'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-655279752259022735</id><published>2011-05-05T04:43:00.001-07:00</published><updated>2011-05-05T04:43:40.279-07:00</updated><title type='text'>Retour en France</title><content type='html'>Le 8 avril 2011 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillée à 5h30 du matin, juste un peu avant mon réveil, je me prépare tranquillement dans ce grand dortoir vide. C’est une sensation étrange de me retrouver si seule dans un endroit inconnu alors que j’ai passé 3 semaines avec Aurélie, sans nous lâcher une seconde. Ceci dit, j’aime beaucoup aussi la solitude. Le taxi m’attend déjà dehors et me conduit à l’aéroport en moins de 20 minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Mon bagage enregistré, je flâne dans ce bel aéroport beaucoup plus moderne que celui où j’avais atterri 6 ans plus tôt. C’est fou comme le monde change vite ! Je retrouve du confort et du luxe abandonnés depuis 3 semaines…A commencer par les toilettes dotées d’un siège propre au lieu de toilettes turques, avec du vrai papier ! Jusque-là, je m’aspergeais juste avec de l’eau, à la manière des Indiens… Plus écologique mais moins pratique, il faut le reconnaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Assise dans la salle d’embarquement, il est l’heure d’un petit bilan de mon voyage… J’ai vraiment été surprise de la gentillesse des Indiens cette fois-ci. Ils n’étaient nullement insistants ou pénibles dans leur volonté à vouloir nous parler ou nous vendre quelque chose. J’ai connu bien pire dans mes précédents voyages ! Nous étions souvent tranquilles dans des endroits calmes, ce qui ne correspond pas aux expériences que j’avais effectuées auparavant. Mais je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire ! Le voyage avec Aurélie a été extrêmement agréable et plutôt tranquille. A part Varanasi, nous avions choisi des endroits réputés pour être relaxants, ça joue aussi dans mon impression de ne pas avoir été trop bousculée. L’Inde me fascine toujours autant malgré mes 3 voyages dans ce pays. Chaque région diffère drastiquement les unes des autres, il est impossible de se préparer à ce qu’on va avoir. Et j’aime cette impression de surprise à chaque coin de rue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  J’ai aimé vivre cette expérience avec Aurélie, ça m’a permis de mieux la connaître et de confirmer cette amitié authentique. Je n’étais pas sûre que notre rapprochement durant ces 3 semaines se fasse sans heurt, mais ça a été le cas, aucune dispute ni malaise et j’en suis ravie. Nous étions tout le temps sur la même longueur d’ondes, elle et moi, comme si nous étions connectées ! Un vrai bonheur… Je ne sais pas encore ce que m’a appris mon voyage cette fois-ci, c’est encore trop tôt pour avoir le recul nécessaire, je pense. Mais une chose est sûre, je me sens beaucoup moins stressée qu’à mon arrivée et rien que pour ça, ce voyage était utile ! Juste pour prendre du recul par rapport à mon quotidien et relativiser les problèmes. Je vais les retrouver à mon retour au Québec, je ne me fais pas d’illusions, mais je pense que mon état d’esprit se sera apaisé et que je pourrai les régler un par un sans stress exagéré. Et alors, j’aurai gagné un peu de paix dans ma vie, ce qui est un grand cadeau pour moi-même !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  A bientôt pour de nouvelles aventures !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-655279752259022735?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/655279752259022735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/retour-en-france.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/655279752259022735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/655279752259022735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/retour-en-france.html' title='Retour en France'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-4026850805170991347</id><published>2011-05-05T04:42:00.002-07:00</published><updated>2011-05-05T04:43:00.617-07:00</updated><title type='text'>Retour à Delhi</title><content type='html'>Le 7 avril 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Bon, on ne peut pas dire que ce soit facile de bien dormir dans un bus, surtout avec les incessants virages qui nous ballottent d’un côté puis de l’autre (c’est rarement deux fois du même côté, étrangement…) ce qui rend le sommeil difficile à venir. Toutefois, je pense avoir quand même réussi à dormir un peu entre toutes ces secousses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  J’arrive vers 6h du matin dans une vieille gare routière éloignée de tout. Une horde de rickshaws nous attend à la sortie du bus pour nous emmener où nous le souhaitons. Je désire retourner à l’ashram de Sri Awobindo, cet endroit calme où je pourrai me reposer la journée en attendant mon vol de demain. Je monte avec une jeune fille occidentale dans l’un d’eux. Visiblement, nous avons été laissés dans le nord de la ville alors que mon ashram se trouve dans le sud. Notre taxi est une vieille boite de conserve qu’il faut faire redémarrer toutes les dix minutes, c’est folklorique ! Et évidemment, ce qui devait arriver arrive, un pneu éclate en plein sur la route. Arrêtés au milieu de la voie, nous sortons du véhicule sur les conseils de ma compagne afin d’éviter de nous faire heurter par une voiture. Sauf que c’était sans penser que deux blanches sur la bande d’arrêt d’urgence, ça distrait les conducteurs… Inévitablement, un carambolage de deux voitures a lieu juste devant nous, l’un des conducteurs nous ayant regardés une seconde de trop. Heureusement, il ne s’agit que de tôle froissée, rien de grave. De toute façon, vu les voitures qu’ils ont, ils ne risquent pas d’aller bien vite. Et le plus étrange dans tout ça, c’est que je regarde les scènes d’un œil extérieur, ni surprise, ni choquée…comme si ça ne me concernait pas (ce qui est un peu le cas). J’ai tellement vu de choses étranges en Inde que plus grand-chose ne me surprend, on dirait. Notre chauffeur à la roue crevée ne se préoccupe absolument pas non plus du bazar ambiant dû au carambolage, bien trop occupé par son propre problème. Il nous arrête un autre rickshaw et nous propose de continuer avec lui, ce que nous acceptons volontiers. Nous le laissons donc à sa roue à plat et reprenons la route, évitant ainsi sûrement d’autres accidents dus à notre présence au bord d’une route. Je regarde négligemment autour de moi alors que le rickshaw se fraie un chemin parmi la horde de voitures, tout en essayant de prendre conscience que beaucoup de touristes parachutés en Inde pour la première fois peuvent s’y perdre un peu… Comme ça a été le cas pour moi lors de ma première venue dans ce pays il y a six ans de cela. Alors que nous sommes sur une autoroute à trois voies, à peu près six véhicules se font front en même temps, l’un essayant  de doubler l’autre ou de tourner à un endroit interdit. Des mendiants sautent sur mon taxi à la vue d’une blanche pour demander de l’argent à cette Occidentale riche. Tiens, on double un éléphant sur l’autoroute… Autant d’incongruités qui encore une fois ne m’étonnent même plus en Inde mais continuent à me faire sourire ! Le pays de l’illogisme… Il ne faut pas essayer de le comprendre avec notre tête ou notre raison, il faut juste le sentir dans ses tripes ! Et seulement à ce moment-là, on peut vraiment prendre du plaisir à se trouver dans ce pays de fous ! Sinon, on risque de partir en courant comme je l’ai fait après mon premier mois de voyage en Inde. J’essayais trop de mettre ce pays dans une case, dans quelque chose que j’avais appris, mais ça ne rentrait pas et je le vivais mal. Maintenant, je me dis toujours qu’il ne m’arrivera que des imprévus en Inde, et j’ai appris à lâcher prise avec ce pays !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Arrivée à l’ashram, je suis en terrain connu et monte tout de suite au dortoir des filles. Par chance, je suis seule dans cet immense dortoir, je peux m’installer n’importe où. Une bonne douche et une chasse aux moustiques plus tard, je vais m’étendre dans un merveilleux jardin si calme qu’on entend les oiseaux en plein Delhi ! J’y passe d’ailleurs toute la journée, somnolant un peu tout en rêvassant. Il fait bon ne rien faire ! Le soir venu, j’assiste à la méditation commune dans le grand hall où on nous passe un discours de la Mère, emblème de l’ashram. Beaucoup de jeunes étudiants indiens sont assis sagement à méditer dans un silence religieux.  Tout le monde va manger ensuite. Je grignote mais je sature un peu des plats uniquement végétariens depuis trois semaines, tout en sauce épicée qui arrache la gorge. Vivement la France, sa bonne cuisine et son bon vin ! Trois semaines également sans une seule goutte d’alcool… Mon arrivée en France risque d’être épique, dans tous les sens du terme ! En attendant, bonne nuit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-4026850805170991347?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/4026850805170991347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/retour-delhi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4026850805170991347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4026850805170991347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/retour-delhi.html' title='Retour à Delhi'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-5972830599390719151</id><published>2011-05-05T04:42:00.001-07:00</published><updated>2011-05-05T04:42:30.622-07:00</updated><title type='text'>Au revoir, ma belle Aurélie !</title><content type='html'>Le 6 avril 2011 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Pour une fois que nous n’avons aucune contrainte, nous nous réveillons toutes les deux tout de même avant 7 h… Ce n’est pas des vacances, ça ! Le temps est à la pluie aujourd’hui, on  a entendu le vent s’engouffrer dans les fenêtres toute la nuit en espérant qu’elles allaient tenir le coup sous les fortes bourrasques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Aujourd’hui, c’est mon dernier jour à Dharamsala, je reprends le bus ce soir pour Delhi afin de rentrer en France. Aurélie reste ici quelques jours encore, c’est donc notre dernière journée toutes les deux ! Nous décidons de la passer à faire des choses de filles… Au programme : épilation et shopping ! Dure journée en perspective… de toute façon, vu le temps qu’il fait aujourd’hui, on n’a pas trop envie de mettre le nez dehors… Nous passons la journée de fous rires en fous rires comme si nous devions emmagasiner le plus de joie et de bon temps ensemble avant l’inéluctable départ ce soir. Nous nous moquons de notre accoutrement à la limite de la clocharde, n’ayant depuis 3 semaines ensemble aucune envie de faire d’effort vestimentaire. L’important, c’est que ce soit pratique et chaud… le reste nous est égal. On se demande d’ailleurs comment on réussit à se faire draguer par des Indiens, fagotées comme nous le sommes… je n’oserais jamais sortir habillée de cette façon en France ou au Québec, j’aurais trop honte de moi-même ! Mais ici, aucun problème… Nous rions comme des folles de tout et de rien en pleine rue, si bien que les Indiens nous regardent avec un air inquiet semblant douter de notre santé mentale. La cerise sur le gâteau est apportée par l’un d’entre eux qui nous demande d’où l’on vient. Il veut se glorifier alors de nous sortir une phrase en français et nous dit tout fier : « Papa, maman, ne me poussez pas dans les orties ! ». Il n’en fallait pas moins pour déclencher une hilarité bruyante chez Aurélie et moi-même allant jusqu’à verser de chaudes larmes de rire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Malgré tout, le temps passe vite et il est déjà l’heure pour moi de partir. Je rassemble mes affaires, dis au-revoir à Angèle et Roger puis pars à l’arrêt de bus, accompagnée d’Aurélie. Ma belle Aurélie qui a été ma compagne inséparable durant ces 3 semaines, partageant ensemble l’intimité de chaque moment, nous confiant l’une à l’autre sur toutes nos pensées, réagissant parfois comme un couple l’aurait fait. Aurélie si pétillante, amusante…sans oublier gourmande ! Je te souhaite une excellente suite de voyage qui, j’en suis certaine, sera extrêmement enrichissante pour toi ! Je monte dans le bus après de multiples embrassades à déchirer le cœur. Olivier arrive juste à temps pour une bise rapide, je suis contente qu’il soit auprès d’Aurélie à mon départ. Moi, je rentre en France, je ne serai pas longtemps seule, alors qu’Aurélie doit maintenant continuer son voyage en solitaire et je sais par expérience que ce n’est pas évident de quitter un compagnon de voyage. Un dernier au-revoir à travers la vitre du bus à une miss en larmes puis je décolle en direction de Delhi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Vers 22h, on s’arrête pour manger et plusieurs Occidentaux d’un autre bus se plaignent que leur moyen de transport soit tellement pourri qu’ils sont tous malades au moindre virage. Et en montagne, il y en a des virages ! Je suis donc chanceuse d’avoir un bon bus avec des sièges inclinables pour la nuit. D’ailleurs, je suis encore une fois exténuée et ne tarde pas à m’allonger en mode dodo !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-5972830599390719151?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/5972830599390719151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/au-revoir-ma-belle-aurelie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5972830599390719151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5972830599390719151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/au-revoir-ma-belle-aurelie.html' title='Au revoir, ma belle Aurélie !'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-7257224809592086475</id><published>2011-05-05T04:41:00.001-07:00</published><updated>2011-05-05T04:41:42.085-07:00</updated><title type='text'>Sources chaudes</title><content type='html'>Le 5 avril 2011 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillées encore une fois dès potron-minet, nous rejoignons Olivier aussi hagard que nous afin de nous rendre au point de rendez-vous où nous attend un taxi qui va nous faire un tour de la région aujourd’hui. A notre grand étonnement, il est à l’heure et nous partons aussitôt en direction d’un premier temple à 1h30 de route. Nous somnolons dans la voiture jusqu’à notre arrivée à destination. Un bon chaï chaud plus tard, nous sommes à peu près d’attaque pour la visite. Nous nous trouvons dans un village peu touristique et les Indiens nous observent avec plus de curiosité qu’à l’accoutumée. Surtout Aurélie et moi, en fait, Olivier laisse visiblement plus indifférent. Nombre d’entre eux sont habillés tout en jaune pour le festival de Khali qui a lieu en ce moment, ce qui doit expliquer la foule qui se presse dans ce petit temple à une heure aussi matinale. Le temple n’a rien d’extraordinaire en lui-même mais le spectacle vient plutôt des Indiens qui nous dévisagent tous en souriant et veulent inlassablement nous prendre en photos toutes les 2 minutes, Aurélie et moi avec eux, alors qu’ils ne nous ont même pas adressé la parole. Finalement, c’est plutôt nous qui faisons office de spectacle pour eux. Pas vraiment réveillée et surtout affamée du manque de petit déjeuner ce matin, leur trop grand intérêt pour moi commence à me taper sur le système… Je ne peux même pas rester assise 2 minutes sans qu’on vienne me demander de poser pour une photo en me tirant violemment par le bras. Aurélie a également une quinzaine d’Indiens autour d’elle… Bon, il est temps de partir, ça ne nous amuse plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons au taxi qui nous emmène ensuite à un magnifique fort style médiéval, d’autant plus superbe qu’il est désert. Nous déambulons dans ces vestiges d’un autre temps en admirant la capacité qu’ont les humains à construire de tels châteaux forts. Perché sur une montagne, une rivière en contrebas, un précipice de l’autre côté, ce fort domine la région et semble imprenable. Sa vue sur l’Himalaya est également à couper le souffle ! Nous profitons du calme qu’il confère pour effectuer une petite sieste jusqu’à l’arrivée bruyante de jeunes collégiens. Mon ventre crie toujours famine, on se décide à revenir près du chauffeur pour lui demander de nous amener à un restaurant. Aurélie, Olivier et moi ne nous sentons pas très vivaces aujourd’hui, c’est sûrement dû à nos 2 jours de randonnée fatigante de la veille. Heureusement, nous nous laissons transporter par une voiture toute la journée, les efforts physiques vont être minimes. Enfin notre chauffeur nous arrête dans une petite échoppe où ils proposent divers légumes mijotés à des sauces épicées, à manger avec des chapatis (galettes de blé noir). On prend le chapati de la main droite (toujours la droite !) et on s’en sert comme d’une cuillère pour ramasser les légumes et porter le tout à notre bouche en en faisant tomber partout en général. Malgré les épices qui me brûlent les lèvres, je mange avec avidité, heureuse de pouvoir calmer ma faim. Ce n’est pas vraiment fameux mais peu importe quand on a l’estomac dans les talons…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Rassasiés, nous repartons de plus belle visiter un autre temple qui se trouve être taillé dans la roche ! Il est superbe… Il jouxte une petite école dans laquelle nous pouvons admirer les élèves qui jouent dans la cour à des jeux universels comme se courir après pour les garçons, faire du badminton pour les filles… Nous sommes presque plus intéressés par leurs jeux d’enfants que par le temple en lui-même malgré toute sa beauté ! Je m’aperçois que visiter un pays en admirant ses temples, musées, ou autres chefs-d’œuvre humains ne m’intéresse vraiment plus trop. Je préfère largement m’imprégner du pays en regardant des scènes de vie banales de ses habitants, discuter avec eux, apprendre leur mode de vie…Ainsi que les paysages naturels qui m’envoient à chaque fois dans un autre monde, une autre dimension en me rappelant que la terre est magnifique et qu’il faut en prendre soin. Nous en faisons partie intégrante et c’est surtout un grand cadeau que nous pouvons nous faire en faisant attention à notre habitat naturel. Je changerais volontiers le slogan « Sauvons la Planète » en « Sauvons la race humaine » ! C’est nous-mêmes qui nous intoxiquons avec nos propres déchets. La Terre, elle, s’en sortira toujours… Nous ? C’est bien moins certain…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous partons ensuite pour notre dernière escale de la journée et celle que j’attends le plus : les sources chaudes de Tatapani. Vu qu’il ne fait vraiment pas chaud dans ce coin de l’Inde, nous baigner dans de l’eau tiède nous fera le plus grand bien ! Après une longue route pleine de cahots, notre chauffeur nous dépose à une rivière où un pont est en train de se construire mais visiblement pas fini, et il nous fait comprendre qu’il faudra continuer à pied. De gros cailloux émergent de l’eau et constituent un chemin nous permettant de traverser la rivière sans mouiller nos pieds. Cette première étape franchie avec succès, il nous reste quelques kilomètres (le nombre n’étant pas bien défini par notre chauffeur qui est resté sur place) à parcourir jusqu’aux sources. Alors que nous entamons sans enthousiasme notre marche, une voiture surgit de nulle part et nous embarque tous les trois (moi assise par terre par manque de place) pour nous amener en dix minutes à notre destination. La vie est bien généreuse avec nous ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous découvrons alors un petit temple encastré dans la roche, dans lequel une petite piscine d’eau tiède est remplie sans arrêt par une source chaude naturelle sortant d’une statue murale en forme de crocodile. Incroyable ! Encore une fois, nous sommes seuls sur les lieux et pouvons profiter de ce cadeau de la Terre en toute quiétude. Les femmes n’ayant pas le droit de se baigner en maillot de bain en Inde, Aurélie garde son tee shirt et son pantalon et s’engouffre dans ce grand bain chaud tout habillée. Quant à moi, je m’enroule d’un paréo et pénètre à mon tour dans cette eau délicieusement tiède et propre. Quel plaisir divin ! Surtout après avoir eu si froid ces derniers jours…Mes muscles endoloris par notre grande randonnée d’hier apprécient énormément cette tiédeur relaxante. Olivier propose de me masser les pieds, ce que j’accepte avec plaisir tout en écoutant l’eau sortir du tréfonds de la Terre pour chuter dans notre baignoire en pleine nature. Je sens tout mon corps se relaxer et s’abandonner au moment présent. Je ne pense plus, je ne fais qu’écouter les bruits qui m’entourent et je rentre petit à petit dans une sorte d’extase délicieuse et divine. Une vieille dame indienne me sort de ma torpeur en venant remplir un grand baquet d’eau chaude. Je regarde l’heure, il est temps d’y aller si nous ne souhaitons pas avoir à retraverser la rivière la nuit, avec une lampe torche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous rebroussons donc chemin tranquillement, à pied cette fois et mon sentiment d’extase revient encore plus fort. Je stoppe Olivier qui souhaite me faire la conversation, je désire juste rester dans le silence. Et au final, en écoutant bien, les environs ne sont pas du tout silencieux… Je focalise sur chacun des sons que j’entends, essayant de le séparer du reste avant de passer au suivant. Comme la nature est vivante et bruyante ! Un oiseau piaille, une vache meugle, le tonnerre gronde non loin de là, résonnant dans toute la vallée, le vent joue dans les arbres… C’est merveilleux ! Je marche tel un automate, me sentant faire partie intégrante de l’univers, étant reliée avec tout, les animaux, les plantes, les roches… J’ai presque envie de me laisser tomber par terre pour ne plus bouger mais juste sentir et ressentir… Je continue pourtant, revenant petit à petit dans le monde réel, un sourire béat m’illuminant le visage. Le tonnerre gronde toujours, quelques éclairs zèbrent le ciel au loin, mais la vallée est pourtant illuminée de soleil, les ombres dansantes des arbres et feuillages semblant nous inviter à les suivre. Quel extraordinaire moment ! Il s’est vraiment passé quelque chose de fort et de beau pour moi, je suis encore sur mon nuage. Par le simple fait de pouvoir vivre de tels moments magiques, je suis heureuse d’être en vie et je dis merci à l’univers ! Aurélie m’apprend qu’il s’est passé la même chose pour elle durant toute notre marche de retour. Nous ne nous sommes pourtant pas adressé un seul mot toutes les deux, trop absorbées par notre état intérieur visiblement très similaire. Etrange coïncidence !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous arrivons au taxi alors que de grosses gouttes commencent à s’écraser sur le sol terreux. Il était temps ! Notre chauffeur nous ramène tranquillement à l’hôtel où nous retrouvons notre couple préféré, Angèle et Roger avec leurs 40 ans d’écart d’âge. Nous allons dîner tous les quatre, Olivier souhaitant se reposer un peu, et s’ensuit une conversation sortant d’un autre monde, tout à fait délirante et en même temps prodigieuse… Roger nous raconte l’histoire de sa vie et j’avoue en rester estomaquée… Il a vécu un mois et demi dans une grotte en Inde, s’est fait voler ses papiers et son argent et a vécu comme un mendiant durant 8 mois avec des Intouchables Indiens, s’est fait tabasser par une bande d’Indiens qui lui ont ouvert le bras. Il a dû rester à l’hôpital deux mois de trop, ce qui a rendu son visa invalidé. Il a été victime d’un abus judiciaire et mis en prison deux mois en Inde… Et j’en passe ! Et le pire, c’est que je suis absolument certaine qu’il dit la vérité ! Je sens dans son énergie qu’il est authentique de véracité. C’est fou ! Nous parlons de spiritualité, de niveaux de conscience, de fréquences sensorielles, autant de termes qui ne veulent rien dire pour moi habituellement mais qui prennent un sens ce soir dans la discussion. Cette journée est décidément très étrange du début à la fin ! En tout cas, si la fatigue ne venait pas me terrasser au point d’avoir du mal à garder les yeux ouverts, je continuerais bien la conversation encore un moment. Mais il est temps d’aller se coucher, toutes les bonnes choses ont une fin !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-7257224809592086475?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/7257224809592086475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/sources-chaudes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7257224809592086475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7257224809592086475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/sources-chaudes.html' title='Sources chaudes'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-1753506881750350791</id><published>2011-05-05T04:40:00.000-07:00</published><updated>2011-05-05T04:41:03.671-07:00</updated><title type='text'>Le glacier de Triund</title><content type='html'>Le 4 avril 2011 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La nuit fut pour le moins agitée entre Aurélie qui est sortie de son cocon pour aller aux toilettes et Olivier qui se retrouvait trop coincé près de la toile parce qu’on se collait contre lui pour chercher un peu de chaleur et qui nous poussait à plusieurs reprises pour pouvoir respirer…C’était sportif ! Mais malgré tout, je ne m’en tire pas trop mal question sommeil et me réveille à l’aube afin de pouvoir admirer le lever de soleil sur la montagne. Il me faut rassembler tout mon courage afin de sortir de sous mes trois couvertures pour braver le froid mais la curiosité l’emporte sur mon confort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La première levée, je m’entoure d’une couverture chaude et admire les premiers rayons pointant derrière les monts enneigés. Tout est calme et serein, j’apprécie ce moment de paix qui s’insinue dans tout mon être. J’apprécie la chance de pouvoir me trouver ici et de m’autoriser à vivre et ressentir ces incroyables moments de plénitude que m’offre la nature toujours plus belle et majestueuse à chacun de mes voyages. En fait, il suffit juste de prendre le temps de l’admirer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Mes compagnons me rejoignent et nous allumons un feu pour faire rissoler nos croissants emportés pour l’occasion. Quel délice, ces viennoiseries grillées au feu de bois ! Un café ou chaï en plus et nous sommes au paradis. En plus, le soleil commence à nous réchauffer doucement, ce qui nous permet d’enlever une couche de couverture ou de vêtement par heure. Nous avons de la chance, le ciel est totalement dégagé ce matin et la chaîne himalayenne apparaît devant nous dans toute sa splendeur, nullement cachée par les nuages comme hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après nous être totalement réchauffés au soleil, notre guide nous propose de continuer à grimper jusqu’au glacier où nous ne pourrons aller plus loin à cause de la neige. Nous acceptons avec entrain et recommençons à grimper sous un soleil clément cette fois-ci. Par contre, nous commençons à rencontrer pas mal de neige sur notre chemin et je peine un peu à avancer avec mes petites chaussures en toile. Le paysage est de plus en plus superbe, le contraste des pierres brunes, de la neige immaculée et du ciel bleu azur rendant le tableau saisissant de beauté. Aurélie s’amuse à lancer des boules de neige au guide qui le lui rend bien et je les regarde s’amuser tous les deux, comme si la beauté des lieux nous rendait notre âme d’enfant. Nous sommes arrivés à la fin du parcours, il y a encore trop de neige à cette période de l’année pour pouvoir continuer plus loin. Ce sera possible dans un mois ou deux seulement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous marchons vraiment sur la neige, là, et mes chaussures commencent à prendre l’eau et à sérieusement refroidir mes pieds, même si le soleil tape fort. Olivier me propose d’essayer la paire de baskets qu’il a prise en plus pour lui au cas où ses pieds lui feraient des misères. Bien qu’un peu grandes, elles feront parfaitement l’affaire et me réchauffent les pieds instantanément. Merci Olivier, mon sauveur de pieds ! Tandis que je finis de me réchauffer avec un chaï dans une petite hutte en igloo sous la neige où un petit vendeur propose quelques produits de première nécessité, les autres s’amusent à glisser du haut des collines sur la neige, certains assis sur un plastique en guise de luge, d’autres directement sur les fesses !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après une multitude de photos dans tous les sens, nous entamons la descente en chemin inverse de tout ce qu’on a grimpé hier et ce matin, ça nous fait une bonne marche ! Olivier qui traîne un peu la patte nous prie de ne pas l’attendre, nous descendons donc, Aurélie, le guide et moi, à une bonne cadence comme je les aime. Notre guide, un Indien de 23 ans, nous dragouille gentiment, mais avec beaucoup de respect. Ca nous amuse plus qu’autre chose au final et lui aussi visiblement. Le temps est splendide aujourd’hui et nous admirons sous un œil nouveau par rapport à hier les paysages montagnards. Les rhododendrons resplendissent au soleil et les monts enneigés s’offrent à nous partout où nous posons notre regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La descente s’effectue vite par rapport à notre montée d’hier et de ce matin et nous arrivons en ville pour 17h, juste à temps pour se reposer un peu, prendre une bonne douche bien méritée et redonner tous nos pulls et manteaux à nos amis de la guest house. Ce soir, nous dînons juste toutes les deux, Aurélie et moi, l’une de nos dernières soirées ensemble avant mon départ. On en profite ! Nous ne tarderons pas à nous coucher dans notre lit douillet, la randonnée et la mauvaise nuit dernière nous ayant achevées !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-1753506881750350791?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/1753506881750350791/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/le-glacier-de-triund.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1753506881750350791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1753506881750350791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/le-glacier-de-triund.html' title='Le glacier de Triund'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-6972393285761616742</id><published>2011-05-03T15:03:00.001-07:00</published><updated>2011-05-03T15:04:24.063-07:00</updated><title type='text'>Trek dans l’Himalaya</title><content type='html'>Le 3 avril 2011 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Aujourd’hui est un grand jour, nous allons effectuer un trek de 2 jours dans l’Himalaya jusqu’à Triund, une petite bourgade en haut d’un mont où se situent quelques cabanes dans lesquelles il est possible de passer la nuit. Olivier, Aurélie et moi sommes fin prêts pour l’ascension vers 8h30, seul notre guide manque à l’appel. Il arrive tranquillement une demi-heure plus tard (il ne faut jamais être pressé en Inde), nous pouvons alors commencer notre grimpette. Le chemin est relativement aisé et malgré la pente escarpée, je grimpe assez facilement devançant mes amis. Je suis moi-même étonnée de la facilité avec laquelle je grimpe des montagnes. Ca n’a pas toujours été le cas, je détestais effectuer des treks auparavant. Mais on dirait que j’ai dépassé mon mental qui me disait toujours que ça allait être difficile et que je n’allais pas y arriver… Maintenant, je mets juste un pied devant l’autre sans me poser plus de questions et l’ascension se fait toute seule ! C’est magique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Au fur et à mesure de la montée, les paysages deviennent de plus en plus beaux. Des centaines d’arbres de rhododendrons en fleurs nous accompagnent en marchant, leurs fleurs rouges resplendissant parmi les énormes rochers aux couleurs brunes. Le temps est grisâtre ce matin et nous essuierons même un peu de pluie et de neige lors de notre marche. Ceci dit, je pense que nous préférons un temps mitigé à un soleil de plomb sous lequel nous aurions suffoqué. Le temps change vite en montagne et nous n’arrêtons pas d’enlever notre pull, de le remettre, de sortir le bonnet de laine acheté en catastrophe hier à une marchande ambulante, de le ranger pour le remplacer par un chapeau pour nous protéger du soleil… C’est la cérémonie du déshabillage ou du rhabillage ! Vu que le temps change tous les quarts d’heure, ça en devient presque comique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Aucun de nous trois n’ayant prévu de faire un trek en Himalaya, nous n’étions absolument pas équipés pour le froid question vêtements chauds. Nous avons passé une bonne partie de notre journée d’hier à demander à des gens que nous connaissions plus ou moins de nous prêter des pulls pour notre ascension d’aujourd’hui. Nous avons récupéré un pull et un manteau, ce n’est pas un luxe vu le froid qui s’insinue en nous à mesure que notre altitude augmente. Seules mes chaussures en toile m’inquiètent un peu… J’espère ne pas devoir marcher dans la neige ou tremper mes chaussures à cause de la pluie, ce qui me glacerait les pieds immédiatement et m’handicaperait pour la journée. Il n’y a rien de pire que d’avoir froid aux pieds, je trouve !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous nous arrêtons vers midi dans une petite échoppe sortie de nulle part sur le chemin, où nous nous réchauffons sous une couverture avec un chaï et un bol de soupe aux nouilles. Ca va mieux ! Mais nous sommes loin d’être arrivés au sommet et les touristes que nous croisons à leur descente nous confirment ce que nous craignions : il fait terriblement froid en haut ! Bon, nous verrons bien ! Il se met à neiger alors que nous sommes calfeutrés sous notre couverture à l’abri sous un petit toit en tôle. Aïe, aïe, on va geler en haut ! Armés de courage, nous recommençons notre ascension, profitant d’une accalmie. Finalement, le temps continue à se dégager de plus en plus, nous donnant bon espoir qu’il fera beau en haut. La ville de Dharamsala apparaît de plus en plus petite à mesure de notre montée. Et dire qu’il y a vingt ans seulement, cette ville n’existait pas ! Elle a pris de l’essor avec l’arrivée du Dalaï Lama, installé ici en exil, et s’est transformée rapidement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je sème encore une fois Aurélie et Olivier qui préfèrent prendre leur temps, Olivier surtout à cause d’une fracture au pied qu’il s’est faite il y a peu de temps. Nous croisons de la neige, mais le temps est toujours clément avec nous, nous sommes vraiment chanceux ! Après six heures d’ascension tranquille, j’arrive enfin au sommet avec notre guide pour apercevoir tout d’un coup au détour du dernier virage de superbes montagnes enneigées voilées par une légère brume à leur sommet. Le paysage est à couper le souffle, je reste sans voix durant un moment, m’imprégnant de cette beauté naturelle incroyable. Magnifique ! Même les nuages cachant une partie des monts ajoutent une touche mystérieuse à ce tableau majestueux. De petites échoppes et quelques bâtiments épars où il est possible de dormir sont disséminés au sommet. On m’installe une couverture à terre et je déguste un café chaud tout en ne détachant pas mon regard du paysage. Vingt minutes plus tard, mes compagnons arrivent et je me délecte de voir leur réaction d’émerveillement éclairer leur visage à leur tour malgré la fatigue de la marche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous passons le reste de l’après-midi couchés par terre, admirant les nuages dégageant de plus en plus les montagnes enneigées, le temps ayant décidé d’être clément avec nous. Il ne fait même pas froid, le soleil nous réchauffant délicieusement. Notre guide et quelques Indiens en profitent pour jouet au cricket et s’amusent comme des fous. Je retrouve avec joie cette sensation de faire partie intégrante de la nature, je me sens de nouveau toute petite en comparaison de cette immense chaîne de montagne appelée Himalaya, et j’apprécie humblement sa grandeur. Seuls le bruit des rapaces et les éclats de joie des Indiens marquant un but troublent le silence des montagnes. Je me sens bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous assistons à un petit coucher de soleil derrière les montagnes, qui empourpre le ciel de belles couleurs tandis que les monts enneigés finissent de se découvrir. Dès que le soleil se cache, la température chute drastiquement et nous nous réfugions près du feu. Trois autres touristes indiens entourent le feu avec nous, nous sommes en basse saison, les visiteurs n’affluent pas encore à cause de la température assez basse. Il faut être fou comme nous pour venir se cailler en haut d’un sommet en cette saison ! Serrés les uns contre les autres, plusieurs chiens nous collant également afin de profiter d’un peu de chaleur, nous discutons autour des flammes dansantes. Le ciel étoilé forme un superbe dôme au dessus de nos têtes, aucune lumière artificielle ne vient altérer leur clarté. J’ai presque l’impression d’être plus proche de ces astres célestes vu que je me trouve en haut d’une montagne ! Une pensée de petite fille qui me fait aussitôt sourire… Ce qui est certain par contre, c’est qu’il fait vraiment froid et nous avons bien du mal à nous réchauffer malgré le petit feu de bois. Je pars dans mes pensées, essayant de faire abstraction des discussions des Indiens ou de mes compagnons, souhaitant profiter de ce moment dans mon monde intérieur, même si ce n’est pas facile avec ce froid qui me glace les os. Nous avalons en vitesse un thali préparé sommairement par le cuisinier de l’échoppe. Il n’y a ni eau courante, ni électricité ici, tout est fait au feu de bois. Olivier, Aurélie et moi nous serrons ensemble sur un banc de fortune afin de nous communiquer un peu de chaleur tout en mangeant notre souper. La nourriture est plutôt épicée et mon estomac réagit violemment aux premières bouchées ingérées. De violentes crampes me vrillent le ventre comme pour me signaler qu’il n’en peut plus de toutes ces épices qui l’inondent depuis plusieurs semaines. Ah non, ce n’est pas le moment d’être malade ce soir, à cette altitude, au milieu de nulle part, dans ce manque de confort évident et ces températures hivernales ! Je prie le ciel pour que mes crampes passent et ne finis pas mon dîner, ne voulant pas risquer d’aggraver la situation. Je retourne m’asseoir près du feu pour tenter de me réchauffer, mais mon corps ne me donne pas le choix, il faut que je m’allonge. De toute façon, tout le monde est fatigué par l’activité physique de la journée et commence à s’éclipser. Notre guide nous a donné le choix plus tôt dans l’après-midi entre dormir dans une chambre d’un des refuges et monter une tente. Aurélie, tout excitée à l’idée de dormir avec les sons de la nature, a tout de suite voté pour la tente. Olivier et moi étions plus mitigés à cause du froid, mais notre guide nous a assuré qu’on aurait assez de couvertures, tout en ajoutant que la tente serait une expérience moins banale qu’une chambre en refuge. Certes ! Mais je ne vois pas bien la valeur ajoutée à mal dormir par terre dans une tente versus s’allonger sur le bon matelas d’un lit ! Mais bon, solidaires avec Aurélie et ne souhaitant pas la laisser toute seule dans sa petite tente, nous avons accepté de la suivre dans l’aventure. C’est donc allongée dans une petite tente à peine assez grande pour trois que j’essaie de calmer mes douleurs d’estomac. Notre guide nous a installé des tapis de sol et par-dessus une couverture, ce qui donne un matelas correct au final. Il nous donne un sac de couchage chacun, ainsi que deux grosses couvertures. Malgré cela, j’enfile à peu près tous les vêtements que j’ai pu emporter dans mon petit sac à dos. Je porte trois paires de chaussettes, deux pantalons l’un par-dessus l’autre, trois tee shirts, un pull et l’anorak réquisitionné chez nos voisins avant de partir en trek. C’est sans compter l’écharpe et le bonnet ! Je mets même une autre paire de chaussettes en guise de gants… Tous les moyens pour se réchauffer sont bons ! Etant donné que je suis un peu malade, Aurélie et Olivier me laissent la meilleure place dans la tente : celle du milieu. Je réquisitionnerai la chaleur de mes deux compatriotes de chaque côté de moi ! En plus, un chien s’est blotti à mes pieds en dehors de la tente, je suis bien entourée ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Emmitouflés jusqu’aux oreilles, nous essayons de ne pas laisser un gramme d’air froid nous atteindre et cherchons le sommeil entre le manque d’espace, le peu de latitude pour bouger, la chasse aux courants d’air, si minimes soient-ils, et les pets bruyants des chiens dehors… Mes crampes d’estomac ont cessé et je réussis à m’endormir doucement, la fatigue ayant raison de toutes les embûches.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-6972393285761616742?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/6972393285761616742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/trek-dans-lhimalaya.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6972393285761616742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6972393285761616742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/trek-dans-lhimalaya.html' title='Trek dans l’Himalaya'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-8289601262204318829</id><published>2011-05-03T15:02:00.000-07:00</published><updated>2011-05-03T15:03:15.972-07:00</updated><title type='text'>Résidence du Dalaï Lama</title><content type='html'>Le 01 avril 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Comme nous avons bien dormi cette nuit ! Un vrai délice… Emmitouflées sous de gros édredons, nous n’avons rien ressenti du froid et avons dormi comme des bébés ! Ca fait du bien… Nous prenons notre temps ce matin, petit-déjeunons sur une terrasse au soleil, rentrons nous coucher faire une sieste, flânons dans les magasins à la recherche de bols tibétains… Dans l’après-midi, nous effectuons une petite promenade dans les bois jusqu’au centre de Vipassana, perchée en haut d’une colline, puis revenons en ville visiter la résidence du Dalaï Lama ou plutôt son temple. De gros bouddhas sont visibles dans le temple que plusieurs moines viennent honorer. Le temple est simple et assez petit mais chaleureux. L’atmosphère de paix et de sérénité ne me quitte pas depuis que je suis arrivée à Dharamsala et la culture tibétaine en est grandement responsable. J’aime ce peuple tellement gentil et accueillant alors qu’il a tant souffert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors que le soleil commence à passer derrière la montagne, nous empruntons une nouvelle fois le chemin sacré qui entoure la résidence en faisant tourner les roues de la fortune. La lumière du soleil couchant est si belle ce soir ! Attirées par des sons gutturaux, nous retournons dans le temple assister à des chants de moines tibétains qui me transportent aussitôt dans un autre monde. Bien différents des chants en sanscrit des Hindous, leurs tons plus graves et monocordes n’en sont pas moins mélodieux. J’aime les écouter et ne vois pas le temps passer, assise à côté d’eux, retenant mon souffle à chaque montée en crescendo des voix. Le tout sous un soleil rouge rayonnant sur la montagne. Quel spectacle superbe et unique ! J’en suis tout émue. L’histoire des Tibétains m’a toujours beaucoup touchée et les savoir ici, loin de chez eux, sur une terre d’accueil, incapables de retrouver leurs racines dans ce pays si différent du leur, m’attriste le cœur. J’ai l’impression qu’ils chantent leur souffrance et ça m’atteint directement l’âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous retrouvons ensuite Olivier, un autre ami d’Aurélie qu’elle a rencontré chez Amma, et partons manger tous les trois dans un petit restaurant tibétain adorable. Les plats sont exquis et nous ravissent le palais, ce qui fait du bien après quinze jours de nourriture indienne que je trouve tout de même un peu grasse à mon goût. A la fin du repas, le gérant du restaurant vient discuter un peu avec nous de sa situation de Tibétain en exil. Il nous explique qu’il n’a pas revu ses parents, qui sont restés au Tibet, depuis 20 ans et qu’il n’est pas sûr de les revoir un jour. Il dénonce le gouvernement chinois et toutes les atrocités qu’ils ont fait subir aux Tibétains afin d’acquérir les minerais qui se trouvaient dans leur pays, les ont mis au travail forcé, les ont humiliés, affamés, battus et terrorisés. Il nous explique que les Chinois gouvernent les médias et font circuler la fausse information dans tout le pays que les Tibétains vivent heureux à présent au Tibet dans une communauté libre alors que c’est toujours loin d’être le cas. Il ne comprend pas pourquoi nos pays occidentaux font affaire avec les Chinois et aident à leur prospérité alors qu’il les voit comme des barbares et des despotes. Il veut que nous sachions la vérité qu’au nom de la politique, un peuple entièrement pacifiste a été détruit, humilié et forcé à l’exil. Lui a dû tout quitter : famille, maison, travail, pour tout recommencer en Inde. Et encore, il doit s’enregistrer chaque année auprès du gouvernement indien qui peut, à tout moment, lui retirer ses droits de réfugié et l’envoyer au Népal ou ailleurs, même si ça fait 20 ans qu’il est là… Comment peut-il fonder quelque chose dans ces conditions ? Il nous rappelle que nous avons de la chance de pouvoir aller où nous voulons, d’être libres de voyager, de rentrer chez nous, de choisir le pays où nous voulons vivre. Et c’est vrai que nous sommes privilégiés d’avoir ce choix, nous l’oublions trop souvent… Emue au plus profond de mon âme par son histoire touchante, je quitte notre hôte le cœur lourd. Je suis contente qu’il ait partagé son histoire avec nous, il est important de savoir ce qui se passe vraiment, il faut le communiquer le plus possible. Je ne compte pas révolutionner le monde mais je reste persuadée que la connaissance est l’un des moyens de lutter contre ce genre d’injustices. Plus les gens seront au courant, plus la conscience humaine pourra s’élever afin de changer les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors que nous passons dans une rue animée du village, on nous invite à rentrer dans un pub dansant. Aurélie qui en rêve depuis un moment après ses 4 mois en Inde, nous entraîne et nous nous retrouvons devant un karaoké indien dansant. En 2 minutes, nous sommes sur la piste, nous trémoussant avec joie, Olivier, notre garde du corps, incitant les éventuels dragueurs à se tenir tranquilles. Quelle joie de se retrouver sur un plancher de danse ! Nous nous amusons comme des gamines dans notre accoutrement de routarde alors que tous sont habillés classe et sexy dans ce bar plutôt huppé. On détonne un tantinet ! Mais peu importe puisque les rires et la bonne humeur sont là, c’est l’essentiel ! Notre guest house fermant sa grille à 23h30, nous devons bientôt rentrer sous peine de dormir dehors. On se sent comme des adolescentes ayant un couvre-feu, ça fait bizarre ! Sagement, nous rentrons avant l’heure fatidique et partons rapidement au pays des rêves.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-8289601262204318829?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/8289601262204318829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/residence-du-dalai-lama.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8289601262204318829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8289601262204318829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/residence-du-dalai-lama.html' title='Résidence du Dalaï Lama'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-8497581962724248826</id><published>2011-05-02T16:30:00.001-07:00</published><updated>2011-05-02T16:30:58.240-07:00</updated><title type='text'>Dharamsala et les Tibétains</title><content type='html'>Le 31 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons quitté hier Rishikesh après nous être une dernière fois imprégnées de lieux calmes et sereins de cette petite bourgade, afin de partir à Dharamsala, proche des montagnes himalayennes. Etrangement, le bus dit « touristique de luxe » que nous avons pris pour effectuer le trajet était rempli aux trois quarts de Français ! Nous qui n’en avions croisé que très peu depuis le début du voyage… Nous conversons donc, écoutant les histoires de chacun, à chaque arrêt du bus pour une pause. Pour une fois, nous sommes contentes du confort du bus qui, loin d’être « de luxe », possède quand même de larges sièges qui s’inclinent suffisamment pour pouvoir dormir. Toutefois, Aurélie et moi sommes à peu près les seules à apprécier ce confort relatif, les autres râlant sur les suspensions inexistantes du véhicule ou le manque de place pour les jambes. Tout est une question de référentiel, je sais par expérience que nous aurions pu être bien moins confortables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors que nous grimpons toujours un peu plus dans le nord de l’Inde, la population change petit à petit. Nous croisons de plus en plus de Tibétains au facies bien différent des Indiens et au sourire amical. Plusieurs moines tibétains font un bout de trajet dans notre bus sous nos regards curieux d’Occidentaux qui avons l’impression de ne plus nous trouver dans le même pays. Les montagnes environnantes se font plus impressionnantes et escarpées et notre bus commence à avoir du mal à grimper dans les virages serrés, nous ballotant dans tous les sens à chaque fois, ce qui nous casse notre sommeil pourtant résistant. Nous arrivons vers huit heures du matin à Dharamsala en ayant passé une nuit chaotique mais tout de même correcte compte-tenu des circonstances. Aurélie et moi commençons à être capables de dormir n’importe où et n’importe comment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Ce petit village perché en montagne, entouré de monts enneigés de l’Himalaya, me charme instantanément ! Le calme a l’air de régner sur cet exil tibétain où se trouve entres autres la résidence du Dalaï Lama ! Malheureusement, il n’est pas ici en ce moment, nous ne pourrons pas le rencontrer. Peu importe, je suis ravie de me trouver en terre tibétaine, proche de l’Himalaya, un de mes rêves d’enfant ! Nous dégotons une charmante auberge avec une vue impressionnante sur les montagnes et la vallée, je suis sûre que nous nous y sentirons merveilleusement bien ! On n’entend que les oiseaux avec pour toile de fond l’Himalaya et de petites maisons perchées à flanc de montagne… Un autre endroit idyllique tellement différent de tout ce que j’ai pu voir ailleurs en Inde ! Ce pays ne cessera donc jamais de me surprendre… Entre Varanasi et ici, il y a un monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après une douche pseudo tiède, nous nous réchauffons un peu au soleil sur la grande terrasse de cet hôtel, admirant le panorama sur les monts enneigés. La température a nettement chuté ici par rapport à Rishikesh, on sent la fraîcheur due à l’altitude. Nous partons nous promener dans le village, flânant dans les magasins de bijoux ou d’artisanat, admirant les moines ou nonnes tibétains aux cheveux rasés, même pour les femmes. Chacun a un sourire doux et sincère à nous envoyer qui nous réchauffe aussitôt le cœur. Je trouvais déjà les Indiens très gentils depuis notre arrivée, mais il y a un petit quelque chose dans le regard des Tibétains de plus généreux encore… Peut-être que les souffrances auxquelles ils ont dû faire face ont touché leur âme si profondément que nous le ressentons de manière subtile. Ils sont en exil ici sur une terre qui n’est pas la leur, chassés par le despotisme des Chinois. Leur situation ne doit pas être évidente à gérer au quotidien. Nous remarquons aussi que les rues sont plus propres, les maisons plus belles, leurs vêtements plus à la mode européenne avec des jeans et tee shirts. Tout un autre monde dans ce coin reculé du Nord de l’Inde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous arrivons jusqu’à une petite cascade où de nombreux Tibétains viennent laver leur linge et le laissent sécher au soleil sur de grandes pierres. Nous restons quelque temps à les admirer. Prendre le temps d’observer ce qui nous entoure : un luxe que nous nous octroyons peu dans notre vie trépidante quotidienne et que j’aimerais tellement garder à l’esprit lors de mon retour dans la vie de tous les jours…Je le garde en général quelques semaines ou mois mais je retombe vite dans la spirale du manque de temps, d’une vie pressée et stressée rejoignant les autres dans la course à la productivité. Prendre le temps de s’arrêter, d’observer l’extérieur et aussi notre intérieur me paraît, en ce moment, pourtant tellement primordial ! La vie est tellement belle et simple, il suffit juste de s’en apercevoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  En passant devant un magasin, une musique occidentale qu’on adore, Aurélie et moi, nous interpelle. Nous nous trémoussons gentiment devant le magasin au grand bonheur du commerçant qui montera le son pour nous et des passants qui nous regardent en riant. On commence à être habituées à être l’attraction des rues parce qu’on se permet d’y danser ! Revenues en ville, nous effectuons le tour de la résidence du Dalaï Lama, admirant les pèlerins qui marchent en récitant des mantras et qui font tourner de gros cercles métalliques colorés en guise de chance. Le soleil se couche et la température chute drastiquement. Notre pull enfilé, nous allons dîner avec Angèle, une jeune femme de 25 ans et son amoureux, Roger, un homme de 65 ans. Le couple détonne, c’est le moins qu’on puisse dire et même si je me force à ne pas porter de jugement, je suis un peu mal à l’aise en leur présence au début. Mais rapidement, en discutant, je crois déceler que leur amour est véritable et vu qu’ils sont à l’aise avec leur différence d’âge, il n’y a pas de raison que moi je ne le sois pas. Nous parlons spiritualité une bonne partie du repas et ils m’apportent quelques idées qui, pour la 1ère fois depuis le début du voyage, résonnent un peu avec moi. Intéressant… Nous partons nous coucher juste après avoir admiré les étoiles au-dessus de nos têtes, le froid s’étant définitivement installé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-8497581962724248826?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/8497581962724248826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/dharamsala-et-les-tibetains.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8497581962724248826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8497581962724248826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/dharamsala-et-les-tibetains.html' title='Dharamsala et les Tibétains'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-2055636250023055447</id><published>2011-05-02T16:28:00.000-07:00</published><updated>2011-05-02T16:30:08.731-07:00</updated><title type='text'>Tranquille Rishikesh</title><content type='html'>Le 29 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le temps s’écoule doucement dans cette petite ville de montagne. Finalement, on s’habitue à la tranquillité des lieux. Nous avons trouvé un merveilleux petit restaurant où nous prenons notre petit déjeuner tous les matins, dans cet endroit idyllique parsemé de hamacs disséminés dans un petit jardin où de la musique douce se fait entendre, se mélangeant avec le chant des oiseaux. Aucun son de moteur ne vient jusqu’à nous, seule la nature est présente. Le serveur aux allures tibétaines est charmant et nous accueille chaque matin avec son plus beau sourire. Un vrai petit coin de paradis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Hier nous sommes allées nous perdre dans les ruines d’un ancien ashram où les Beatles auraient séjourné quelque temps. Tout n’est que ruines mais il y perdure une atmosphère très spéciale. La végétation a commencé à reprendre ses droits sur les constructions humaines, ce qui confère au lieu une énergie vivante particulière. L’ancien ashram est découpé en une centaine de petites huttes en pierre en forme de dôme, disséminées partout sur le site, tel un village de troglodytes. Elles surplombent presque toutes le Gange, profitant ainsi du son des vagues sur les rochers. Les salles de méditation aux fenêtres brisées et à la toiture en ruine devaient jadis être sublimes. Le maître des lieux devait sûrement être riche vu la beauté et la grandeur de ce site enchanteur. Comment un tel endroit peut-il rester abandonné ? Le potentiel de ce site est énorme, aussi bien au niveau de son emplacement dominant le Gange que de sa grandeur, de ce qui est déjà construit et qu’il suffirait de remettre à neuf…Etrange qu’aucun étranger n’ait sauté sur l’occasion encore pour en faire un hôtel de luxe ou quelque chose du genre. Nous paressons sur un banc abandonné au milieu d’un petit temple envahi par la végétation et écoutons religieusement les bruits de la forêt luxuriante qui nous entoure. Un vrai moment de ressourcement naturel ! J’adore… Si ce n’est les moustiques qui s’en donnent à cœur joie avec notre peau tendre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le soir venu, nous assistons au bhajans d’un maître reconnu à Rishikesh qui ne nous fait pas beaucoup d’effet personnellement. Avec ses longs cheveux et sa grande barbe, sa toge orange et tous ses fidèles en dévotion devant lui, je me sens assez étrangère à ces rituels. Je me sens tellement détachée de ce genre de réunion de dévots où tout le monde est habillé de la même façon à chanter en cœur, certains partant même en transe alors que j’en faisais partie il y a 2 ans. Je réalise que j’avais besoin de passer par là à ce moment-là pour en faire l’expérience et pouvoir savoir si ça me correspondait ou non. En ce moment, je sens que ce n’est plus ma voie…Peut-être l’envie va-t-elle revenir plus tard… ou pas. Je me fais confiance pour sentir le moment venu ce qui me semble juste pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Aujourd’hui, nous sommes réveillées à 5h du matin afin d’effectuer un petit trek à l’aube du jour. Nous rejoignons Aurore et son copain, une amie d’Aurélie qu’elle a rencontrée chez Amma et un guide indien nommé Ram qui nous emmène en taxi tout en haut d’une montagne où se dresse un petit monastère. Le lever de soleil qui perce les nuages pour illuminer la vallée est splendide. Plusieurs pèlerins sont assis sur le parvis à attendre l’arrivée du soleil. Notre guide psalmodie un chant en sanskrit, ce qui ajoute une tonalité mystique au spectacle. Absorbées par l’énergie qui illumine la contrée et notre cœur, nous restons à admirer l’éveil du soleil dans un silence solennel.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;  Une fois la vallée ensoleillée, nous passons rapidement dans le petit temple pour assister à la puja du matin puis entreprenons notre descente à pied de 12 kms. En effet, le taxi nous a abandonnés là, c’est à nous de redescendre jusqu’à Rishikesh. D’après Ram, nous en avons pour à peu près 3 heures mais c’était sans compter sur nos deux nouveaux amis… Un peu hippies sur les bords, le temps n’a pas l’air d’avoir la même dimension pour eux que pour moi… Ils s’arrêtent toutes les cinq minutes, admirent une fleur, un arbre, une libellule… et on n’avance pas. A cette allure, on y est encore ce soir ! Moi, ce que j’aime dans les treks de ce genre, c’est la dimension un peu sportive de l’exercice, même si je suis d’accord sur l’idée que s’arrêter pour admirer les alentours est important également. Cette fois, je ne risque pas de rater la moindre coccinelle que nous croisons… Ce rythme super lent ne me convient pas du tout et je me frustre moi-même à devoir les attendre à chaque virage, enrageant de ne pouvoir m’abandonner à ce que j’aime : descendre le chemin à une cadence soutenue, sentant le vent m’accompagner à chaque pas et m’imprégnant de l’énergie de la forêt pour m’encourager dans ma course… Mais là, ces arrêts fréquents me cassent mon élan et j’ai la désagréable sensation de piétiner. Et comme tout le monde sauf moi a l’air parfaitement à l’aise avec ce rythme d’escargot, je m’abstiens de tout commentaire et prends sur moi ma frustration. Un drôle de combat s’active alors dans mon esprit. D’un côté je sens que je ne m’écoute pas, que je garde pour moi mes frustrations en ne me permettant pas de faire ce que je sens juste pour moi, c'est-à-dire descendre ce chemin à mon rythme. D’un autre, je me dis qu’il faut que je lâche prise… Je fais partie d’un groupe avec des envies qui diffèrent des miennes, à moi de m’adapter et de prendre le moment présent comme il est… Mais c’est fichtrement difficile ! A chaque pas, ma frustration de ne pouvoir aller plus vite sous peine de me perdre sur le sentier, notre guide restant avec la majorité du groupe à la traîne, me retraverse l’esprit sans que je puisse y faire grand-chose. Nos pensées sont vraiment nos pires ennemies contre la sérénité… Et je m’aperçois que je suis loin de pouvoir atteindre ce lâcher prise en toutes circonstances dont je rêve tant ! Il y a encore du boulot… Par contre, je suis bien consciente que le problème vient de moi et nullement de la cause extérieure. C’est moi-même qui me frustre et non le reste du groupe à cause de ses agissements. C’est déjà une avancée sur la voie de la recherche intérieure… Toujours regarder ce qui se passe en nous. Ce n’est jamais l’extérieur la cause de nos souffrances mais comment nous les interprétons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Finalement, à cause de ce casse-tête mental, je profite peu du paysage. J’aperçois quand même de petites maisonnettes campagnardes toutes mignonnes au milieu des champs de blé blond, des rizières en terrasses à flanc de collines et de la forêt à perte de vue. Les montagnes s’élèvent autour de nous, semblant vouloir nous avaler en leur sein. Nous, tout petits, minuscules fourmis dévalant leur flanc, ne souhaitant pas trop les déranger au passage. Ram entame des chants en sanskrit, ce qui me remet du baume au cœur et me libère quelque temps de mon tourbillon mental. Sa voix s’élève dans les plaines, belle et claire, avec ses consonances d’antan, semblant résonner dans toute la vallée, accompagnée des oiseaux. Mon meilleur moment de la descente !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après de multiples arrêts pour se reposer, dormir, manger et j’en passe, nous arrivons à une belle petite cascade au milieu de la forêt. Aurore sort alors ses ciseaux et décide de faire une nouvelle coupe de cheveux à Aurélie ! Je tombe un peu des nues sur la pertinence du moment choisi pour jouer à la coiffeuse mais bon… Plus rien ne m’étonne ! J’admire donc le travail effectué sur la belle chevelure d’Aurélie, ayant quelques doutes au début, mais ils s’avèrent injustifiés : la coupe est réussie ! Elles partent ensuite se baigner dans la cascade tandis que je reste un peu en retrait, mes états d’âme me rendant solitaire. Nous reprenons la route et arrivons enfin à l’hôtel après un « petit » six heures de descente au lieu des trois heures prédites. Je suis affamée et un peu de mauvaise humeur mais mon énergie revient rapidement après de bonnes lasagnes aux aubergines ! Ouf, enfin revenue je peux me prélasser tout l’après-midi dans le hamac de notre restaurant préféré, ma frustration étant déjà oubliée !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-2055636250023055447?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/2055636250023055447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/tranquille-rishikesh.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2055636250023055447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2055636250023055447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/05/tranquille-rishikesh.html' title='Tranquille Rishikesh'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-9050300258723485701</id><published>2011-04-20T08:20:00.001-07:00</published><updated>2011-04-20T08:20:48.708-07:00</updated><title type='text'>Marche en forêt et cascades</title><content type='html'>Le 27 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réveillées comme des fleurs à 10h30 du matin, on peut dire qu’on a passé une bonne nuit à faire le tour du cadran ! Pas de bruit de musique indienne tonitruante, ni de gens hurlant à leur voisin de maison, ni d’odeur nauséabonde nous chatouillant les narines… Rien de tout cela ne nous a réveillées ce matin et il faut dire que ça fait un bien fou !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tête un peu engourdie d’avoir tant dormi, nous relaxons sur une terrasse d’un charmant restaurant où la vie semble couler tranquillement et simplement ici. Des hamacs suspendus aux arbres encouragent à la farniente et nous restons un moment à y succomber. Vers 15h, nous décidons de nous bouger un peu et d’aller voir les cascades s’écoulant non loin là d’après nos sources. Au final, nous marcherons 2 heures sur une route sans intérêt avant d’entamer une bonne grimpette dans la forêt. La nature me fait toujours beaucoup de bien et c’est avec entrain que j’entreprends notre ascension de la montagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aurélie peine un peu à cause de ses chaussures non adaptées à la montée. Nous ne savions pas que nous allions faire un trek en montagne au départ et ne nous étions pas équipées ! L’ascension est un peu rude mais nous arrivons avec joie aux cascades, mignonnes sans être grandioses non plus J’apprécie plus le fait de marcher en forêt, écoutant les oiseaux, les cigales et le vent chanter dans les feuillages ainsi que l’eau se jetant sur les pierres. Un vrai festival naturel loin de la nuisance sonore des villes indiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour, fatiguées par notre marche plus longue que prévue, nous arrêtons une belle voiture avec toute une famille indienne à l’intérieur pour leur demander de nous ramener. Ils acceptent avec plaisir, ravis de transporter des blancs, nous évitant ainsi une bonne heure de marche. Youpi ! Revenues chez nous, nous allons déguster le thali réputé de chez Mama, qui est bon sans non plus être révolutionnaire, puis rentrons nous coucher tôt. Bonne nuit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-9050300258723485701?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/9050300258723485701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/marche-en-foret-et-cascades.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/9050300258723485701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/9050300258723485701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/marche-en-foret-et-cascades.html' title='Marche en forêt et cascades'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-8512891713120877836</id><published>2011-04-20T05:12:00.001-07:00</published><updated>2011-04-20T05:12:32.877-07:00</updated><title type='text'>Arrivée à Rishikesh</title><content type='html'>Le 26 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit se passe tant bien que mal à se battre avec les cafards ou les Indiens cherchant un centimètre carré de place pour s’asseoir. Le train est surchargé, ça en serait presque comique s’il n’était pas 3h du matin ! Je me retrouve rapidement avec 2 Indiens assis contre mes jambes, mes poussant toujours plus à me recroqueviller davantage et 2 par terre à mes pieds. Je ne ferme quasiment pas l’œil de la nuit. Un contrôleur réveille Aurélie vers 4h du matin pour lui proposer une couchette de libre avant de la renvoyer par terre lorsqu’il s’aperçoit que nous n’avons pas les bons billets. Nous ne demandons que ça depuis la veille au matin de pouvoir acheter des billets nous réservant des places décentes, mais personne ne veut nous en vendre ! L’illogisme des Indiens atteint son comble et nous ne savons plus quoi penser ni quoi faire. Elle retourne se coucher par terre, refusant ma proposition d’échanger ma place avec la sienne. Je vois qu’elle commence à atteindre ses limites et je la comprends très bien. Ce pays est champion pour nous pousser à bout ! Surtout en matière d’insalubrité… Le train est absolument dégueulasse, nous osons à peine nous coucher sur les couchettes étant déjà elles-mêmes fort sales… mais par terre, c’est l’apocalypse… Entre les restes d’aliments jetés partout, les crachats réguliers des Indiens, la saleté drainée sous les chaussures des passagers qui doivent marcher sur des bouses de vache à tous les coins de rue, les cafards grimpant partout et l’odeur nauséabonde arrivant parfois de nulle part, on pourrait difficilement faire pire ! JE lève mon chapeau à Aurélie qui a bravé cette folie sans se plaindre ! Après cette épreuve, rien ne pourra plus lui résister en Inde… Enfin, à 6h30 du matin, nous voyons notre calvaire se terminer, le train accostant enfin dans notre gare tant attendue, après 18 heures de trajet. Débarquées sur la quai, nous avons l’impression de revivre et de respirer de nouveau du bon air ! Nous nous sentons sales et fatiguées, mais au moins nous sommes sorties de cet enfer ! Quel bonheur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joyeuses à présent de ne plus être enfermées dans cette boite à sardines, nous hélons un rickshaw pour qu’il nous emmène à Rishikesh. Vu la nuit passée, nous laissons tomber le bus et nous faisons conduire comme des princesses dans cette petite ville montagnarde. L’air est frais, respirable et beaucoup plus agréable que l’atmosphère lourde de Varanasi. Je sens que nous pourrons nous reposer ici ! Nous arrivons vers 8h du matin dans un petit village perché en haut des montagnes, surplombant le Gange, qui a l’air bien plus propre qu’à Varanasi. Ce coin a l’air uniquement dédié au yoga, à la méditation et au tourisme. Les guest houses se succèdent ainsi que les Occidentaux… L’endroit est charmant et calme, mais détonne totalement avec l’Inde que je connais. Ce sera parfait pour nous reposer après l’épreuve de cette nuit, mais je trouve que le coin manque singulièrement d’authenticité. Nous verrons ! En tous cas, nous avons un mal fou à trouver une chambre de libre, tout étant complet… Incroyable ! Nous dégotons finalement une superbe chambre donnant sur un jardin luxuriant où nous entendons les oiseaux, un vrai luxe dans ce pays ! Il était temps, Aurélie un peu malade après les événements de cette nuit, avait urgemment besoin d’une belle salle de bain confortable. Une bonne douche et une sieste plus tard, nous nous sentons revivre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons ensuite nous promener, descendant tranquillement vers le Gange, notre guest house étant située à flanc de montagne. Nous atteignons un petit village plutôt touristique où vendeurs de bijoux se succèdent en proposant tous les mêmes articles. Un pont suspendu permet d’atteindre l’autre rive en surplombant le fleuve, beaucoup plus limpide qu’à Varanasi, encastré au fond d’une vallée entourée de montagnes, rendant le tableau presque idyllique, ce qui ne correspond pas du tout à l’Inde telle que nous la connaissons. Je ne sais pas si c’est la fatigue du train, mais ce nouveau paysage nous dérange. A Varanasi, nous touchions la véritable Inde, dans toute son étrangeté, son sacré, sa saleté, son bruit… Ici, c’est calme, propre, on respire de l’air pur… Et on l’impression que c’est faux, qu’on nous trompe en nous montrant une ville qui n’est pas vraiment indienne. On voit des touristes partout, les agences proposent des treks, des safaris, du rafting… Mais où est l’authenticité de l’Inde que nous aimons ? On se croirait au club Med ! Déboussolées, nous continuons notre visite, perdues entre les dizaines d’ashrams qui proposent quantité d’activités différentes, de la méditation au cours de yoga, mais qui possèdent tous des allures touristiques qui leur font perdre de leur véracité et cassent leur charme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivées sur une petite plage de sable fin, nous nous arrêtons quelques temps, les pieds dans l’eau fraiche du Gange, tout en admirant les bateaux de rafting qui passent. Notre impression d’être dans un club de vacances ne passe pas mais nous apprécions tout de même le paysage qui est, il faut bien l’avouer, vraiment apaisant et beau. Nous poursuivons notre marche, serpentant sur un petit chemin de terre qui suit le Gange jusqu’au deuxième petit village moins touristique. Nous nous y sentons tout de suite mieux et visitons les ashrams plus authentiques entretenant de somptueux jardins. Alors que le soleil se couche, une grande puja a lieu devant une belle statue de Shiva. Il y a foule sur le ghat au pied du Gange et nous assistons à une belle cérémonie où tous les fidèles sont habillés en orange ce qui amplifie le sacré du lieu en harmonie avec le soleil qui se couche derrière Shiva en reflétant ses couleurs pastelles sur le Gange. Les chants, toujours plus puissants, montent vers les cieux comme pour encourager le ciel à s’empourprer… Un très beau moment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatiguées par la nuit passée dans le train et notre longue marche de la journée, nous rentrons en taxi jusqu’au premier village où nous dégotons un très chaleureux restaurant au pied du Gange. Avec ses allures hippies et sa musique douce, nous nous y sentons bien. Presque comme à la maison ! Ca fait du bien certaines fois d’être dans un coin touristique… Une bonne pizza plus tard, nous rentrons à pieds jusqu’à notre auberge, se situant à 10 minutes de marche. La nuit est tombée et il fait plutôt sombre sur la route. Une moto s’arrête avec deux Indiens dessus et nous baragouine quelques mots incompréhensibles dans un anglais bizarre. Aurélie s’arrête pour savoir ce qu’ils veulent nous dire, amis lorsque nous comprenons le mot « sexe » dans la phrase, nous tournons vite le dos en leur disant que nous ne sommes pas intéressées. Sauf qu’ils insistent… Ils nous suivent avec leur moto en nous demandant toujours la même chose… Je commence à sentir une peur sourde monter en moi. Je m’agrippe à la seule arme que j’ai en main, ma bouteille d’eau pleine qui peut servir de matraque en cas de besoin. Malgré notre panique, nous réussissons à rester courtoises, devinant que l’agressivité en paroles n’arrangerait rien et pourrait déclencher un incident… Décidemment, il fait bien trop noir sur cette route… Enfin, ils s’en vont et nous grimpons à toute allure les quelques mètres qui nous séparent de notre hôtel, la peur au ventre. Aurélie a également été aussi effrayée que moi, nous avons l’impression d’être passées proches d’avoir de gros ennuis ! Ouf, nous nous enfermons dans notre chambre pouvant enfin respirer de nouveau et s’avouer chanceuses de s’en être sorties indemnes. Maintenant au lit, nous ne tenons plus debout… Trop d’émotions depuis hier !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-8512891713120877836?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/8512891713120877836/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/arrivee-rishikesh.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8512891713120877836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8512891713120877836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/arrivee-rishikesh.html' title='Arrivée à Rishikesh'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-4983416364455635038</id><published>2011-04-20T04:34:00.001-07:00</published><updated>2011-04-20T04:34:43.210-07:00</updated><title type='text'>Journée de train…</title><content type='html'>Le 25 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Levées encore une fois à l’aube (ce n’est pas des vacances ça !), nous paquetons nos affaires et déambulons dans les rues afin de sortir de la zone piétonnière pour trouver un rickshaw. Après nous être battues avec le chauffeur pour descendre le prix de la course à un chiffre raisonnable, il nous conduit avec 3 autres personnes quasiment assises sur nos genoux, à la gare ferroviaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous apercevons alors que nos tickets réservés par Internet ne sont pas valides et qu’il faut en acheter de nouveaux. Bon, ça commence… Evidemment, il est impossible d’acheter tout de suite des couchettes (ce serait trop facile…), il faut d’abord prendre des billets normaux, puis  négocier avec le contrôleur dans le train pour avoir une place en couchette. Nous achetons donc nos billets simples puis patientons, assises par terre sur le quai de la gare, entourées de mouches, de singes, de vendeurs ambulants et de passagers Indiens curieux de voir 2 blanches assises au milieu… En Inde, il faut vraiment surpasser nos limites habituelles ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils annoncent 1h30 de retard à notre train. Nous qui étions déjà bien en  avance… nous en profitons pour discuter, parler de nos croyances, refaire le monde, se demander ensemble ce que nous cherchons en Inde, pourquoi alors que nous avons tout pour être heureuses dans nos vies, cherchons-nous toujours autre chose, une petite chose qui parait pourtant énorme et essentielle et sans laquelle nous ne nous sentons pas complète… Cette chose n’a rien à voir avec le monde extérieur ou matériel, il faut la trouver en nous-mêmes, nous le savons. Et l’Inde est, selon nous, le passage obligé qui nous fera tellement couper nos croyances et nos barrières qu’il nous permettra de faire émerger le « vrai » de nous-mêmes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après toutes ces tergiversations, le train n’est toujours pas là et il a 2 heures de retard. Alors qu’Aurélie part se renseigner, nous apprenons qu’il va arriver d’un instant à l’autre sur un autre quai ! Le temps qu’on enfile nos sac à dos et le voilà qui accoste sur l’autre quai en effet. Il était moins  une ! Il fallait le savoir qu’il changerait de voie au dernier moment ! Bref, nous trouvons le contrôleur qui nous assomme en nous disant que le train est complet… Ah non, nous ne nous sommes pas levées à 6h du matin, négocié dur avec un rickshaw, attendu 4 heures par terre sur le quai de la gare avalant des mouches, pour s’entendre dire que nous ne pouvons pas embarquer ! Nous insistons et il finit par nous faire signe de monter dans le wagon avec un signe d’exaspération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des jeunes nous font de la place sur leur siège déjà bondé. Je sens que nos 18 heures de trajet vont être longs ! Un autre contrôleur arrive et nous trouve 2 banquettes de libre pour la journée en ne nous promettant rien pour la nuit. Mieux installées, nous pouvons prendre un nos aises pour lire ou même dormir un peu. Ouf, nous respirons ! Je regarde par la fenêtre grillagée le paysage défiler, le vent s’engouffrant dans mes cheveux. J’essaie de dormir un peu mais les cris des vendeurs de chaï hurlant au passage n’encouragent pas mon passage dans le pays des songes. Aurélie essaie de faire la causette avec ses voisins mais ils ne parlent pas anglais, ça reste donc difficile. L’un d’eux nous offrira tout de même à manger, ce que j’accepte avec plaisir contrairement à Aurélie qui préfère s’abstenir, n’étant pas sûre de l’hygiène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons vers 21h à une grande ville où une foule de personnes déboulent dans le train pour faire le trajet de nuit. Nous apprenons que l’une des 2 couchettes qui nous a été octroyée est réservée par un jeune homme qui, très gentil, me propose de la partager avec moi. Je refuse l’invitation et prends une autre couchette libre pour le moment. Vers minuit, je me fais réveiller par une jeune fille qui a réservé cette place. Bon, ça devient compliqué. D’autant plus que j’aperçois Aurélie serrée dans sa couchette à côté de 2 Indiens qui n’ont pas réservé cette place mais la squattent quand même. Le contrôleur arrive et vire les 2 Indiens de la seule place qu’il nous reste pour nous deux. En plus, il s’agit déjà à la base d’une plus petite banquette que les autres, il est impossible de s’y allonger complètement lorsqu’on est tout seul, alors à deux n’en parlons pas. Comment allons-nous réussir à dormir toutes les deux là-dessus ? Au moins, nous ne sommes plus 4, c’est déjà ça de gagné… En Inde, chaque petite victoire de ce genre est une petite amélioration de confort… Je propose alors à Aurélie l’ultime solution : que l’une de nous deux dorme par terre entre les couchettes ! Vaillamment, elle décide de s’y coller, déroule son tapis de sol par terre et s’y allonge enveloppée de son sac de couchage. Je me recroqueville sur la petite banquette priant pour que personne ne m’y déloge : je n’aurais plus qu’à rejoindre Aurélie par terre, ce qui risquerait de faire serré…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-4983416364455635038?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/4983416364455635038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/journee-de-train.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4983416364455635038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4983416364455635038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/journee-de-train.html' title='Journée de train…'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-3326177392849717015</id><published>2011-04-20T03:06:00.001-07:00</published><updated>2011-04-20T03:06:48.587-07:00</updated><title type='text'>Marche sur les ghats</title><content type='html'>Le 24 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réveillées encore une fois à l’aube, nous sommes sur le pied de guerre vers 6h du matin afin de profiter d’une promenade matinale sur les ghats. C’est en effet le meilleur moment de la journée pour prendre l’essence de cette ville, les gens se purifiant dans le Gange lorsqu’il ne fait pas encore trop chaud. L’air est frais, les couleurs pastelles de l’aube nous ravissent les yeux et nous flanons sur le bord du fleuve admirant des scènes de vie simples, souvent tournées vers le sacré, tout en déambulant tranquillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne fait pas beau aujourd’hui, de gros nuages masquent le soleil, ce qui nous ravie au plus hait point, la chaleur ne nous écrasant pas dès 8h du matin. Nous atteignons le bout des ghats après une belle marche de 2 heures où nous nous reposons dans un café au bord du Gange infesté de mouches. Nous reprenons notre chemin nous racontant des souvenirs d’enfance, main dans la main, n’ayant aucun but précis. De temps à autre, nous nous arrêtons pour assister à une scène bizarre typiquement indienne comme le passage d’un éléphant en pleine rue ou un homme qui traie une vache bouchant la ruelle pendant 10 minutes ou la venue d’un cortège transportant le corps d’un défunt qui va au crématoire… Autant de scènes pittoresques qui ne nous étonnent presque plus à force de voir de l’étrange à chaque coin de rue… Etrangement, alors que tout est intense autour de moi et met tous mes sens à rude épreuve (spécialement l’odorat, il faut bien le dire… les effluves de détritus, de bouse de vache et d’encens sont un challenge pour nos nez occidentaux), malgré toutes ces scènes de vie insolites et imprévisibles, je ressens un grand calme à l’intérieur de moi… Une sensation que je n’avais pas ressentie depuis longtemps et qui est fort agréable. Comme si tous ces non-sens auxquels j’assiste me font relativiser mes propres questionnements quant à mes problèmes personnels. Un lâcher-prise délicieux s’effectue de lui-même sans l’avoir vraiment commandé. En Inde, pour s’y sentir bien, il faut être capable d’effectuer ce vide intérieur et s’ouvrir au monde tel qu’il est, avec le moins de jugement et de rationnel possible étant donné que rien ne nous parait logique ici pour nous, Occidentaux… Essayer d’y mettre un sens avec notre échelle de valeurs à nous est une pure perte de temps et d’énergie. Il faut abandonner pour quelques temps nos propres règles de société (difficile dans on est conditionné depuis tout petit !) et abolir tout jugement. Par la même occasion, de manière presque magique, on arrête aussi de se juger soi-même et alors l’amour et la paix peuvent prendre leur place dans tout notre être. Voici donc la raison de mon voyage en Inde : me retrouver moi-même et remettre les choses à leur place ! J’avais oublié comme c’était agréable ce lâcher-prise… Le challenge est maintenant de le faire perdurer dans le temps ! Pas facile…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après notre petite sieste quotidienne, nous repartons dans les rues, notre endroit préféré pour surprendre l’imprévu. Arrivées au ghat principal, je reste hypnotisée par la file de mendiants assis en file sur les marches menant au Gange. Chacun, avec leur petite assiette posée devant eux, attendent la charité des passants et le passage d’un peu de riz donné comme prasad (offrande) après la cérémonie. Certains sont vraiment amochés avec  des doigts en moins, des bandages infectés enroulés sur leur jambe, un œil crevé… Ces pauvres gens me fendent le cœur, j’ai du mal à les regarder tellement je trouve leur état alarmant. Malgré les croyances, on croise assez peu souvent de tels miséreux en Inde. Ici, ils viennent tous se regrouper à cet endroit qui se veut sacré où les bonnes âmes sont plus favorables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous continuons notre route et tombons sur une cérémonie très intimiste effectuée pour le Gange. Cinq pujaristes effectuent des jeux de lumière avec des chandeliers en feu. Le contraste eau/feu me fascine et nous assistons avec dévotion à ce jeu de lumière. Superbe ! Un petit tour ensuite au ghat des crémations pour un au-revoir vu que nous partons demain, puis revenons à l’hôtel nous reposer. Après un repas épique à s’accrocher à nos assiettes tellement le vent est violent sur le toit de l’hôtel, nous partons nous coucher sous notre moustiquaire pour la dernière nuit à Varanasi. Dommage, nous commencions à avoir des amis ici !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-3326177392849717015?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/3326177392849717015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/marche-sur-les-ghats.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3326177392849717015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3326177392849717015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/marche-sur-les-ghats.html' title='Marche sur les ghats'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-1834968785658624837</id><published>2011-04-20T02:45:00.001-07:00</published><updated>2011-04-20T02:46:46.163-07:00</updated><title type='text'>Promenade matinale sur le Gange</title><content type='html'>Le 23 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Levées à 5h30 du matin, nous partons sur le ghat le plus proche afin de trouver une barque pour faire un tour sur le Gange. Rapidement, un batelier nous saute dessus et nous partons pour une longue balade de 2 heures sur le fleuve en plein réveil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que le soleil se lève doucement, nous apercevons pèlerins et sadhus en train de se laver dans le Gange tout en pratiquant des ablutions (rituels sacrés avec l’eau du fleuve). Le soleil levant reflète une couleur orangée sur la rive mettant en valeur toute la féérie du lieu. Si tôt le matin, une légère brise nous rafraichit délicieusement et nous voguons tranquillement, admirant les ghats en plein réveil. Les uns lavent leurs vêtements dans l’eau, les autres se baignent, d’autres encore rient et s’amusent ensemble ou bien récitent religieusement des prières. Des hurlements résonnent soudain sur la rive… Un homme se fait battre rudement par un groupe de gens qui le frappent avec un bâton. Il ressort de la bataille en marchant mais tâché de sang. On ne sait pas ce qu’il s’est passé… Ils sont très durs entre eux les Indien, la justice s’effectuant parfois dans la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous atteignons un autre ghat de crémation et assistons à l’immersion du corps dans le Gange avant d’être immolé par le feu. Quelle ville étrange ! Ca restera, je crois, la cité la plus folle que j’ai visitée pour le moment ! Aurélie s’essaye en tant que rameuse et notre batelier, amusé, lui laisse la barre de notre bicoque. Mais à part tourner en rond sur nous-mêmes, nous n’irons pas très loin avec le capitaine Aurélie ! Ca aura bien fait rire toute l’assemblée en tous cas… Nous rentrons tranquillement du côté de notre hôtel, les Indiens m’arrêtant au passage pour me féliciter de ma prestation de danse d’hier ! Ca a vite fait le tour, c’est vraiment drôle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous flânons ensuite dans la ville, trainons dans les magasins, suivons des sadhus pour voir où ils vont… C’est tellement bon de ne pas avoir de plan, pas de contrainte de temps, pas de responsabilité autre que se trouver à manger dans la journée… Un bon break dans la vie quotidienne ! Nos pas nous amènent comme par hasard devant un temple érotique où des sculptures du kamasutra sont gravées sur les poutres. Nous rions comme des collégiennes devant ces dessins ne correspondant par à la culture indienne d’aujourd’hui ! Allez, il est temps maintenant de notre sieste quotidienne…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ressortons vers 18h et retournons du côté des crémations pour nous imprégner de nouveau de l’atmosphère si particulière du lieu. Nous marchons sans but, déambulant dans les rues mal éclairées de cette cité étrange. Bizarrement, nous nous sentons en sécurité dans cette ville, on ne nous importune pas outre mesure, un simple « non » suffit à éloigner les rabatteurs… Je suis extrêmement surprise qu’on nous laisse autant tranquilles, vu tout ce que j’avais entendu sur Varanasi ! Nos pas nous amènent devant un petit temps dans lequel nous méditons quelques instants, mais les moustiques auront raison de notre patience. Nous fuyons leurs morsures assez rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenues à l’hôtel pour souper, le personnel commence à nous connaitre et se permet des plaisanteries avec nous. Surtout depuis que nous avons dansé la veille ! On dirait qu’on a brisé un mur entre eux et nous… Un brin charmeurs, mais en restant toujours courtois, nous rions tous ensemble durant un bon moment de la soirée. Fatiguées mais heureuses de notre journée, nous partons nous coucher, prêtes pour le pays des rêves !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-1834968785658624837?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/1834968785658624837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/promenade-matinale-sur-le-gange.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1834968785658624837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1834968785658624837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/promenade-matinale-sur-le-gange.html' title='Promenade matinale sur le Gange'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-4394729614292396793</id><published>2011-04-20T02:13:00.001-07:00</published><updated>2011-04-20T02:17:07.683-07:00</updated><title type='text'>Les crémations</title><content type='html'>Le 22 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réveillées par la musique indienne à fond les ballons, nous avons tout de même bien dormi. Nous rejoignons Françoise pour le petit-déjeuner, une jeune Belge qu’avait rencontrée Aurélie à Tiruvanamalai quelques mois plus tôt. Nous papotons toutes les trois comme si nous nous connaissions depuis toujours ; les échanges sont simples et beaux, sans mise en avant de l’une par rapport à l’autre, sans arrière pensée… Nous sommes vraies et sincères et la discussion n’en est que plus intéressante ! Elle habite à Chennai depuis un an pour prendre des cours de yoga et nous parle de sa relation avec un Indien qui vient juste de se terminer. Intéressant d’avoir un point de vue sur la vie ici en Inde par une Occidentale y habitant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous quittons ensuite Françoise pour s’enfoncer dans les ruelles de la ville, arrivant jusqu’aux endroits non touristiques où marchands de vêtements, chaussures, sucreries et autres s’entremêlent dans ces étroites rues. Une bonne balade de deux heures et un thali ingurgité plus tard, nous rentrons exténuées de notre promenade. Il faut dire que la foule pressante et les bruits de klaxon des motos nous martelant les oreilles ont de quoi nous épuiser ! Direction hôtel pour une bonne sieste !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous réveillons hébétées vers 18h du soir, un peu sonnées. Secouons-nous un peu et sortons avant qu’il ne fasse complètement noir ! Alors que la nuit commence à tomber, nous atteignons le ghat de crémation. Là, un nouvel univers s’offre à nous sous le ciel étoilé commençant à poindre. Du bois, des tonnes de branches et de troncs d’arbres s’entassent dans tous les coins, des dizaines de feux sont visibles sur la rive en amont du Gange, des vaches regardent le spectacle désabusées, un taureau essayant de copuler avec une vache, de la musique techno indienne sortant à plein volume des haut-parleurs… et des centaines d’Indiens portant du bois, alimentant le feu, admirant le spectacle ou discutant de la pluie et du beau temps. Un corps est amené sur un brancard, enveloppé dans un beau tissu orange. Le défunt est posé délicatement sur un amas de bois, puis après quelques sanctifications, ils allument le bucher. Les parents du mort regardent le spectacle, pleurant à chaudes larmes la perte de l’être aimé. Le feu enflamme le tissu et un ardent bucher s’élève vers le ciel, les tisons s’envolant vers les étoiles comme s’ils voulaient les atteindre. Un autre corps arrive, un autre bucher… Puis un autre… Aurélie et moi restons silencieuses devant ce spectacle si peu familier, presque dérangeant…  De petites bougies flottent sur le Gange afin d’ajouter la touche finale à cette atmosphère d’un autre temps, d’un autre âge… Tout d’un coup, l’électricité se coupe et nous plongeons dans le noir, éclairés seulement par les buchers brûlant les morts… Nous ne disons toujours aucun mot, de peur peut-être de paraître irrespectueuses envers ces âmes qui s’envolent vers le ciel ou bien tout simplement parce qu’aucune parole ne peut commenter correctement un tel spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après être restées 2 heures à prendre l’essence de ce lieu si fantasmagorique, nous descendons les marches près du ghat et effectuons nous aussi une petite prière en lançant des fleurs dans le Gange tout en allumant un bâtonnet d’encens qu’on laisse se consumer sur le les marches. Un très beau moment ! Nous marchons ensuite jusqu’au ghat principal où un concert est donné sur un bateau au milieu du Gange et retransmis sur la terre ferme grâce à des haut-parleurs. Assises, nous écoutons ces voix magiques et ensorcelantes. Le beau jeune homme d’hier est nouveau là à me regarder amoureusement. Il vient me parler en m’appelant sa « dream girl », mais je lui casse ses ardeurs en lui parlant de mon fiancé resté dans mon pays. Il s’en ira, un air triste et déçu à fendre le cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin du retour à l’hôtel, nous croisons des jeunes en train d’installer un système de son autour du petit temple de Shiva en face de notre hôtel. Nous regardons les jeunes commencer à danser, séparées entre l’envie de les rejoindre, la timidité et la peur de paraître incongrues, voire irrespectueuses. Seuls des hommes Indiens dansent, aucune femme n’est visible… Un petit garçon vient me voir pour m’inviter à les accompagner dans la danse. Après un premier refus gêné, je me laisse entrainer par l’insistance de ces jeunes garçons. Il faut dire que j’ai du mal à résister à un plancher de danse. Je deviens vite l’attraction principale des alentours : une femme blanche qui danse parmi les Indiens, ça ne doit pas se voir tous les jours. Une foule se presse rapidement autour de nous, la musique tonitruante entrainant petits et grands à se dandiner en pleine rue. Tous me sourient avec bienveillance et amusement visiblement ravis que je me prête au jeu avec eux. Quant à moi, je suis aux anges ! Plusieurs jeunes hommes plus âgés se sont donnés comme mission de nous protéger Aurélie et moi et repoussent les jeunes énergiques qui pourraient nous bousculer tant ils sont pris par leur danse. Nous nous sentons choyées et en sécurité parmi tous ces hommes (toujours aucune femme en vue) qui font vraiment attention à nous avec respect. Des fleurs et de la poudre verte nous sont lancés dessus en riant, j’ai l’impression que le temps s’est arrêté dans ce moment simple de bonheur parfait. Les Indiens remuent du bassin et de la tête en rythme, effectuant une chorégraphie incroyable. Aurélie finit par me rejoindre dans la danse et nous nous laissons aller dans cet instant intemporel absolument improbable… Quelle incroyable sensation d’être au bon endroit au bon moment ! Nous dansons jusqu’à épuisement, le cœur débordant d’allégresse, sachant qu’il en est de même pour tous ! Il est presque 22h, il est temps d’aller manger puis de dormir. Merci pour cet incroyable moment de pure joie !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-4394729614292396793?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/4394729614292396793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/les-cremations.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4394729614292396793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4394729614292396793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/les-cremations.html' title='Les crémations'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-3477803431345391749</id><published>2011-04-19T05:32:00.001-07:00</published><updated>2011-04-19T05:32:32.455-07:00</updated><title type='text'>Varanasi</title><content type='html'>Le 21 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit ne fut pas trop mauvaise vu notre confort. Allongées sur des banquettes de fortune, bercées par le tangage du train, nous sombrons dans le sommeil rapidement, interrompu ce matin par les vociférations des vendeurs de café ou de chaï. En Inde, il faut apprendre à dormir n’importe où et prendre le plus de force possible lors des repos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre ami d’hier finit de nous réveiller en passant de belles musiques indiennes sur son ordinateur portable ce qui nous ravit au plus haut point. Vers 8h, nous accostons en gare de Varanasi. On se prépare mentalement à affronter une foule de rabatteurs qui risquent de nous sauter dessus à peine descendues sur le quai, mais bizarrement il n’en est rien. Un vieil homme d’un rickshaw nous demande le nom de notre hôtel et propose de nous en faire visiter plusieurs. Ok, c’est parti !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un quart d’heure de course, nous nous arrêtons en pleine rue, il faut continuer à pieds dans les dédales de rues où aucun engin à moteur ne peut passer tellement c’est étroit. Aurélie, chargée comme un baudet, a du mal à me suivre dans ce labyrinthe moyenâgeux. Il faut parfois enjamber des ordures, pousser une vache ou une chèvre, éviter les bouses… C’est plutôt sportif ! Après 15 minutes de marche, nous arrivons au premier hôtel qui ne nous convient pas du tout. Nous y laissons tout de même nos sacs pour effectuer nos recherches d’hôtels plus légères. Nous suivons toujours notre bonhomme, nous demandant à chaque coin de rue comment nous allons pouvoir nous repérer dans ce dédale de rues étroites et sinueuses… Le troisième hôtel est le bon, nous le prenons ! Nous refaisons tout à l’envers, notre guide en tête, pour aller chercher nos sacs. L’un d’eux aura pitié d’Aurélie et lui portera même son gros sac à dos qui doit peser dans les 18 kg… Et dire que le mien n’en fait que 8 ! Et j’en suis ravie dans des moments comme celui-ci. Même si je commence à être à court de vêtements vu qu’on me les tache avec de la teinture ! Ca allège le sac, mais réduit le change…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous promenons ensuite un peu sur les ghats (grands escaliers sacrés menant au Gange), mais il commence à faire très chaud malgré l’heure encore matinale. Nous fuyons alors le soleil dans un mignon restaurant en haut d’une maison avec une vue imprenable sur le Gange. Un café, jus d’orange frais et pancake aux bananes plus tard ; nous nous sentons mieux. L’après-midi se prêtera à la sieste, on commence doucement les vacances ! Allongée sur le lit, tandis qu’Aurélie dort doucement, je m’immerge enfin dans mon environnement. Je suis en Inde et je crois que c’est seulement aujourd’hui que je m’en rends vraiment compte. Peut-être aussi parce que les environnements protégés des ashrams ne nous montrent pas la véritable Inde : sale, bruyante, fascinante et merveilleuse… Dans cette ville si typique de ce pays si étrange, j’ai l’impression de m’y plonger totalement jusqu’au cou aujourd’hui et j’en suis ravie. J’écoute de la chambre les bruits des enfants jouant dehors, les chants hindous retentissent au loin, l’odeur d’encens chatouille mes narines et la chaleur moite me colle à la peau… Inde, ma belle Inde, me revoici !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 16h, nous partons nous promener un peu dans la ville, nous perdre dans ses petites rues sombres. Mon estomac gargouille sans arrêt, je rêve d’une massala dosa, genre de crêpe aux légumes, un de mes plats favoris du Sud de l’Inde. Après s’être renseignées, on nous envoie dans une petite échoppe où ils les préparent à la chaine. Nous les mangeons avec avidité et un bonheur sans nom, assises par terre sur des marches d’escalier, accompagnées par une foule de mouches intéressées par nos plats. Repues, nous continuons notre route à travers les marchés, les petits magasins et les bouses de vache. Quel spectacle toujours changeant ! Arrivées au ghat principal, une foule de gens son déjà assis pour assister à la procession du soir. Nous nous asseyons sur les marches et admirons le Gange… Ce fleuve mythique est adulé par les Hindous comme un Dieu vivant depuis la nuit des temps. Ils viennent de loin pour se purifier dans le fleuve. Sauf que lorsqu’on voit la pollution que le Gange draine, se baigner dedans ne m’a pas l’air d’une purification du tout. De l’esprit peut-être, mais certainement pas du corps… Ceci dit, c’est beau de les voir se baigner avec dévotion avec leur tunique ou leur grand slip anti-glamour ! L’atmosphère qui se dégage de cette ville est très particulière, j’ai du mal à mettre mes sensations en mots… Le divin et le sacré sont omniprésents et on le ressent chez chacun dans leurs gestes ou prières. Cette ville bondée, des bâtiments collés les uns aux autres de façon totalement anarchique, se presse au-dessus  du Gange comme si elle voulait tomber dedans. Ces couleurs orangées, telles de grandes toges de sadhus, enveloppent la ville de leur toile… Les femmes en saris multicolores et étincelants se promènent nonchalamment entre les vaches sacrées et les ordures… Cette cité semble tout droit sortie d’une bande-dessinée loufoque et anachronique et c’est tellement fascinant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous faisons la connaissance d’un vieil Indien qui nous explique qu’il est venu à Varanasi pour la crémation du père d’un ami. Ici, lorsque quelqu’un meurt, il n’est pas de plus grand privilège en Inde que d’aller se faire incinérer ici et de jeter ses cendres dans le Gange sacré. En gros, si j’ai bien compris, c’est une connexion directe avec le Paradis (interprétation personnelle…). Par contre, les enfants ; les femmes enceintes, les sadhus, les personnes mordues par un cobra (??) et les animaux ne sont pas autorisées à être brûlées. Eux, on jette directement leur corps dans le Gange tel quel ! Charmant… Ce vieux monsieur nous prend sous son aile, ne comprenant pas que 2 filles voyagent seules, sans homme avec elles ! Il nous met en garde contre tous les dangers potentiels qui peuvent nous arriver et nous dépeint un tableau apocalyptique de Varanasi et de la population indienne qui, en gros, va nous voler à tous les coins de rue. Ils ont une confiance absolue dans leur prochain, ça fait peur ! Mais il est très gentil ce monsieur et nous paie même des petites bougies insérées dans des fleurs de lotus que nous devons donner au Gange pour qu’il exauce nos vœux. Nous le remercions chaleureusement et faisons flotter notre fleur parmi les centaines d’autres offertes au fleuve par des fidèles. La nuit commençant à tomber, les lumières des petites bougies flottant sur le Gange donne un aspect féérique à l’atmosphère. C’est magnifique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un charmant jeune homme indien plutôt attrayant s’assoit non loin de moi, me sourit, me regarde sans cesse et finit par m’offrir une fleur avec son sourire le plus charmeur. Le vieil homme nous fait vite comprendre que c’est un charlatan qui essaie d’attirer les touristes dans ses filets pour les détrousser après. Sans savoir ce qui est rai ou faux, ils finissent par nous stresser ces Indiens avec leur peur sur tout le monde ! Moi, au premier abord, je trouvais juste ça mignon, je ne l’aurais en aucun cas suivi n’importe où… Mais accepter poliment une fleur d’un jeune homme n’est pas un crime de lèse-majesté selon moi. Le vieil homme veut que je jette la fleur, je me contente de la redonner au jeune homme en souriant, ne sachant plu quoi faire avec ces deux là… Quel stress pour une simple fleur ! Toute cette histoire m’empêche d’assister pleinement à la cérémonie qui se déroule devant nous… Des pujaristes enveloppés d’une toge orangée-dorée effectuent une puja, puis avec des mouvements lents et précis, ils élèvent des chandeliers vers le ciel en un rituel majestueux et emprunt de spiritualité. Le jeune homme finit par s’en aller vu le peu de répondant de ma part et le vieil homme, satisfait, nous explique qu’il était sur le point d’appeler la police. Pour une fleur ? Il n’exagère pas un peu quand même… Il nous bénit toutes les deux puis s’en va en souriant. Une très belle rencontre ce vieil homme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons la soirée sur le toit de l’hôtel, devant un bon souper, aux sons des tablas joués par un petit groupe sous une pleine lune extraordinaire…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-3477803431345391749?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/3477803431345391749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/varanasi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3477803431345391749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3477803431345391749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/varanasi.html' title='Varanasi'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-2886325107120510818</id><published>2011-04-18T03:50:00.001-07:00</published><updated>2011-04-18T03:51:00.832-07:00</updated><title type='text'>Holi festival</title><content type='html'>Le 20 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part un pénible moustique qui a volé au-dessus de nos têtes une partie de la nuit, nous avons extrêmement bien dormi dans un calme olympien. Je me félicite d’être rentrée dormir ici, les nuits indiennes où nous dormons bien sont en général assez rares. Il faut les savourer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je descends prendre le petit-déjeuner seule, Aurélie fait la grasse matinée. Je la comprends, elle n’a pas beaucoup dormi ce dernier mois avec le tour d’Amma. J’ingurgite mon chapati avec mes légumes à défaut de mon pain-confiture quotidien accompagné d’un chaï à la place de mon café, ce qui au final me convient parfaitement. Quand je reviens dans la chambre, elle est réveillée. J’en profite pour prendre une bonne douche, la première depuis mon départ de Marseille, autant dire qu’elle est appréciée ! Nous prenons notre temps, partons méditer, nous allongeons dans le jardin en écoutant les oiseaux, ça fait du bien de ne rien faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La méditation dans le temps devant les portraits de Sri Aurobindo et de la Mère m’apaise profondément. Ca me remémore la plénitude que j’avais ressentie à Pondichéry en méditant près de leur tombe il y 2 ans de cela. Ces deux maitres me font définitivement de l’effet. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier afin de profiter de la fête nationale qui a lieu en Inde aujourd’hui : Holi. Ca consiste à s’asperger les uns les autres de poudre colorée. Nous n’échapperons pas à cette coutume exécutée avec respect sur Aurélie et moi. Ils nous peinturent le visage doucement alors qu’ils se le jettent habituellement à la figure. Le respect qui nous entoure est touchant et très appréciable. Nous nous amusons quelques temps avec eux puis reprenons notre chemin tranquillement, notre visage ressemblant à un sapin de Noël illuminé et hautement coloré. Aurélie souhaite retourner au temple d’Amma afin de lui faire un dernier adieu, je l’accompagne bien volontiers. Il est difficile de trouver un rickshaw en cette journée de fête, mais nous finissons par en dégoter un auquel nous lui proposons de nous attendre là-bas pour nous ramener après à l’ashram. Arrivée au temple, je retrouve des photos d’Amma partout ainsi que son sourire bienveillant. J’aime la sensation qu’elle me procure, une sorte d’apaisement, de tranquillité… Une puja (offrande aux divinités) est en train de se dérouler devant deux Indiennes. Je m’assois afin d’y participer. Un swami s’occupe de la cérémonie, lance des fleurs, allume des bougies, entretient un feu et nous lance de l’eau bénite de temps à autre. J’aime le regarder faire toute sa procession, je trouve ça beau à regarder. On rentre dabs une sorte de transe, de paix… Je fixe les flammes dans vraiment les voir, en ayant toutefois l’impression de m’imprégner de leur chaleur. Quel beau moment, tout entier dans le moment présent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 20 minutes, nous repartons pour l’ashram déjeuner, notre ventre commence à gargouiller. Nous mangeons comme 4 alors que nous ne sommes que 2, la nourriture étant tellement bonne… Je prends un plaisir fou à retrouver les saveurs culinaires indiennes, c’est tellement bon ! Repues, nous repartons ensuite  nous promener et tombons rapidement sur des jeunes voulant nous asperger de poudre colorée. Je me laisse faire mais au lieu de me lancer de la poudre, ils me jettent un liquide rose sur le bras qui me tache immédiatement le tee-shirt et s’imprègne sur ma peau. Je m’aperçois trop tard qu’il s’agit de teinture ! Ils veulent continuer à m’asperger mais je ne trouve plus ça drôle du tout et me débats pour me dégager. Le groupe de jeunes se rapprochent de moi en me lançant de la poudre et une sourde panique s’empare alors de moi. Je me sens agressée dans mon espace vital et à moitié aveugle à cause de toute cette poudre, je commence à me débattre et à crier en tout sens. Ils me laissent tranquille aussitôt, nous partons aussi sec. Heureusement Aurélie n’a rien, mais moi je suis colorée de la tête aux pieds. Sur le visage et les cheveux, il ne s’agit que de poudre qui partira au premier lavage. Par contre, la teinture rose a atteint mon tee-shirt, mon écharpe, mon pantalon et mon sac à dos et j’ai bien peur que ça ne parte pas. Je suis fâchée et déçue que ça ait tourné au vinaigre alors que ça aurait pu juste être drôle et inoffensif. Ce matin, c’était des hommes âgés qui nous avaient coloriées, ils l’avaient fait avec respect. Cette fois, ces jeunes n’en ont pas eu et je trouve ça dommage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous revenons à la chambre où je cours sous la douche. Je m’aperçois aussitôt que mes craintes sont justifiées, je n’arrive même pas à laver la peinture qui a colorié ma peau ! Mon écharpe et tee-shirt sont foutus, même mes sous-vêtements ont écopé… Seul mon pantalon est à peu près récupérable. Super ! Happy Holi à vous aussi, saccageur de vêtements ! Une fois changée, je me sens tout de suite mieux, l’incident étant déjà loin si ce n’est ce colorie rose qui tache toujours la peau de mon bras, me rappelant sans ce fâcheux épisode. Mais comme le dit si bien Aurélie, mieux vaut le bras que les cheveux ! J’aurais été teinte d’une couleur originale pendant plusieurs mois ! Rien que d’y penser, j’ai des sueurs dans le dos. Finalement, j’ai eu de la chance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons l’après-midi étendues dans le jardin de l’ashram à se reposer. Vers 16h, nous emballons nos affaires et parton pour la gare de Delhi où nous attend un train pour Varanasi (Benares) ce soir. On nous conseille de prendre le taxi plutôt qu’un rickshaw afin d’éviter d’être aspergées de couleur. En effet, j’ai eu ma dose pour aujourd’hui ! Arrivées à la gare, nous nous asseyons par terre, à même le sol, comme le font tous les Indiens en attente de leur train. Notre voie est annoncée, nous montons dans le train et prenons nos places… juste à côté des toilettes ! Une odeur nauséabonde  se promène nonchalamment sous notre nez ; ça va être facile de dormir ici ! Toutefois, après quelques temps, on finit par s’habituer, c’est comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aurélie se fait harceler de questions par un Indien et se prête gentiment au jeu. Quant à moi, je préfère rester loin de ce genre de discussion qui, je le sais, n’en finisse jamais. Les Indiens sont intarissables sur leurs sujets de discussion. Tout y passe avec Aurélie, de la géographie de l’Europe, au nombre d’habitants de chaque ville de France, à la politique, au sport et au langage ! J’admire Aurélie qui passe plusieurs heures à lui expliquer comme ça fonctionne, en faisant même des croquis… Je n’ai certainement pas sa patience ! Elle finit toutefois par fatiguer et je viens à sa rescousse en proposant de mettre les couchettes en place pour dormir. En effet, tout le monde se couche et ça met fin à la conversation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-2886325107120510818?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/2886325107120510818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/holi-festival.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2886325107120510818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2886325107120510818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/holi-festival.html' title='Holi festival'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-7916589804485384832</id><published>2011-04-14T08:54:00.000-07:00</published><updated>2011-04-14T08:58:26.062-07:00</updated><title type='text'>Inde, me revoici !</title><content type='html'>Le 18 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 3 jours exquis passés du côté de  Marseille, me voici de nouveau dans la salle d’embarquement de l’aéroport à destination de New Delhi cette fois. Un autre type d’expérience m’attend !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le temps pluvieux et glacial, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à me reposer durant cet intermède français. Le plaisir de goûter la nourriture provençale, le bon vin aux senteurs de fût de chêne…  J’ai retrouvé en ces quelques jours tout le plaisir d’être Française ! L’odeur particulière que dégage la végétation trempée par des pluies diluviennes, les balades dans les petits villages campagnards aux maisons centenaires, me perdre sur les routes sinueuses et déboucher sur une petite rivière entourée de champs dans un décor d’impressionniste, le son des grillons le matin à l’aube. J’ai pu faire ma touriste sur Aix en Provence, charmante petite ville que je ne connaissais pas, mais j’ai préféré rester la plupart du temps à me reposer, reprenant des forces afin d’affronter sereinement mon arrivée en Inde. Le plaisir de passer des heures à lire, tout en écoutant de la musique jazz, dans une vieille maison campagnarde à la charpente geignarde, m’a fait le plus grand bien. Je retrouvais mon ami le soir et il m’emmenait au restaurant ou danser dans la région lorsqu’il rentrait du travail. Une vie simple et riche en même temps, tout ce qu’il me fallait ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon avion en partance pour Munich décolle à heure dite et j’atterris 2 heures plus tard en Allemagne dans un froid hivernal de 5°C environ. J’ai à peine le temps de m’adapter à cette température frisquette qu’il est déjà temps de repartir, pour Delhi cette fois. Après un vol sans encombre, je mets de nouveau les pieds sur ce territoire si étrange et fascinant à la fois qu’est l’Inde. A peine descendue de l’avion, je retrouve cette odeur si particulière propre à ce pays : un mélange indescriptible de pneu brûlé, de chaleur écrasante, d’épices odorantes et de fleurs fanées, tout ça mixé ensemble ! L’odeur n’est pas vraiment désagréable, mais très caractéristique de l’Inde ! J’avoue ne pas me sentir particulièrement excitée de revenir en Inde, je ne suis ni contente, ni triste, plutôt neutre en fait. Je ne comprends pas vraiment pourquoi… Comme si je n’avais rien à faire là, que ma présence était incongrue… Hier déjà, je n’arrivais pas à m’imaginer en Inde, mais maintenant que j’y suis réellement, cette étrange sensation ne me quitte pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon bagage rapidement récupéré, je sors tout de même en hâte de l’aéroport, impatiente de retrouver mon amie, censée me récupérer à mon arrivée. Elle est ici depuis plusieurs mois en voyage et je suis tellement heureuse de la revoir de nouveau ! Nous nous sommes rencontrées à Montréal il y a 3 ans et sommes vite devenues inséparables ou presque. Un petit soleil dans ma vie cette Aurélie ! Mais malheureusement, mon désappointement est grand de ne pas la voir à la sortie de l’aéroport… Je cherche partout mais je ne la vois nulle part. Je fais les cents pas dans le hall, regarde à toutes les sorties… sans succès… Par contre, les Indiens m’ont repérée et me regarde curieux de mon manège, ce qui me met mal à l’aise. Je n’aime pas cette ville, Delhi m’a toujours rendue nerveuse ! Au bout d’une heure d’attente, je décide de passer au plan B. Je lui avais dit que si jamais on ne se retrouvait pas à l’aéroport, on se rejoignait à l’ashram de Sri Aurobindo dans lequel nous sommes censés passer la nuit. Je monte alors dans un taxi qui m’amène en une demi-heure au dit ashram. Mon moral n’était déjà pas très brillant à mon arrivée, mais il est carrément descendu en flèche depuis… Lorsque le chauffeur me demande le double du prix pour la course, je n’essaie même pas  d’argumenter, fatiguée par ma nuit difficile dans l’avion et par ma déception due à l’absence de mon amie. A la réception de l’ashram, aucun de nos 2 noms n’est enregistré, Aurélie n’a donc pas réservé de chambre pour nous ici. Bon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je décide de l’attendre ici vu que c’était le point de rendez-vous que nous nous étions fixés… Heureusement, la matinée ne fait que débuter, j’ai toute la journée pour la retrouver ! Je pose mon sac dans un coin et visite un peu l’ashram, un magnifique endroit paisible, préservé des bruits de cette ville infernale. On entend même les oiseaux chanter ! Le jardin est superbe avec ces fleurs colorées et la salle de méditation impressionnante de majesté ! J’en profite pour recharger les batteries en méditant un peu ce qui me fait le plus grand bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de 2 heures que je l’attends et toujours personne, je décide d’aller à la recherche d’Internet afin de voir si elle m’a laissé un message. J’en trouve un dans un petit marché du coin, mais comble de malchance, l’électricité est coupée pour une durée indéterminée. Je n’ai vraiment pas de chance moi aujourd’hui ! C’est un coup à ce que je reprenne l’avion dans l’autre sens ça ! Je pars à la recherche d’un autre Internet café plus loin en espérant que la ville entière n’est pas tombée dans le noir, mais mes recherches s’avèrent définitivement infructueuses. On m’annonce que ça ne marchera pas aujourd’hui, ni demain vu que c’est le week-end… Heureusement qu’on est à Delhi, ça serait quoi en campagne ! J’en profite pour m’acheter quelques bananes pour apaiser mon estomac gargouilleux et je m’offre un chaï aux senteurs de cannelle qui me rappelle tant de souvenirs. Je dois avouer que tous les Indiens que je rencontre sont adorables, de la maman qui a du s’apercevoir de mon air perdu et m’a invitée chez elle, ce que j’ai décliné avec gentillesse, au jeune étudiant qui m’époussette une chaise en plein sur le trottoir pour que je puisse boire mon thé en me reposant… Pas de harcèlement, ni de mendicité, tout le monde est tout sourire avec moi, ça me remet du baume au cœur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que j’abandonnais mes recherches pour aller m’étendre dans le jardin de l’ashram, je vois une petite tête se pencher derrière un mur, c’est mon Aurélie !! Youpi !!! Nous nous sautons dans les bras, heureuses de se retrouver au final ! Elle m’explique qu’elle pensait que je mettrais longtemps à sortir de l’aéroport et a pris son temps pour venir me chercher. Lorsqu’elle est arrivée, j’étais déjà partie ! Elle m’a attendue à son tour tout ce temps à l’aéroport… Sacrée Aurélie ! L’important ; c’est que l’on soit de nouveau réunies… Nous réservons un dortoir pour cette nuit, mangeons en se racontant nos vies en accéléré, tout en sachant que nous aurons 3 semaines pour les détails. Quel bonheur de retrouver mon amie en vadrouille depuis 6 mois ! Son allure n’a pas trop changé à part ses pieds et mains noircies par la saleté du pays, ce qui ne manquera pas de m’arriver également bientôt. Elle parle avec volubilité et excitation d’Amma, de l’ashram, de dévotion, de pujas… Autant de concepts que j’ai connus et embrassés il y a 2 ans de cela, mais qui me paraissent étranges à présent, étant moi-même sortie de ce contexte spirituel. Je peux mieux comprendre mes proches à qui j’essayais d’expliquer mes théories diverses et qui me regardaient avec des yeux ronds me pensant aliénée par une quelconque secte. Pourtant, elle a le même discours que celui que j’avais et j’ai du mal à la suivre à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons pour l’école d’Amma afin d’aller récupérer les affaires d’Aurélie et assister au bhajans (chants sacrés) ce soir donnés par Amma normalement. Revoir Amma me fait énormément plaisir, je sais que ce sera la seule et unique fois du voyage. Une course de rickshaw plus tard et nous voici dans une école où les dévots d’Amma ont élu domicile après leur tour du Nord. Je retrouve ces gens habillés en blanc, parlant d’Amma toutes les 2 phrases, je reconnais même certaines têtes rencontrées il y a 2 ans à son ashram. Etrange de revenir dans ce monde… Aurélie me prête un châle pour que je couvre ma poitrine et mes fesses trop visibles sous mon pantalon large et mon tee-shirt XXL… Les normes d’habillement sont encore plus strictes que dans le reste de l’Inde alors qu’il n’y a pratiquement que des Occidentaux ici, il ne faut pas exagérer. Je suis spectatrice de tout ce qui se passe en me sentant plutôt détachée, la fatigue n’aidant sûrement pas. Aurélie me montre sa chambre… ou plutôt une pièce qui doit faire office de salle de classe normalement. Des tapis de sol sont juxtaposés les uns juste à côté des autres, permettant aux femmes d’avoir juste assez de place pour s’allonger et dormir. Elles dorment à même le sol dans leur sac de couchage avec une proximité de leur voisine assez troublante. Elles sont une quinzaine entassées ainsi ! Pour ma part, ej n’ai jamais fait ce genre d’expérience et ne suis pas vraiment pressée. Une asiatique est couchée au fond de la pièce, enveloppée de son sac de couchage, elle a l’air souffrante. Cet endroit me donne la vague impression de me trouver dans la cours des miracles… Les gens tombent malades comme des mouches à cause de la fatigue engendrée par un manque évident de sommeil ou de déshydratation due à un manque de vigilance ou d’intoxication alimentaire… C’est au choix !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais connaissance avec les amis d’Aurélie, tous très gentils et bienveillants à mon égard. Principalement Français, ils sont de tout âge et de tout niveau social. C’est ce que j’aime dans ce genre d’endroit, les gens que l’on rencontre ne sont absolument pas identifiés à une catégorie sociale particulière. Tous habillés en blanc dans de amples toges, l’aspect physique n’est plus un critère, ni la manière dont on s’habille. Les gens se créent des affinités entre eux seulement s’il y a véritablement compatibilité de caractère ou de ressenti. Aucun autre critère factice ne rentre en jeu. Et c’est vrai que les personnes faisant la démarche d’aller dans les ashrams sont souvent ouverts sur eux-mêmes et bienveillants envers autrui. C’est le but de leur démarche. Je ne peux toutefois m’empêcher de penser qu’ils s’octroient beaucoup de souffrances dans le but de devenir meilleurs… Je ne suis pas persuadée que ce type de démarche, fort louable cependant, doit automatiquement s’effectuer dans la douleur et le manque. Ca aide peut-être à revenir à l’essentiel, amis le plus important selon moi est d’apprendre à s’écouter soi-même et faire attention à ne pas dépasser ses propres limites physiques ou émotionnelles. Je me surprends à me trouver moi-même bien critique et en réaction par rapport à tout ça, alors que j’y ai plongé à pieds joints il y a 2 ans ! Etrange…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons du temps à discuter ensemble, se reposer sur un petit carré d’herbe, boire du chaï, l’après-midi passe rapidement. Vers 18h30, l’heure des bhajans a sonné et nous descendons dans la cours. Malheureusement, Amma n’y assistera pas. Un peu déçue, je me laisse toutefois happer par ces chants indiens spirituels qui me transportent dans un autre monde… Ou plutôt, m’ouvrent au monde. Je me sens tout de suite en adéquation avec tout et pour ce seul instant hors du temps, je ne regrette déjà pas mon voyage en Inde. Etrangement, je ne sais pas pourquoi je suis venue en Inde cette fois-ci. La première, c’était dans un but uniquement touristique. La deuxième, une recherche sur moi-même et une entrée dans le monde spirituel. Cette fois-ci, je n’en ai aucune idée et ça me perturbe un peu. Peut-être dois-je juste laisser ce qui doit arriver sans me poser de questions. Si je suis là, c’est que j’ai senti que je devais faire ce voyage. A moi de rester ouverte sur ce qui arrivera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bhajans finis, on nous annonce que Amma va servir le repas sur le toit de l’école. Tout le monde s’y précipite en courant pour avoir la meilleure place auprès d’elle. Je regarde cette folie avec amusement, ne me sentant pas vraiment concernée par cet empressement. Tout le monde est installé par terre sur le toit, attendant impatiemment la reine. Je retrouve Soazig, une Française que j’ai connue à Montréal et avec laquelle j’avais sympathisée. Nous nous racontons nos vies et je suis surprise d’apprendre qu’elle a pris toute une année sabbatique pour suivre Amma. Elle est à fond ! Comme tout le monde ici d’ailleurs. Encore plus qu’à l’ashram vu que je suis entourée de gens qui ont fait le tour du Nord avec Amma, la suivant dans des bus durant un mois, allant de villes en villes pour aider Amma dans ses soins humanitaires à la population indienne. De très belles actions désintéressées. Je me dis juste que faire payer 1000 dollars aux Occidentaux pour les autoriser à venir s’entasser dans des bus, dormir par terre, être malade et travailler pour Amma est un peu exagéré… Ok, ils sont nourris et blanchis, mais dans quelles conditions !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je préviens Aurélie que l’ashram où nous avons prévu de dormir ferme ses portes vers 22h30 donc il ne faut pas tarder à partir. Amma n’est toujours pas arrivée, j’ai faim et mon humeur commence à être atteinte par le fanatisme de mes compagnons. Quand Aurélie me propose de rester dormir ici comme ça nous aurons le privilège d’assister au repas donné par Amma, je pousse un NON un peu trop véhément à mon gout, mais qui a le mérite de sortir du cœur. Je suis fatiguée par mon vol de France, le manque de sommeil, le décalage horaire et les marches incessantes de ce matin dans tous les sens pour trouver Internet ; je veux dormir sur un vrai matelas dans un endroit calme avec un minimum de confort. Dormir par terre à 2 centimètres d’une voisine malade, non merci ! Aurélie comprend mon état d’esprit et n’insiste pas. Elle dit au-revoir à ses amis et alors que nous allions partir, Amma finit enfin par arriver, comme si elle voulait nous dire au-revoir elle aussi. Je suis heureuse de la voir et essaie de m’imprégner de son essence au maximum lorsqu’un de ces dévots vient nous voir Aurélie et moi pour nous dire que je ne fais pas partie du groupe qui a effectué le tour du Nord avec Amma et que je n’ai rien à faire ici. Nous lui expliquons que je ne reste pas, je souhaitais juste voir Amma 10 minutes et que je ne mange ni ne dors ici. Malgré tout, il nous regarde d’un sale œil. Parfait, nous déguerpissons d’ici au plus vite ! Il m’a coupé mes retrouvailles avec Amma… Tant pis ! Aurélie est déçue qu’on lui ait fait des remontrances, c’est en effet à elle qu’il s’est adressé… Ah ces dévots !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aurélie va chercher ses 4 sacs bourrés à craquer, tout l’inverse d’une baroudeuse aux bagages légers – ce qui me fera rire à de nombreuses occasions – puis nous hélons un rickshaw pour qu’il nous ramène à l’ashram. Je n’aime pas trop sortir dehors à cette heure, il est près de 21h30, mais bon, nous devrions être vite rentrées. Sauf que notre chauffeur a un mal fou à trouver l’adresse de notre ashram, ce qui commence à nous inquiéter vu qu’il ferme ces portes bientôt. Il réussit toutefois à nous amener à bon port à temps. Nous mangeons nos chapatis achetés en vitesse en route dehors puis rentrons nous coucher sans bruit dans le dortoir de filles à moitié vide. Nous devrions bien dormir cette nuit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-7916589804485384832?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/7916589804485384832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/inde-me-revoici.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7916589804485384832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7916589804485384832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/04/inde-me-revoici.html' title='Inde, me revoici !'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-3029218993536553590</id><published>2011-03-16T04:10:00.001-07:00</published><updated>2011-03-16T04:17:19.304-07:00</updated><title type='text'>Départ… encore ?</title><content type='html'>14 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus de 2 mois après mon retour de France et de Miami en décembre dernier, me voici de nouveau dans cet étrange endroit appelé salle d’embarquement de l’aéroport de Montréal. Un endroit où le temps semble altéré ; le jour et la nuit n’ayant plus vraiment de valeur, tout se confondant en néons lumineux, escalators silencieux, voix monotones retentissant dans les microphones au dessus de nos têtes appelant le nom d’illustres inconnus visiblement en retard pour leur vol ou bien indiquant un embarquement imminent… Des gens de toute nationalité se croisent sans vraiment se remarquer… Ce que j’aimerais connaitre leur histoire, leur vie, leur coutume… Ils ont surement tant à m’apprendre ! J’essaie de deviner leur origine, cherche leur regard… Parfois un contact s’amorce, un bref sourire nait puis disparait, chacun repartant à ses préoccupations bien légitimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma destination première : Paris. Toutefois, je ne suis pas certaine à 100% de pouvoir prendre l’avion ce soir alors que je suis déjà dans la salle d’embarquement de l’aéroport. En effet, un ami m’a permis d’avoir des billets d’avion à prix défiant toute concurrence étant donné qu’il travaille chez Air Canada. Le seul hic, c’est que je suis sur la liste d’attente donc je n’embarque que s’il reste de la place dans l’avion, ce que je ne saurais qu’une heure avant d’embarquer. Ca fait drôle de me retrouver ici tout en pensant que je risque de rentrer bêtement chez moi dans une heure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense à ces dernières folles semaines que j’ai passées. J’avoue être bien contente de me retrouver en vacances pour un mois et demi, j’ai l’impression d’avoir dépensé toute mon énergie à tout gérer de front dans ma vie plus que turbulente des derniers temps. J’ai acheté un appartement sur Montréal que j’ai d’ailleurs fini de signer ce matin-même, j’ai changé de travail en me faisant embaucher chez mon client à temps plein à partir de mai, le travail n’a jamais été aussi prenant que depuis janvier, sans parler du fait qu’il fallait que je prépare mon départ d’un mois et demi en voyage…. Et tout ça sans entrer dans le détail de ma vie sentimentale qui jouait les montagnes russes avec mes émotions me poussant à bout de nerf… Pour finir, les nouvelles familiales sont loin d’être bonnes en ce moment, ce qui n’arrangeait rien quant à mon humeur changeante. Bref , il est temps que je prenne du temps pour moi, loin des soucis matériels et monétaires… J’avais tellement de choses à penser, à me souvenir, à gérer chaque jour que je n’arrivais plus à penser à moi, à faire le tri dans ce que je ressentais ou ce que je voulais. Etrange sensation plutôt désagréable ! Là, dans l’aéroport, je n’ai rien d’autre à faire que d’attendre, tout est bouclé, tout est fait… J’ai aussi couru depuis des semaines pour me permettre de partir tranquille, la tête vide, prête à tout accueillir de nouveau. Je retrouve cette sensation de liberté… Non pas une liberté dans le voyage, mais une liberté d’esprit ! Me reposer, ne plus avoir à penser à telle ou telle responsabilité. Quel bonheur de pouvoir faire un break dans ma vie de femme professionnelle et nouvellement propriétaire ! Du coup, je vais penser à moi durant ce voyage. Je retrouve mon amie Aurélie 3 semaines en Inde puis je reste 3 semaines dans le Sud de la France où mes parents me rejoindront pour passer du temps ensemble, juste tous les 3 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca y est, j’embarque dans l’avion, l’appareil n’étant pas plein ce soir. Youpi !! Le trajet passe plutôt vite pour une fois. Il faut dire que je suis tellement à bout de force ces derniers temps que je tombe endormie sans vraiment tarder, ce qui fait forcément passer le temps ! Arrivée à Pars, mes sentiments sont mitigés… Tout me parait gris et terne… Des bâtiments, au temps nuageux jusqu’aux gens que je trouve déjà râleurs et blafards. Malgré tout, je suis contente de revenir dans mon pays, c’est certain ! Je crois juste que Paris n’est vraiment pas une ville pour moi. C’est pour ça que je file directement sur Marseille en train ! J’espère que je m’y sentirai mieux… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une attente de 5 heures dans la gare de Roissy, le train finit par arriver et je me retrouve 3h30 plus tard à Marseille… Les trains sont une pure merveille en France, je m’extasie sur leur vitesse depuis que je suis au Québec et que les trains sont quasiment inexistants là-bas ! Je m’écrase contre la vitre, ne voulant pas perdre une miette du paysage défilant devant mes yeux, toujours changeant, toujours nouveau… Un délice ! Par contre, j’arrive à Marseille sous une pluie battante qui ternit un peu le paysage et me frigorifie des pieds à la tête. Mais je retrouve un ami qui m’accueille sous son toit avec tellement de chaleur que le soleil ne pourra faire autrement que se montrer bientôt ! Par contre, en attendant, je n’avais pas du tout prévu cette température et je ne suis pas du coup équipée en chaussure pour un déluge pareil. Il va falloir faire avec mes petites baskets en toile vite trempées ! Une bonne douche plus tard dans une belle et grande maison de campagne, je me sens une nouvelle femme ! On part manger sur Aix en Provence, suivi d’un verre dans un pub où des jeunes gens de la région s’entassent pour se retrouver en toute amitié. Un vrai plaisir de faire connaissance avec de nouvelles personnes ! Vers minuit, je tombe de fatigue et nous rentrons absolument éreintés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-3029218993536553590?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/3029218993536553590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/03/depart-encore.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3029218993536553590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3029218993536553590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2011/03/depart-encore.html' title='Départ… encore ?'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-4457906256555252664</id><published>2010-12-29T15:07:00.000-08:00</published><updated>2010-12-29T15:09:42.642-08:00</updated><title type='text'>Retour à Montréal</title><content type='html'>28 déc 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca y est, les fêtes en France sont déjà terminées… Quelle joie de retrouver sa famille, ses amis ! C’était un bonheur inouï de pouvoir les serrer dans mes bras, les écouter, apprendre de leur vie, de leurs inquiétudes et soucis quotidiens autant que leur richesse et bonheur de vie ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, la France en période de Noël, ce n’est pas de tout repos… D’abord, je suis arrivée juste avant une tempête de neige qui a d’ailleurs paralysé l’aéroport de Roissy durant 5 jours juste après mon arrivée… Il était moins une pour moi ! Et trouver 10 cm de neige à Rouen en Normandie alors que je venais de quitter le même climat à Montréal est plutôt désarçonnant ! Par contre, la France est définitivement moins bien équipée que le Canada pour pallier aux soucis climatiques… Les transports aériens et ferroviaires bloqués, les voitures sans pneus neige ne circulent plus… C’est drôle de voir la différence de moyens selon les pays habitués à des tempêtes de neige régulières et ceux qui n’en ont qu’une fois tous les 10 ans ! Évidemment, c’est un peu l’apocalypse du coup… Surtout en pleine période de Noël ! Et la France, fidèle à elle-même, qui trouve le moyen de faire grève dans cette période chaos total afin de compliquer les choses… En effet, la seule entreprise fournissant du glycol en France, produit qui sert à dégeler les ailes des avions, a décidé de faire grève au même moment pour faire valoir leurs droits ! Des fois, j’ai honte d’être Française… Résultat, des milliers de personnes ont dormi dans l’aéroport le 24 décembre !!  Au secours…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour ma part, j’ai été très chanceuse et m’en suis sortie sans dommage. J’ai même pu me rendre à Paris et Lyon pour rendre visite à des amis ! Un luxe vu que les trains ne marchaient pas toujours…  Par contre, j’ai pu être témoin du tempérament râleur des Français qui, je dois l’avouer, m’a un peu surprise… Manque d’habitude de ma part certainement. Quand je me suis retrouvée à Paris, gare St Lazare, à attendre debout sans bouger que mon numéro de quai s’affiche et que je me faisais constamment bousculer par des gens qui passaient sans prendre garde à moi, j’ai trouvé ça particulièrement pénible. Ne voient-ils pas que je me tiens là, sans bouger ? Ai-je vraiment envie de me faire rentrer dedans toutes les 5 minutes par des gens pressés qui ne se soucient que de leur petite personne ? Pas vraiment non… Heureusement, j’étais en vacances et n’en ai pas pris ombrage… Mais j’imagine si j’ajoute une journée fatigante au bureau par-dessus… Je ne veux plus vivre ça, ce genre d’expérience me confirme que Paris n’est plus pour moi. En plus, lors de l’affichage de la voie de train, tout le monde s’est précipité, courant sur les quais, allant jusqu’ à faire tomber le voisin sur les rails pour pouvoir monter dans wagon avant lui… Ca m’a fait rire tellement j’ai trouvé cet empressement maladif et malsain ! Et en même temps, ça m’a attristée également… Les gens qui ne pensent qu’à eux-mêmes, recroquevillés sur leur petit moi personnel, ne se rendent, à mon avis, pas la vie très facile. La vie est faite pour partager, pour vivre avec les autres, en leur compagnie et c’est un grand cadeau ! Enfin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, j’ai vraiment apprécié me promener dans les rues de Lyon et de Paris, les villes françaises sont si belles ! Sans parler de leur nourriture exquise… Un très bon moment passé en France somme toute ! Et j’ai pu revoir la mer, si chère à mon cœur et qui me manque tant au Québec. J’ai revu avec plaisir certains de mes amis aussi avec lesquels j’aime tant pouvoir discuter de tout et de rien, à la française… Refaire le monde sans vouloir particulièrement le changer, mais juste pour le plaisir de parler. Par contre, au début ce n’était pas évident de communiquer avec eux, il était difficile d’imposer mes idées dans une conversation ou la moindre de mes paroles étaient suivies d’un éclat de rire général à cause de mon accent québécois qu’apparemment j’ai assimilé depuis 3 ans ! C’est assez déroutant pour moi d’ailleurs de revenir dans mon pays et de me faire dire que j’ai un accent étranger… Moi qui ai déjà un accent français au Québec… Je suis étrangère partout à présent ! Serais-je devenue apatride ? La sensation est étrange en tous cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tous cas, j’ai pu profiter de mes parents et de ma famille et c’est l’essentiel, c’est pour ça que je suis rentrée pour les fêtes cette année et c’était parfait ! En plus, ma sœur était là avec son mari, nous étions au complet ! Maintenant, il faut retourner  à la vie Montréalaise que j’ai eu plaisir à retrouver. La descente de l’avion sur Montréal, la découverte à travers les nuages  de cette ville enneigée au fleuve si bleu, illuminant la plaine était un régal pour les yeux ! Et finalement, le froid d’ici est plus supportable que le 0 degré humide de la France ! Allez, au boulot maintenant !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-4457906256555252664?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/4457906256555252664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/12/retour-montreal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4457906256555252664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4457906256555252664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/12/retour-montreal.html' title='Retour à Montréal'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-5327284661697555401</id><published>2010-12-28T15:17:00.000-08:00</published><updated>2010-12-28T15:18:06.826-08:00</updated><title type='text'>Noël en France</title><content type='html'>15 déc 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouveau assise dans la salle d’embarquement à Montréal, je prends quelques minutes pour coucher sur papier mes états d’âme. Je retourne en France pour fêter Noël en famille cette fois. Rien d’exotique et pourtant mon cœur est rempli d’allégresse et de gratitude à l’idée de ce retour parmi les miens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une des premières fois depuis mon expatriation au Québec, je me sens en harmonie avec moi-même dans mon cœur et dans mon âme. Je me sens bien et sereine. J’ai passé des moments éprouvants ces dernières années émotionnellement parlant et enfin j’ai l’impression d’éprouver une certaine paix, but que je recherchais activement depuis longtemps… C’est peut-être d’ailleurs parce que j’ai arrêté de la chercher frénétiquement qu’elle s’est installée subrepticement comme une évidence et – je l’espère- durablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon travail au Québec est reconnu et apprécié, sans pourtant avoir eu à me tuer à la tâche, ce qui est très appréciable. Pour la première fois depuis mon arrivée il y a 3 ans à Montréal, j’ai accueilli la première tempête de neige avec joie. Regarder les flocons voler dans le vent, marcher dans cette poudre blanche avec la sensation d’effleurer un tapis de coton, le bruit sourd des bottes s’enfonçant doucement dans cette ouate gelée, me donnant des frissons d’allégresse… Les températures avoisinent déjà les  -20 degrés, mais emmitouflée dans mon manteau de plumes, il me semble affronter la morsure du vent dotée d’une couette douillette ! Je me surprends à sourire en marchant dans les rues, la neige venant me chatouiller le visage comme si elle me remerciait de ma joie de vivre et en voulait encore plus ! L’arrivée du froid ne m’a pas toujours fait cet effet-là, je dois l’avouer. Les années précédentes, je l’entrevoyais plutôt comme un long et pénible hiver à endurer avec sa neige fondue qui souille les bas de pantalon, les problèmes de transport et les rhumes assurés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Déjà 3  ans que je suis au Québec... et en même temps… Seulement 3 ans ? Il s’est passé tant de choses en si peu de temps ! De ma difficile rupture d’avec Michaël, mon intégration au Québec seule à construire lentement mon réseau social, mon nouvel attrait à la méditation et ma recherche intérieure, ma relation avec un homme marié Québécois, mon voyage de 3 mois seule en Inde et en Amazonie pour finir avec ma relation houleuse avec Étienne, je ne me suis pas ennuyée ! Et dire que je recherchais la paix au milieu d’une série de tempêtes émotionnelles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A présent, je me sens plus détachée des événements extérieurs tout en en faisant partie intégrante. Difficile à expliquer…  En tous cas, je me sens épanouie en ce moment comme je ne l’ai été depuis longtemps ! Et ça fait un bien fou… Il me reste des choses à régler encore mais je pense prendre le bon chemin ! Et un retour dans ma famille pour les fêtes ne peut me faire que du bien ! La magie de Noël est faite pour la passer avec les gens que l’on aime !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-5327284661697555401?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/5327284661697555401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/12/noel-en-france.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5327284661697555401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5327284661697555401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/12/noel-en-france.html' title='Noël en France'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-1833957344377511679</id><published>2010-05-29T15:49:00.001-07:00</published><updated>2010-05-29T15:49:16.916-07:00</updated><title type='text'>Fin de notre épisode Robinson Crusoe !</title><content type='html'>Le 24 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous réveillons tranquillement alors que le soleil commence à frapper sur notre tente. Le pied d’Etienne se maintient à peu près. Ca lui fait mal, mais pas au point de ne pouvoir marcher. Donc tout va bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de prendre un bon petit déjeuner en profitant encore une fois du calme et de la beauté des lieux, puis nous commençons à ranger nos affaires. Défaire la tente, ranger le matériel de camping, brûler les derniers déchets, tout ranger dans le bateau… On ne chôme pas ce matin ! Le tout est emballé rapidement puis nous sautons dans le bateau afin de rentrer au bercail. Dire au revoir à notre petit coin de paradis n’est pas évident, surtout qu’il fait un soleil radieux encore aujourd’hui ! Nous serions bien restés une journée de plus, tiens ! Mais d’autres responsabilités nous attendent à Montréal, dont la garde du fils d’Etienne ce soir. Il ne faut donc pas rentrer trop tard. De plus, si nous pouvions éviter le trafic en partant tôt, c’est un plus ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous filons donc au vent, à plein gaz, afin de retourner à Pointe David où nous avons laissé la voiture. Le temps de remettre le bateau sur la remorque et nous voilà partis vers Montréal en auto. Nous nous arrêtons quelque temps pour avaler une poutine et un hamburger puis arrivons 3 heures de temps plus tard en ville, à temps pour aller ranger les affaires de camping dans l’entrepôt d’Etienne puis aller chercher Gaël. C’est un peu la course, mais la planification est bonne et tout s’enchaîne parfaitement. On profite avec joie du petit bout de chou, puis je rentre chez moi me reposer un peu. Quel beau week-end nous avons passé !! Ces moments resteront longtemps gravés dans ma mémoire… Maintenant, il est temps de repenser un peu au travail, on reprend demain ! A la prochaine aventure…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-1833957344377511679?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/1833957344377511679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/fin-de-notre-episode-robinson-crusoe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1833957344377511679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1833957344377511679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/fin-de-notre-episode-robinson-crusoe.html' title='Fin de notre épisode Robinson Crusoe !'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-2714986056388855542</id><published>2010-05-29T15:48:00.001-07:00</published><updated>2010-05-29T15:48:58.754-07:00</updated><title type='text'>Un orteil cassé ?</title><content type='html'>Le 23 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille avec la sensation d’avoir dormi d’un sommeil lourd et sans rêve, propre aux lendemains de cuite… Ce n’est pas une nuit bien réparatrice ! Toutefois, je suis relativement en forme ce matin, compte tenu de mon exagération d’alcool hier soir et j’en suis ravie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Il fait grand soleil et une chaleur terrible nous fait étouffer un peu sous la tente. Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner puis partons en bateau au milieu de la rivière pour nous relaxer encore une fois en dérivant doucement au gré des courants. Que c’est bon de ne rien faire ! Nous ne nous en lassons pas. Surtout après cet intense voyage au Guatemala, suivi de la reprise du boulot aussi sec !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Allongés sur notre bateau, nous continuons de dériver et un lourd bruit de chute d’eau arrive jusqu’à nos oreilles. Nous cherchons d’où il peut venir et nous approchons en bateau doucement. La rivière tombe en remous sur des pierres un peu en avant de nous, rendant les courants plus forts à cet endroit. Etienne s’amuse à remonter le courant en sens inverse, aidé de son moteur, tout en esquivant les rochers qui affleurent sur l’eau. Un bon coup d’adrénaline pour le capitaine qui n’a pas droit à l’erreur, sous peine de cogner l’hélice sur une pierre, ce qui nous handicaperait pour notre retour. Mais il se débrouille à merveille, excité par le challenge. Amusée, je regarde Etienne  en appréciant son adresse et sa vision de la vie qu’il prend souvent comme un jeu, ce qui m’apparaît être une belle qualité. Lorsqu’on atteint l’âge adulte, on nous inculque le sens des responsabilités, du savoir-vivre, du devoir et du travail, mais on perd souvent notre aptitude à s’amuser, à jouer, à s’émerveiller de la vie, ce que pourtant, enfant, nous faisions tous les jours. Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut oublier toutes les autres aptitudes d’adultes, mais savoir de temps en temps lâcher prise et redevenir un enfant l’espace d’un instant est pour moi d’une importance capitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons manger des pâtes sauce maison au camp puis repartons aussi sec en bateau, les dizaines de moustiques nous faisant fuir de la plage. Au moins, au milieu de l’eau, nous sommes tranquilles ! Et ma peau ne peut plus contenir plus de piqûres qu’elle n’en a déjà… Nous nous allongeons dans le bateau, parti chacun dans nos lectures respectives. Alors qu’on essaie de s’installer dans le fond du bateau plus confortablement, Etienne se coince le doigt de pied dans le gilet de sauvetage et un craquement sinistre retentit, suivi d’un cri de douleur… Aïe, j’ai bien peur qu’il ne se soit cassé l’orteil. On attend quelques instants que la douleur passe, on saura véritablement demain au gonflement du pied ce qu’il en est exactement. Pour le moment, à chaud, la douleur s’estompe un peu. Espérons que je me trompe et que l’os n’a rien ! Nous sommes isolés, sans grand recours sanitaire ici… Nous n’avons même plus de glace dans la glacière à lui mettre sur le pied !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons au campement pas trop tard, afin de laisser le temps à Etienne de se reposer un peu. A l’abri des moustiques dans la tente hermétiquement fermée, nous faisons des pieds de nez aux insectes carnassiers qui vrombissent autour de nous, essayant de pénétrer notre tanière pour nous dévorer. La soirée se déroule tranquillement en compagnie d’un coucher de soleil toujours plus beau et toujours changeant. Ca fait déjà deux jours que nous sommes ici, c’est passé tellement vite ! Mais nous en avons bien profité tout de même. Jouer les Robinson Crusoë de cette façon, juste Etienne et moi, m’a ravie au plus haut point. La beauté dans la simplicité et le naturel. Un retour aux sources extrêmement apprécié. Une idylle isolée et intimiste. Autant de belles phrases pour décrire ce long week-end hors du temps où toute idée d’heure n’avait pas sa place dans nos pensées. Nous avons vécu sans montre, mangeant lorsque nous avions faim, dormant lorsque nous étions fatigués et prenant le temps de nous relaxer et de nous reposer comme bon nous semble. Un délice !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Perdue dans la contemplation du feu, je me réfère aux quatre éléments présents devant mes yeux : l’air que je respire, l’eau du lac à quelques mètres de moi, le sable sur lequel je me trouve et le feu qui crépite devant mes yeux, me réchauffant doucement. Je m’imprègne de ces quatre éléments essentiels à toute vie, essayant de faire corps avec eux, de les sentir énergétiquement parlant. Je me sens bien. Etienne tombe de fatigue, nous rentrons nous coucher dans la tente, une fois le super poulet grillé sur feu de bois et la salade terminés. Bonne nuit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-2714986056388855542?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/2714986056388855542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/un-orteil-casse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2714986056388855542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2714986056388855542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/un-orteil-casse.html' title='Un orteil cassé ?'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-5264354316574388372</id><published>2010-05-29T08:46:00.001-07:00</published><updated>2010-05-29T15:59:03.446-07:00</updated><title type='text'>Détente, pêche et farniente</title><content type='html'>Le 22 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Au petit matin cependant, je me fais réveiller par des bruits de voix non loin de notre campement. Moi qui pensais que nous serions seuls au monde durant ce week-end, c’est raté. Je sors de la tente, persuadée que ces intrus ont eu l’audace de s’installer juste à côté de nous alors qu’il n’y a personne à des kilomètres à la ronde dans toute la réserve. En fait, il s’agit de pêcheurs qui ont choisi de lancer leur ligne à trois mètres de notre tente. Me voyant sortir, ils emmènent leur bateau un peu plus loin, devinant certainement à ma tête que je n’ai pas vraiment envie de faire connaissance… Je retourne me coucher en oubliant malencontreusement de bien refermer la porte de la tente. Les maringouins, voyant l’espace libre, se jettent dans l’habitacle, assoiffés de sang et intraitables. M’apercevant de mon erreur, j’entreprends de tuer un par un ces insectes vampires. Je déteste tuer les animaux mais je fais aisément une exception pour les moustiques! J’ai bien dormi cette nuit, malgré la fraîcheur nocturne. Emmitouflée dans nos sacs de couchage aux allures de couette, j’étais au chaud. Par contre, plusieurs fois j’ai été réveillée par des gros « plouf » dans l’eau, me demandant de quoi il retournait. Etienne m’apprendra plus tard qu’il devait certainement s’agir de castors qui claquent l’eau avec leur queue, le bruit pouvant résonner dans toute la baie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Etienne dort encore, j’en profite pour faire du feu, laver la vaisselle d’hier dans la rivière en frottant avec du sable, puis je reste encore une fois en admiration devant ces flammes dansantes qui virevoltent sans cesse en un mouvement uni et gracieux. Mon cher et tendre me rejoint une heure après et nous entreprenons ensemble la préparation du petit déjeuner. Bagels fromage à la crème ou au Nutella, fraises, fromage et tomates, un vrai festin! Sans oublier le jus d’orange et le café. Etienne prépare tranquillement ses cannes à pêche (j’en ai même une à moi qu’il m’a offerte en cadeau!) puis nous lançons les hameçons dans l’eau de la plage, les laissant tranquillement le temps que ça morde. En attendant, nous nous relaxons sur la plage, le soleil se faisant un tantinet timide. Une heure après, un premier poisson mord, puis un deuxième! Youhou… Voilà notre souper pour ce soir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après avoir avalé quelques sandwiches, nous partons faire un tour en bateau afin de trouver un coin plus tranquille, sans pêcheurs nous tournant autour. Nous jetons l’ancre dans une petite crique isolée, lançons nos lignes puis nous étendons dans le bateau, nus comme des vers, profitant ainsi de la chaleur du soleil sur chaque parcelle de notre peau, le tangage du bateau nous berçant au gré des remous, une douce brise nous empêchant d’avoir trop chaud. La vie n’est-elle pas merveilleuse? Je n’en reviens toujours pas d’avoir la chance d’être ici, et je compte bien en profiter au maximum! Etienne attrape un autre poisson avec sa canne à pêche tandis que la mienne se prend dans le fond rocheux… Sur cette grande réussite de ma part, nous repartons à plein gaz, Etienne me laissant les commandes cette fois. Heureuse comme une enfant avec un nouveau jouet, je file sur l’eau, évitant les bancs de sable, étant maître à bord de ma direction et de ma vitesse. J’adore!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous nous arrêtons en plein milieu de la rivière, laissant le bateau dériver tranquillement tandis qu’un verre de rosé à la main, nous nous exerçons à profiter pleinement du moment, ouvrant tous nos sens à la nature qui nous entoure, essayant d’être présents à 100%, et c’est tellement bon!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous rentrons ensuite au camp, nous attelant à nos tâches respectives. Etienne, en bon Québécois, entreprend de scier des troncs d’arbre afin de faire le plein de bûches pour le feu de ce soir. Moi, j’admire mon homme en action, armé de sa scie mécanique, les copeaux de bois volant de toutes parts. En 15 minutes, il réduit un arbre mort en morceaux. Beau travail! Nous nous relaxons ensuite près du feu mais les mouches noires sont de sortie de nouveau. Agacés, nous finirons par poursuivre notre lecture sur le bateau, au milieu du lac, loin de ces satanées bestioles. Nous sommes de plus aux premières loges pour admirer le superbe coucher de soleil qui embrase le ciel. Superbe! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La nuit tombe, nous accostons à nouveau sur la plage, l’heure des moustiques étant passée. Nous discutons près du gigantesque feu qu’Etienne a allumé, faisant  cuire des pommes de terre dans la braise, ainsi que des côtelettes d’agneau sur une grille, les flammes léchant la viande, la faisant cuire doucement… Il fait tellement bon près du feu! Nous ne voyons pas le temps passer, pris dans nos discussions enflammées et passionnantes. Je finis la soirée complètement saoule avec la désagréable impression d’avoir trop exagéré sur l’alcool ce soir sans m’en rendre compte, je risque de le payer demain!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-5264354316574388372?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/5264354316574388372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/detente-peche-et-farniente.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5264354316574388372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5264354316574388372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/detente-peche-et-farniente.html' title='Détente, pêche et farniente'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-6085879310834499170</id><published>2010-05-29T08:45:00.000-07:00</published><updated>2010-05-29T08:46:01.737-07:00</updated><title type='text'>Camping sauvage au Baskatong</title><content type='html'>Le 21 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous sommes vendredi matin, je suis au bureau en train de travailler devant mon ordinateur et je n’attends qu’une chose: que l’heure de midi sonne pour pouvoir m’échapper avec Etienne pour un long week-end de trois jours, lundi prochain étant férié. Nous avons décidé de partir tous les deux, seuls, en camping sauvage dans le nord des Laurentides et nous la jouer Robinson durant trois jours sur une île déserte. C’est la beauté du Québec: avoir la possibilité de s’éclipser durant un long week-end en pleine nature sans âme qui vive autour!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Midi sonne! Etienne et moi rangeons nos affaires, éteignons notre PC et filons discrètement vers sa voiture, en proie à une vive excitation. A nous la liberté! Etienne a travaillé dur ces derniers jours pour préparer cette expédition… Entre le matériel de camping à récupérer, le truck à emprunter, le bateau à attacher à la voiture… Surtout que toutes ses affaires étaient disséminées partout. La semaine a été plutôt chargée de son côté tandis que moi, je l’avoue humblement, je me suis plutôt reposée, j’en avais besoin après notre voyage épique au Guatemala.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous passons rapidement chez moi prendre mes affaires, passons à la SAQ chercher du vin, à l’épicerie faire le plein de bouffe pour ces trois jours, puis filons, tirant le bateau à l’arrière, en direction de Mont Laurier, à trois heures de Montréal environ. Le trafic est plutôt dense, beaucoup de Québécois ont visiblement pris eux aussi leur après-midi pour jouir du début de l’été tant attendu après ce long week-end d’hiver. Le soleil et la chaleur sont au rendez-vous et tout le monde veut en profiter! Je les comprends bien, la neige tombait encore la semaine dernière à Montréal!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Arrivés vers 18h au Mont Laurier, nous avons encore un bout de chemin à faire jusqu’au Baskatong, un réservoir créé par un barrage où il est possible de camper sur de petites îles isolées. Ca y est, nous voici à la pointe David où la terre s’arrête pour faire place à l’eau des rivières poissonneuses. Nous embarquons tout notre matériel dans le bateau puis descendons la voiture à reculons, poussant le bateau dans la pente étroite servant à la mise à l’eau. Etienne aux commandes de l’auto, je suis chargée de retenir le bateau avec la corde lorsqu’il sera largué dans l’eau. Tout se passe sans problème et je tire le bateau jusqu’à la rive tandis qu’Etienne va garer la voiture au parking. Il revient cinq minutes plus tard, saute dans le bateau et tente de faire démarrer ce pauvre moteur qui n’a pas servi depuis deux ans. Il tousse un peu, crachote, puis vrombit au bout de quelques essais qui finissent par porter leurs fruits. Le capitaine n’oublie pas d’enregistrer notre position sur son GPS, puis nous voici filant à toute allure, le bateau chargé à bloc, Etienne aux commandes et moi devant, heureuse de me trouver ici, les cheveux au vent, dans cette superbe réserve naturelle quasi déserte. Il est 19h30 à peu près, le soir se prépare à tomber mais nous avons encore quelques heures de clarté devant nous. Nous ne croisons pas âme qui vive alors que nous nous enfonçons plus loin dans la réserve, filant sur l’eau et déambulant au milieu d’îles désertes peuplées de sapins. Je n’en reviens pas de me trouver ici ce soir alors que j’étais au bureau ce matin même. Il reste maintenant à choisir où monter notre campement. Les plages sont vides, nous avons l’embarras du choix! Nous regardons si le coin n’est pas trop propice au passage de bateaux, si la plage n’est pas trop en pente, nous étudions l’orientation du soleil… Finalement, nous trouvons un petit coin reculé, derrière un îlot au banc de sable fin attrayant et relativement plat. C’est décidé, nous camperons ici! Nous déchargeons le stock du bateau sur la plage puis entreprenons de monter la tente. Rapidement, plusieurs dizaines de mouches noires nous entourent de leur vrombissement pénible. Ah, nous avions oublié ce léger détail: les insectes en camping au Québec! Nous nous éloignons de quelques mètres, là où les insectes ont l’air moins voraces et commençons à installer notre campement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La tente est vite montée, la table et les chaises installées, un bon feu de bois crépitant sur le sable, nous nous octroyons un temps de repos bien mérité, accompagné d’un verre de vin rouge, tout en admirant le ciel qui s’enflamme en un magnifique coucher de soleil. Seuls au monde dans ce coin reculé de toute civilisation, faisant corps avec Mère Nature, nous savourons ce moment d’éternité qui nous est offert. La fatigue et l’alcool nous rendant un peu saouls, nous décidons de préparer rapidement à manger sur le petit réchaud à gaz. Au menu ce soir: hamburgers maison! Nous faisons cuire la viande et réchauffer les pains puis enfournons le tout agrémenté de tomates, oignons, fromage et moutarde, comme deux ogres affamés. La nuit est tombée à présent et nous savourons la douce chaleur que nous procure le feu, la fraîcheur vivifiante du soir nous ayant rattrapés. Je me perds dans la contemplation des flammes crépitant dans l’obscurité, de minces tisons s’envolant dans le ciel d’encre, éclairant pour quelques secondes l’espace qui les entoure. Je me sens tellement chanceuse et privilégiée d’être ici, avec Etienne qui s’est galamment occupé de tout, dans un si bel endroit perdu au milieu du Québec. Je vis ce qui fait l’essence même du Québec, les grands espaces reculés où la nature prédomine alors que l’homme s’éclipse en toute humilité. Ces îles, accessibles seulement en bateau, constituent pour moi un havre de paix unique et privilégié. Un grand merci à Etienne de m’en faire profiter à ses côtés, c’est pour moi un grand bonheur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Etienne est vraiment fatigué après sa dure semaine, et nous partons nous coucher en jetant un dernier regard aux premières étoiles qui viennent tranquillement tenir compagnie à la lune le temps d’une nuit. Il fait froid ce soir et nous nous emmitouflons dans de chauds sacs de couchage zippés ensemble, en y ajoutant deux couvertures pour être sûrs d’être bien. Nous nous endormons ensemble en écoutant les bruits de la nature qui, elle, se réveille.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-6085879310834499170?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/6085879310834499170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/camping-sauvage-au-baskatong.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6085879310834499170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6085879310834499170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/camping-sauvage-au-baskatong.html' title='Camping sauvage au Baskatong'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-5900124785759399079</id><published>2010-05-16T16:40:00.000-07:00</published><updated>2010-05-17T10:14:18.730-07:00</updated><title type='text'>Retour sur Montréal</title><content type='html'>Le 11 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réveillés à 4h du matin, nous partons pour l’aéroport qui se trouve à 5 minutes de l’hôtel. Nous enregistrons nos bagages et patientons devant un maigre petit-déjeuner que nos derniers quetzals (monnaie locale) nous permettent en attendant notre vol pour Mexico.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux heures plus tard, nous sommes en transit au Mexique où nous devons attendre 5 heures avant notre vol pour Toronto. Il est temps d’un petit bilan sur notre voyage. Au départ, je ne tenais pas particulièrement à visiter le Guatemala, disons que ce pays ne faisait pas partie de mes rêves, mais j’avoue avoir été agréablement surprise. Ce pays méconnu, encore préservé du tourisme, recèle bien des trésors que j’ai été ravie de découvrir. Les habitants sont adorables, toujours souriants à nous saluer au passage. Les lagons de Semuc Champey et les laves du volcan Pacaya resteront longtemps gravés dans ma mémoire comme faisant partie des plus belles merveilles naturelles que j’ai pu voir. Mais surtout, je vais retenir de ce voyage la compagnie d'Etienne avec lequel je découvre des contrées éloignées pour la première fois et qui m’a supportée durant toute cette semaine intense. C’est avant tout grâce à lui que j’ai pu visiter le Guatemala m’étant en fait jointe à son voyage prévu initialement seul. J’ai été particulièrement heureuse qu’il soit là à mes côtés pouvant partager ensemble de si beaux moments, ce qui a renforcé notre complicité. Ce voyage nous a permis de mieux nous connaître et c’est enchantée que je reviens de ces belles vacances, peut-être juste un peu trop actives et fatigantes. Tout aurait été parfait sans mon mal de ventre un peu trop long à mon goût !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous montons dans l’avion pour Toronto où nous atterrissons après un vol sans histoire à part un beau fou rire d’Etienne qui mettra 15 minutes à s’en remettre. Et moi évidemment qui ris de le voir rire… On ne s’en sort pas ! Après 2 heures d’attente, nous nous envolons ensuite pour Montréal où nous atterrissons vers minuit passablement fatigués. Les bagages nous ont suivi encore une fois sans problème et nous pouvons revenir dans nos chez-nous, avec l’impression d’être partis un mois, même si ça ne fait qu’une semaine… Ca fait une bonne coupure, mais je ne reviens pas forcément plus reposée que lorsque je suis partie ! Surtout que nous recommençons à travailler dès demain matin. Tout est un peu serré en temps dans ce voyage ! Mais quel beau voyage tout de même, nous revenons avec plein de belles images en tête. Il ne reste plus qu’à plonger de nouveau dans notre vie trépidante de cadres dynamiques en essayant de survivre au milieu de la frénésie du hockey qui bat son plein à Montréal ! La suite au prochain numéro…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-5900124785759399079?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/5900124785759399079/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/retour-sur-montreal.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5900124785759399079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5900124785759399079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/retour-sur-montreal.html' title='Retour sur Montréal'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-7086417029947942154</id><published>2010-05-16T16:26:00.001-07:00</published><updated>2010-05-16T16:26:55.266-07:00</updated><title type='text'>Le beau lac volcanique Atitlan</title><content type='html'>Le 10 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillés tranquillement vers 7h, j’ai encore très bien dormi, ce qui fait un bien fou. Je me lève avant Etienne afin de réserver notre bus pour 8h en direction de Panajachel, nous étions rentrés trop tard hier pour pouvoir le faire. A mon grand désarroi, on m’apprend que le bus est plein pour 8h et qu’il faut attendre celui de 12h30. Impossible, nous quittons le Guatemala demain à l’aube, nous souhaitons faire l’aller et le retour au lac Atitlan dans la journée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Ennuyés, Etienne et moi cherchons une solution. La seule option si nous souhaitons vraiment y aller est le taxi. Mais il y a 2h30 de route, ça risque de coûter cher! Nous nous renseignons et on apprend avec stupeur que seul un minibus pour nous deux serait possible, mais pour la modique somme de 180$. Ouille, ce n’est pas prévu dans notre budget ça. Nous commençons par refuser puis, en y réfléchissant bien, on se dit que nous avons vraiment envie de voir ce lac. On travaille dur toute l’année, on peut se permettre cet extra! Nous acceptons donc et un minibus de 8 places arrive quelques minutes plus tard. Nous nous y installons confortablement ayant toute la place nécessaire requise et plus, puis nous partons en direction de Panajachel. Dire que nous avons commencé notre voyage serrés comme des sardines dans un bus local et que nous le finissons dans un minibus pour touristes en le louant pour nous tout seuls! Bravo…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après 2h30 de route et un arrêt pour que notre chauffeur puisse boire son café, nous arrivons en vue d’un superbe lac entouré de volcans majestueux. Magnifique panorama! Etienne a du mal à en profiter: il a, à son tour, des problèmes gastriques. Je ne sais pas ce qu’ils mettent dans la nourriture mais il y a quelque chose qui ne nous convient pas! Nous arrivons peu après à Panajachel, petite ville ultra touristique où marchands d’artisanat se pressent dans la rue principale en proposant tous les mêmes articles. Humm, nous préférions les coins reculés de Florès ou de Semuc Champey qui restent, pour le moment, préservés du tourisme de masse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous mangeons un morceau dans la rue principale puis nous nous rendons à l’embarcadère où un petit bateau à moteur nous propose de nous emmener à San Pedro, un petit village de l’autre côté du lac. Nous grimpons dans le bateau et nous voici, filant à bonne vitesse sur ce superbe lac semblant former un immense cratère flanqué de pics volcaniques. Les embruns nous mouillent le visage et nous ne sommes ravis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Une bonne demi-heure plus tard (le lac fait plus de 10 km de large), nous débarquons à San Pedro. Ce charmant village nous charme aussitôt et nous nous baladons nonchalamment dans ses mignonnes petites rues. Nous trouvons un sentier menant au lac et décidons d’y piquer une tête. L’eau est fraîche, c’est agréable en comparaison de la chaleur ambiante. Toutefois, je reste sur mes gardes, de drôles de gars passent et repassent dans le coin. Un vol de sac est si vite arrivé et là nos deux passeports sont à l’intérieur! Mais je m’inquiète sûrement pour rien, personne ne s’en approche. On nous avait recommandé de faire attention aux vols au Guatemala mais jamais je ne me suis sentie menacée ou inquiète à ce sujet, contrairement au Pérou et en Bolivie où je sentais cette ambiance lourde d’insécurité peser sur nous. Mais les magasins ici sont tous aussi fermés avec des barreaux que leurs pays voisins et les portes de sécurité des hôtels sont si blindées qu’elles ressemblent à des portes de prison. Il doit y avoir une raison pour que les habitants eux-mêmes se protègent de leurs concitoyens! En tout cas, jamais je ne me suis sentie en danger de vol jusqu’à maintenant et j’ai trouvé globalement les gens adorables, souriants et serviables! Un très beau pays…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous trouvons ensuite un petit café rasta avec vue sur le lac, et restons l’après-midi ici à écouter de la musique d’ambiance devant un cocktail absolument infâme. Malgré la boisson ratée, nous passons ces quelques heures uniques à regarder le soleil scintiller sur le lac, n’entendant d’autres bruits que les enfants jouant dans l’eau, nous relaxant ensemble dans cette ambiance détendue. Ne rien faire, ça fait du bien aussi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous reprenons ensuite le bateau pour revenir sur Panajachel, profitant de l’eau qui nous éclabousse au passage. Etienne et moi profitons du paysage et de la poussée du bateau à pleins gaz, debout à l’arrière, les cheveux au vent. Revenus sur Pana, nous arrivons à l’heure dite au minibus alors que le soleil commence à tomber. Mais il est déjà 17h30 et nous devons rentrer sur Guatemala City ce soir. Nous reprenons donc la route en sens inverse, disant en même temps déjà un peu au revoir à ce pays surprenant et magnifique. Nous entrons dans la capitale vers 20 h et demandons à notre chauffeur de nous trouver un hôtel près de l’aéroport. Il nous en dégote un correct et pas trop cher, parfait! Nous commandons une pizza, que nous mangeons dans la chambre d’hôtel, les restaurants étant inexistants dans le quartier, puis ne tardons pas à dormir, le lever sera tôt demain!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-7086417029947942154?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/7086417029947942154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/le-beau-lac-volcanique-atitlan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7086417029947942154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7086417029947942154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/le-beau-lac-volcanique-atitlan.html' title='Le beau lac volcanique Atitlan'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-5481474764816212219</id><published>2010-05-16T16:25:00.001-07:00</published><updated>2010-05-16T16:25:53.202-07:00</updated><title type='text'>La lave du volcan Pacaya</title><content type='html'>Le 9 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Comme ça fait du bien une bonne nuit réparatrice! Nous n’avons nullement été dérangés par le bruit (à part notre montre que nous avions oublié d’éteindre et qui a sonné à 3h du matin) et ce réveil tardif à 9h du matin nous remet d’aplomb. Cette journée, je le sens, va être superbe! D’autant plus que mes problèmes d’estomac ont l’air de s’être estompés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous flânons tranquillement sur la terrasse de l’hôtel en admirant les impressionnants volcans qui entourent la ville. Ceux-ci sont éteints mais nous réservons une excursion pour cet après-midi afin d’aller en voir un en activité. En attendant, nous prenons notre petit déjeuner en ville, nous nous baladons tranquillement jusqu’à la charmante place centrale de cette jolie ville d’Antigua, nous nous relaxons sur un banc face à la fontaine ou écoutons un groupe de musiciens au tempo entraînant et typiquement sud-américain avec ses flûtes de Pan et autres instruments locaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Antigua est vraiment une charmante bourgade où nombre d’étudiants étrangers s’installent quelques mois pour apprendre l’espagnol. Je les comprends, il doit faire bon y vivre quelque temps. Les bâtiments colorés autour de cette verdoyante place centrale d’où l’on peut admirer les majestueux volcans entourant la ville donnent une belle touche de peinture à ce tableau guatémaltèque. Etrangers et locaux cohabitent à Antigua sans ce concept particulier de tourisme et c’est bien agréable. Nous visitons les ruines de l’immense cathédrale à moitié restaurée ainsi que ses catacombes, puis assistons à des baptêmes d’enfants guatémaltèques. Assister à des scènes de vie locale en tant que spectateur discret est toujours un plaisir pour moi et je m’adonne à ce passe-temps avec joie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;  Nous arrivons à un marché local où fruits et légumes se disputent les couleurs les plus vives. Nous déjeunons de riz, saucisses et fruits dans un coin d’un étal, assis par terre en écoutant les marchands scander le nom de leurs fruits à vendre, tout en humant leur odeur sucrée et incitatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  En revenant vers notre hôtel, nous croisons Agathe et Paul, le couple de Français avec lequel nous avons sympathisé à Semuc Champey. Quel hasard incroyable de les croiser ici en pleine rue! De plus, eux aussi font l’excursion au volcan Pacaya dans 10 minutes, nous la ferons ensemble. Génial! Nous nous changeons rapidement dans la chambre, enfilons nos chaussures de marche puis rejoignons l’équipée pour partir en bus en direction du volcan. Nous passons l’heure et demie de route à discuter avec nos amis français de nos vies et de voyages. Puis le bus prend une montée de cailloux, nous commençons l’ascension du volcan. Nous apercevons même son cratère fumer. C’est vraiment impressionnant! Je ne m’attends pas à pouvoir m’approcher très près de la lave, étant donné son caractère dangereux, d’autant plus que deux touristes et leur guide ont été surpris par la lave la semaine dernière et sont morts, brûlés vifs. Peu importe, marcher sur un volcan en activité est déjà toute une activité en soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le bus s’arrête et on nous encourage à continuer à pied. Une horde d’enfants nous encercle pour nous vendre des bâtons de marche ou des chamallows à faire griller sur la lave. Nous la verrons si près que ça? Des loueurs de chevaux nous entourent également pour nous proposer de monter sur le dos de ces animaux. Nous essayons d’éviter tout ce beau monde puis entreprenons notre grimpette derrière notre guide. La montée est assez raide, surtout en pleine chaleur, mais nous grimpons à bonne allure tout de même. Les chevaux et leurs cavaliers nous suivent pour que nous les utilisions au moindre signe de fatigue. Nous sommes presque plus dérangés par la poussière soulevée par les canassons que par la montée elle-même. Nous les laissons passer devant afin qu’ils arrêtent de nous importuner. Une heure de grimpette plus tard, nous nous trouvons en face d’un paysage de désolation impressionnant. Le cratère du volcan d’où sort une épaisse fumée blanche semble avoir rejeté de l’antre de la terre une partie du monde d’Hadès à la surface, brûlant tout sur son passage. Une grande étendue rocheuse noirâtre où rien ne peut pousser est visible à perte de vue, de la fumée sort des roches volcaniques encore chaudes qui se trouvent sur le flanc de la montagne, ce qui rend l’atmosphère fantasmagorique. Puis, en regardant bien, je vois au loin le sol bouger. Mais oui, je ne rêve pas, sous les apparentes roches statiques, de la lave incandescente est visible par endroits et fait descendre le sol tout doucement dans le sens de la pente. Si on est attentif, on peut même entendre le craquement de la lave qui coule et emmène avec elle des roches en fusion. Incroyable! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous suivons notre guide à travers un semblant de chemin tracé sur la roche volcanique froide, approchant de plus en plus des coulées de lave. 15 minutes plus tard, nous nous trouvons à moins d’un mètre de cet enfer, la chaleur nous brûlant le visage parfois. Je n’arrive pas à croire que je me trouve aussi près de ce phénomène naturel qui m’a toujours fascinée. Tout le monde devient fou de joie et un peu hystérique d’assister à pareil spectacle. Nous mitraillons de photos ce volcan d’où semblent couler des langues de feu, nous courons dans tous les sens, voulant profiter au maximum du spectacle, totalement inconscients du danger de cette expédition. Les guides nous rappellent à l’ordre de temps en temps, mais ils s’amusent plus de notre enthousiasme qu’autre chose. Je suis ébahie, épatée, enchantée de pouvoir être là, sentir la chaleur de la lave incandescente qui se fraie un chemin à travers les roches sans que rien ne puisse l’arrêter. Sa rapidité de descente n’est pas grande mais elle a l’air invincible. Et si elle changeait de trajectoire? Si le volcan régurgitait de ses entrailles une nouvelle traînée de lave plus rapide? Nous serions dans de beaux draps… Mais, totalement inconscients de tout cela, nous continuons à nous délecter du spectacle aussi bien visuel que sonore et sensoriel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Etienne réussit à dénicher des chamallows et un long bâton sur lequel il les pique, et il se penche sur la lave pour les faire griller avant de les déguster avec délice. Autant dire que l’exercice est très dangereux et passablement stupide, ce que je m’empresse d’imiter à mon tour. S’approcher de la lave assez près pour faire griller ses guimauves n’a rien d’aisé, la chaleur de la lave me brûle le visage à la limite du supportable. Mais je réussis également à les faire cuire quelques secondes et les enfouir avec un plaisir infini dans ma bouche, goûtant ainsi mes premières guimauves cuites à la lave de volcan. C’est facile à replacer dans une discussion mondaine par la suite! En tout cas, si on me demande un jour la chose la plus absurde que j’aie pu faire dans ma vie, « faire cuire des chamallows sur la lave d’un volcan » arriverait dans les premières positions!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le temps passe malheureusement vite et le soleil commence à disparaître tranquillement derrière les autres volcans environnants. Là, le clou du  spectacle s’offre à nous devant nos yeux ébahis. Plus la lumière du soleil baisse, plus le rouge incandescent de la lave en fusion contraste avec le noir des roches volcaniques. La Terre est véritablement en train de saigner! Comment décrire alors ce spectacle ahurissant… En face de nous respire un volcan en train de souffler de la fumée blanche tandis que de grosses veines rouge vermeil coulent de ses flancs en un grondement guttural de douleur, le soleil s’est caché derrière les nuages, rendant le ciel éclatant de rose pastel seul témoin de la colère d’Hadès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  J’aimerais rester encore pour profiter de la vision incroyable de cette blessure terrestre semblant ramener à la surface les tourments des Enfers du centre de la Terre, mais le guide nous presse de partir avant qu’il ne fasse nuit noire et je comprends aisément pourquoi. Je laisse le groupe partir et ferme délibérément la marche, désirant jusqu’à la dernière minute profiter du spectacle, tentant, dans ces quelques minutes restantes, de m’imprégner de toutes les sensations qui me traversent. Les gens étant partis, les craquements sonores des roches glissant sur le sol, emportées par la lave, sont plus flagrants, et l’image de désolation plus percutante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’aperçois alors que je n’ai peut-être pas assez contemplé le paysage comme il aurait fallu. J’aurais aimé qu’on s’arrête, Etienne et moi, quelques instants, assis quelque part, en silence mais connectés, ensemble, pour profiter pleinement de la majesté des lieux, ressentir plutôt que juste regarder… Au lieu de cela, nous courions partout avec notre appareil photo, passant presque plus de temps à observer la lave derrière l’objectif qu’à l’œil nu, ou en train de discuter avec nos amis de la chance que nous avions d’assister à pareil spectacle. Mais en avons-nous si bien profité que cela? Le temps est passé trop vite, je me suis laissée emporter par l’euphorie de tous, oubliant de prendre juste le temps d’apprécier pleinement. Bon, j’ai tout de même pu me faire plaisir et vivre  intensément cette expérience aussi, c’est juste un petit regret que je garde en mémoire pour faire plus attention la prochaine fois. L’appareil photo numérique tue la magie du moment, comme l’a si bien souligné Etienne. Tout le monde est à la recherche de la meilleure photo à ramener en souvenir ou à montrer aux amis, mais on oublie de profiter pour nous-mêmes! C’est sur ces belles réflexions que je redescends dans la nuit noire, tout le monde se suivant en file indienne, certains n’ayant pas de lampe frontale collant ceux qui ont pensé à en prendre une. Etienne et moi avons plein de nouveaux amis du coup! Sans la lumière, c’est un coup à se tordre la cheville sur ces chemins de cailloux, surtout qu’il fait une nuit d’encre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après une bonne heure de descente, nous atterrissons comme par magie devant un pub où on nous encourage à aller nous désaltérer avec une bière. Nous en prenons chacun une afin de célébrer cette superbe après-midi puis montons dans le bus qui repart vers Antigua. Nous débarquons vers 21h en ville et suivons Agathe et Paul qui nous emmènent dans un restaurant de leur cru avec musique live et ambiance relaxante. On se raconte la façon dont nos romances ont commencé, devant un bon plat de pâtes aux crevettes agrémenté de vin, puis chacun retourne à son hôtel, le temps des adieux est arrivé. Ils finissent leur voyage de 5 mois et nous partons demain pour le lac Atitlan. Après cette incroyable journée, nous sombrons dans un sommeil réparateur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-5481474764816212219?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/5481474764816212219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/la-lave-du-volcan-pacaya.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5481474764816212219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5481474764816212219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/la-lave-du-volcan-pacaya.html' title='La lave du volcan Pacaya'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-386937753357265103</id><published>2010-05-16T16:18:00.001-07:00</published><updated>2010-05-16T16:18:30.226-07:00</updated><title type='text'>La cité Maya de Tikal</title><content type='html'>Le 8 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillés à 4h du matin par notre petit réveil, nous sautons du lit groggy finir nos sacs et les descendre au vestiaire de l’hôtel. Plusieurs touristes se retrouvent comme nous, sur les marches du perron, à attendre les bus qui passent nous prendre pour nous emmener sur le site de Tikal. Plusieurs bus passent mais ce n’est jamais le nôtre. Enfin, vers 4h 45, un bus plus gros que les autres (nous avions aussi payé moins cher) nous embarque et nous filons, à moitié endormis encore, dans la noirceur de la nuit qui s’achève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Les brumes matinales se déploient sur les campagnes, rendant l’atmosphère fantasmagorique devant nos yeux à demi clos. Une heure et demie plus tard, nous arrivons au site à la fin d’une route bien cahoteuse. Mon ventre fait de nouveau des siennes aujourd’hui, j’espère tenir le coup durant la visite… Un guide anglophone nous parle brièvement de cette énorme cité Maya qui s’étend sur plus de 550 km² dont le centre à lui tout seul contenait 4000 édifices. Seules certaines pyramides ont été restaurées, la plupart se cachant encore sous la mousse et les arbres, démolis et usés avec le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous partons ensuite avec tout un groupe de touristes, à travers le jungle, en suivant le guide afin de découvrir cette cité oubliée. En route, nous admirons les immenses arbres de la forêt et de petits singes nous font la surprise de nous montrer le bout de leur nez curieux. Ils sautent de branche en branche tout en nous regardant, étonnés de notre présence. Le guide réussit aussi à apprivoiser une énorme mygale qui se balade tranquillement sur son dos. Il encourage les téméraires à la prendre dans leurs mains. Evidemment, je cours me proposer et voilà que cette belle bestiole se promène nonchalamment sur mon bras, ses pattes poilues se posant délicatement sur ma peau. Quelle drôle de sensation!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous arrivons au premier temple Maya sur lequel on nous propose de monter. Après une belle suée, nous arrivons en haut, surplombant ainsi la canopée de la jungle d’où émerge au loin le haut de plusieurs pyramides, telles des cités perdues. Le paysage est vraiment superbe! Quel mystère que la construction de pareils temples par les Mayas. De vrais chefs-d’œuvre architecturaux! Alors qu’ils ont été construits vers 700 avant Jésus Christ… Je redescends rapidement de mon édifice, une urgence intestinale m’obligeant à courir… Sympa de visiter Tikal dans ces conditions!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le guide nous parle ensuite du calendrier Maya se finissant le 21 décembre 2012 sans parler de la fin du monde, mais seulement de la fin d’un cycle correspondant à la position de la Terre, alignée avec un certain angle par rapport à la Voie Lactée provoquant une éclipse sur notre globe terrestre. Bref, il s’agirait juste de la fin d’un cycle de leur calendrier avant d’en débuter un autre. On verra, de toute façon c’est dans 2 ans maintenant! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rejoignons une autre belle construction Maya à la montée vraiment ardue car presque verticale. Une échelle nous fait grimper ces 40m de hauteur pour nous permettre d’avoir encore une fois une vue étonnante sur la jungle et les édifices émergeants. En haut du temple, il y a peu de place, la dalle de béton sur laquelle on peut marcher est restreinte et aucune rampe ou barrière ne pourrait nous retenir de tomber et de dévaler ces 40m… Etienne a un peu le vertige et se tient loin du vide. Quant à moi, je fais surtout attention au monde qui pourrait nous bousculer par mégarde. Quelle aventure! D’autant plus que deux touristes sont morts en tombant d’en haut il y a quelques années, mais on n’a en rien renforcé la sécurité des lieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous arrivons enfin au clou du spectacle: le « centre ville » de Tikal. Entièrement défrichés de la forêt, les bâtiments se hissent fièrement dans les quatre directions, laissant une grande place centrale vide amplifiant la majesté des ruines mayas l’entourant. Superbe! Nous grimpons sur les temples pour profiter à loisir de ces merveilles. L’homme est capable des plus belles choses comme des pires. Tikal continue d’être restauré petit à petit, le manque de fonds dédiés à ce site ralentissant les travaux. De nombreux édifices sont à peine visibles sous la mousse et ressemblent à de simples montagnes. Si les efforts fournis sont conséquents, Tikal aura une autre allure dans 20 ans! Avec certainement beaucoup plus de touristes. Toutes proportions gardées, nous sommes peu nombreux à visiter cette cité, alors qu’elle équivaut largement à Chitchen Itza au Mexique. Mais Tikal est encore méconnue ainsi que le Guatemala qui n’est pas encore une destination touristique très prisée. Nous visitons ce pays à temps!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après nous en être mis plein la vue durant ces 6 heures de visite, nous revenons au parking de l’entrée prendre notre bus de midi et demi pour revenir à Flores. Nous ne pouvons pas nous attarder plus ici, nous avons notre vol pour Guatemala City à 16h30. Dans le bus, Etienne s’assoit encore une fois à côté du chauffeur, me laissant plus de place sur le siège. Mon estomac a bien tenu au final durant la visite de Tikal, j’en suis ravie. Une heure et demie de trajet en sens inverse  et nous voici revenus à Flores où nous nous posons dans un restaurant en bord de lac pour déguster une grosse pizza accompagnée d’un succulent jus d’ananas. Etienne pique une tête dans le lac avec les jeunes guatémaltèques qui s’amusent à sauter du ponton. La vie est belle ici!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons à l’hôtel chercher les sacs et hélons un tuk-tuk qui nous emmène en dix minutes à l’aéroport. Mon ventre commence à fatiguer depuis 4h ce matin et il me le fait savoir. Les soubresauts du tuk-tuk sont difficiles à supporter. D’autant plus que nous ne sommes pas arrivés! Après ¾ d’heure d’avion qui nous déposera à Guatemala City, il nous restera à prendre un taxi pour nous rendre à Antigua! C’est la course lorsqu’on n’a qu’une semaine de vacances… Espérons que je tiendrai le coup. Je suis toutefois ravie de prendre l’avion plutôt qu’une nuit de bus! On s’évite beaucoup de fatigue ainsi. Arrivés à l’aéroport bien en avance, on nous apprend que notre vol est retardé de 2h et ne part qu’à 18h30! Il ne manquait plus que ça… Déjà qu’on était juste en temps! A quelle heure allons-nous arriver à Antigua? Et en quel état pour ma part? Résignés, nous nous demandons si nous retournons à Flores ou si nous restons à attendre dans l’aéroport. Mon mal de ventre empirant de plus en plus, je ne me vois pas reprendre un tuk-tuk, même pour 10 minutes. Je m’allonge sur les sièges et patiente en compagnie d’Etienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Toutefois, au bout d’un moment, un doute m’assaille. Je vois plein de monde arriver et passer gaiement dans la salle d’embarquement comme si leur vol partait bientôt alors qu’on nous a dit qu’il aurait 2h de retard. Nous nous renseignons et apprenons avec stupéfaction qu’il y a bien un vol à 16h30 pour Guatemala City et qu’on nous a tout simplement changés de vol et mis sur celui d’après! Je rêve… Nous nous énervons, supplions de nous mettre sur le vol de 16h30 comme nous avions réservé, mentons en disant que nous avons une correspondance importante d’avion à prendre à Guatemala City mais rien n’y fait. Le vol de 16h30 est plein et certainement des gens plus importants et influents que nous ont pris notre place sur ce vol. Le Guatémaltèque à qui nous avons affaire prend son air imperturbable pour nous dire « non » un nombre incalculable de fois. Nous l’aurions frappé! De nouveau résignés, nous retournons nous asseoir, fâchés et énervés de nous être fait avoir de cette façon. Je me sens toujours aussi malade et trouve ça plutôt injuste que ce soit nous qui soyons évincés pour je ne sais quelle obscure raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Pour pallier mes maux de ventre, Etienne me concocte encore une fois sa potion magique d’eau, de sucre et de sel tandis qu’il s’enfile 2 bières afin de faire retomber la frustration de ces histoires d’avion. Je l’aurais bien suivi si mon estomac me l’avait permis! Nous patientons sur une terrasse de l’aéroport avec une incroyable vue sur l’autoroute. A 18h, nous nous rendons docilement à la salle d’embarquement, évitant de croiser le regard de notre Guatémaltèque de tout à l’heure, de peur de lui sauter à la gorge. Nous grimpons dans un tout petit avion à hélices d’une vingtaine de places à peine, aux sièges serrés, collés aux hublots. Nous finissons par décoller vers 18H30 dans un superbe coucher de soleil illuminant le ciel et nous montons au-dessus des nuages dans un vrombissement d’hélices qui fait trembler l’avion en tous sens. Le panorama est superbe dehors avec ce ciel rosé et ces nuages cotonneux dans lesquels j’aperçois quelques éclairs lumineux. Toutefois, je ne profite pas du spectacle autant que je le souhaiterais, ma conscience étant altérée par mes problèmes digestifs ainsi que par ma pensée qui tourne en rond dans ma tête comme pour chercher le côté négatif de chaque chose, histoire de me gâcher l’existence. C’est fou comme on peut partir vite dans sa tête et voir tout en noir rapidement en réussissant à se convaincre qu’on n’est pas bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fatigue et mes problèmes de santé n’aidant sûrement pas, je me surprends à remettre tout en cause: ce voyage trop intense et fatigant, la séparation entre ma tête qui veut tout voir et tout visiter et mon corps qui ne suit pas. Je me reproche de ne pas assez m’écouter, de vouloir toujours tout faire alors que je pensais que mes précédents voyages m’avaient guérie de cette frénésie de vouloir tout découvrir… J’avais fait la même erreur il y a 5 ans lors de mon tour du monde et m’étais foulé la cheville avec pour résultat 2 semaines de plâtre et 4 semaines de béquilles! J’essaie de me comprendre, de savoir pourquoi je suis retombée dans cet ancien travers pour ce voyage-ci. Peut-être est-ce la durée vraiment limitée des vacances: une semaine, c’est vraiment court. Peut-être nous entraînons-nous, Etienne et moi, dans cette voie-là. Bref, je me perds totalement dans ma tête et ai vraiment du mal à revenir sur terre au grand dam d’Etienne qui ne sait plus quoi faire pour me redonner le sourire. Sans parler de mon ventre qui fait le yoyo en harmonie avec les secousses de l’avion, jusqu’à repousser mes limites de tolérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Enfin, au bout de ¾ d’heure, nous atterrissons sur une petite piste d’aéroport national de Guatemala City. On récupère nos bagages aussitôt, vu le nombre de passagers puis nous partons à la recherche d’un taxi. Seulement voilà, il est 20h passées et plus aucun taxi n’attend à l’aéroport. Je reste dehors avec les sacs, tandis qu’Etienne part demander à une hôtesse d’en appeler un pour nous. L’endroit se vide et je commence à ne pas me sentir rassurée d’attendre seule dehors, au milieu d’entrepôts vides, dans la nuit noire. De plus, j’ai urgemment besoin d’aller aux toilettes. J’abandonne les sacs là, ne me sentant pas la force de porter les deux gros avec moi et je fonce à l’intérieur. Heureusement je croise Etienne et lui indique que les sacs sont sans surveillance dehors. Il va alors monter la garde tandis que notre hôtesse passe un coup de fil pour nous trouver un taxi, ce qui a l’air d’être vraiment difficile!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Enfin, elle nous indique qu’un taxi arrive dans 15 minutes puis elle quitte son bureau, nous laissant vraiment seuls dans cet endroit désaffecté. Mais je me sens en sécurité avec Etienne. Je ne me verrais pas seule à attendre ici par contre! Le taxi arrive et nous grimpons dedans avec reconnaissance. C’était avant de découvrir sa conduite sportive! Je me sens de nouveau ballottée en tous sens, le cœur au bord des lèvres, l’estomac criant grâce, durant cette bonne demi-heure de trajet. Il conduit son véhicule comme une voiture de course… ou un char d’assaut! Bref, nous arrivons à Antigua au bout de nos forces, ne souhaitant que trouver un hôtel et ne plus bouger. Il est plus de 21h et toutes les portes des guest house sont fermées et barricadées comme si elles craignaient de se faire agresser. Incroyable! Heureusement, l’une d’entre elles répond à notre sollicitation à la porte, et un charmant monsieur nous montre une jolie chambre dans un hôtel douillet. Nous prenons! Enfin posés quelque part, je reprends quelques forces après une bonne douche puis accompagne Etienne qui va manger un morceau tandis que je me contente d’un bol de riz. Peu après, nous nous écroulons sur le lit, exténués.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-386937753357265103?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/386937753357265103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/la-cite-maya-de-tikal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/386937753357265103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/386937753357265103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/la-cite-maya-de-tikal.html' title='La cité Maya de Tikal'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-6292009867520950260</id><published>2010-05-16T16:13:00.001-07:00</published><updated>2010-05-16T16:13:18.559-07:00</updated><title type='text'>Plage et farniente</title><content type='html'>Le 7 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille après avoir passé une nuit complète sans interruption urgente de santé. Ca fait du bien! Je me sens bien plus en forme qu’hier soir et j’en suis ravie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Tranquillement, nous flânons dans les rues de Flores à la recherche d’un restaurant en bord du lac pour prendre notre petit déjeuner. Nous en trouvons un avec une belle vue mais à la nourriture médiocre et trop américanisée à mon goût. On ne peut pas tout avoir! Nous partons ensuite nous renseigner sur les moyens de revenir à Guatemala City pour pouvoir continuer notre parcours dans l’ouest  du pays. Un bus de nuit de 10 heures? Non merci… Vu notre état de fatigue, ce serait du suicide. Un avion de 45 minutes? Ah, c’est déjà bien mieux. Même si c’est 10 fois le prix du bus… Tant pis, la santé avant tout! Nous réservons aussi notre excursion à Tikal pour le lendemain, la journée d’aujourd’hui étant réservée à la détente!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous nous promenons un peu dans les rues puis, après le déjeuner de midi, nous nous laissons tenter par l’appel d’une barque à moteur qui veut nous emmener à une petite plage avoisinante. Seuls sur le petit bateau à moteur, nous nous laissons porter au rythme de petites vaguelettes sur le beau lac bordé d’une dense forêt me rappelant toujours l’Amazonie. Nous débarquons sur une petite plage quasi idyllique, à part l’absence de sable. Les galets jonchent le sol à la place. Mais l’eau claire du lac, la solitude et le calme de l’endroit ainsi que les petits parasols aménagés juste pour nous nous rendent la place paradisiaque. Nous posons notre serviette dans un petit coin ombragé à l’écart des éventuels visiteurs et restons à discuter en regardant le ciel et les nuages passer. Je prends un peu de temps pour écrire tandis qu’Etienne se perd dans la contemplation d’une colonie de fourmis à l’ouvrage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous entrons ensuite dans l’eau délicieusement chaude du lac, en sentant un peu de vase sous nos pieds, sans en prendre ombrage. Seuls au milieu de l’eau, nous profitons à loisir, dans les bras l’un de l’autre, de la magie des lieux. Il fait presque plus chaud dans l’eau qu’à l’extérieur! C’est délicieusement bon… aucun bruit de moteur ne parvient à nos oreilles, seulement le souffle du vent dans les arbres, le chant des oiseaux et le clapotis de l’eau sur les galets. Si la vie pouvait toujours être aussi belle et simple qu’en cet instant! Ceci dit, on s’ennuierait peut-être ou bien on trouverait cette situation trop banale. En tout cas, en ce qui nous concerne, nous n’en perdons pas une miette! Et un peu de repos nous est vraiment salutaire… Mon corps et mon esprit ont l’air de vraiment l’apprécier. Je me suis vraiment poussée à bout ces derniers temps… Ca m’apprendra!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après trois bonnes heures de sieste dans ce coin de carte postale, nous revenons en bateau, Etienne et moi, assis l’un derrière l’autre, collés ensemble sur la poupe du canot, les cheveux dans le vent et les pieds dans l’eau, au soleil tombant. Revenus à Flores, nous prenons un excellent jus d’ananas à la terrasse d’un restaurant tout en nous rafraîchissant dans l’eau du lac, sautant du ponton en bois qui nous fait face. Nous rentrons ensuite nous changer à l’hôtel puis arrivons juste à temps pour l’happy hour de 18h. Nous regardons le coucher de soleil sur le lac tout en dégustant de délicieux capirinhas, l’alcool préféré des Amazoniens! Etienne s’essaie au mojito mais ça ressemble plus à de l’eau du marécage d’où sortiraient d’éventuelles grenouilles qu’autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  A moitié saouls, nous partons manger dans un succulent restaurant un peu chic où trône un arbre factice au milieu de la pièce. Rassasiés, nous rentrons nous coucher assez tôt, le réveil va être matinal demain matin pour partir voir les ruines de Tikal!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-6292009867520950260?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/6292009867520950260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/plage-et-farniente.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6292009867520950260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6292009867520950260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/plage-et-farniente.html' title='Plage et farniente'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-2504644067164723195</id><published>2010-05-16T16:11:00.001-07:00</published><updated>2010-05-16T16:11:09.905-07:00</updated><title type='text'>Quand le corps dit stop…</title><content type='html'>Le 6 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillés à 6h du matin, nous préparons nos affaires en vitesse, avalons notre petit déjeuner puis grimpons dans un minibus qui va nous emmener à Flores en 7h approximativement. Nous avons décidé de laisser les transports locaux pour prendre un minibus pour touristes qui ne s’arrêtera pas partout pour laisser monter ou descendre du monde et sera, espérons-le, un tantinet plus confortable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous voici donc partis, à deux dans un minibus de six places, en direction de Coban. Trois heures plus tard, nous y sommes et prenons deux touristes de plus avant de partir en direction de Flores. Un autre minibus nous suit, rempli à craquer d’Israéliens. Nous avons de la chance d’avoir autant de place sur les banquettes du véhicule pour notre part. Je peux même m’allonger entièrement, Etienne me laissant la place pour s’asseoir près du chauffeur. J’apprécie d’autant plus l’attention que je ne me sens pas très en forme. Il fait chaud, le chauffeur n’arrête pas d’accélérer et de freiner brusquement sur les dos d’âne qui se succèdent toutes les dix minutes, sans parler des virages serrés de montagne où le ravin que l’on frôle commence à me donner le vertige. Au moins, je passe le temps en regardant les paysages verdoyants de montagne ou les Guatémaltèques déambulant dans les rues de leur village, les femmes toutes habillées de la même manière avec leur grande jupe longue colorée et leur chemisier en dentelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le chauffeur nous arrête vers une heure pour manger dans un petit boui-boui local. Je me force à avaler mon poulet aux légumes, l’appétit n’étant pas vraiment présent. Nous embarquons dans le bus et repartons pour encore au moins trois heures de route. Au bout de dix minutes, je me relève en sursaut de ma banquette-lit, je n’ai plus le souvenir d’avoir repris mon appareil photo au restaurant! Je cherche partout et ne le trouve pas. Le chauffeur accepte de faire demi-tour et nous voilà revenus au restaurant en priant que personne ne soit parti avec. Mais non, il m’attend toujours là! Ouf! Soulagée d’avoir retrouvé mon bien, je me rallonge sur la banquette du minibus, mon ventre commençant à me jouer des tours…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Plus le temps passe, plus je me sens mal. Tout mon corps me crie qu’il en a marre d’être balloté dans tous les sens depuis quelques jours… Il n’en peut plus! C’est vrai qu’on a un peu abusé entre la fatigue du travail avant de partir, l’avion, les bus et les courtes nuits depuis notre arrivée au Guatemala, sans parler des excursions à droite et à gauche. Mon corps dit stop, tout simplement. Par contre, me le faire savoir dans un bus cahotant à 3h de route de la destination, ça n’a rien de drôle. Je me cramponne au siège, cherchant des positions meilleures pour soulager mes crampes d’estomac, mais rien n’y fait. J’ai le cœur au bord des lèvres quand nous arrivons à Flores après ces 3 douloureuses heures pour moi, ne souhaitant qu’une chose: des toilettes et un bon lit. Etienne, se rendant compte de mon état, s’occupe de trouver la chambre avec une salle de bains privée dans laquelle je fonce pour aller vomir… Je m’allonge, fiévreuse et désespérée par cet état de mal-être général qui risque, j’en ai peur, de me coûter cher par la suite. Si c’est juste une turista, ça va. Mais s’il s’agit d’une infection intestinale (j’avais mis une semaine à m’en remettre en Inde), ou pire de la malaria…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Comme je me vide littéralement de tous côtés, Etienne me concocte une mixture à base d’eau agrémentée de sel et de sucre. Ca permet d’arrêter la diarrhée et de fixer les minéraux. Je somnole pendant qu’Etienne part manger un peu et se balader en ville. A son retour et après avoir vomi deux fois encore, je me sens un peu mieux . Assez pour grimper sur le toit de l’hôtel et m’allonger dans un hamac à regarder le coucher de soleil sur le lac qui entoure la péninsule de Flores. Enlacés tous les deux dans le même hamac, nous regardons la nuit tomber, balancés par le vent, une légère couverture protégeant  mon ventre de la fraîcheur de la soirée. Une première étoile apparaît, puis une deuxième… Dans les bras d’Etienne, encore fiévreuse, je me sens pourtant bien et sereine, je sens que je vais guérir vite. C’était juste un avertissement de mon corps de ralentir un peu. Bien compris! Je pars me coucher peu après, n’en pouvant plus. On verra demain comment je me sens!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-2504644067164723195?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/2504644067164723195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/quand-le-corps-dit-stop.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2504644067164723195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2504644067164723195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/quand-le-corps-dit-stop.html' title='Quand le corps dit stop…'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-1916318335099665423</id><published>2010-05-16T16:08:00.000-07:00</published><updated>2010-05-16T16:09:06.223-07:00</updated><title type='text'>Les lagons de Semuc Champey</title><content type='html'>Le 5 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillée à l’aube encore une fois, je profite des heures calmes et matinales devant un café au lait. Etienne me retrouve une heure plus tard et nous dégustons notre petit déjeuner ensemble, rejoints par les deux Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous ne tardons pas à enfiler notre maillot de bain et à partir en direction du parc national de Semuc Champey situé à 15 minutes de marche de l’hôtel. Il n’est que 8h du matin lorsque nous arrivons sur le site, il n’y a personne encore, les touristes n’afflueront que plus tard. Après une courte marche dans la forêt, un superbe spectacle s’ouvre à nos yeux ébahis… des lagons turquoise dans lesquels se reflètent les rayons dorés du soleil. Plusieurs bassins se succèdent en paliers reliés les uns aux autres par de petites cascades. Quel spectacle grandiose! Surtout que nous sommes seuls sur le site à en profiter. Ces lagons sont à nous! On se rend au bout du chemin où un guide nous encourage à nous approcher de l’eau qui jaillit en furie des rochers. Avec force, elle s’écoule sous terre sûrement pour rejoindre notre grotte d’hier. Les torrents d’eau qui déferlent font un bruit assourdissant. Ebahis, nous ne perdons pas une miette du spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous décidons ensuite de monter au mirador pour apprécier la vue des environs. Nous n’avions pas prévu une ascension si difficile par contre. La montée est ardue mais nos efforts sont bigrement récompensés par le superbe panorama qui s’offre à nous. Au milieu de montagnes verdoyantes entourées de jungle épaisse apparaissent les lagons turquoise et dorés disséminés en cascades en contrebas. Les couleurs bleutées des piscines naturelles, orangées des roches sableuses et vertes de la dense végétation se mêlent en formant un chef d’œuvre naturel dont le regard ne peut se lasser. De plus, nous sommes seuls à admirer cette merveille qui n’a l’air d’exister que pour nous à cet instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après avoir abusé tout notre saoul de cette vision magique, nous redescendons profiter des lagons avant que les touristes n’arrivent. Nous plongeons dans cette eau fraîche et transparente, passons sous les petites cascades qui nous massent le dos, nous relaxons sur des roches à moitié immergées, profitons au maximum de ce que Dame Nature nous offre. Etienne se prend pour Tarzan et s’amuse avec des Guatémaltèques à sauter dans l’eau, accroché à une branche. J’aime le voir jouer comme un enfant… Après quelques heures de baignade, nous rentrons à l’hôtel nous reposer et manger de bons nachos tout en savourant les bonnes mangues régionales. Un délice! Je regarde ensuite Etienne se balancer au trapèze pour finir par plonger dans l’eau. Un vrai athlète infatigable! Nous nous reposons ensuite tranquillement dans l’herbe au soleil près de la rivière. Pour moi, être dans la nature, c’est le meilleur repos qui soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous retournons ensuite aux lagons vers la fin de l’après-midi, pour profiter encore une fois de ce coin de paradis. Il y a plus de monde que ce matin mais l’endroit se vide doucement, la plupart des gens ayant pris une excursion depuis Coban qui se trouve à 3h d’ici. Nous changeons de bassin par rapport à ce matin et nous glissons sous une petite cascade, enlacés dans les bras l’un de l’autre. De douces phrases sont murmurées, nos lèvres s’effleurent avec beaucoup de tendresse; le temps semble s’arrêter, nous sommes au paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le site se vide au fur et à mesure et nous nous retrouvons encore une fois seuls au milieu de tant de beauté. Assis en haut d’une cascade, l’eau nous chatouillant le bas du dos, nous discutons de choses et d’autres. Seuls au milieu de la jungle épaisse qui nous entoure, pataugeant dans cette eau divinement claire et douce, écoutant le son des cascades qui chutent dans un bassin d’eau turquoise en contrebas, je me rends de nouveau compte de la chance que nous avons d’être ici et d’être témoins de tant de beauté naturelle. A regret, nous décidons de quitter cet endroit enchanteur pour rentrer à l’auberge, la nuit commençant doucement à tomber. Revenus à l’hôtel, nous dînons avec les autres convives, l’ambiance étant toujours à la danse. Cette fois, je ne suis pourtant pas trop d’humeur, la fatigue et le vin n’aidant pas. Nous finissons, Etienne et moi, sur le ponton, à nous vider le cœur de nos soucis et attentes. Un bon sommeil réparateur va calmer tout ça. Au dodo!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-1916318335099665423?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/1916318335099665423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/les-lagons-de-semuc-champey.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1916318335099665423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1916318335099665423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/les-lagons-de-semuc-champey.html' title='Les lagons de Semuc Champey'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-825717282807266673</id><published>2010-05-16T16:06:00.001-07:00</published><updated>2010-05-16T16:06:40.946-07:00</updated><title type='text'>Les grottes aventureuses</title><content type='html'>Le 4 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bruit ambiant des voitures et l’odeur des gaz d’échappement qui arrivent jusqu’à mes narines me réveillent vers 6h du matin. Ouf, il est tôt et je n’ai pas encore bien récupéré. Mais bon… Etienne se réveille peu après puis nous partons déambuler dans la ville à la recherche d’un petit déjeuner. Nous trouvons un excellent café qui nous sert un véritable festin que nous dévorons avec avidité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos affaires empaquetées, nous nous rendons à la station de bus à pied, Coban restant une petite ville. Les sacs attachés sur le toit du minibus, nous avons une heure à tuer avant le départ pour Semuc Champey. Nous en profitons pour flâner dans le marché du village où mangues, ananas se mêlent aux carcasses de poulet, aux CD de musique et aux chandails d’allure péruvienne. Nous grimpons ensuite dans le minibus qui nous monte encore plus vers le nord, nous enfonçant toujours plus dans la campagne et la forêt. Les routes deviennent étroites et sinueuses, l’asphalte se transformant petit à petit en chemin rocailleux. Les derniers kilomètres nous menant à Semuc Champey sur une route de plus en plus sinueuse et impraticable nous paraissent encore une fois interminables. Le minibus nous dépose devant un hôtel perdu en pleine jungle, éloigné de toute autre habitation. L’hôte est charmant et nous nous installons dans une petite cabane sommaire au jardin paisible bordant une charmante rivière d’eau turquoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On nous propose de partir dans une heure visiter une grotte environnante. Nous sommes fatigués par la route mais nous acceptons la proposition, contents de pouvoir profiter de la région. Nous avons l’impression de n’avoir fait que du bus depuis notre arrivée. A nous de profiter de notre voyage à présent! Nous avalons quelques bons nachos faits maison puis, notre maillot de bain enfilé, nous suivons notre guide à travers la forêt. Devant l’entrée de la grotte, on nous donne une chandelle chacun puis nous nous enfonçons dans l’antre de la terre, éclairés seulement par notre petite flamme chancelante. L’aventure commence! Il nous faut un certain temps pour habituer nos yeux à cette faible lumière, voyant à peine où nous posons les pieds. Les roches font place à du sable puis à de l’eau. Mouillés jusqu’aux mollets, nous nous enfonçons dans  cette grotte obscure dont les stalactites semblent vouloir nous embrocher;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous suivons notre guide, l’un derrière l’autre, comme si nous étions à la recherche d’un trésor caché, enfoui dans l’antre du diable. L’eau nous arrive à présent jusqu’à la taille et nous avançons toujours. Notre guide nous avertit qu’il va falloir nager à présent. Accrochés à notre petite chandelle dépassant de l’eau, nous essayons de nager tout en sauvegardant cette lueur qui ne nous a jamais paru aussi précieuse qu’en cet instant. Une minute d’inattention et on laisse échapper la chandelle, l’obscurité totale nous saisit, nous laissant aveugles, impuissants et perdus. Cette frêle chandelle n’a jamais eu autant de valeur qu’en ce moment. Essayant d’éviter les rochers escarpés et les stalactites pointues, nous nageons dans ce dédale de rochers aux formes mystérieuses et enchanteresses. Je ne les ai jamais vus d’aussi près et dans des conditions aussi extrêmes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre guide nous fait monter à des échelles de fortune glissantes, grimper sur des escarpements rocheux où de petites cascades ont rendu les roches trop lisses, marcher sur de petits chemins escarpés surmontant la rivière et les stalagmites aiguisées. Le moindre faux pas, la moindre erreur d’inattention peuvent vraiment nous être fatals. Le niveau de sécurité est tout sauf présent! Mais nous ne pensons pas à ça lors de notre avancée. Nous essayons juste de maintenir la chandelle en vie et de profiter des belles sculptures naturelles que l’eau a façonnées dans la roche au fil des années. C’est magnifique! Nous avons l’impression d’être de véritables explorateurs en recherche d’adrénaline. Et ça, nous en avons! Et je dois avouer que j’adore ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé au bout de la grotte, le guide nous demande si nous voulons plonger. Après un bref moment d’hésitation, j’acquiesce avec joie. Il me fait grimper sur une roche escarpée à laquelle je m’accroche de façon très précaire, puis m’indique avec sa lumière où sauter exactement dans l’eau. Il ne faut pas se tromper, il y a des roches partout! Poussant un cri qui retentit dans toute la grotte, je plonge dans cette noirceur sans trop savoir où je vais atterrir… Je me sens m’enfoncer tout d’un coup dans cette eau fraîche qui m’enveloppe entièrement, me donnant la satisfaction d’avoir bien calculé mon saut! Etienne me suit aussitôt après, son cri sonnant un peu plus rauque que le mien. Dans la bataille, il a d’ailleurs cassé une chaussure, c’est nu-pieds qu’il devra faire le chemin inverse, ce qui n’est guère plaisant sur ces roches escarpées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous reposons quelque temps afin d’admirer ce tunnel souterrain dans lequel nous nous enfonçons depuis plus d’une heure. Cette grotte est, paraît-il, tellement longue qu’on n’en connaît pas la fin! Se retrouver seuls dans cette cave sans âge est un grand privilège, surtout vu son accessibilité plutôt hasardeuse! J’essaie d’emmagasiner toute l’énergie que cet endroit peut me donner afin de pouvoir faire le chemin inverse plus aisément. Nous sommes fatigués et ne pouvons nous permettre le moindre relâchement d’attention! Pff, quelle aventure! Si nous avions su, nous aurions peut-être attendu demain afin d’être un peu plus reposés! Enfin… Avec précaution, nous rebroussons chemin, toujours accrochés à notre chandelle salvatrice. A un moment, notre guide nous fait bifurquer pour nous proposer un raccourci: se laisser glisser entre deux roches dans un trou d’eau. Là, pour la première fois depuis le début de notre escapade souterraine, je ne suis pas  rassurée. Me laisser tomber entre des rochers escarpés dans un trou d’eau, ne voyant rien à un mètre de moi? Bon, je n’ai pas le choix de toute façon. Je me laisse glisser en râpant la roche au passage, sans grand mal heureusement. Etienne me suit toujours avec plus  de dextérité que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Enfin, nous apercevons un trou de lumière au loin: la sortie au grand jour! Nous avions oublié qu’il faisait grand soleil dehors étant enfermés depuis 2 heures dans le noir. Nous apercevons ce trou lumineux comme une bénédiction, remerciant le ciel d’être sortis d’ici sans blessure. Soulagés, heureux et grisés par l’adrénaline, Etienne et moi rions ensemble de notre aventure rocambolesque. Mais ce n’est pas fini! Notre guide nous donne une grosse bouée à chacun dans laquelle nous nous asseyons pour pouvoir descendre tranquillement la rivière jusqu’à notre hôtel. A l’air libre cette fois, dirigés par le courant, nous nous laissons porter au gré de l’eau, n’ayant  qu’à profiter du paysage. La dense forêt qui nous entoure me rappelle l’Amazonie ainsi que les bruits d’insectes et d’oiseaux divers assourdissants. Malgré la fatigue, je profite de ce moment unique de relaxation intense en m’adonnant entièrement à cette nature qui m’entoure. Etienne et moi, accrochés à la bouée de l’autre, descendons tranquillement cette rivière paradisiaque, en profitant au maximum de cet instant d’éternité qui nous est offert. Je discute ensuite un peu avec le guide dans mon espagnol précaire sur sa vie. Malgré mes louanges sur sa région, il m’apprend qu’il n’aime pas vivre ici et faire toujours la même chose, faire visiter la même grotte, descendre la même rivière… Le pauvre a l’air vraiment blasé! Ceci dit, je ne sais pas s’il préférerait se retrouver enfermé toute la journée derrière un écran d’ordinateur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous rentrons à l’hôtel et, Etienne et moi, nous reposons sur le ponton, les pieds dans le vide, à admirer la rivière et le soir tomber doucement sur la forêt en élucubrant sur notre vie matérialiste, une bière à la main! A 19h la nuit nous a recouverts et le souper est servi. Nous rejoignons les autres convives dans la salle à manger. Nous faisons connaissance avec un couple de Français charmants de notre âge et un couple d’Indiens d’une soixantaine d’années. La musique résonne, les corps commencent à bouger, et nous voici tous sur la piste de danse à prendre des cours de salsa! Tout le monde rit et s’amuse en se laissant aller, les barrières culturelles et sociales tombent, je suis aux anges! J’entraîne Etienne sous la pluie qui s’est mise à tomber et nous dansons dehors sous ces gouttes rafraîchissantes comme s’il n’existait plus que nous deux au monde! Quel délice!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  L’Indien nous tient ensuite tout un discours sur l’importance d’entrer en contact avec les autres, ce qui passe beaucoup par le toucher et en particulier la réflexologie. Il nous encourage à nous toucher les pieds ce soir! Nous lui promettons de faire un effort puis finissons la soirée en nous serrant tous dans nos bras, la soirée étant un délice pour tous! Quelle journée! Nous finissons par une petite dispute, Etienne et moi, mais rien de bien méchant. Tout finit par s’arranger après un petit tour de détente dans la nuit noire, l’électricité étant coupée à 21h30! Bonne nuit!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-825717282807266673?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/825717282807266673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/les-grottes-aventureuses.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/825717282807266673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/825717282807266673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/les-grottes-aventureuses.html' title='Les grottes aventureuses'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-1016158844511689746</id><published>2010-05-16T16:01:00.001-07:00</published><updated>2010-05-16T17:17:04.018-07:00</updated><title type='text'>Good morning Guatemala!</title><content type='html'>Le 3 mai 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Et voilà, l’aventure recommence une nouvelle fois pour ma plus grande joie. La destination cette fois-ci? Le Guatemala le temps d’une semaine. C’est court mais ça me permettra de faire une bonne coupure tout de même. Et la grande nouveauté par rapport à mes anciens voyages: je ne suis pas seule! Un beau Québécois m’accompagne dans cette nouvelle aventure…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  L’histoire a commencé au retour de mon dernier voyage de trois mois. Ou plutôt non… Tout commença peut-être lors de mon transit de deux heures il y a quelques mois alors que je quittais la France pour m’en aller au Brésil retrouver Max. J’ai fait une escale de deux heures à Montréal où Etienne m’attendait à l’aéroport. Ces quelques heures de retrouvailles intenses, les cœurs qui battent à tout rompre, le sentiment frustrant de manquer de temps… Des mots sont échangés, les émotions s’envolent, le temps se fige… Nous étions amis et confidents depuis longtemps, des sentiments avaient commencé à naître envers ce beau Québécois ténébreux mais je me suis toujours forcée à réfréner mes envies, sa situation maritale m’en empêchant. A mon grand étonnement, il m’annonça alors que sa situation de couple était en plein changement. Je me suis donc octroyé un soupçon d’espoir. C’est dans cet état d’esprit que j’avais retrouvé Max au Brésil…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Au vu de cette toute nouvelle déclaration à mon retour de voyage, j’ai foncé tête baissée dans cette nouvelle relation inattendue pour moi, et même si les soucis de ce nouveau changement de vie en cours ne sont pas faciles à gérer pour nous deux, nous vivons une belle histoire et essayons de profiter ensemble du moment présent au maximum. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous voilà donc tous deux à l’aéroport Trudeau de Montréal à 7h du matin, en attendant notre vol pour le Mexique où nous avons 1h et demie de transit avant notre vol pour le Guatemala. Après la confiscation d’une huile de massage et d’une bouteille de crème solaire oubliées dans nos sacs à main, nous embarquons dans un petit avion aux sièges exigus. Le vol se passe sans encombre, nous passons notre temps à essayer de planifier nos 8 jours de voyage, n’ayant pas eu le temps jusqu’à présent de vraiment nous y intéresser. Le travail et les soucis quotidiens nous ont vraiment pris tout notre temps et notre énergie. Les vacances tombent à point nommé! Le guide Lonely Planet à la main (ma bible!), nous essayons de trouver le meilleur itinéraire pour si peu de jours. Ca risque d’être un peu la course si on maintient tous nos désirs de sites à voir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  A l’arrivée à Mexico City, nous apprenons que nous avons une heure de retard sur l’horaire prévu. N’ayant de montre ni l’un ni l’autre, nous ne nous en étions même pas aperçus… Pas d’inquiétude de ce fait! En tout cas, en sortant de l’avion, nous ne nous faisions aucune illusion sur notre capacité à avoir notre vol pour Guatemala City, il était bien trop tard… A l’immigration, je tente quand même de nous faire passer en priorité en expliquant notre cas et ça marche! Nous passons devant tout le monde, contents de ne pas faire la queue, tout en étant persuadés que nous n’aurons pas notre vol pour autant. Toutefois, à notre grande surprise, après 15 minutes de dédales de couloirs d’aéroport, nous arrivons devant notre porte d’embarquement. Ils n’attendaient plus que nous pour fermer les portes de l’avion. Ouf, nous avons eu chaud! Il reste à savoir si nos bagages ont suivi! Nous verrons cela à l’arrivée. Contents d’avoir attrapé notre correspondance, nous nous reposons durant ces deux heures de trajet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Arrivés à Guatemala City, nous sortons de l’avion en humant l’air chaud et moite typique des pays tropicaux. L’aéroport est plutôt petit pour une capitale d’un pays, mais fonctionnel. A notre grand étonnement encore une fois, nous voyons nos bagages sortir tranquillement sur le tapis roulant. Ils nous ont suivis malgré tout! Nous avions décidé de deux choix suivant la récupération de nos bagages aujourd’hui ou non. Si nous ne les avions pas eus, nous nous serions posés à Antigua, petite ville à une heure de route, pour escalader un volcan le lendemain. Mais là, nos affaires retrouvées, nous décidons de filer au nord jusqu’à Coban, petite bourgade perdue en pleine nature et, paraît-il, très attrayante. C’est un peu téméraire, étant donné que nous avons déjà 8h d’avion dans les pattes et un réveil à l’aube vers 4h du matin. Mais rien ne nous fait peur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous sautons dans un taxi qui nous emmène en 20 minutes à la station de bus indiquée, tout en ayant demandé son chemin 15 fois avant de trouver l’autobus désiré. Guatemala City ressemble beaucoup à Manaus de mon point de vue: une grosse ville un peu sale et moderne à la fois tout en restant à l’image d’un pays en voie de développement. Les habitants au teint mat typiquement indien, aux traits mayas, ont l’air sympathique (de mon point de vue, plus qu’au Pérou ou qu’en Bolivie). Etrangement, les klaxons se font rares et la ville est plutôt tranquille et calme. Pour une capitale, je la trouve plutôt à taille humaine, ce qui n’est pas pour me déplaire. De toute façon, nous n’y restons pas. A peine arrivés à la station d’autobus, nous sommes poussés dans l’un d’entre eux qui part immédiatement pour Coban. Le temps d’acheter de l’eau, des pommes et une montre bradée à un vendeur ambulant, nous voici partis sur des sièges défoncés sans suspension à travers la ville poussiéreuse. Il est 15h30, on nous annonce une arrivée à Coban à 19h. Sur nos sièges datant de la seconde guerre mondiale, nous risquons de trouver le trajet un peu long! Malgré tout, j’aime les voyages en bus dans les pays étrangers. Me trouver au milieu de gens du pays, assister à des scènes de vie authentique, voir défiler les paysages, entendre la musique locale, le chant des oiseaux, sentir les odeurs des rues, de la poussière, de l’humidité ambiante, des fleurs exotiques…  J’aime sortir ma main par la fenêtre du bus pour sentir le vent chaud fouetter ma peau et les rayons de soleil chauffer mes doigts. Je me sens alors libre et heureuse, et ne souhaite me trouver nulle part ailleurs qu’assise dans ce bus brinquebalant à côté d’Etienne, en plein milieu de ce pays inconnu. La vie est incroyable et merveilleuse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Toutefois, 3h30 de voyage plus tard, et malgré tout mon enthousiasme de départ, mes forces et mon dos commencent à faiblir. De plus, il est 19h, heure à laquelle nous étions censés arriver, et nous sommes visiblement loin de notre but. Etienne et moi combattons la fatigue ainsi que nos courbatures en nous encourageant mutuellement par de petits massages du dos. Peut-être avons-nous été un peu téméraires sur ce coup-ci… Ce matin, nous étions encore à Montréal, il y a 12 heures exactement, et là nous voici au bout de nos forces, repoussant nos limites physiques en plein milieu du Guatemala.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Au bout de deux heures incroyablement longues, nous débarquons enfin à Coban vers 21h. Ca y est, nous sommes enfin arrivés! Nous dégotons un hôtel correct mais bruyant, sans avoir le courage de chercher ailleurs de toute façon. Une bonne douche chaude plus tard, nous nous sentons déjà revigorés. Allons manger à présent! Avec mes rudiments d’espagnol, je comprends qu’il se fait tard pour souper, tout est fermé à 21h30. Heureusement, nous trouvons sur la place centrale des vendeurs ambulants de saucisses, viande agrémentée de sauce et burritos. Délicieux et pas cher! Nous avalons notre festin sur un banc de la place publique, sous le regard alléché des chiens errants. Exténués, nous rentrons vite nous coucher à l’hôtel, et nous nous endormons, les boules Quies enfoncées jusqu’au fond des oreilles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-1016158844511689746?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/1016158844511689746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/good-morning-guatemala.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1016158844511689746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1016158844511689746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2010/05/good-morning-guatemala.html' title='Good morning Guatemala!'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-7278788094228648137</id><published>2009-12-01T12:18:00.000-08:00</published><updated>2009-12-01T12:19:04.659-08:00</updated><title type='text'>Retour...</title><content type='html'>Le 30 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille ce matin plus reposée et j’ai la surprise en ouvrant les rideaux d’apercevoir qu’un grand manteau blanc a recouvert tout Montréal ! La neige a vraiment attendu mon arrivée pour tomber, c’est incroyable ! Malgré la beauté du panorama, un léger voile de tristesse m’envahit… Je sais que je suis au début de l’hiver et que j’en ai pour 6 à 7 mois d’hiver à présent ! Moi qui étais tellement bien à la chaleur du Brésil !! Je me sens un peu perdue aujourd’hui, seule dans cet appartement, apprenant que je ne recommencerai pas le travail avant 15 jours (si j’avais su, je serais restée plus longtemps en voyage…). Heureusement, je retrouve un ami l’après midi qui me permet de retrouver la chaleur et la gentillesse des Québécois, ce qui me fait oublier aussitôt mon léger coup de cafard ! A présent, à moi de me réhabituer tranquillement à ma vie et de l’apprécier autant que j’ai pu adorer mon voyage !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-7278788094228648137?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/7278788094228648137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/retour.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7278788094228648137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7278788094228648137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/retour.html' title='Retour...'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-2556695126195820266</id><published>2009-12-01T12:17:00.002-08:00</published><updated>2009-12-01T12:18:13.425-08:00</updated><title type='text'>Au revoir l’Amazonie… et Max !</title><content type='html'>Le 28 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens nettement mieux aujourd’hui, je pense que le plus dur est passé. Il reste mes pieds qui me démangent toujours plus que de raison, mais je commence à m’habituer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon réveil, Max n’est pas là, il est déjà parti gérer quelques affaires en ville. Je prends donc mon temps et me prépare tranquillement. Max m’appelle pour me dire qu’il sera là dans quelques minutes pour m’emmener prendre mon petit déjeuner. Je ne peux manger que des fruits mais me régale malgré tout de ce simple festin. Il retourne ensuite travailler alors que je me repose. Je l’aide ensuite à préparer les 30 hamacs en vue de l’expédition en bateau de ses clients, puis nous partons déjeuner en ville d’une petite salade digeste. Max souhaite se faire couper les cheveux, je l’accompagne donc dans un salon de coiffure-manucure où de nombreuses femmes soignent leurs ongles des mains et des pieds. Il semble que ce soit important pour les Brésiliennes d’avoir une belle manucure. Elles devraient prendre autant soin de leur façon de se nourrir et de leur corps, elles souffrent quand même toutes d’un début d’obésité qui ternit leur beauté pourtant naturelle, sans parler des problèmes de santé que ça peut occasionner. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’attends patiemment que Max ait fini de se faire coiffer et couper les ongles, tout en lisant, levant parfois le nez pour apprécier cette scène de vie typiquement brésilienne. Ca y est, c’est un nouvel homme qui sort du salon de coiffure ! Pour me remercier d’avoir patienté aussi longtemps, il m’emmène dans un magasin de chaussures pour m’en offrir une paire. Je lui explique que je ne suis pas une enfant qu’il faut récompenser d’avoir été sage et que je n’ai nullement besoin de sandales, j’en ai déjà une paire. Pourquoi en acheter une deuxième ? J’accepte avec plaisir un bon verre de jus d’orange pressé à la place !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’emmène ensuite prendre une noix de coco dans l’hôtel le plus réputé de Manaus. Notre cher président Sarkozy s’y trouvait lui-même il y a quelques jours apparemment ! C’est un splendide palace avec piscine, sauna, salle de massage et d’exercices, nombre de bars et restaurants et même un zoo ! C’est vraiment drôle de se trouver dans une place aussi luxueuse après ces deux jours dans la jungle sans aucun confort, ni commodité moderne ! La différence est un peu brutale en si peu de temps… Toutefois alléché par tant de luxe, Max s’arrête en chemin dans un autre hôtel de haut standing pour me faire visiter les chambres les plus belles. Etant guide et connu de la région, il a des passe-droits pour tout et on nous laisse même profiter du jacuzzi d’une des chambres pour quelques heures. La chambre est superbe avec sa douche extérieure à ciel ouvert et sa salle de bain intérieure au jacuzzi immense… On se délasse dans ce bain bouillonnant un moment ayant l’impression pour quelque temps d’être de vrais pachas millionnaires… Encore une fois, le contraste avec la profondeur de la jungle à dormir dans des hamacs et se laver dans la rivière boueuse est saisissant et un peu perturbant, mais bon… Je m’adapte vite à tout ! Et je ne vais pas cracher sur un peu de luxe et de confort fortuits qui me sont offerts gracieusement ! Max m’en fera vivre des choses décidément…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons ensuite chez lui afin que je prépare mes affaires, je quitte Manaus à 23h ce soir pour retourner à Montréal après ces 3 semaines en Amazonie, mes 2 semaines en France, mon mois et demi en Inde et mes 2 semaines à Vancouver. Un vrai tour du monde en 3 mois ! Ouf, il s’en est passé des choses en si peu de temps… Mais je ferai le bilan de ce voyage plus tard.  Pour l’instant, je veux profiter du peu de temps qu’il me reste avec Max. Nous partons dîner dans un chic restaurant et je suis contente de voir que j’ai retrouvé mon appétit d’avant. Je pense être quasiment guérie de mon infection intestinale, ce qui est une bonne nouvelle au vu des 17 heures d’avion qui m’attendent pour rentrer au bercail. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps passe malheureusement vite et il est temps de se diriger vers l’aéroport pour mon départ imminent. En chemin, il me pose alors la question que je redoutais tant : « Comment vois-tu notre relation dans le futur ? » Je lui réponds alors le plus honnêtement possible en lui expliquant que j’ai vécu d’incroyables moments avec lui et que j’ai adoré nos aventures, mais je lui fais comprendre toutefois que je ne crois pas aux relations à distance, encore moins lorsqu’il s’agit de cultures différentes. Je veux simplement vivre le moment présent avec lui sans faire de plans pour le futur car pour moi c’est impossible à envisager. Il est d’accord avec moi, même si je pense qu’il aurait aimé une autre réponse… Je sais qu’il souhaiterait que je vienne m’installer chez lui à Manaus afin de m’occuper d’une partie de son agence, mais je lui ai expliqué que je ne me sens pas prête pour tout quitter au Canada et recommencer une nouvelle vie dans un pays étranger avec une langue que je ne connais pas, un métier dont j’ai tout à apprendre, pour suivre un homme dont je ne suis pas certaine de mes sentiments… Ca fait un peu trop d’inconnu pour moi ! J’aime l’aventure et les challenges, mais j’ai mes limites. Il me comprend malgré tout, il m’avoue qu’il ne serait pas capable de tout quitter ici lui non plus pour me rejoindre en France ou au Canada… Il a travaillé trop dur pour monter son agence, il ne se voit pas tout abandonner ici. Et je le comprends fort bien ! Les adieux à l’aéroport n’en sont pas moins difficiles, ça fait tout de même 3 semaines que nous sommes ensemble et nous avons vraiment vécu ensemble des moments inoubliables qui resteront gravés dans nos mémoires à jamais. Je vois encore une fois ses yeux s’embuer de larmes alors que nous sommes à quelques minutes de l’irrémédiable séparation et je me sens un peu coupable de ne pas ressentir la même tristesse… Evidemment, il va me manquer à moi aussi mon « Jungle Boy » comme j’aime à le surnommer, mais je suis aussi contente de rentrer chez moi après ces 3 mois de voyages, j’ai besoin de me reposer pour retrouver mes esprits et assimiler tout ce que j’ai vécu en si peu de temps. Ca y est, un dernier regard puis nous nous quittons, n’ayant aucune idée de quand - ou même si – nous nous reverrons…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assise dans la salle d’embarquement pour Atlanta, je me sens sereine à l’idée de rentrer chez moi où mes amis, mon travail, mon appartement m’attendent de pied ferme. Et quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes surprises encore…  même à Montréal ! Parfois l’aventure est à la porte de chez nous… et le bonheur sous notre paillasson !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vol jusqu’à Atlanta se déroule sans encombre malgré le fait que je ne dors pas beaucoup. Arrivée à Atlanta, en transit pour 4 heures, j’ai le temps de laisser vagabonder mon esprit qui, même fatigué, souhaite établir un premier bilan de ces 3 mois de voyages. Je récapitule mentalement les moments forts de ce périple en me faisant parfois rire moi-même de l’incongruité des événements qui se sont succédé… Après avoir failli être dévorée par un ours en Colombie Britannique, j’ai assisté à l’attaque d’épaulards envers des dauphins qu’ils ont tués devant mes yeux. J’ai passé une journée entre les murs d’Alcatraz dans la peau d’Al Capone à San Francisco. Je suis restée 10 jours à méditer dans un ashram en Inde avec un célèbre guru. J’ai passé une semaine dans un centre bouddhiste à faire vœu de silence total. J’ai débarqué dans des villages indiens où ils n’avaient quasiment jamais vu de Blancs jusqu’alors. J’ai retrouvé la douceur d’un foyer familial et le terrain familier de mon pays d’origine durant 2 semaines tout en me sentant un peu étrangère dans ma propre patrie. J’ai retrouvé Max en Amazonie, conduit des bateaux, pêché des piranhas, plongé au milieu des caïmans, admiré les étoiles du fond d’une barque sur l’Amazone, suivi les dauphins roses dans le coucher de soleil, dormi dans des hamacs en pleine jungle sans âme qui vive à des kilomètres tout en étant bercée par les cris rauques des singes hurleurs et recevant des mygales sur la tête… sans arrêter de prendre du temps pour méditer chaque jour…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que je fais l’inventaire de ces aventures, je me rends compte qu’il a plutôt été intense ! Je n’ai pas encore le recul nécessaire pour voir vraiment ce qu’il va pouvoir m’apporter dans ma vie quotidienne, mais je pressens qu’il m’aura changée de façon significative. Je m’aperçois de plus en plus que le bonheur est à portée de main dans les simples choses de la vie courante et qu’il dépend avant tout de l’état d’esprit dans lequel on se trouve et non des biens matériels accumulés même si, je l’accorde bien volontiers, un minimum requis est souhaitable et aide à la félicité. Ce que je veux dire par là, c’est que je ne veux pas faire dépendre mon bonheur de ma prochaine voiture achetée, de ma prochaine augmentation de salaire, de mon prochain voyage ou même de mon prochain compagnon de vie ! Ca ne signifie pas que je ne veux pas tout cela, au contraire, je souhaite juste ne pas me dire : « Je serai plus heureuse quand… ». Mon idée du bonheur ne se joue pas à la loterie selon moi, parce que si jamais ces choses-là n’arrivent jamais, que va-t-il se passer ? Je ne serai jamais heureuse ? Ou bien si je perds l’un de ces désidératas, vais-je sombrer aussitôt dans le désespoir ? Je veux au contraire profiter à chaque instant, ici et maintenant, des moments de joie simples et beaux que m’offre la vie; il faut juste que j’apprenne à mieux regarder autour de moi parce que je sais qu’ils sont là, présents pour moi et pour tous ceux qui prennent le temps de s’arrêter pour apprécier ces instants de bonheur quotidiens : la lumière d’un soleil couchant sur les toits des villes, le frémissement des branches d’arbre d’un parc urbain, le bruit de nos pas sur la neige, les retrouvailles avec la famille, un dîner entre amis… J’espère que ce voyage va me permettre de rester longtemps les yeux ouverts sur ma vie de tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’aura aussi appris que je peux voyager seule et très bien m’en sortir ! C’était l’une des choses qui m’effrayaient le plus avant mon départ, mais finalement je n’ai jamais souffert de solitude ! J’ai rencontré du monde quand il fallait et suis restée seule quand j’en avais besoin également. La vie se charge souvent pour vous du meilleur des chemins possibles. Je suis persuadée que la combinaison Vancouver-Inde-France-Brésil était parfaite autant par le choix des pays que l’ordre dans lequel je les ai traversés. L’Inde a spécialement été le déclencheur de beaucoup de choses  de mon point de vue et certainement le plus intense à mes yeux aussi. Je pense que ce pays me reverra un jour ! Il a encore tant à m’apprendre… On verra, chaque chose en son temps. Ma relation avec Max m’a également beaucoup apporté sur un autre niveau. Depuis ma rupture avec Michaël il y a 2 ans de cela, c’est la première fois que je vis une relation de couple avec un homme et ça m’a fait énormément de bien. Se sentir épaulée, protégée, complimentée sans cesse, traitée comme une princesse, se tenir par la main en public, être présentée aux amis en tant que compagne… J’avais oublié les sensations qu’une belle complicité agrémentée de partage pouvait offrir et j’ai été ravie de le redécouvrir, même pour une courte durée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chapitre de ma vie s’est terminé avec ce voyage et je suis prête pour en entamer un nouveau, quel qu’il soit ! Et je sais qu’il sera plein de surprises et de bonheur… Je le pressens ! Je suis chargée à bloc d’énergie, prête à plonger à pieds joints dans ce vaste monde qui s’offre à moi ! Attention, une nouvelle Eve-Laure est de retour… En attendant, je m’envole vers Montréal apercevant pour la première fois la ville d’Atlanta de mon hublot alors que l’avion déploie ses ailes au dessus de cette ville futuriste aux imposants buildings. Le temps est totalement dégagé, la vue est superbe… Je ne lâche pas mon petit hublot de tout le voyage, voulant imprimer ces belles contrées vues du ciel dans ma mémoire. L’avion descend vers Montréal et se perd un instant dans les nuages cotonneux avant de découvrir le majestueux fleuve Saint Laurent. Je pensais mettre les pieds dans la neige en arrivant mais il n’en est rien. Les premiers flocons ont visiblement attendu mon arrivée. Entre le moment où je sors de l’avion, passe l’immigration et récupère mon bagage, il doit à peine s’écouler un quart d’heure, un temps record jamais égalé jusqu’ici ! Et comme l’avion a atterri avec un peu d’avance, mon amie qui est censée venir me chercher n’est évidemment pas encore arrivée. Tout excitée d’être rentrée chez moi, je l’attends avec impatience ! Ca y est, elle arrive ! Nous nous serrons dans nos bras, puis elle m’emmène déjeuner en ville où nous avons le temps de nous raconter nos vies. Je rentre ensuite chez moi pour retrouver un appartement beau et rangé, laissé comme neuf par les locataires qui l’ont habité durant ces 3 mois. Mon propriétaire m’a même gentiment mis le chauffage pour mon arrivée ! C’est vrai qu’il fait un froid de canard dehors, cette température contraste fortement avec la chaleur de l’Amazonie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve doucement mes repères, me sentant un peu perdue et confuse au premier abord, tout me paraissant familier et étranger à la fois. Malgré la fatigue, je m’active tout le reste de l’après midi pour ranger, faire des courses, nettoyer l’appartement… Je n’arrête pas une minute avant de tomber de fatigue vers 22h dans mon lit. Ouff, quelle arrivée !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-2556695126195820266?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/2556695126195820266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/au-revoir-lamazonie-et-max.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2556695126195820266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2556695126195820266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/au-revoir-lamazonie-et-max.html' title='Au revoir l’Amazonie… et Max !'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-8575372059983026910</id><published>2009-12-01T12:17:00.001-08:00</published><updated>2009-12-01T12:17:41.896-08:00</updated><title type='text'>Ce n’est pas la grande forme…</title><content type='html'>Le 27 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La nuit n’a pas été facile… Entre mon ventre qui gargouillait tellement fort qu’il me réveillait, un peu inquiète de ces sons caverneux, et les démangeaisons de mes pieds couverts de piqûres d’insectes et brûlés par l’acidité des feuilles qui jonchent le sol de la jungle et sur lequel je marche pieds nus depuis deux jours, autant dire que mon sommeil a plutôt été haché! Mes pieds ne sont plus que des plaies à vif à force de gratter et pourtant les démangeaisons ne s’arrêtent pas. Ca me réussit deux jours dans la jungle moi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillé à l’aube, Max décide de plier rapidement bagage pour nous ramener chez sa mère où je pourrai m’allonger dans un vrai lit, prendre une douche sans risque d’eau contaminée, prendre un bon petit déjeuner, etc… je ne me fais pas prier, je pense avoir besoin d’un peu de confort vu mon état. Même dans un hamac, ce n’est pas facile de se sentir confortable lorsqu’on a mal au ventre, les positions étant limitées. Max s’occupe de tout ranger dans le bateau tandis que je peine à sortir de mon hamac, puis, après un moment d’inquiétude lors du refus du moteur de démarrer, mais il finit tout de même par obéir, nous rentrons tranquillement à la maison de la mère de Max, moi étant toujours allongée dans le bateau, ne pouvant pas rester assise, et supportant difficilement les odeurs de poissons émanant du filet de pêche, qui me soulèvent littéralement le cœur. Arrivée à destination, je prends conscience que nous n’avons vu aucun être humain durant ces deux jours immergés en pleine jungle, ni entendu aucun signe de civilisation… Je crois que c’est la première fois que je vis ce genre d’expérience! Et malgré mon état, j’apprécie énormément l’aventure qu’il m’a été donné de vivre. C’est rare et précieux et j’en prends conscience à cet instant alors que nous reprenons contact avec la gent humaine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max m’installe un matelas sur le balcon en bois de la maison, sur lequel je m’écroule à bout de forces. Il me ramène un bon thé au citron et quelques biscuits que je suis incapable d’avaler. Par contre, j’apprécie le jus frais et désaltérant d’une noix de coco qu’il a cueillie dans l’arbre pour me l’offrir après l’avoir ouverte à grands coups de machette. Il paraît que c’est bon pour ce que j’ai. Au stade où j’en suis, je crois n’importe quoi pourvu que ce soit naturel! De plus, nous n’avons plus d’eau minérale et Max ne souhaite pas me faire boire l’eau venant de la rivière, bien qu’elle soit filtrée, disponible chez sa mère. Je m’endors ainsi, en bien meilleure position pour mon ventre qu’allongée dans un hamac, une légère brise me rafraîchissant doucement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   A mon réveil, ça va déjà un peu mieux. Le thé au citron, le jus de noix de coco et les pilules de charbon ont l’air d’avoir fait du beau travail et je me sens même d’attaque pour prendre une douche. Je m’enferme dans la petite cabane en bois au fond du jardin qui contient des toilettes et un grand baril rempli d’eau dans lequel on pioche à l’aide d’un récipient pour se le déverser sur la tête. Tiens, cette manière de faire sa toilette me rappelle l’Inde! Mais après deux jours en pleine jungle, cette petite cabane en guise de salle de bains ressemble à mes yeux à un hôtel 3 étoiles! Spécialement quand on est malade au fin fond de la forêt… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après cette douche régénératrice, je me sens revivre quelque peu. Vers 11h du matin, un employé de Max vient nous chercher à bord d’un bateau à moteur dans lequel nous grimpons après avoir dit au revoir à la mère de Max qui a l’air navrée pour moi de me savoir malade. Allongée sur les genoux de Max, je me laisse conduire jusqu’au Delphin Lodge où nous nous arrêtons pour déjeuner. Je réussis à avaler du riz que j’agrémente de sauce soja pour le rendre un peu moins sec. Je file ensuite dans la salle de hamacs, mon estomac n’appréciant guère cette tentative d’alimentation. Toutefois, il finit par se calmer un peu et j’ai l’impression de reprendre un peu de forces. Il va m’en falloir, la route est encore longue pour retourner à Manaus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Vers 14h, nous partons du lodge, de nouveau affublés des 3 mêmes Espagnols bruyants, à mon grand désespoir. Je les avais déjà trouvés pénibles alors que j’étais en forme, mais là… Leurs rots sonores dus à un trop plein de bière finissent de m’achever!&lt;br /&gt;  Après 20 minutes de bateau, nous grimpons dans un minibus alors que la pluie commence à tomber. La terre est tellement sèche et brûlante que l’eau s’évapore presque aussitôt, rendant le sol brumeux. Quelle étrange vision! Mais après un moment, la terre se transforme en boue, rendant le sol aussi glissant qu’une patinoire, faisant plus d’une fois déraper notre camionnette. Décidément, on n’est jamais au bout de ses surprises avec l’Amazonie! Toutefois nous arrivons sans encombre, après 1h30 de trajet, au petit port où nous attend un bateau rapide qui nous fait traverser l’Amazonie pour rejoindre le Rio Negro en 30 minutes. Arrivés de l’autre côté, nous enfournons nos trois pêcheurs pénibles dans un taxi et attendons patiemment Daniel qui vient nous chercher avec la voiture de Max. Le trafic pour rejoindre la maison de Max est encore une fois horrible mais, couchée sur la banquette arrière de la voiture, je suis dans une position confortable, même si la conduite sportive de Daniel me donne parfois des haut-le-cœur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous finissons par arriver après 2h d’embouteillages pour que je m’écroule à nouveau sur  le lit, éreintée, alors que j’ai passé ma journée allongée! C’est drôle, tout au long de l’après-midi, nous sommes revenus petit à petit à la civilisation après ces deux jours, perdus en pleine jungle. D’abord la maison de la mère de Max qui reste très sommaire avec juste les commodités nécessaires, puis le Dolphin Lodge, qui possède un peu plus de confort tout en restant très simple, et maintenant Manaus, la grande ville aux embouteillages monstres où bruit et pollution règnent en maîtres. Je regrette déjà ma forêt!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous partons manger une soupe, je ne me sens pas capable d’ingérer quoi que ce soit d’autre, puis je me recouche et m’endors aussitôt tandis que Max travaille un peu à son bureau, l’homme de la jungle s’étant de nouveau transformé en homme d’affaires. Il doit aller à la rencontre d’un groupe de 30 clients qui arrivent ce soir à l’aéroport vers minuit… Dans le genre multitâches… Quant à moi, je suis depuis longtemps partie dans les bras de Morphée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-8575372059983026910?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/8575372059983026910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/ce-nest-pas-la-grande-forme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8575372059983026910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/8575372059983026910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/ce-nest-pas-la-grande-forme.html' title='Ce n’est pas la grande forme…'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-3199987990203421253</id><published>2009-12-01T12:16:00.000-08:00</published><updated>2009-12-01T12:17:08.093-08:00</updated><title type='text'>Perdus en pleine jungle</title><content type='html'>Le 26 novembre 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille doucement avec le soleil rouge commençant son ascension dans le ciel. Il doit être tôt, l’aurore nous montre à peine le bout de son nez. Je reste un moment sans bouger, admirant les branches d’arbre danser dans le vent, suivant une fleur qui s’échappe de l’arbre pour virevolter parfois jusqu’à mon hamac. Les singes hurleurs entament une autre symphonie comme pour me saluer au réveil et d’énormes poissons sautent hors de l’eau de la rivière en contrebas en guise de bonjour. Comment rêver meilleur réveil que celui-ci ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max une fois levé, nous rallumons le feu afin de faire bouillir l’eau pour le café. Je m’en vais chercher l’eau de la rivière saumâtre pour remplir le récipient en étain. Une fois l’eau bouillie, toutes les bactéries sont normalement tuées, donc si on fait abstraction de sa couleur marron, l’eau, une fois portée à ébullition, devrait être bonne à boire. Nous avons droit à un véritable festin ce matin : fromage, jambon, pain, confiture, ananas et orange… Hmm, un délice ! Après ce petit déjeuner royal, Max part seul en pirogue se doucher à la façon amazonienne. Il s’agit en fait de se mettre au milieu de la rivière, de plonger un récipient dans l’eau pour après se le verser sur la tête alors qu’on est toujours assis dans la pirogue. Une fois lavé, il suffit d’écoper l’eau stagnante dans le fond de la barque. A mon tour, maintenant. Je monte seule dans la frêle petite pirogue que je conduis moi-même en pagayant dans un méandre de rivière afin de garder mon intimité par rapport à Max quant à ma toilette. J’accroche ma pirogue à un tronc d’arbre tombé au milieu de la rivière, me déshabille entièrement puis me jette l’eau, que je pioche par-dessus bord, sur la tête, tout en me savonnant vigoureusement. J’avoue préférer cette méthode à celle de plonger entièrement dans la rivière, étant donné qu’avec mes menstruations d’en ce moment, je ferais accourir tous les piranhas des environs. Ceci dit, je ne suis pas à l’abri de m’en verser un sur la tête, l’eau de la rivière est si basse qu’ils foisonnent dans une petite concentration d’eau, ce qui les rend plus dangereux qu’à l’accoutumée. Enfin, c’est une incroyable impression de se retrouver entièrement nue, seule dans une petite pirogue, en plein milieu de l’Amazonie, avec aucune âme qui vive, à part Max, à des kilomètres à la ronde, à faire sa toilette dans la rivière… Et comme d’habitude, j’adore ! Je reviens ensuite tranquillement au camp rejoindre Max pour une sieste dans les hamacs, une douce brise nous balançant doucement dan les arbres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Il est temps d’aller pêcher notre déjeuner maintenant ! Nous partons en pirogue, Max pagayant devant et moi derrière, étendre notre filet de pêche à  travers la rivière, de la même façon qu’hier. Nous n’avons plus qu’à attendre à présent que notre repas passe par là. Ca n’est pas très compliqué au final, la rivière est un garde-manger géant et il suffit d’y piocher de temps en temps pour subvenir à nos besoins ! Tranquille la vie… En attendant, nous partons nous enfoncer encore une fois en pirogue dans cette immensité verte afin de profiter de cette beauté luxuriante. Il n’est pas facile de naviguer dans cette partie de la rivière. L’eau est tellement basse qu’elle découvre nombre de troncs d’arbres tombés dans son lit, ce qui constitue autant d’obstacles à éviter pour nous. Parfois, nous devons nous allonger totalement au fond de la pirogue pour pouvoir passer au-dessous d’une grosse branche transversale. D’autres fois, l’eau noire de la rivière nous empêchant d’avoir une bonne visibilité du fond, nous nous retrouvons coincés, notre pirogue en équilibre instable sur un tronc. Une pirogue est un petit bateau qui s’enfonce dans l’eau jusqu’à ne laisser que 1 ou 2  centimètres de coque en dehors de l’eau. Elle est plutôt stable sur la rivière si on ne bouge pas dans tous les sens, mais il suffit d’un petit déséquilibre pour qu’elle penche trop sur le côté et se remplisse d’eau. Evidemment, ça ne manque pas de nous arriver… Alors que nous pagayons gaiement, notre pirogue heurte un tronc d’arbre dissimulé sous l’eau, chancelle un peu trop et, hop, se remplit d’eau d’un seul coup, nous déséquilibrant tous les deux et nous jetant par-dessus bord ! Après un moment de panique quant à mon appareil photo que j’avais autour du cou (j’ai le réflexe de le maintenir hors de l’eau, à bout de bras tandis que je coule), nous éclatons de rire devant cette situation burlesque. Heureusement, la rivière est peu profonde, il est plus facile avec de l’eau jusqu’à la taille de grimper de nouveau dans la pirogue sans la faire chavirer de nouveau. Il ne reste plus qu’à écoper l’eau qui a rempli la moitié de la pirogue à présent… Au moins, ça nous aura un peu rafraîchis ! Et ça nous aura également bien fait rire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors que nous continuons tranquillement notre route, un drôle de bruit se fait entendre à nos oreilles. Max stoppe la pirogue, aux aguets et vaguement inquiet. Un bourdonnement lourd et puissant est audible non loin de nous, comme si des milliers d’insectes se parlaient tous en même temps de façon inquiétante. En effet, nous apercevons en haut d’un arbre un essaim d’abeilles qui bourdonnent tellement fort que j’en ai la chair de poule. Si jamais elles nous repèrent et nous attaquent, nous sommes foutus… Elles sont sans conteste des milliers, vu la quantité d’insectes que nous voyons voler sur la rive opposée. Elles en obscurcissent le ciel… Max me demande de ne plus bouger, de ne faire aucun mouvement brusque qui pourrait les attirer vers nous. Il est vraiment inquiet pour le coup ! Je m’exécute aussitôt, arrête de ramer et me transforme en statue. Doucement, il fait avancer notre pirogue en touchant à peine l’eau pour faire le moins de bruit possible. Je reste hypnotisée devant ce vrombissement tellement puissant de ces abeilles dont l’excès de piqûres en même temps pourrait nous être fatal. Ca y est, nous nous éloignons d’elles, nous n’avons plus rien à craindre… Ouf ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons ensuite à notre filet de pêche, nous enquérir de nos prises. Six beaux poissons s’agitent en tous sens dans les mailles de notre piège ! Cette fois, je réussis à en déloger deux du filet, afin de les jeter dans le fond de notre bateau, sans me prendre moi-même dans les mailles. Comme quoi, j’apprends au fur et à mesure ! Nous en relâchons 2 dans la rivière, 4 poissons, c’est largement suffisant pour ce midi et ce soir, surtout vu la taille de ces mastodontes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Revenus au camp, nous relançons le feu, Max écaille et vide les poissons tandis que je suis chargée de découper l’ananas à l’aide la machette. C’est l’une des premières fois que je manie cet engin mais je m’en tire plutôt bien. Nous faisons bouillir de l’eau pour le riz, préparons une salade, faisons griller 2 poissons sur le feu : voilà encore un beau festin en perspective ! Malheureusement, un léger mal de ventre m’empêche de savourer pleinement ces mets de luxe. Je me contente de grignoter. Nous plongeons ensuite dans nos hamacs pour une sieste méritée alors que nous sommes littéralement dévorés par les mouches. Il fait chaud sous la moustiquaire mais, au moins, nous sommes tranquilles. Mon mal de ventre ne s’arrange pas, au contraire, il s’amplifie de façon douloureuse et un peu inquiétante. Cette fois, il ne s’agit pas d’un problème de digestion après avoir trop mangé, j’ai considérablement réduit mes portions depuis mon problème de la dernière fois. J’ai l’impression d’avoir ingéré quelque chose que mon estomac n’apprécie pas. Max ayant lui aussi des problèmes gastriques de son côté, cette hypothèse se renforce donc. Selon lui, c’est la combinaison champagne-ananas d’hier soir qui ne passe pas à cause de son acidité… Je n’en suis pas convaincue. Pour moi, la faute vient sûrement de l’eau de la rivière avec laquelle nous lavons nos légumes, faisons la vaisselle, vidons les poissons, buvons l’eau portée à ébullition, nous lavons les dents… Je ne suis pas sûre qu’elle soit vraiment potable, pourtant nous l’ingérons de différentes manières depuis le début de notre excursion… Et je pense que nous allons à présent en payer le prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Allongée sur mon hamac, j’écoute mon estomac entamer d’étranges gargouillis à l’unisson avec celui de Max. Mes fréquents allers-retours aux toilettes me confirment mes craintes, j’ai une infection intestinale. Heureusement, j’ai pris mes pilules de charbon avec moi, que je m’empresse d’ingérer en espérant que ça suffira. Nous restons allongés tout l’après-midi dans nos hamacs à nous reposer, en attendant que notre mal se calme. En fin d’après-midi, Max a l’air d’aller mieux, il est plus robuste que moi. Il me rejoint finalement sur mon hypothèse de l’eau polluée et décide de tout faire à l’eau de bouteille à partir de maintenant. Même lui, un homme de la jungle, éprouve des problèmes gastriques avec cette eau de rivière, c’est qu’elle ne doit vraiment pas être bonne à boire !&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;  Vers la fin de l’après-midi, alors que le soleil commence à rougir, teintant d’une belle couleur d’or la jungle environnante, Max souhaite m’emmener faire un tour en pirogue. Je veux bien mais je me sens vraiment trop faible pour ramer. Il me rassure en me disant que, cette fois encore, il souhaite juste que je profite de la promenade sans faire d’efforts ; il s’occupe de tout ! Reconnaissante, j’embarque dans la pirogue, ne pouvant malheureusement pas longtemps rester assise. C’est donc allongée au fond de la barque que je profite du spectacle de la nature, me permettant d’avoir ainsi une autre perspective du paysage. Je vois danser la cime des arbres, le ciel se teinter de rose, les aigles planer au milieu des nuages, la lune prendre sa place timidement. C’est magnifique ! Max peine un peu à pagayer aussi longtemps, il n’est pas au mieux de sa forme non plus, mais il refuse catégoriquement que je le remplace, préférant assumer seul son devoir d’homme fort et protecteur. C’est adorable de sa part…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Revenus au camp, nous n’avons faim ni l’un ni l’autre et décidons de laisser tomber le dîner de ce soir. Mieux vaut jeûner pour laisser l’organisme se préoccuper uniquement de renforcer le système immunitaire et déloger les bactéries ! Nous rejetons les deux poissons restant à la rivière, encore un festin pour les caïmans ou piranhas, puis nous tombons d’épuisement dans nos hamacs alors qu’il doit être à peine 7h du soir. Je me sens très faible et vidée d’énergie, le moindre effort m’essouffle et me donne le tournis. Le mieux est que nous dormions pour récupérer. Je sombre aussitôt dans le domaine des songes, laissant le soin à mon corps de préparer ses défenses contre l’envahisseur…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-3199987990203421253?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/3199987990203421253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/perdus-en-pleine-jungle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3199987990203421253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3199987990203421253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/perdus-en-pleine-jungle.html' title='Perdus en pleine jungle'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-4987491730517500658</id><published>2009-12-01T12:13:00.002-08:00</published><updated>2009-12-01T12:14:05.398-08:00</updated><title type='text'>En route pour l’aventure!</title><content type='html'>Le 25 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après une tranquille journée passée sur Internet et à me reposer chez Max, l’aventure recommence aujourd’hui, nous repartons dans la jungle! Je suis tout heureuse et excitée de retourner dans ma forêt avec Max. Cette fois, on se la joue solitaire. On ne prend que le minimum requis et on part 2 jours en pleine nature, seuls, à devoir pêcher notre repas si nous voulons manger et dormir dans des hamacs accrochés à deux arbres. La vraie nature quoi! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous prenons un rapide petit déjeuner à la boulangerie du coin, puis Daniel nous rejoint afin de nous conduire au port. Le trafic est complètement bouché le matin à cette heure de pointe, nous mettons 1h30 à sortir des bouchons monstres pour arriver au port. L’associé de Max, Mo, nous attend avec 3 touristes espagnols venus pêcher dans l’Amazone. Sans comprendre ce qu’ils disent, je sens une certaine tension entre Max et Mo qui ont l’air de se disputer à propos de quelque chose. Les 3 Espagnols, Max et moi grimpons dans le bateau rapide qui traverse le Rio Negro, Max tirant une tête de trois pieds de long. Je préfère ne pas lui poser de questions devant les touristes, je vais attendre que nous soyons seuls. Quant à moi, je profite de la traversée que je commence à bien connaître, mon plaisir ne se tarissant pas, bien au contraire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  De l’autre côté du fleuve, je prends un peu de temps pour discuter avec Max et comprends alors que son associé lui laisse ces 3 touristes sur les bras sans lui demander son avis, et tout un chargement de nourriture à acheter, étant donné qu’il n’y a plus rien au Dolphin Lodge et que Mo n’a, paraît-il, pas eu le temps de s’en charger. Max est furieux de devoir s’occuper de tout ça alors qu’il est censé être en vacances avec moi et ce n’est clairement pas son rôle dans l’histoire de toute façon. J’essaie de le calmer un peu, il est tout stressé et tendu du coup. Nous sommes censés nous arrêter rapidement à son lodge pour déjeuner puis repartir juste après nous enfoncer dans la jungle. J’espère que ce genre d’événement inattendu ne va pas le retenir au lodge plus longtemps que prévu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Il disparaît ensuite une bonne heure acheter tous les vivres dont son équipe a besoin pour les repas des clients du Dolphin Lodge, puis nous montons dans un minibus pour une heure de route sur cette terre rouge et sèche, assoiffée par le manque d’eau de ces derniers jours. Les pêcheurs espagnols sont bien gentils, mais ils ne savent visiblement pas parler doucement et se croient obligés de hurler tout le temps, ce qui me donne carrément mal au crâne. Comment font les guides pour supporter toutes sortes de clients, les meilleurs comme les pires? Ceux-là sont gratinés… je suis bien contente de ne pas rester au lodge. Leur présence annonce un beau bazar en  perspective, je plains les autres clients qui sont venus pour le calme et la tranquillité!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le minibus nous dépose à un autre petit port, la route s’arrêtant dans la rivière, et je m’occupe des Espagnols tandis que Max, aidé de 2 personnes, décharge le minibus des vivres achetés. Les touristes emmenés à l’ombre, je pars aider à décharger, il y a tellement de nourriture à transporter, nous ne sommes vraiment pas trop de 4. Je pique une bonne suée à transporter les caisses sous un soleil de plomb mais tout le monde a l’air bien content d’avoir reçu un peu d’aide. Nous partons ensuite en bateau jusqu’au Dolphin Lodge que nous voyons apparaître 20 minutes plus tard, du haut de sa colline semblant me sourire comme s’il attendait mon arrivée et savait que j’allais revenir. Je ne pensais pas le revoir de si tôt… Comme quoi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max part aussitôt en cuisine, s’énerve contre des employés, me raconte qu’untel lui a menti, que tel autre n’a pas fait son travail comme il fallait… Ouh… C’est compliqué d’être chef! Tout le monde a l’air d’essayer de jouer derrière son dos et ça ne semble pas l’étonner tant que ça… A sa place, je n’aurais pas pu m’empêcher de leur rentrer dedans depuis un moment mais non, lui, il préfère laisser couler… C’est peut-être culturel au final d’essayer de flouer le patron par tous les moyens. En tout cas c’est fatigant pour Max! Il perd beaucoup d’énergie à essayer de gérer tout ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Durant le repas, le pêcheur espagnol ne peut pas s’empêcher de faire son show comme je l’avais prévu, prenant à lui tout seul toute la place en hurlant, à grands coups de bière cognée sur la table… je m’éclipse le plus rapidement possible sur mon banc fétiche près de mon arbre avec ma vue extraordinaire sur la rivière. Qu’est-ce qu’on est bien ici! Je pousse ensuite gentiment Max à quitter le lodge au plus tôt afin de nous rendre chez sa mère. Loin de son business et près de sa famille, il pourra se détendre et se reposer un peu. De plus, il voit si peu sa mère, je pense qu’elle serait contente de profiter un peu de son fils. Je réussis à le convaincre et nous partons presque en courant du lodge pour essayer d’échapper aux innombrables questions et problèmes que les employés de Max soulèvent. Quelle vie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Un chauffeur nous dépose en bateau à moteur à la maison de sa mère, située à 20 minutes du lodge par la rivière. Ses deux frères, son beau-frère et sa mère lui font un bel accueil, contents de le voir arriver, n’étant nullement prévenus de sa venue, le téléphone n’existe pas ici et les pigeons voyageurs n’arrivent pas à destination… Il reste les signaux de fumée ou les tam-tams mais leur interprétation est depuis longtemps tombée dans l’oubli, ne rendant pas leur compréhension facile… Si on confond « j’arrive bientôt à votre rencontre » avec « je viens de me faire mordre par un piranha », les conséquences peuvent poser problème. Bon, ok, je divague… revenons à nos moutons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Tandis que Max discute avec sa famille, je me repose dans un hamac accroché au balcon de la maison en bois sur pilotis, observant les poules, les coqs et les porcs qui vont et viennent sous mes pieds, à travers les ouvertures du plancher. C’est une véritable basse-cour ici! Et dire que sa mère, âgée de 74 ans, s’en occupe toute seule… Je m’endors doucement au son de ces animaux de ferme pourtant bruyants, je dois être plus fatiguée que je ne le pensais. Il faut dire que l’endroit a un côté rassurant et apaisant, comme si le temps n’avait pas de prise ici, ce qui le rend propice à une bonne sieste réparatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max vient me réveiller vers 16h afin de nous préparer à partir. Attention, les choses sérieuses commencent… Je regarde les 4 hommes s’agiter dans tous les sens avec frénésie pour préparer le matériel dont nous aurons besoin pour notre expédition: un harpon, un filet de pêche, une machette, des plats pour faire cuire les aliments sur le feu, une trousse de premiers soins. Ils nous prêtent un bateau mais préfèrent nous donner un moteur neuf. Il faut donc enlever le vieux pour mettre le nouveau à la place. Nous allons également emporter une pirogue avec nous pour pouvoir naviguer plus facilement dans les branches des rivières peu profondes… Tout est prévu, mais ils ne sont pas trop de 4 hommes costauds pour tout préparer et moi je me sens un peu confuse qu’ils fassent tout ça juste pour moi… j’ai émis le souhait de partir à l’aventure tous les deux avec Max dans la jungle pendant plusieurs jours, nous enfonçant ainsi vraiment sur des territoires vierges et inexplorés. Je ne pensais pas que ça demanderait une telle préparation!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Ca y est, tout est finalement prêt! On part pour l’aventure tout en étant bien équipés. Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur notre glacière remplie de fruits, légumes, fromages et bouteilles de  vin pour voir qu’on part quand même dans un certain confort. Ca me va parfaitement! L’aventure luxueuse quoi… Après un grand remerciement aux frères et au beau-frère de Max, nous nous enfonçons dans la jungle avec notre canot à moteur suivi de notre pirogue attachée au bateau, pénétrant ainsi dans des contrées sauvages et vierges de toute civilisation. Mon excitation est à son comble!  C’est ce genre d’expédition que je rêve de faire depuis longtemps et je suis vraiment en train de la vivre!! Ouah…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous voguons à travers la dense végétation, apercevant de temps à autre le soleil qui se teinte de rouge à travers les feuillages, marquant ainsi la fin de son règne pour la journée. Max repère un endroit de la rivière qui lui semble parfait pour poser le filet de pêche. Il descend sur la rive, coupe avec sa machette deux grands bouts de bois qu’il aiguise à un bout, puis plante le premier dans l’eau en bord de rivage. Il y accroche un bout du filet puis tend le reste dans l’eau tandis que je pagaie pour amener le bateau sur l’autre rive. Ainsi arrivés de l’autre bord, nous accrochons la fin du filet de pêche à l’autre bout de bois, que nous plantons sur le rivage. Le filet traverse toute la rivière. Le premier poisson qui passe par ici se prendra inévitablement dans notre piège! Et ça ne manque pas. A peine avons-nous fini d’accrocher le filet qu’un premier poisson se tortille au milieu de la rivière, pris au piège. Max va voir de quoi il s’agit: c’est un beau gros poisson, mais pas terrible au goût, paraît-il, et plein d’arêtes. On le relâche donc aussitôt. Il l’a échappé belle celui-là! C’est bien, nous avons même le luxe de pouvoir choisir notre repas de ce soir et de faire les difficiles si nous le souhaitons… La vie est belle en Amazonie! Nous laissons le filet ainsi et partons à la recherche d’un coin de forêt où installer notre camp pour la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous trouvons une bonne place un peu plus loin, assez aérée pour faire un feu sans risquer d’incendier toute la forêt et avec des arbres de la bonne largeur permettant d’accrocher nos hamacs. Parfait, nous nous installons ici! Vu que nous sommes loin dans la jungle cette fois, quelques précautions supplémentaires s’imposent. Les moustiques sont assez rares dans cette région et à cette période de l’année mais le risque de malaria n’est pas nul non plus. Je me suis refusé cette fois-ci encore à prendre des pilules en prévention du paludisme, tout d’abord parce que ces médicaments ne sont pas sans danger pour l’organisme, notamment le lariam qui a pour effet secondaire d’affecter le cerveau et de rendre fou (!!),ensuite parce que ces pilules n’empêchent pas d’attraper la malaria, elles en diminuent juste les effets, et plus les touristes prendront ce type de médicament, plus le virus va s’adapter et muter pour devenir de plus en plus fort, ce qui sera au détriment de la population locale qui ne peut pas prendre ces pilules à longueur d’année. De plus, ils ont les meilleurs hôpitaux ici pour soigner les porteurs de la maladie si jamais on l’attrape. Et normalement, avec un peu de prudence et de bon sens, on peut facilement passer à travers. Les meilleures préventions restent les vêtements longs, les moustiquaires et de s’asperger de produits anti-moustiques. Afin d’être tranquilles cette nuit, nous accrochons donc une moustiquaire entourant chacun de nos hamacs. Je n’aurai également plus peur qu’une mygale me tombe sur la tête en pleine nuit de cette façon! Max a prévu une grande bâche en plastique que nous pourrons accrocher au-dessus de nos têtes en cas de pluie également. Parfait!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Il est temps de préparer le feu à présent. Le sol est craquelé par la sécheresse, il n’est pas difficile de faire partir de belles flammes, tout en faisant attention à les contenir comme il faut. Maintenant que notre foyer illumine la pénombre avec joie et entrain, les flammes dansant littéralement devant nos yeux avec des bruits de craquements boisés qui crépitent à nos oreilles, il est temps d’aller chercher notre repas. Nous ne pouvons pas laisser le filet trop longtemps sans surveillance, sinon les piranhas risquent de nous voler notre dîner, réussissant très bien à s’extraire eux-mêmes du piège en cisaillant les mailles avec leurs dents aiguisées. Nous embarquons dans la petite pirogue cette fois, plus facile à manier que le gros canot à moteur, puis rejoignons notre filet en quelques coups de pagaie. Nous voyons avec joie que plusieurs gros poissons font bouger le filet en tous sens. La pêche semble bonne! Max retire des mailles trois gros poissons, tous apparemment aussi délicieux les uns que les autres. Youhou! J’essaie de l’aider mais je me prends moi-même dans le filet, ayant toutes les peines du monde à m’en dépêtrer! Max me regarde, amusé, en me disant qu’il a attrapé une sirène cette fois-ci! Mais il me fait aussi gentiment comprendre de le laisser faire… Il écaille rapidement les poissons à l’aide de sa machette, se servant de la grande pagaie comme planche à cuisiner, puis les vide d’une main experte. Il les enduit de sel à l’intérieur et à l’extérieur, c’est prêt à cuire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  De retour au camp, il découpe de grandes branches de bois fin qu’il insère dans la gueule des poissons. Il plante les bâtons garnis dans le sol, les poissons pouvant tranquillement griller sur le feu encore incandescent. Tandis que je surveille la cuisson, Max part préparer une salade sur le bateau. Il revient avec un bel assortiment de tomates, concombres et salade sauce vinaigrette qui semble délicieuse! Nous nous récompensons de ce dur labeur en ouvrant la bouteille de champagne qu’on n’avait pas pu boire à cause de mes problèmes d’estomac. C’est du travail tout de même de préparer notre subsistance nous-mêmes: il faut allumer le feu, aller pêcher notre repas, le cuisiner… enfin, j’avoue humblement que c’est Max qui s’est occupé de tout. Je me contente en général de le regarder faire, mais je ne perds pas une miette de ses faits et gestes, apprenant par la même occasion des quantités de choses sur la façon de survivre dans la jungle. J’adore!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après ce délicieux repas à la belle étoile agrémenté de champagne, Max me propose une virée en pirogue pour essayer de repérer des animaux dans la nuit. J’accepte volontiers, j’adore l’atmosphère nocturne de la jungle! Je suis de nouveau sa princesse ce soir et il refuse catégoriquement que je l’aide à pagayer. Il souhaite juste que je profite de la balade en toute quiétude sans m’occuper de rien. D’ailleurs il me confisque même ma rame… Bon, je n’ai plus qu’à me laisser faire… La lune est éclatante ce soir et illumine la forêt de telle sorte que nous n’avons même pas besoin de torche pour nous diriger dans la rivière. Max aperçoit un énorme poisson qui saute devant la pirogue et il ne peut s’empêcher d’empoigner son harpon et de le lancer dans l’eau trouble. En plein dans le mille! Le harpon a transpercé le poisson qui a eu le malheur de passer un peu trop près de nous. En plus, c’est uniquement pour le sport, vu que nous avons déjà mangé et préférons déguster des poissons fraîchement pêchés plutôt que de garder ceux de la veille. De surcroît, nous n’avons pas de réfrigérateur pour les conserver au frais. Nous le rejetons dans la rivière, il servira de repas aux caïmans. Le calme revenu, je me laisse encore une fois happer par cette jungle fantasmagorique qui semble m’accepter en son sein, moi pourtant si petite et insignifiante au milieu de ce poumon vert qui m’avale un peu plus à chacune de ses respirations. Alors que nous nous enfonçons toujours plus loin dans cette dense et luxuriante forêt au moyen de notre petite barque silencieuse, les yeux fermés, j’ai l’impression que le temps s’est arrêté encore une fois… Max et moi restons silencieux pour pouvoir vraiment apprécier les sons qui nous entourent: le bruit de la pagaie pénétrant doucement dans l’eau, le clapotis de la barque se glissant sur la rivière, des poissons surpris par notre approche s’enfuient parfois à toute allure, nous faisant sursauter au passage, de gros caïmans plongent dans l’eau afin d’attaquer une proie… les bruits de la forêt sont multiples et toujours changeants pour mon plus grand bonheur. Je me laisse envahir par cette sérénité que seule la jungle sait m’apporter de cette manière. J’ai l’impression de dériver dans les abîmes du temps, ne sachant plus très bien où je suis mais ne m’en inquiétant guère. Je me trouve là où je dois être avec l’étrange impression d’atteindre un but sans vraiment arriver à le déterminer exactement. Comme si mes trois mois de voyage prenaient tout leur sens ici, en cet instant de bonheur simple et intense, sur ma petite pirogue conduite par Max, entourée d’une force bienveillante qui me souffle à l’oreille qu’elle veillera sur moi quoi qu’il arrive. En cette nuit dépourvue d’étoiles mais à la lune luminescente, je pense être arrivée à la première grande étape de ma quête du bonheur… Et cette prise de conscience soudaine fera poindre des larmes au coin de mes paupières, ce qui n’altère en rien mon sentiment de plénitude qui a envahi tout mon être à cet instant. Emue, je remercie silencieusement Dame Nature de m’avoir tant apporté cette fois-ci encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons ensuite au camp après cette incroyable sortie nocturne puis glissons dans nos hamacs, la moustiquaire nous entourant comme une toile d’araignée tissée pour notre protection. J’entends avec satisfaction les mouches essayant de m’atteindre bourdonner avec énervement, trouvant cette fois un obstacle à leur piqûre ( oui les mouches piquent ici jusqu’au sang!) Max et moi nous racontons des légendes urbaines, chacun bien à l’abri dans son cocon, mais Max n’entendra jamais la fin de mon histoire, je suis coupée dans mon élan par des ronflements sonores. Je me demande depuis combien de temps je parle toute seule… Enfin, je le comprends, il a travaillé dur pour moi aujourd’hui! Il mérite une bonne nuit de sommeil. Quant à moi, je me force à rester éveillée un peu, profitant ainsi le plus longtemps possible des bruits nocturnes de la jungle. Crapauds, cigales, oiseaux, poissons, tout le monde a l’air de s’être mis d’accord pour me faire entendre le plus beau des concerts. Ma joie est à son comble lorsque les singes hurleurs se mettent de la partie, comme si le chef d’orchestre avait soudain fait monter sur scène ses meilleurs chanteurs. Je m’endors le sourire aux lèvres et l’esprit totalement en paix.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-4987491730517500658?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/4987491730517500658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/en-route-pour-laventure.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4987491730517500658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/4987491730517500658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/en-route-pour-laventure.html' title='En route pour l’aventure!'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-5549274341917312173</id><published>2009-12-01T12:13:00.001-08:00</published><updated>2009-12-01T12:13:38.256-08:00</updated><title type='text'>Seuls au monde entourés de cascades</title><content type='html'>Le 23 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille toujours un peu ballonnée, mon ventre gonflé n’en ayant visiblement pas encore fini avec moi mais il y a une nette amélioration par rapport à hier soir. J’ai passé une assez bonne nuit malgré la présence harcelante de moustiques téméraires. Pourquoi les trouve-t-on plus dans les milieux urbanisés qu’en pleine jungle? Max a aussi pris ma jambe pour un ballon de football en pleine nuit, ce qui m’a réveillée en sursaut, ne comprenant pas ce qui se passait. Il m’a fait mal l’animal!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors que Max dort encore, je sors profiter du jardin et de la quiétude de la pausada absolument déserte alors que le soleil se lève à peine. J’aime admirer les couleurs de l’aurore qui recouvrent le paysage à l’unisson avec les oiseaux semblant timidement entamer leur chant comme pour ne pas réveiller toute cette nature encore somnolente. Massant doucement mon ventre afin de m’excuser encore une fois de mon insouciance, je profite de la sérénité des lieux, faisant le plein d’énergie revitalisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max réveillé et prêt, nous décidons de repasser à la  belle cascade attenante à l’hôtel afin que je puisse mieux apprécier cette fois-ci. Nous sommes toujours seuls à profiter des lieux et mon corps m’autorise cette fois à me rafraîchir dans cette eau douce déferlant tel un massage sur mes épaules et mon dos. Ravie de pouvoir cette fois jouir à mon aise de ce petit coin de paradis, je ris gaiement en jouant dans les remous des chutes d’eau, Max se contentant de me regarder en souriant. Sans café le matin, il lui est impossible de faire quoi que ce soit et certainement pas de se baigner dans l’eau froide des cascades. Il me fait rire avec son rituel de café!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Ragaillardie par cette belle baignade, je me sens d’attaque pour le petit déjeuner. Nous quittons ce petit coin de paradis solitaire pour nous rendre au marché du village. Je décide d’y aller doucement et ne commande qu’un jus d’orange pressée tandis que Max avale un sandwich au fromage avec son café tant attendu. Nous nous rendons ensuite à une autre cascade recommandée par notre  guide d’hier. Une longue et belle marche à travers la forêt nous permet d’apprécier la beauté des arbres et plantes de la région. Mon estomac a visiblement encore du mal avec le simple jus d’orange que je lui ai donné ce matin et c’est avec difficulté que j’arrive au bout du petit sentier menant aux cascades. Encore une fois, nous sommes les seuls sur les lieux et pouvons apprécier tout à loisir ces merveilles naturelles. Max se précipite sous les trombes d’eau qui jaillissent des rochers tandis que c’est à mon tour de le regarder. Je m’aventure timidement sous la plus fine cascade, ne souhaitant pas trop m’exposer au froid glacial de ces eaux fraîches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Une demi-heure après notre arrivée heureusement matinale, nous voyons débarquer une famille brésilienne d’une dizaine de personnes criant et hurlant sans se soucier le moins du monde de nous, s’installant juste à côté, une bière à la main alors qu’il est à peine 10h du matin, allant même jusqu’à se placer juste devant nous, ce qui nous empêche de voir les cascades! Ca me fait rire tellement je trouve cette attitude incroyable… Max n’en revient pas non plus. Bon, il est temps pour nous de partir je pense. Nous nous arrêtons sur le chemin du retour sur une petite plage au bord de la rivière, plus calme et tranquille, afin de profiter une dernière fois des lieux puis nous reprenons la direction de Manaus. Max souhaite se reposer un peu à son tour, c’est donc moi qui conduis cette fois, sans expérience de la conduite brésilienne, ni même de permis en poche, l’ayant laissé à Montréal. Mais visiblement ce genre de « détail » n’est pas un problème ici, les policiers sont de toute façon corrompus et un billet arrange tout. Bon..;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La route jusqu’à Manaus se passe sans encombre, elle est toute droite et la belle voiture de Max est très agréable à conduire. Par contre, une fois arrivés à Manaus, ce n’est plus le même folklore… Aucune priorité n’est respectée, les dépassements à droite sont de mise ainsi que les queues de poisson. En sueur, je réussis à nous déposer vivants devant la boulangerie située à deux pas de la maison de Max afin d’y déjeuner rapidement. Je me contente de riz, pour ma part, ce qui ira très bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  L’après-midi passe tranquillement au domicile de Max à regarder les mails pour ma part et à travailler à l’agence pour lui. Max m’a pris rendez-vous vers 16h dans un institut de beauté pour une manucure et une coiffure. Moi qui n’y vais jamais en France ou au Canada, c’est la deuxième fois que je m’y rends à Manaus! D’ailleurs, la coiffeuse me reconnait et crie de joie lorsqu’elle voit mes ongles longs cette fois-ci alors qu’elle était désolée de devoir s’occuper d’ongles rongés en février dernier! Comme quoi, il y a eu du progrès depuis! Elle me fait une manucure complète des pieds et des mains, je n’ai jamais eu les ongles aussi beaux qu’aujourd’hui. Par contre, pour les cheveux, c’est une autre histoire… D’abord, elle me les tire dans tous les sens au moment du lavage et moi qui suis sensible du cuir chevelu, j’avoue serrer les dents plus d’une fois. Ensuite, elle me fait un brushing au sèche-cheveux en laissant si longtemps l’appareil posé sur mes cheveux que je les sens cuire sous mes yeux! Mais elle me brûle carrément les cheveux! Le résultat est d’ailleurs évident, de petites mèches hirsutes se dressent sur ma tête, visiblement peu contentes d’avoir été brûlées au fer chaud. Non, je te jure… Je dois avoir les cheveux plus fins que la plupart des Brésiliennes, mais quand même…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je reviens chez Max avec ma tête de hérisson fâché, tout en essayant de ne pas lui montrer ma colère. Max n’y est pour rien, il voulait juste me faire plaisir… Pour me changer les idées, il m’emmène au supermarché m’acheter deux mignons petits tee-shirts pour la jungle. Il est adorable ce Max!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous soupons rapidement dans un self service puis il m’emmène me promener dans un parc aménagé, mais mes douleurs abdominales me reprennent durement, comme après chaque repas, et je demande à rentrer, épuisée par ma journée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-5549274341917312173?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/5549274341917312173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/seuls-au-monde-entoures-de-cascades.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5549274341917312173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5549274341917312173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/12/seuls-au-monde-entoures-de-cascades.html' title='Seuls au monde entourés de cascades'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-7299531100770777632</id><published>2009-11-29T14:56:00.003-08:00</published><updated>2009-12-01T12:15:22.417-08:00</updated><title type='text'>Petit problème digestif</title><content type='html'>Le 22 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Il n’y a pas de doute, dormir dans un bon lit douillet est quand même plus agréable qu’à même le sable d’une plage, mais il manque la vue au matin sur l’aurore éclatante dans le ciel et la sensation de se réveiller en même temps que la nature, ce qui reste pour moi le plus beau des réveils… Mais c’est toutefois plus reposés que nous nous levons ce matin. Et heureusement, vu le programme chargé qui nous attend. Max m’emmène ce matin dans la petite commune de Presidente Figueiredo, réputée pour la centaine de cascades qu’elle abrite dans ses environs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Tout d’abord Max m’emmène dans un grand parc de Manaus où l’on sert un gigantesque petit déjeuner spécialement le dimanche dans un restaurant à ciel ouvert entouré d’arbres de toutes sortes. J’ai du mal à croire que nous sommes en plein centre de Manaus tellement cet aménagement de verdure dépayse totalement de la ville. Aucun bruit de voiture n’est audible, seuls les pépiements d’oiseaux sont perceptibles à nos oreilles pour mon plus grand bonheur. Par contre, il y a foule à la terrasse du petit déjeuner, les Brésiliens ont visiblement l’habitude de venir prendre l’air ici le dimanche matin. Je me régale de ce véritable festin matinal où fruits frais, gâteaux à la noix de coco, tapioca au fromage, semoule aromatisée, jus d’orange pressée se bagarrent au niveau de mes papilles gustatives pour essayer de trouver celui qui a la meilleure saveur… Ils finiront tous premiers ex-æquo, je suis incapable de choisir parmi ces délices culinaires! Un bon café au lait par-dessus tout ça et me voici fin prête pour la journée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous effectuons une petite promenade digestive dans le parc avant de prendre la route pour les cascades. Ce n’est pas tout près de Manaus, il faut bien une heure et demie de trajet avant d’y arriver. Je somnole doucement sur le siège passager tandis que Max me conduit d’une main de maître sur cette route droite qui grimpe et redescend à travers les collines, traversant de magnifiques paysages de terre rouge se mêlant aux oasis vertes parsemées de petits lagons aux couleurs brunâtres… Arrivé à destination, Max passe d’abord à l’office du tourisme réserver un guide pour aller se promener en forêt en début d’après-midi. Nous allons ensuite déjeuner dans le restaurant d’un de ses amis qui nous fait la surprise de nous apporter un mélange de tous ses produits. Du coup, nous nous retrouvons avec ses meilleurs poissons, sa meilleure viande un peu fumée au goût étonnant mais absolument délicieux, du riz aux légumes, du manioc, un genre de frites savoureuses… Bref, il y a à manger pour 4 alors que nous ne sommes que 2. Je me régale, encore une fois, mais mange plus que de raison, ne sachant dire non à la nourriture, surtout lorsqu’elle est exquise… le patron fait cadeau de la moitié du repas à Max et nous repartons le ventre bien tendu et le porte-monnaie encore bien rempli pour la suite de notre aventure. Nous passons prendre le guide qui nous emmène à travers une forêt préservée où seuls les touristes accompagnés d’un guide peuvent pénétrer. Il s’agit encore d’une jungle différente de toutes celles que j’ai vues jusqu’alors. C’est fou comme les sols peuvent différer d’un endroit à l’autre amenant du coup un autre type de végétation et donc de faune y vivant. La guide ne parle que portugais, Max est donc obligé de faire l’interprète pour moi. Elle nous explique qu’une tribu indienne vivait ici il y a fort longtemps mais le gouvernement les a chassés afin de faire de ce territoire une protection de l’état (ben voyons…) et le chef du village ne voulant pas partir se serait caché durant des années dans les multiples grottes qui existent dans la forêt… D’ailleurs, au bout d’une bonne heure de marche, nous arrivons devant une magnifique et vaste grotte cachée par la dense végétation. Elle est, paraît-il, très profonde (500 m environ) mais il nous est interdit d’y pénétrer, l’éclairage étant inexistant et les chauves-souris  risquant de nous inoculer des maladies. Je reste estomaquée par l’enchantement du lieu! Et nous avons la chance de pouvoir l’admirer seuls, sans personne d’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous arrivons ensuite à une deuxième grotte encore plus belle que la première. Je me sens irrésistiblement attirée par cet antre qui semble vouloir me gober tout entière mais je reste sagement à l’entrée, ressentant dans chaque infime partie de mon être une énergie particulière qui émane de ces lieux. Max me prend par la main, lui aussi l’a ressenti et nous restons ainsi, les yeux fermés, à absorber de la magie que nous envoie mère Nature. Nous rebroussons ensuite chemin jusqu’à retrouver la route et la civilisation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La guide nous emmène ensuite visiter une cascade très belle et naturelle, mais le nombre de Brésiliens jouant, criant en buvant de la bière, tombant dans l’eau à moitié saouls, dénature un peu l’endroit qui a pourtant tout d’un petit paradis. Après une rapide baignade nous rafraîchissant, nous ne resterons pas longtemps, ne souhaitant pas assister à un éventuel accident d’un jeune Brésilien ivre mort frappant le rocher en sautant de la cascade… Nous nous arrêtons en chemin devant une pausada attenante à une autre cascade qui est, d’après Max, l’une des plus belles de la région. Nous vérifions la disponibilité des chambres et on nous apprend que l’hôtel entier est vide ce soir étant donné qu’il est fermé demain sans réception ni petit déjeuner disponible. Mais pour Max, ils sont prêts à nous laisser une chambre pour ce soir. Je crois rêver… Nous aurons tout l’hôtel pour nous, avec la piscine extérieure en prime. Sans parler  de la cascade voisine dont l’accès pour les touristes se termine à 17H, excepté pour les clients de la pausada… Youhou! Nous posons nos affaires puis raccompagnons la guide à l’office du tourisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Il est environ 17h et Max tient absolument à s’arrêter grignoter dans un snack quelque part. Il a toujours faim cet homme-là! Pourtant, nous avons déjà tant mangé depuis ce matin… Nous nous arrêtons donc dans un petit restaurant spécialiste des tapiocas de toute sorte, et moi, de façon totalement déraisonnable, je fais taire mon instinct qui me supplie de ne pas céder à la tentation  et me commande un tapioca à la banane tandis que Max en prend un au fromage. Ce fut une terrible erreur de ma part, comme la suite me l’apprendra à mes dépens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous nous dépêchons ensuite de revenir à la pausada afin de profiter de la cascade au coucher du soleil.  Nous arrivons sur les lieux, les derniers touristes sont déjà partis et nous voici seuls au milieu de cette eau déferlant à grands torrents de toute part, jaillissant des rochers dans un bruit assourdissant, nous invitant à savourer sa fraîcheur dans de grandes éclaboussures argentées se fracassant sur les rochers illuminés par les derniers rayons du soleil. Je mets un pied dans l’eau mais soudain une douleur fulgurante à l’estomac stoppe net mon élan. Je ne digère visiblement absolument pas mon dernier en-cas, mon système digestif a décidé qu’il avait trop travaillé ces derniers temps, il est en grève. En attendant, je me tords de douleur alors que je me trouve dans un véritable paradis terrestre. Tout mon corps refuse d’entrer dans cette eau froide et cette fois, je sais qu’il est hors de question de ne pas l’écouter. Je fais part à Max de mon mal-être, il voit bien ma frustration de ne pas pouvoir profiter de cet endroit idyllique que nous avons pour nous seuls comme il faudrait et me propose de rentrer prendre une douche chaude, ce que j’accepte volontiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je m’allonge sur le lit, ne pouvant quasiment pas bouger sans provoquer d’horribles douleurs abdominales. Mon corps m’aura pourtant prévenue, mais j’ai choisi de ne pas l’écouter. J’en subis donc les conséquences… Je suis surprise de pouvoir autant sentir les signes précurseurs que mon corps m’envoie (même si j’ai choisi cette fois de passer outre…), je n’étais pas capable d’entendre mon corps me « parler » auparavant. C’est une bonne leçon pour moi, je saurai prendre plus en considération les conseils qu’il me donne dorénavant; mais là, c’est toute notre soirée que j’ai mise à l’eau par ma faute. Il est hors de question d’ouvrir la bouteille de champagne que Max avait rapportée, ni d’aller dans le restaurant qu’il avait prévu, ni de profiter d’un bain de minuit dans la piscine en admirant les étoiles scintillant dans le ciel… Il est tout à fait impossible que j’avale autre chose que de l’eau et je peux à peine me lever pour aller dans la salle de bains. Super!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après une bonne sieste d’une heure, je réussis à trouver le courage de me traîner jusqu’au bord de la piscine afin d’admirer un peu la voûte étoilée en compagnie de Max, mais je n’y reste pas bien longtemps, préférant de loin me retrouver en position allongée dans mon lit. On verra demain, espérons que ça ira mieux!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-7299531100770777632?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/7299531100770777632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/petit-probleme-digestif.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7299531100770777632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/7299531100770777632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/petit-probleme-digestif.html' title='Petit problème digestif'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-1783935225603802909</id><published>2009-11-29T14:56:00.001-08:00</published><updated>2009-11-29T14:56:21.147-08:00</updated><title type='text'>Réveil sur le sable, les pieds dans l’eau…</title><content type='html'>Le 21 novembre 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille les membres tout engourdis: c’est dur de dormir à même le sable! Je ne pensais pas…. Par contre, j’ouvre les yeux sur un superbe lever de soleil absolument magique! Je réveille Max pour qu’il y assiste avec moi. Nous allons faire un tour sur la plage pour apprécier ce moment d’éternité qui s’offre à nous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous rangeons nos affaires puis retournons au petit bar nous faire un capuccino et manger quelques fruits et du gâteau que Max avait pensé à voler sur le bateau (avec l’accord de la cuisinière évidemment). Tout en dégustant notre succulent petit déjeuner, nous discutons de la vie simple mais heureuse des Amazoniens vivant ici. Ils pêchent dans une rivière où les poissons sautent tout seuls dans le bateau, chassent de temps en temps, mais le reste du temps ils prennent la vie au ralenti, comme elle est, sans stress, sans besoin particulier. Leur vie simple n’est-elle pas au final plus enviable que celle des grandes villes où tout va de plus en plus vite, où les exigences sont énormes, le niveau de stress grimpant avec…? Max est confronté à ces deux types de vie et ne sait pas laquelle prendre pour être heureux. Et maintenant qu’il a goûté au confort, il n’est pas facile de l’abandonner non plus… La décision n’est en effet pas évidente. Il faut essayer de trouver un juste milieu entre les deux sans se laisser aspirer par la vie trépidante des cités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  En tout cas, moi ça me fait du bien de réapprendre à vivre avec le jour. Voilà deux semaines que je n’ai plus de montre au poignet et personne n’en a ici, donc impossible de demander l’heure à quelqu’un. Je vis donc avec le soleil, me réveillant avec lui et me couchant peu après lui également. Je vois les journées passer lentement parce que j’ai l’impression de profiter de chaque minute et ça me ravit au plus haut point. Quand il fait trop chaud, je pars faire une sieste. Je sors alors que le soleil commence à annoncer ses plus belles couleurs orangées avant d’éclater en feu d’artifice flamboyant. J’aime cette vie au ralenti, mais dans laquelle j’ai vraiment l’impression d’avoir un rôle à jouer: le rôle de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max a appelé Flavio pour qu’il vienne nous chercher en canot à moteur. Celui-ci ne tarde pas à arriver et nous emmène chez lui, où nous retrouvons le couple anglais venu avec nous sur le bateau au début du séjour. Nous nous reposons dans les hamacs, profitant de la vue que son île possède sur les environs, elle est magnifique. Je somnole, la brise me rafraîchissant doucement, à l’ombre d’un énorme manguier. La vie est belle pour moi tout de même!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après le déjeuner, un bateau rapide vient chercher toute la troupe pour nous ramener à Manaus. Il fonce à toute allure sur un fleuve rendu agité par le vent qui souffle. Nous prenons les vagues de plein fouet, nous sommes ballotés de tout côté assez rudement. Moi, j’adore ça! On dirait un gros manège dans lequel on monte pour avoir des poussées d’adrénaline. Sauf que là, c’est du réel et le conducteur n’a pas intérêt à faire de mauvaises manipulations, qui pourraient nous coûter cher. J’avoue par contre qu’une heure trente de manège à sensation forte, ça fait beaucoup, même pour moi. Même si Max et moi passons le temps en nous faisant des massages de pieds. Je suis tout de même reconnaissante d’apercevoir les buildings de Manaus au loin, indiquant qu’on est bientôt arrivé. On passe le gigantesque pont en construction qui doit relier la ville au début de l’Amazonie, sonnant ainsi le glas d’une partie du poumon vert lorsqu’il pourra facilement être atteint par la route. Sa difficulté d’accès le sauvait jusqu’à présent de la folie des hommes, mais là… Quelle sera la suite? Construction de routes? Déforestation massive? Urbanisation de petits villages jusqu’à présent épargnés par le matérialisme? Max non plus ne voit pas ce pont d’un bon œil. Il est très soucieux de l’avenir de sa jungle qui ne s’annonce pas rose..;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  A Manaus, Daniel nous attend avec la voiture de Max. On conduit les Anglais à leur hôtel puis on rentre chez Max prendre une bonne douche méritée après tous ces jours passés dans la nature. Nous sortons ensuite dîner dans un chic et délicieux restaurant où je me régale d’une excellente pièce de bœuf (ils ont vraiment de la viande délicieuse ici) puis nous finissons la soirée dans un bar à écouter de la musique live. Mais je tombe de sommeil, mes deux dernières nuits n’ayant pas été très récupératrices. Nous rentrons nous coucher pas trop tard, abandonnant nos idées de sorties nocturnes du samedi soir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-1783935225603802909?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/1783935225603802909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/reveil-sur-le-sable-les-pieds-dans-leau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1783935225603802909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1783935225603802909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/reveil-sur-le-sable-les-pieds-dans-leau.html' title='Réveil sur le sable, les pieds dans l’eau…'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-5079784184302962997</id><published>2009-11-29T14:55:00.001-08:00</published><updated>2009-11-29T14:55:17.710-08:00</updated><title type='text'>Seuls sur la plage… à la Robinson Crusoé</title><content type='html'>Le 20 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors qu’il fait encore nuit noire, je sens un froid glacial me pénétrer jusqu’aux os, ce qui me réveille instantanément. D’où vient ce froid soudain ? Alors que je retrouve mes esprits, je découvre la cause de cette brutale chute de température corporelle, la peur s’est insidieusement infiltrée dans tout mon être, me glaçant le sang par la même occasion. En effet, je sens un animal avancer sur mon sac de couchage… Il se trouve à la hauteur de mon ventre, je peux sentir son poids peser sur ma poitrine et avancer doucement vers mon visage. D’un grand mouvement de panique, je me débats dans mon sac de couchage pour jeter cette chose par-dessus mon hamac. Alors que je pensais l’avoir fait tomber, je sens quelque chose grimper sur ma main… Là, je ne peux m’empêcher de hurler, appelant Max au secours pour qu’il me vienne en aide et secouant la main en tous sens pour en déloger le monstre qui, pour moi, ne peut être qu’une mygale, ayant senti des choses ressemblant à des pattes velues. Max, qui avait étendu son hamac juste à côté du mien, un bout accroché au même arbre que moi, se réveille aussitôt et allume la torche pour voir ce qui se passe. Mais il n’y a rien nulle part…Ni dans mon hamac, ni par terre… Ou bien la chose aura eu le temps de détaler, ou bien j’ai bel et bien rêvé. Cette dernière option me paraît improbable, je ne suis pas du genre à m’imaginer ce genre de choses d’habitude… En tout cas, je suis en nage, transpirant à grosses gouttes malgré la fraîcheur de la nuit, tremblant encore comme une feuille à la suite de cette belle frayeur. Max me rassure comme il peut, me berçant comme une enfant, puis il grimpe dans mon hamac, (sans poser un pied sur le sol !) afin de me prendre dans ses bras. Je me détends petit à petit, me sentant en sécurité avec lui dans le même hamac puis nous nous rendormons tous les deux ainsi lovés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille au petit matin, le jour s’est levé et la jungle apparaît alors beaucoup moins inquiétante qu’en pleine nuit. C’est fou cette différence de ressenti entre le jour et la nuit ! Dans la jungle, c’est comme si la nuit ne nous appartenait plus et qu’à ce moment-là, seuls les habitants de la jungle pouvaient régner en maîtres sur ce territoire. Nous devons respecter cette loi de la nature et nous contenter de nous faire le plus petit possible en nous cachant dans nos hamacs sans perturber quoi que ce soit. Durant la journée, nos facultés visuelles étant revenues, il nous est plus facile d’interagir avec notre environnement et c’est moins dangereux pour nous. Telle est la loi de la jungle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je retrouve Herman, le guide des Suisses, près du feu et lui raconte ma mésaventure de cette nuit. Pour lui, il s’agissait sûrement d’une grosse grenouille. Peut-être… On ne le saura jamais ! Tout le monde lève ensuite le camp puis nous repartons en sens inverse à travers la forêt. Soudain, Herman, qui se trouve en tête du convoi, hurle de nous arrêter immédiatement. Nous nous exécutons, intrigués. Il nous montre alors un serpent sur le chemin même que nous allions emprunter. Il n’est pas très gros mais est, paraît-il, mortel. Oups… Décidément, il y  a de l’action aujourd’hui encore. Il réussit à le faire grimper sur un long bout de bois pour nous le montrer, tout en restant à bonne distance de lui. C’est impressionnant de se dire qu’il pourrait nous tuer d’une seule morsure ! Nous le laissons ensuite tranquille et effectuons un petit détour pour éviter de le croiser de nouveau sur notre chemin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Revenus au bateau où un superbe petit déjeuner nous attend, nous satisfaisons notre appétit avec tous ces mets colorés et exotiques, plus délicieux et sucrés les uns que les autres. Et c’est sans parler des jus de fruits frais ! Je saute ensuite sous la douche, j’ai l’impression de sentir la transpiration à 5 km à la ronde, ce qui ne doit pas être loin de la vérité, puis nous préparons nos affaires, Max et moi quittons le bateau dans quelques minutes. En effet, tout le monde repart à Manaus aujourd’hui, sauf nous qui restons une nuit de plus dans les environs. Nous rentrerons en ville demain par nos propres moyens. Un petit canot à moteur que Max a appelé  arrive à la rencontre du gros bateau pour nous emmener, nous disons donc au revoir aux membres de l’équipage ainsi qu’aux Suisses et à Herman puis nous sautons dans le petit canot avec nos affaires personnelles, de l’eau, des fruits et des sandwiches pour ce midi. J’ai beaucoup aimé cette croisière en bateau, spécialement grâce à l’équipage et au guide Herman qui ont tous été souriants et amicaux envers moi et ça compte beaucoup de mon point de vue. Le couple suisse a également été charmant, j’ai de la chance d’être tombée sur des touristes aussi gentils, je sais que ce n’est vraiment pas tout le temps le cas. En ce qui concerne les excursions, j’en avais déjà fait une partie la dernière fois mais me retrouver sur un bateau est toujours un plaisir pour ma part et j’ai adoré notre nuit en forêt près de la cascade, même si j’ai eu une belle frayeur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Seuls dans notre canot, avec quelques vivres comme subsistance, nous voyons le bateau de nos amis s’éloigner alors que nous prenons un autre chemin. Nous sommes livrés à nous-mêmes à présent ! Alors que nous filons sur les eaux calmes du Rio Negro, un soleil de plomb nous lançant ses plus chauds rayons sur la tête, je me sens libre et heureuse dans mon petit canot à moteur à destination de l’inconnu. Je suis prête pour l’aventure de nouveau et je suis contente de partager ces moments avec Max en qui j’ai toute confiance. Allongée au fond du canot, je me sens privilégiée de pouvoir vivre ça et le savoure d’autant plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après une heure et demie de traversée, nous arrivons sur la même petite plage de sable fin sur laquelle nous avions accosté le premier jour avec le gros bateau. Elle se nomme la plage du caïman. C’est ici, sur cette plage déserte que nous passerons la nuit ! Youhou… Nous posons nos affaires et partons faire un tour sur cette immense plage bordée de jungle impénétrable. Pour nous rafraîchir un peu, nous sautons dans l’eau mais la vase présente de ce côté-ci de l’île n’est pas agréable ni propice à la baignade. De plus, il faut toujours avancer en raclant le fond avec les pieds pour faire fuir les créatures éventuellement hostiles. Et la boue qui se colle à notre peau est un peu acide, ce qui peut provoquer des démangeaisons. Bref, nous ne restons pas longtemps dans l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous dégustons nos sandwiches et nos fruits sur la plage à l’ombre des arbres, admirant le paysage de carte postale qui s’étend devant nous. Le sable fin presque blanc parsemé de roches rouges s’enfuyant dans l’eau bleue et verte de la rivière forme un tableau idyllique auquel on ne peut pas rester insensible. D’autant plus lorsque l’on se sent seuls au monde à avoir le droit d’admirer ce spectacle paradisiaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Nous nous enfonçons un peu dans la forêt afin de trouver deux arbres de la bonne circonférence et d’une assez bonne distance l’un de l’autre pour pouvoir accrocher nos hamacs pour la sieste. Mais c’était sans compter sans les innombrables petites mouches qui nous attaquent de toutes parts et nous vrombissent dans les oreilles. Difficile de dormir dans ces conditions. Nous changeons de tactique et revenons sur la plage pour nous étendre sur le sable à même le sol, les arbres étant trop rares pour accrocher notre hamac. C’est un peu mieux même si les insectes ne sont pas décidés à nous laisser vraiment tranquilles. Bon, tout ne peut pas être parfait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons ensuite au début de la plage où un petit bar de fortune accueille les quelques  rares touristes en visite ici. En fait, cette île est totalement submergée par les eaux en saison humide, voilà pourquoi personne n’habite ce petit paradis. Le seul bar de l’île est détruit et reconstruit chaque année à la saison sèche. Nous apercevons alors avec stupeur que plusieurs yachts ont accosté sur la plage avec des touristes plutôt bruyants. Mince, notre île sauvage est envahie ! Max est très surpris également puis il se rend compte qu’on est vendredi et que ce lundi est férié pour les Brésiliens. Voilà pourquoi certains riches locaux  ont décidé de venir passer leur long week-end dans le coin. Vu leur musique tonitruante, ils ne se sont certainement pas déplacés pour apprécier les bruits de la nature… Cette intrusion casse un peu notre impression d’être Robinson Crusoé mais bon… Ce n’est pas ça qui va nous gâcher notre plaisir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Arrivés au bar, des poissons fraîchement grillés ainsi que du riz nous attendent sur une petite table avec vue sur l’immense plage, déserte de ce côté-ci. Comment rêver plus beau restaurant que celui-ci ? Une petite table en plastique sur le sable avec vue sur la jungle, la plage, la rivière et les îles au loin, dégustant deux beaux poissons pêchés du jour… Je crois rêver ! C’est simple mais magnifique. Dommage que je n’aie pas faim ! J’ai l’impression d’avoir tant mangé ces derniers jours que mon estomac arrive à saturation. Je ferais mieux de l’écouter et de le laisser se reposer un peu. Surtout qu’il est à peine 16h, ce n’est pas l’heure de manger ! Mais j’apprécie beaucoup le geste. Tandis que Max discute avec ses amis du bar (il connaît absolument tout le monde en Amazonie, c’est impressionnant), je pars faire une sieste dans mon hamac. Il fait tellement chaud qu’il n’y  a pas grand-chose d’autre à faire. Et je m’endors au son de la musique du yacht se trouvant pourtant de l’autre côté de l’île…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille plus reposée et pars avec Max me rafraîchir dans l’eau un peu plus claire de ce côté-ci de l’île. En chemin, une forte pluie froide s’abat subitement sur nous, nous fouettant le visage avec force et le vent qui s’est levé tout aussi brutalement nous projette du sable dans les yeux. Pour échapper à  ces sensations peu agréables, nous plongeons dans l’eau qui nous procure une protection naturelle bien agréable. L’eau à 30° nous réchauffe aussitôt et la pluie ne nous fouette plus le corps, celui-ci étant immergé dans la rivière. Nous nous lavons avec du savon, considérant cette piscine comme bain chaud naturel puis nous assistons, ébahis, à un magnifique spectacle étonnant. A notre gauche, des nuages noirs se sont amoncelés, provoquant une forte pluie qui assombrit le ciel. A notre droite, un magnifique coucher de soleil sans nuage projette ses rayons dorés dans l’eau du fleuve. Un magnifique arc-en-ciel relie les deux paysages si différents. On dirait que Dame Nature s’est mélangé les pinceaux sur le temps qu’elle a voulu nous montrer, ce qui fait qu’on a un assortiment de tout à la fois… J’avoue que je n’ai jamais vu ça auparavant et Max est aussi interloqué que moi. Mais c’est magnifique. Si on prenait une photo du paysage se trouvant à droite, et une autre sur notre gauche, personne ne voudrait croire qu’elles ont été prises au même moment et du même endroit ! Incroyable … Et pour parfaire le tout, des dauphins sautent dans le soleil couchant qui se teinte de rose au fur et à mesure de sa descente. S’il n’y avait pas un groupe de touristes français que j’entends hurler au loin, tout serait parfait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous allons ensuite chercher du bois dans la forêt avant que la nuit ne tombe pour notre feu de ce soir, puis nous nous récompensons de notre effort devant un verre de vin rouge que Max a pensé à rapporter avec les vivres essentiels à notre survie dur cette île perdue. La nuit tombée, Max, muni d’un harpon, souhaite me montrer cette nouvelle façon de pêcher. Nous grimpons dans une barque et il m’emmène à grands coups de rames de l’autre côté de la rivière. Pour ma part, je me contente de me faire transporter, la tête tournée vers les étoiles qui commencent à apparaître, écopant l’eau à l’aide d’un récipient lorsque la barque se remplit trop, afin d’alléger Max en poids de transport pour ramer et aussi éviter de couler ! Malgré toute la beauté de cette sortie sous les étoiles, la musique très forte des bateaux amarrés non loin casse un peu l’ambiance. Quel est l’intérêt de venir jusqu’ici en Amazonie si c’est pour vouloir danser, boire et faire la fête ? Ils peuvent rester au port de Manaus dans ce cas… Bref, nous essayons de ne pas nous laisser déconcentrer et scrutons attentivement l’eau avec la torche afin de repérer des poissons à harponner. Malheureusement, ces bateaux ont remué beaucoup de vase et l’eau n’est pas assez claire pour qu’on puisse y voir grand-chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max lance alors le harpon un peu au hasard sans vraiment de succès jusqu’à ce que l’un de ses lancers fassent fuir un banc de poissons qui sautent tous hors de l’eau, effrayés, et qui nous volent dessus ! Je pousse un cri de surprise, un poisson m’arrivant droit dessus, Max en évite un gros qui lui frôle le visage… Résultat, un poisson aura sauté tout seul dans notre barque et se débat à mes pieds, cherchant l’eau qui lui permet de respirer. Nous l’examinons à la torche, il s’agit d’un beau piranha ! Ouf, nous avons frôlé l’accident, un de ces poissons aurait pu nous entailler la chair en sautant ainsi sur nous. On aura vraiment tout vu en Amazonie… Voilà que les piranhas volent maintenant et nous agressent alors que nous sommes sur une barque ! J’adore ce pays fascinant et plein de surprises. Ca le rend palpitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Heureux de notre pêche miraculeuse, nous revenons à la plage préparer le feu pour notre dîner. La propriétaire du bar nous offre généreusement un autre poisson, histoire qu’on puisse se restaurer chacun à notre faim. Max allume le feu avec dextérité, n’utilisant aucun papier pour faire prendre les premières flammes. Il a juste une méthode de couper les branches d’arbre avec sa machette qui donne des copeaux de bois faciles à faire flamber. Nous faisons ensuite griller nos poissons sur le feu tandis que nous discutons, finissant la bouteille de vin rouge en même temps. Je reste subjuguée devant l’attitude de certains insectes envers ce feu de bois crépitant sous nos yeux. De grosses mouches noires ressemblant à des libellules semblent irrésistiblement attirées par ces flammes brûlantes et avancent inexorablement droit vers le feu, lentement mais sûrement, comme si elles hésitaient mais, à chaque fois, elles finissent toutes par se rendre jusqu’à la première flamme qui les consume aussitôt… Quel est le sens de ce suicide ? Et ça n’arrive pas seulement qu’à une seule d’entre elles mais toutes suivent le même parcours : elles avancent tranquillement vers leur mort. Je trouve cela très étrange…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  En tout cas, ça ne me coupera pas l’appétit, le poisson est délicieux ! Par contre, le vin qui n’est pas d’une grande qualité, en plus de la fatigue, aura raison de moi rapidement. Nous nous allongeons sur le sable, une couverture nous enveloppant chaudement, prévoyant d’installer les hamacs un peu plus tard. Nous voulons d’abord profiter de la vue sur les étoiles, ainsi couchés sur le sable. Et nous nous endormons presqu’aussitôt, n’ayant pas la force d’accrocher les hamacs pour la nuit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-5079784184302962997?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/5079784184302962997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/seuls-sur-la-plage-la-robinson-crusoe.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5079784184302962997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/5079784184302962997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/seuls-sur-la-plage-la-robinson-crusoe.html' title='Seuls sur la plage… à la Robinson Crusoé'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-6611657783042390969</id><published>2009-11-29T14:54:00.001-08:00</published><updated>2009-11-29T14:54:35.460-08:00</updated><title type='text'>Nuit en pleine jungle</title><content type='html'>Le 19 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La nuit fut plutôt agitée dans tous les sens du terme. Une grosse tempête a éclaté vers 2h du matin, avec des vents si violents que nos pauvres hamacs étaient ballotés en tous sens. Je me réveille en sursaut au grondement du tonnerre qui éclate juste au dessus de nos têtes, de multiples éclairs zèbrent le ciel et illuminent les alentours comme en plein jour! A moitié endormie, je protège mes vêtements, laissés à même sur une chaise, d’une rafale de vent trop violente risquant de les emporter dans l’eau. Tout le monde est sur le pied de guerre, descendant les plastiques pour qu’on ne soit pas mouillés par la pluie. Le capitaine est obligé de déplacer le bateau qui n’est pas amarré à une bonne place par rapport à la tempête, des vagues de 3 mètres risquent de nous jeter sur la rive. Bien à l’abri dans mon hamac, je me  contente d’écouter la tempête qui déferle sur nous avec un mélange de fascination et de peur, laissant l’équipage se démener pour nous sortir de là. Ils finissent par amarrer le bateau dans un coin protégé puis tout le monde retourne se coucher, essayant de trouver le sommeil malgré la colère du ciel. J’y réussis curieusement facilement et ne me réveille qu’au petit matin sous un temps très calme et ensoleillé. Les tempêtes viennent et repartent à vitesse éclair ici…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous échangeons nos impressions chacun au petit déjeuner sur cette nuit déchaînée. Notre guide nous apprend qu’il a rarement assisté à pareille tempête et que ça aurait pu être dangereux pour le bateau. Moi, dans mon inconscience du danger, j’ai adoré et suis contente d’avoir vécu l’expérience!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous nous apprêtons à partir en canot, le couple suisse, le guide et moi, lorsque je vois Max arriver en bateau au loin! Le guide me demande si je veux rester pour l’accueillir, et je lui rétorque, fâchée, que non, je préfère visiter le village en leur compagnie. Max monte sur le bateau tandis que je m’éloigne avec les autres vers la terre ferme, tellement contrariée que j’en oublie de prendre mes chaussures! Nous arrivons devant une petite maison de bois sur pilotis où les habitants sont spécialistes de la fabrication du tapioca qu’ils nous feront goûter après nous en avoir expliqué la fabrication. Je ne profite qu’à moitié de la visite, ne pensant qu’à l’attitude à adopter envers Max, afin de lui faire comprendre ma déception. J’achète un couteau afin de l’offrir à un ami et toute la troupe est persuadée que je veux éventrer Max avec! Je ne suis tout de même pas si violente…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons ensuite au bateau et je me réfugie sur le pont après lui avoir à peine dit bonjour. Il m’y retrouve et commence par s’excuser platement de ne pas m’avoir rejointe plus tôt, m’expliquant alors qu’il a fait la route en voiture hier sur les conseils d’un de ses amis mais est resté coincé derrière une grille d’une nouvelle propriété privée dont il n’avait pas la clef. Il a cherché le propriétaire du terrain clos dans chaque village, s’énervant de plus en plus, étant si près de là où je me trouvais mais étant bloqué par cette satanée barrière. Il a appris alors que le propriétaire était à Manaus et il n’a eu d’autre choix que de faire marche arrière. Il est rentré à minuit chez lui, contrarié et épuisé. Apparemment, il a chargé un de ses amis qu’il a réussi à avoir au téléphone et qui se trouvait dans le même coin que nous de me prévenir de ses mésaventures mais je n’ai vu personne… Je ne sais pas si je dois croire à tout ça, mais dans le doute, je choisis de lui faire confiance.  Et ma mauvaise humeur finit de s’envoler entièrement lorsqu’il se met à pleurer, croyant m’avoir perdue. Je ne peux pas résister à un homme qui pleure, ça me fait fondre! Je décide de passer l’éponge sur tout ça afin de profiter avec lui des jours qui nous restent. Ce serait dommage de les gâcher à cause de cette histoire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous nous allongeons sur la poupe du bateau, nous délectant des paysages toujours changeants, des belles plages de sable blanc, des majestueuses îles recouvertes de jungle et des dauphins jouant dans les vagues. Soudain, nous entendons le tonnerre qui éclate partout autour de nous, un gros grain se prépare de nouveau. En effet, la pluie se met à marteler le bateau de toutes ses forces en un véritable déluge.. Max me regarde, une lueur de malice dans les yeux, puis me propose d’aller enfiler mon maillot de bain. Il m’emmène me promener en barque. Sous cette  pluie? Oui, justement, sous ce déluge… j’enfile joyeusement mon maillot puis nous sautons dans un petit canot qu’il dirige avec efficacité au moyen d’une seule rame au milieu de la rivière. A peine dehors, je suis déjà trempée jusqu’aux os comme si on m’avait jeté une bassine d’eau tiède d’un seul coup mais cette douche improvisée est des plus délicieuses. Je crie de joie dans mon petit canot en recevant ces trombes d’eau sur la tête, me délectant de notre folie de nous retrouver ici au milieu de la rivière amazonienne, en maillot de bain dans une barque qu’il faut écoper de temps en temps vu qu’elle se remplit d’eau dangereusement à cause de la pluie. Je suis aux anges! Nous sautons ensuite dans l’eau, la pluie se calmant par la même occasion. Nous revenons ensuite au bateau, enchantés de notre sortie improvisée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après un copieux déjeuner (ce n’est pas ici que je risque de maigrir, moi) et une sieste réparatrice, nous préparons nos affaires afin de passer la nuit dans la jungle! Nous n’emmenons que l’essentiel, le plus important étant le hamac, la machette et de l’eau. Avec ça, on peut s’en sortir dans la jungle. L’eau n’est même pas obligatoire, on peut trouver des lianes gorgées d’eau buvable un peu partout. C’est la beauté de la jungle lorsqu’on la connaît et la respecte, elle nous donne tout ce dont on a besoin: de la nourriture, de l’eau et une protection naturelle contre les intempéries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous voilà donc partis, le couple suisse, son guide, Max et moi à travers la jungle, des chaussures couvertes aux pieds afin d’être protégés des éventuels insectes rampants dangereux et nos sacs sur le dos. Notre guide emporte en plus de la nourriture pour ce soir, on ne va pas avoir trop le temps de chasser cet après-midi. Après une heure de marche dans la jungle, bien différente de celle se situant autour du Dolphin Lodge de par sa végétation et son silence plutôt étonnant dû à un moins grand nombre d’animaux vivant ici, le sol étant trop acide, nous arrivons à une jolie clairière où quelques abris en bois ont été montés pour abriter les hamacs en cas de pluie. En bas de cette clairière ouvrant sur la canopée, un joli petit ruisseau tombe en cascade de deux mètres de haut, mettant ainsi à notre disposition une douche d’eau de source fraîche et claire. Après notre promenade en forêt avec 90% d’humidité, autant dire que nous sommes tous trempés de sueur, nous sautons sous cette cascade rafraîchissante, buvant l’eau claire à grandes lampées, elle est paraît-il tout à fait potable, et jouant comme des fous dans cette source naturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Bien rafraîchie grâce aux bienfaits de la forêt elle-même, je prends un peu de temps pour admirer les environs. La petite rivière, d’une couleur verte à cause des rochers mousseux qui la tapissent, continue à s’écouler à travers l’épaisse jungle jusqu’à rejoindre le Rio Negro, je suppose. Max et moi suivons sa piste quelque temps, les pieds dans l’eau, appréciant cette quiétude et la majesté des lieux que nous offre la jungle, juste pour nous deux. Assis sur une branche, nous contemplons la splendeur de cet habitat naturel, émus par tant de beauté. La jungle semble encore une fois nous avaler tout entiers dans son grand manteau vert, nous considérant certainement comme des vers de terre au vu de sa magnificence. Nous avons devant nous un bel exemple de la grandeur de la nature lorsque les hommes la laissent tranquille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous rebroussons ensuite chemin pour retrouver nos amis avant que le soleil ne se couche. Nous installons nos hamacs entre deux arbres un peu éloignés de ceux des autres, histoire que chaque couple ait son intimité, puis nous plongeons dedans pour une petite sieste avant le souper. Contrairement aux autres qui ont accroché leur lit suspendu sous un abri, je préfère être vraiment en pleine forêt pour pouvoir admirer les étoiles à travers les feuillages. Espérons juste qu’il ne pleuve pas cette nuit! Sinon, nous déménagerons de place, c’est l’avantage des hamacs, ça se transporte et s’installe facilement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Antonio, le propriétaire des lieux et ami de Max, nous fait griller des brochettes de poulet sur le feu de bois, ça sent délicieusement bon! Nous passons à table, de grandes feuilles nous servant d’assiettes, et de larges tiges de spatules pour le riz. Le poulet se dévore avec les mains, c’est bien meilleur ainsi! J’adore ce goût de grillé à même le feu, la peau croquante et dorée se mange aussi facilement que le reste du volatile. Je me régale alors que je n’avais pas faim avant de passer à table. Je mange trop depuis que je suis au Brésil! Mais c’est tellement bon que je ne réussis pas à résister. On verra l’étendue des dégâts sur ma balance à mon retour sur Montréal! Je vais avoir l’air malin si je ne rentre pas dans tous les nouveaux habits que je me suis achetés en France… Enfin, on verra!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après ce délicieux souper, nous nous éclipsons, Max et moi, discrètement, afin de nous retrouver un peu seuls près de la rivière dans cette nuit noire qui a envahi la forêt à présent pour mon plus grand plaisir. Il sort comme par magie une bouteille de Champagne qu’il a ramenée de Manaus, que nous dégustons tout en conversant sur nos manières d’aborder la vie, par rapport au travail, à la famille, aux amis, aux loisirs, etc… Tout en nous arrêtant de parler de temps en temps afin de juste profiter des bruits de la jungle et des bruissements de la petite rivière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max veut ensuite me faire profiter des étoiles dans un endroit plus dégagé, avec moins d’arbres qui nous bouchent la vue. Nous partons donc à travers la jungle avec de petites lampes torches comme seul éclairage. J’avoue ne pas être à 100% rassurée… Même si j’ai une confiance aveugle en Max, il ne peut pas anticiper le fait que l’un de nous pose malencontreusement un pied sur un serpent ou une main sur une mygale… Nous n’y voyons rien, et c’est la nuit que ces charmantes bestioles se réveillent. D’autant plus qu’on se trouve, paraît-il, dans un endroit de l’Amazonie où les serpents sont les plus venimeux… Génial! Je suis Max de près, marchant dans ses pas et prenant garde de ne toucher aucune branche avec mes mains, ne voyant pas ce qui pourrait se trouver dessus, même si c’est quasiment mission impossible. Je réussis même à m’entailler le bras avec une feuille coupante! Max déniche un trou dans la canopée où nous pouvons en effet avoir une meilleure vue sur le ciel. Il étend des couvertures sur le sol afin qu’on s’y allonge pour admirer à loisir la voûte céleste. Mais en ce qui me concerne, ça ne me convient pas du tout. Je sais qu’il est dangereux de s’allonger par terre dans la jungle en pleine nuit à cause de tous les insectes et animaux rampants ou non qui se feraient un plaisir de venir nous dire bonjour si nous nous trouvions sur leur chemin. C’est pour cette raison que nous dormons dans des hamacs… Je pense que Max cherche tellement à m’épater et à me faire plaisir qu’il prend des risques inutiles cette fois-ci. Je lui fais part de mon inquiétude en lui disant que je souhaite rentrer. Il comprend tout à fait, se disant peut-être à lui-même que c’est plus prudent ainsi, et nous rebroussons chemin jusqu’à nos hamacs dans lesquels nous plongeons, enfouis dans des couvertures. La nuit, dans la jungle, il ne fait pas chaud! Je reste quelque temps à admirer les étoiles qu’on aperçoit aussi bien d’ici au final, me sentant plus en sécurité dans mon cocon suspendu entre deux arbres, puis Morphée vient me chercher pour que je m’envole avec lui au son des animaux nocturnes sortant de leur cachette.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-6611657783042390969?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/6611657783042390969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/nuit-en-pleine-jungle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6611657783042390969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6611657783042390969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/nuit-en-pleine-jungle.html' title='Nuit en pleine jungle'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-6399404567490436018</id><published>2009-11-29T14:53:00.003-08:00</published><updated>2009-11-29T14:53:47.559-08:00</updated><title type='text'>En attente de Max…</title><content type='html'>Le 18 novembre 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillés à 5h du matin par notre guide, nous pouvons admirer le magnifique lever de soleil qui enflamme le ciel. Superbe ! Nous sautons dans un canot, à moitié endormis encore, pour une promenade matinale sur le Rio Negro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous admirons nombre d’oiseaux plus beaux les uns que les autres mais notre guide aura beau chercher des paresseux cachés dans les arbres, nous n’en verrons point cette fois-ci. Nous revenons ensuite dévorer le petit déjeuner sur le bateau, fait de délicieux fruits frais ainsi que de tapioca. Le couple suisse repart pour un trek dans la jungle avec leur guide, je préfère rester sur le bateau pour attendre Max qui devrait arriver dans la matinée. J’ai un peu de lessive à faire et j’ai envie de rester tranquille dans le hamac à profiter des environs. Et sincèrement, la promenade en forêt pour touristes où on finit tous avec des couronnes d’herbes dans les cheveux, j’ai déjà donné ! Par contre, j’aimerais partir plusieurs jours dans la jungle, dormir entre deux arbres dans un hamac, manger ce que l’on pêche ou chasse. J’en ai parlé à Max l’autre jour et il a été surpris de ma demande. Il pensait que je préférais avoir du confort et être traitée comme une princesse, comme la plupart des Brésiliennes en rêvent. Ce n’est pas mon cas…  Je veux de l’aventure, de l’inconfort, de la nature brute et sauvage ! Il a alors pris conscience qu’il ne m’avait jamais demandé ce que je souhaitais ni ce que je voulais faire avec lui durant mon voyage ici… Et moi, me sentant déjà privilégiée d’être invitée chez lui, je n’ai jamais osé lui en parler non plus, étant persuadée qu’il ne pouvait pas de toute façon se trouver sans moyen de communication avec l’extérieur durant plusieurs jours, ne pouvant ainsi pas travailler. Comme quoi, rien de vaut une bonne discussion pour remettre les pendules à l’heure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je flâne donc sur le bateau, profitant avec joie de la quiétude des alentours. Je suis heureuse d’être un peu tranquille, seule sur le bateau, ça me fait du bien. Les Suisses reviennent avec leur guide de leur promenade en forêt puis nous nous rendons tous ensemble à la même petite maison flottante où je m’étais rendue en février dernier pour nager avec les dauphins. L’ayant déjà fait quelques mois plus tôt, je laisse mes amis suisses en profiter en amoureux, me contentant d’admirer les dauphins roses sauter hors de l’eau pour attraper les poissons que leur lance le même jeune homme que la dernière fois. De plus, une sorte d’intuition me suggère de ne pas les accompagner dans l’eau et j’ai appris depuis quelque temps à suivre mes intuitions. Alors que tout le monde batifole joyeusement dans l’eau, la jeune fille pousse un hurlement de douleur. Elle crie qu’elle vient d’être mordue par un dauphin ! On la fait sortir de l’eau et, en effet, elle a un doigt de pied en sang, un bon bout de chair manquant à l’appel. Voyant ça, les locaux courent sortir leur pharmacie et nous expliquent qu’il ne s’agit pas d’une morsure de dauphins, inoffensifs pour l’homme, mais de piranha ! Ils sont vraiment étonnés, c’est la première fois qu’un piranha attaque quelqu’un, comme ça, sous l’eau. Le faible niveau de l’eau et les appâts de poissons servant à attirer les dauphins doivent être la cause de leur attaque. Et il s’agit heureusement d’un petit piranha cette fois-ci ! Avec un gros, elle aurait perdu un doigt de pied… Sympathique ! Sa blessure pansée, nous repartons avec des colliers de perles en compensation. Je cois avoir bien fait de suivre mon 6ème sens !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous déjeunons sur le bateau en riant des mésaventures de la jeune fille. Max n’est toujours pas arrivé, soit dit en passant. Heureusement qu’il devait me rejoindre dans la matinée… Ca ne me surprend même pas à vrai dire. Alors que nous déjeunons tranquillement sur le bateau, on aperçoit sur l’autre rive un cochon sauvage qui court dans tous les sens, suivi par des hommes, le fusil à la main, qui essayent de l’attraper ! Une course poursuite dont je connais d’avance l’issue fatale a lieu sous nos yeux ! Le cochon sauvage pénètre dans la forêt puis un coup de fusil retentit… Je suppose que c’en est fini de lui. Nous sautons dans la barque pour aller voir de plus près ce qui se trame. La dame qui s’occupe de donner à manger aux dauphins nous montre discrètement le cochon qu’elle a tué d’une balle dans le cou. Elle nous demande d’être discrets, elle n’a pas envie que tous les alentours rappliquent pour demander une part du butin. Dis donc, il y  a de l’action ce matin : une fringale de piranha, une chasse au cochon sauvage… Que nous réserve la suite ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après une bonne sieste réparatrice dans les hamacs en compagnie de mouches harcelantes, nous partons en canot, le guide et moi, pagayant comme des forcenés pour trouver un bon spot de pêche. Nous lançons nos cannes de bambou où pend un bout de bœuf sanguinolent puis patientons. Le guide et le couple de Suisses attraperont toutes sortes de piranhas: des blancs, des noirs, des rouges (les plus agressifs), mais étrangement rien ne mord à mon hameçon… Je rentrerai bredouille alors que notre bateau compte 7 piranhas à son bord ! Un comble…. Mais peu importe, je me délecte de la nature environnante et du magnifique coucher de soleil flamboyant dans le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  De retour au bateau, je m’aperçois que Max n’est toujours pas là et j’ai du mal à cacher ma déception et mon énervement à mes nouveaux amis qui me comprennent à 100%. Le pire, c’est d’attendre en vain quelqu’un qui n’arrive jamais ! Je regarde chaque bateau depuis ce matin, pensant que c’est lui qui arrive. Je ne comprends pas ce qui se passe. On avait parlé et il avait promis qu’il me ferait découvrir plein de choses lors de cette croisière, et qu’on serait tous les deux tranquilles. Résultat, je me retrouve seule avec un couple et le guide qui commence à vouloir se rapprocher de moi un peu trop à mon goût. Super !!! Je noie ma déception à coups de capirinhas en refaisant le monde avec mes amis suisses. J’ai de la chance de voyager avec eux, ils sont très gentils et prévenants avec moi. Je ne pensais vraiment pas faire cette croisière seule, surtout que je l’ai déjà faite il y a quelques mois seulement ! Je pensais que Max m’emmènerait dans des endroits différents, qu’on découvrirait d’autres coins à deux… Et même si cette promenade en bateau reste très plaisante, ce n’est pas du tout ce que j’imaginais. Max va avoir droit à un savon si je le revois un jour…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  En tout cas, la soirée passe agréablement en compagnie de mes nouveaux amis, tout en dégustant un énorme poisson délicieux. Nos piranhas seront mangés demain en guise de soupe ! Un regard à la voûte étoilée puis tout le monde au hamac ! On s’est réveillé tôt ce matin… Bonne nuit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-6399404567490436018?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/6399404567490436018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/en-attente-de-max.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6399404567490436018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6399404567490436018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/en-attente-de-max.html' title='En attente de Max…'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-2039536354153950132</id><published>2009-11-29T14:53:00.001-08:00</published><updated>2009-11-29T14:53:22.954-08:00</updated><title type='text'>Croisière sur l’Amazonie</title><content type='html'>Le 17 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille un peu fatiguée encore ce matin et passablement de mauvaise humeur. Nous partons rapidement petit-déjeuner, le bateau part à 8h30 du port.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max part chercher les deux touristes suisses qui vont faire la traversée de 4 jours avec nous à leur hôtel. Lorsqu’il leur apprend que je ferai aussi partie du voyage, ils s’exclament un peu contrariés qu’on leur avait promis un bateau pour eux seuls. Et voilà que ça recommence… Me sentant toujours de trop dans ces histoires, je leur explique que je serai avec Max et qu’ils auront leur propre guide privé, et je finis dans un sourire en leur promettant d’être transparente pour eux. Ca aura le mérite de les faire rire, ils se détendent un peu. Je ne comprends pas pourquoi Max ne met pas ça au clair avec les clients avant plutôt que de les placer devant le fait accompli au moment du départ. Je me sens à chaque fois mal à l’aise et malvenue comme celle qui s’impose alors que ce n’est vraiment pas mon style. C’est Max qui a décidé de notre planning, je n’ai rien exigé! Si la croisière n’avait pas été possible pour moi, ça n’aurait pas été bien grave, on aurait fait autre chose à la place!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Bref, les tensions semblent être oubliées et nous partons, le jeune couple suisse et moi, avec leur guide, visiter le marché aux poissons que je connais par cœur pour l’avoir vu hier avec José, tandis que Max apporte les hamacs au bateau. Nous nous rendons ensuite au port où une embarcation de bois, plus petite que celle sur laquelle j’avais navigué en février dernier durant 4 jours également, n’attend plus que nous pour appareiller. Je vois avec surprise un autre couple de touristes monter sur le bateau. Quand il y a de la place pour 2, il y en a pour 6! Prétextant le manque de bateaux à cause du faible niveau de l’eau, Max bredouille une excuse que personne n’avale. Je me contente d’assister à la scène, ne me permettant aucun commentaire, étant ici à titre d’invitée. Max m’embrasse furtivement alors que le bateau lance ses machines, m’apprenant par la même occasion qu’il ne me rejoindra pas ce soir mais demain matin. Ben voyons donc! C’est bien de l’apprendre 5 secondes avant qu’il ne doive sauter du pont, alors qu’on a été ensemble tout ce début de matinée! Je n’ai même pas le temps de dire quoi que ce soit, le bateau s’éloigne et il reste sur le quai, partant déjà avec son associé dans l’autre direction en me tournant le dos. Je sais qu’il ne le fait pas sciemment, qu’il est tellement pris par son travail que ça lui prend toutes ses pensées et son énergie, et je ne le prends absolument pas personnellement. De plus, je pense qu’il prend un peu de recul par rapport à moi au vu de ce que je lui ai dit la dernière fois, de mes incertitudes et doutes à notre sujet, et je ne pourrais vraiment pas lui en vouloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Installés sur le pont, nous admirons l’incroyable démarcation entre le Rio Negro d’un bleu profond et l’Amazone  d’un gris terreux. L’acidité, la vitesse et la température de ces 2 fleuves sont autant de raisons qui expliquent leur impossibilité de se mélanger et tracent une ligne zigzaguant au milieu de l’estuaire comme un mur sous-marin invisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous accrochons ensuite les hamacs sur le pont, je m’écroule dans le mien, assommée par ma petite nuit et la capirihna offerte à notre arrivée; je sombre aussitôt et rate toute la sortie de Manaus, ce qui n’est pas une grande perte, les immeubles,  grues et ponts en construction ne me passionnant guère. Plus reposée, je me sens en meilleure forme et de meilleure humeur surtout, bien décidée à profiter de cette croisière avec ou sans Max. Le guide me prend sous son aile, sûrement parce que je suis la seule non accompagnée, et nous discutons tous les deux alors que le bateau fend l’eau à plein gaz, le moteur faisant d’ailleurs un boucan d’enfer. Il me propose même de prendre la place du capitaine pour conduire le bateau. Décidément, je passe mon temps aux commandes d’un navire depuis que je suis en Amazonie. Je ne me le fais pas dire deux fois et je prends la barre en main, dirigeant le bateau à grands coups de roulement de gouvernail. Youhou… Ma joie d’enfant amuse tout le monde et ils en redemandent! Je me suis fait des amis dans l’équipage brésilien! Pourquoi est-ce que je m’entends toujours mieux avec les locaux qu’avec les touristes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous déjeunons tous ensemble sur le pont inférieur mais le bruit des moteurs est tel qu’il nous est impossible de parler! Je m’installe ensuite sur la poupe du bateau, cheveux au vent, admirant les îles, les plages, la forêt et les vagues que notre bateau crée en avançant inexorablement dans le large canal du Rio Negro alors que le soleil décline doucement au loin. Le bateau s’arrête au bord d’une superbe plage de sable fin déserte, nous appartenant entièrement. La saison sèche est mieux pour les plages qui sont recouvertes d’eau en saison humide. Je saute dans cette eau tiède avec un plaisir infini, sentant le sable me chatouiller les pieds. Le ciel s’illumine d’un superbe coucher de soleil que les éclairs de chaleur embellissent tout en rendant l’atmosphère mystérieuse à nouveau. Je reste un peu seule sur cette immense plage, désirant me reconnecter avec la nature, ça me fait tellement de bien à chaque fois. A nouveau, elle me fait cadeau de son énergie, ce qui finit par me remettre d’aplomb instantanément,  moralement parlant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Un canot vient chercher l’un des couples qui part dans la forêt avec son guide. Je reste donc avec les deux Suisses sur le bateau. La nuit étend son long manteau tandis que nous reprenons la navigation à travers ces îles. Nous jetons l’ancre un peu plus loin puis, allongés sur les transats du pont supérieur, nous admirons les étoiles, l’un des plus beaux spectacles naturels qui soient. Les Suisses et moi discutons voyages en attendant que le repas soit servi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après souper, le guide nous emmène pour une virée nocturne en canot à la recherche des caïmans. Nous naviguons dans ces eaux noires, promenant la torche sur la rive afin de détecter les deux yeux rouges fluorescents. Ca y est, il en a trouvé un! Notre guide amarre le canot sur la rive et court après le bébé caïman pour essayer de l’attraper. Il réussit son coup et remonte sur le bateau nous le montrer. Nous aurons même la possibilité de le prendre nous-mêmes dans nos mains en faisant attention à bien tenir sa gueule pour qu’il ne nous morde pas. Sa peau, rugueuse et douce à la fois, est très étrange au toucher, un peu comme un serpent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors que notre bateau est toujours amarré sur la rive, un poisson suicidaire saute tout seul à l’intérieur de notre barque, s’agitant frénétiquement au fond du bateau. Ca alors!  On n’a même pas besoin de pêcher ici, il suffit de passer en canot et les poissons sautent tout seuls dedans! Il s’agit d’une grosse sardine, délicieuse à manger, paraît-il. Nous essayons de la donner au caïman en la lui mettant dans la gueule mais il est visiblement trop effrayé pour penser à manger. Nous le relâchons dans l’eau et gardons le poisson qui est déjà mort de toute façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons au bateau, fascinés par les bruits nocturnes divers, surtout aquatiques. Il semble y avoir une belle population, grouillant sous l’eau. Nous entendons sans arrêt des éclaboussures et des plongeons plus ou moins proches. Ne pouvant distinguer s’il s’agit d’un poisson, caïman ou serpent, nous ne pouvons qu’imaginer, ce qui rend l’atmosphère d’autant plus fantasmagorique. Je plonge dans mon hamac, savourant la douce brise qui me berce tout en admirant les étoiles veillant sur moi, et m’endors aussitôt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-2039536354153950132?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/2039536354153950132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/croisiere-sur-lamazonie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2039536354153950132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2039536354153950132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/croisiere-sur-lamazonie.html' title='Croisière sur l’Amazonie'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-758499610214869227</id><published>2009-11-28T06:36:00.000-08:00</published><updated>2009-11-28T06:38:30.500-08:00</updated><title type='text'>Petit tour guidé dans Manaus</title><content type='html'>Le 16 novembre 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille en ayant peu dormi cette nuit, je ne sais pour quelle raison. Je dormais mieux dans la jungle, la ville ne me réussit pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous prenons un bon petit déjeuner, Max et moi, dans une boulangerie locale où fruits et gâteaux de toute sorte proposés à profusion réveillent nos papilles gustatives par leur étalage de couleurs et leurs senteurs exotiques. Nous retournons ensuite chez Max, il doit travailler toute la journée. J’en profite pour regarder mes mails ainsi que mes photos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un déjeuner éclair dans une petite cantine locale où la viande est disponible à profusion, à faire fuir le végétarien le plus tolérant, Max me conduit en ville où il me laisse en compagnie de José, le guide francophone que j’ai rencontré au Dolphin Lodge. Ne souhaitant pas que je m’ennuie durant son temps de travail, il m’a trouvé une occupation pour l’après-midi: crapahuter dans Manaus avec un guide privé parlant français de surcroît. Je suis ravie et en même temps mal à l’aise d’être traitée comme une princesse que l’on ne doit pas laisser seule de peur qu’elle ne s’ennuie, allant même jusqu’à  engager du personnel qu’il paie pour me tenir compagnie. J’avoue ne pas être habituée à ça. Et cette attention me touche tout en m’exaspérant à la fois. Je suis quand même capable de me débrouiller seule! Même si j’avoue que c’est plus agréable de se faire balader dans une ville étrangère par un habitant de la région…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve donc José que je suis contente de revoir, je l’apprécie ce vieil Indien un peu édenté; Max m’abandonne en sa compagnie et José me fait visiter toute la ville en commençant par le bel opéra du centre dont les matériaux viennent des 4 coins d’Europe, poursuivant avec la cathédrale, les marchés de poissons et de fruits à l’odeur forte et aux couleurs variées. Nous buvons un coup au port, admirant les bateaux-bus au départ pour Belém ou Santarem, d’autres villes situées sur la côte et accessibles uniquement par voie maritime ou aérienne, les routes étant inexistantes à travers la forêt. Je teste également une soupe régionale faite d’algues, de gélatine et de crevettes non décortiquées au goût atroce alors que les locaux ont l’air pourtant de l’apprécier. José me raconte l’histoire de la ville et son invasion portugaise, mais j’avoue être bien plus intéressée par son histoire personnelle qu’il me confie de bon cœur. Il est né dans un village amazonien dans la forêt et son père est mort alors qu’il avait 3 ans. Sa mère l’a abandonné durant un moment, essayant elle-même de trouver du travail ailleurs. Il a été recueilli par une population d’Indiens qui l’a emmené dans la jungle profonde et lui a appris à pêcher au harpon, chasser à l’arc, grimper dans les arbres. Quand il a eu 8 ans, sa mère est revenue le chercher pour l’emmener avec elle à Cayenne en Guyane, où il a appris le français. C’est ainsi qu’il a mis le pied pour la première fois dans une grande ville. Il habite Manaus à présent mais ne se sent revivre qu’au milieu de la jungle, son véritable foyer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette longue marche à travers la ville, nous nous décidons à rentrer, il se fait tard. Max va venir nous chercher en dehors de la ville, nous devons prendre un bus pour aller le retrouver. Le trafic est absolument bouché à cette heure de fin de bureau et nous mettons plus d’une heure pour effectuer les quelques kilomètres nous séparant du point de rendez-vous. C’est pire que Paris ici! Il faut dire qu’ils n’ont aucun métro et leur système de bus a l’air aléatoire… Du coup, tout le monde se déplace en voiture! Nous finissons par retrouver Max puis reconduisons José chez lui. J’ai beaucoup aimé notre petit tour de cet après-midi et ça fait un bien fou de parler français!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons ensuite à l’aéroport vu que je souhaite avancer mon retour de quelques jours histoire d’avoir plus de temps à Montréal pour me reposer avant de recommencer à travailler le 1er décembre, date qui m’a été confirmée par mes clients! Youhou… Mais personne à l’aéroport n’est capable de m’aider à ce sujet. Je le ferai donc moi-même par Internet. Nous allons dîner dans un charmant restaurant d’un succulent morceau de viande tendre à souhait puis Max me laisse chez lui tandis qu’il doit descendre en ville s’occuper de je ne sais quelle affaire encore une fois. Il ne s’arrête donc jamais? Je ne me sens pas le droit de lui faire la moindre remarque, mais je trouve qu’il accorde bien trop d’importance à son travail et pas assez à ses proches. De mon point de vue, il oublie un peu de vivre!  Je ne suis là que pour peu de jours et malgré le temps qu’on passe ensemble il n’est jamais -ou rarement- totalement présent avec moi. Le téléphone sonne sans cesse, il doit gérer de multiples choses en même temps, il est tellement pris dans ses pensées qu’il m’écoute à peine quelquefois… Ce n’est pas ma vision du couple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je profite de l’absence de Max pour gérer mes histoires de changement d’avion par Internet mais je m’aperçois avec stupéfaction que Delta Airline n’effectue plus que 2 vols par semaine au départ de Manaus, le samedi et le dimanche. C’est nouveau ça, l’avion partait tous les soirs auparavant. Bon, ça ne m’arrange pas du tout cette histoire. Soit je laisse mes billets d’avion tels quels mais j’arrive la veille de ma reprise au travail, soit j’avance mon vol carrément d’une semaine! Ce qui, somme toute, me laisserait du temps à Montréal pour vaquer à mes occupations… Je dois y réfléchir. Demain, nous partons en bateau pour une virée de 4 jours, je verrai à mon retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 23h, lassée d’attendre le retour de Max, je pars me coucher, éreintée. Alors que j’étais déjà partie dans le royaume des songes, Max me réveille, un énorme bouquet de roses rouges à la main. Perplexe, je balbutie un remerciement à moitié endormie. M’offrir des fleurs à minuit alors que je pars le lendemain à l’aube pour une croisière de 4 jours manque un peu de logique pour moi. Je n’ai même pas le temps d’en profiter, ne serait-ce que quelques minutes. Son attention me touche mais encore une fois m’exaspère un peu. J’aurais largement préféré qu’il rentre plus tôt sans fleurs! J’ai l’impression qu’il compense le temps où il n’est pas là par des cadeaux mais il est tombé sur la mauvaise personne pour ça. Jamais aucun présent ne vaudra la compagnie d’un être cher pour moi! D’autant plus que je ne le vois pas demain non plus, il me laisse seule aller sur le bateau, ne me rejoignant que le soir. Le travail avant tout!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’essaie de retrouver le sommeil mais un satané moustique a décidé de me pourrir ma nuit. Je n’en ai eu aucun au milieu de la jungle et c’est ici, à Manaus, qu’il va me rendre folle à force de me vrombir dans les oreilles! Je me réfugie sous les draps, préférant encore avoir trop chaud que de supporter ce bruit infernal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-758499610214869227?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/758499610214869227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/petit-tour-guide-dans-manaus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/758499610214869227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/758499610214869227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/petit-tour-guide-dans-manaus.html' title='Petit tour guidé dans Manaus'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-1038547334399395062</id><published>2009-11-28T06:35:00.000-08:00</published><updated>2009-11-28T06:36:09.261-08:00</updated><title type='text'>Dur retour à la civilisation</title><content type='html'>Le 15 novembre 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille assez tard ce matin, juste à temps pour profiter de la fin du petit déjeuner. Les clients s’en vont en excursion ou rentrent à Manaus selon les cas, nous restons Max et moi, à paresser dans les hamacs. Il décide ensuite de m’emmener sur son lac préféré, sa piscine comme il aime l’appeler, afin de prendre un bain. Il en a de la chance d’avoir une piscine naturelle privée pour lui tout seul de cette taille ! Nous entendons le tonnerre gronder au loin, l’orage ne va pas tarder à nous surprendre. Nous rentrons sous la pluie chaude typiquement tropicale alors que je conduis le canot à moteur sans volant cette fois, juste avec la barre de navigation. Et encore une fois, j’adore ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Revenus au lodge, nous admirons l’énorme poisson que l’équipe de Max est en train de faire griller sur le barbecue avec des ananas. Le dîner promet d’être délicieux ! Et, en effet, il est succulent… Nous empaquetons ensuite nos affaires, il est temps de quitter le Dolphin Lodge pour de nouvelles aventures. Je n’oublie pas le hamac que Max m’a offert puis nous filons sur la rivière, laissant mon petit coin de paradis derrière moi, je ne suis pas sûre de le revoir un jour…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le retour sur Manaus se passe sans encombre malgré la pluie qui s’abat sur nos têtes. La saison humide commence apparemment ! Après le bateau à moteur, nous grimpons dans une camionnette durant une bonne heure au son de la musique brésilienne entraînante puis nous sautons dans un petit bateau rapide de nouveau afin de traverser l’Amazone puis le Rio Negro où Daniel nous attend avec la voiture de Max. C’est une expédition de revenir à la civilisation ! Nous passons chez Max pour reprendre contact avec le monde via Internet puis nous repartons en ville pour nous abrutir devant un film au cinéma. Nous choisissons une comédie à l’eau de rose, facile à comprendre et en version originale donc parfait pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Toutefois, je me sens perturbée encore une fois depuis mon retour à Manaus. La jungle dissipait aisément tous les doutes et questionnements divers mais, là, se reconnecter avec la réalité est un peu plus dur pour moi. Ce même sentiment de ne pas être à ma place aux côtés de Max refait surface, de façon plus virulente cette fois. Je suis à deux doigts de prendre un avion ce soir pour rentrer à Montréal. Je me calme pourtant et prends la meilleure décision dans ces cas-là : communiquer avec la personne concernée. Lors du souper, j’exprime à Max mes incertitudes à notre sujet et lui explique mon impression de profiter de tout ce qu’il m’offre sans vraiment le mériter. Il m’écoute, attristé par mes aveux mais compréhensif. Nous discutons pour la première fois de ce que nous pensons réellement de notre couple. Il semble plus attaché que moi avoue ne se faire aucune illusion sur la suite des événements en ce qui nous concerne. Il prend les moments que nous passons ensemble comme ils viennent et vit seulement le moment présent avec moi sans se faire d’idée outre mesure. Notre discussion me rassure et c’est plus sereine que je pars me coucher, exténuée par la journée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-1038547334399395062?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/1038547334399395062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/dur-retour-la-civilisation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1038547334399395062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/1038547334399395062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/dur-retour-la-civilisation.html' title='Dur retour à la civilisation'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-2999539508772337474</id><published>2009-11-23T11:03:00.001-08:00</published><updated>2009-11-23T11:03:51.418-08:00</updated><title type='text'>Future guide de l’Amazonie?</title><content type='html'>Le 14 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillés par les lueurs du jour entrant à flots dans notre hutte, nous nous apercevons que la tempête s’est calmée et que les animaux de la forêt ont recommencé à nous offrir leur plus belle mélodie. Max me prépare un chocolat chaud que nous dégustons avec quelques biscuits dehors sur un petit banc. Je sens l’odeur fraîche et humide de la forêt gorgée d’eau qui semble satisfaite d’avoir pu boire un peu cette nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous rangeons ensuite nos affaires, remettons les choses en état puis reprenons le chemin du retour vers Dolphin Lodge sous un temps gris mais pas orageux. Les touristes étant partis en excursion, je profite de la quiétude de l’endroit encore une fois. Deux matrones allemandes à l’embonpoint remarquable et à la mine renfrognée débarquent au lodge en tant que touristes. Elles viennent d’une grosse agence d’Allemagne donc constituent des clientes importantes  pour Max. Elles se plaignent de n’avoir pas de chambres immédiatement, la leur vient juste d’être libérée et doit encore être nettoyée. Bref, elles n’ont pas l’air commode. Max m’explique qu’il ne peut pas se permettre de perdre ces clientes-là, donc il me propose une virée avec elles en bateau cet après-midi pour leur montrer les alentours. Ca ne me dérange pas, même si je ne comprends pas très bien pourquoi c’est lui qui s’y colle. Il est toujours censé être en vacances avec moi. S’il n’était pas là -comme c’est le cas la majeure partie du temps- comment feraient-ils? Enfin, je ne suis pas là pour juger, ne voyant que le haut de l’iceberg de mon point de vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après la sieste sacrée de l’après-midi dans les hamacs, nous partons, Max et moi, affublés des deux dames allemandes dans un petit bateau à moteur. Je me place devant, Max au fond du bateau, entourant les deux touristes comme pour les protéger d’éventuels problèmes inattendus. La jungle est un environnement hostile, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Je me sens l’âme d’un guide aujourd’hui, et même si je n’y connais pas grand-chose, je fais mon possible pour assister Max, que ce soit pour essayer de dénicher des animaux pour les montrer aux Allemandes ou bien prévenir Max d’éventuels obstacles sur la rivière, vu qu’il est au fond de la barque et n’a pas une vue dégagée pour conduire. Je m’occupe d’enlever les éventuelles branches et vais même jusqu’à pagayer durant une bonne heure à l’unisson avec Max pour qu’elles puissent profiter des sons de la nature sans moteur. Je prends mon rôle très au sérieux et j’adore ça! Qui aurait cru que je me retrouve un jour guide pour touristes au milieu de l’Amazonie? Pas moi, en tout cas… Max est ravi de m’avoir pour assistante et je trouve que nous formons une belle équipe tous les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je suis d’autant plus heureuse de participer à cette expédition avec des touristes que Max joue son rôle de guide animalier comme il se doit et j’apprends plein de choses sur la faune et la flore de la région. Lorsqu’on est tous les deux, il ne prend pas le temps de m’expliquer toutes ces choses et je le comprends, il est en vacances et souhaite se reposer et non pas passer son temps à jouer les guides professionnels. Je bois chacune de ses paroles, admirant sa connaissance de la jungle et de la rivière. Nous avons la chance d’apercevoir des caïmans, des martins-pêcheurs, aigles blancs, toucans et une multitude d’autres oiseaux exotiques. Max nous conduit dans des canaux sauvages où aucune trace humaine n’est visible sur plusieurs kilomètres. La promenade est fantastique et les deux Allemandes ont l’air de l’apprécier aussi, ce qui représente notre plus belle récompense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons au lodge à la nuit, fatigués mais heureux de notre virée sauvage. Je me vois bien en futur guide de l’Amazonie moi! Même si j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Nous nous relaxons devant une capirinha puis nous dévorons le dîner, l’exercice nous ayant ouvert l’appétit. Comme chaque soir, tout le personnel de Max se retrouve dans les hamacs, un verre de vin rouge à la main alors que les clients sont allés se coucher. Je fais maintenant partie intégrante de l’équipe composée uniquement de Brésiliens. Ils m’ont tous acceptée et je commence même à échanger quelques mots de portugais avec eux, le reste étant fait de sourires et de gentillesse…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-2999539508772337474?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/2999539508772337474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/future-guide-de-lamazonie.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2999539508772337474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/2999539508772337474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/future-guide-de-lamazonie.html' title='Future guide de l’Amazonie?'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-6755156128570927316</id><published>2009-11-23T10:57:00.001-08:00</published><updated>2009-11-23T10:57:34.620-08:00</updated><title type='text'>Tempête sur l’Amazonie</title><content type='html'>Le 13 novembre 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  J’ai vraiment bien dormi cette nuit, ayant récupéré une vraie chambre avec un bon matelas sans bruits de ronflements sonores…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max dort encore, j’en profite pour m’absorber dans la contemplation des lieux encore une fois, le lodge étant d’un calme olympien après le départ des touristes en excursion. Je prends conscience que je ne m’ennuie jamais au final, moi. Je peux rester des heures seule, spécialement dans des endroits magiques comme celui-ci mais pas seulement, à partir dans mes pensées, méditer, lire ou écrire. Et j’aime ça ! J’en ai même besoin et de plus en plus… En gros, je vis bien avec moi-même et je pense que c’est important. Il y a quelques années de cela, j’avais du mal à rester face à moi-même, tournant rapidement en rond et ayant l’impression que si j’étais seule, c’était que les gens ne m’appréciaient pas. Ce manque flagrant d’assurance m’est passé heureusement et je préfère choisir avec soin mes fréquentations afin de vraiment les apprécier plutôt que d’être avec n’importe qui pour ne pas me sentir seule. Et je me sens bien mieux ainsi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max finit par se réveiller et nous partons ensemble en bateau acheter des ananas et quelques vivres pour ce midi. J’ai même le droit de conduire le bateau à moteur encore une fois ! Revenus au lodge, nous passons le temps agréablement en jouant aux dominos tous les deux sous un arbre, la rivière coulant en contrebas. La vie pourrait être nettement plus difficile pour moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Vers 15h30, nous partons tous les deux en bateau avec un petit baluchon contenant quelques affaires pour la nuit, vu que visiblement nous ne dormirons pas au lodge ce soir. Comme à mon habitude, je suis sans poser de questions, faisant totalement confiance à Max en ce qui concerne les surprises et le bon déroulement des événements comme toujours. Il me passe à nouveau le volant du bateau et je file dans les méandres des rivières, réussissant même à m’y retrouver un peu, en reconnaissant des maisons flottantes ou bien des bras de fleuves typiques. Encore un mois de plus ici et je nous conduis les yeux fermés n’importe où en Amazonie. Bon, il me faudrait sûrement un peu plus de temps quand même… Surtout qu’avec la saison des pluies, le paysage change complètement, le niveau de l’eau montant d’une quinzaine de mètres partout. Les repères sont donc méconnaissables et il faut se réhabituer à un nouvel environnement, bien différent. Même Max avoue se perdre quelquefois durant la saison humide alors qu’il est natif d’ici…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Après une heure de trajet, nous accostons sur une petite île déserte où se dresse une hutte en bois et ne paille qui ressemble à la salle à manger du Dolphin Lodge en plus petit. Une petite cabane fait également face au fleuve et possède 3 lits à l’intérieur. Le coin est désert et visiblement personne n’y a mis les pieds depuis un moment, le tout ayant l’air d’être un peu laissé à l’abandon. Max m’explique que ce chalet appartient à son neveu mais qu’il ne s’en occupe pas vraiment. C’est dommage, l’endroit a beaucoup de potentiel touristique, ce qui n’échappe évidemment pas à Max. En attendant, ça n’appartient qu’à nous pour cette nuit, nous dormirons ici, seuls au milieu de la forêt ! Ouahh… Encore une belle surprise ! Nous déposons nos affaires puis repartons aussitôt pour aller chercher notre dîner, non pas au supermarché mais dans un grand réservoir naturel : la rivière. Eh oui, si nous voulons manger ce soir, il va falloir mériter notre repas en le pêchant nous-mêmes ! Espérons que nous attraperons quelque chose …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Avant de lancer nos lignes dans l’eau, nous nous arrêtons sur une petite plage de sable dominée par une petite église perdue seule au milieu de la forêt, l’endroit étant toujours désert. Nous plongeons à l’eau, savourant ce bain improvisé et le contact du sable sur nos pieds. Max me met rapidement en garde cependant de ne pas marcher dans l’eau mais d’avancer en raclant le sol avec les pieds afin de faire fuir les éventuelles raies venimeuses ou poissons dangereux cachés dans le sable. Il ne faut jamais oublier que l’Amazonie est un endroit sauvage, Max me rappelle ainsi qu’il ne faut jamais cesser d’être vigilant en tout temps. Il m’explique également qu’il est fortement déconseillé de se soulager dans l’eau, de petits poissons parasites présents dans les rivières peuvent être attirés par le jet et remonter l’urètre pour s’y loger, provoquant d’atroces douleurs. Le seul moyen de les déloger est une opération chirurgicale. OK, j’ai bien saisi la mise en garde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après ce bon bain, nous reprenons le bateau pour trouver un bon emplacement où lancer notre ligne. Des bouts de viande accrochés à nos hameçons, nous nous essayons à plusieurs endroits, sans succès pourtant. Soudainement le vent se lève brutalement, ballottant notre petite embarcation en tout sens, de gros nuages noirs recouvrent le ciel pourtant dégagé quelques minutes auparavant et le grondement du tonnerre retentit non loin de là. Le temps est à l’orage, voire même à la tempête, ce qui rend l’atmosphère magique et mystérieuse. J’ai l’impression d’être dans un film ! Le mauvais temps est arrivé sur nous si brusquement, je n’en reviens pas ! Et j’adore ça ! Nous abandonnons tout espoir de pêcher des piranhas, les vents devenant trop violents même si la pluie n’a pas encore éclaté sur nos têtes, ce qui ne saurait tarder. Nous rangeons nos cannes à pêche en bambou et Max essaie de manœuvrer le bateau à travers la tempête qui se lève de plus en plus dangereusement. Un coup de vent fera s’envoler son maillot de bain qu’il faisait sécher sur le banc. Il sera englouti par les eaux quelques minutes plus tard, nous ne cherchons même pas à le récupérer, il est trop tard et Max est déjà assez occupé à essayer de nous sortir de là. Moi, je me contente d’apprécier le spectacle du grondement de la nature semblant manifester sa colère pour une obscure raison connue d’elle seule. Je ne suis nullement inquiète, ce qui me surprend moi-même et je peux donc tout à loisir profiter du déchaînement des éléments autour de nous. Je me sens protégée par cette nature même qui gronde et par Max qui, je le sais, nous ramènera à bon port. En effet, nous revenons sur notre île déserte juste avant la pluie et nous nous réfugions dans la hutte principale à l’abri des éclairs qui illuminent à présent le ciel. Quel incroyable spectacle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Max ne faisant pas complètement confiance au bungalow surplombant la rivière au niveau de son étanchéité, nous transportons deux matelas dans la grande hutte où nous passerons la nuit à même le sol. L’endroit ne possède pas l’électricité et Max allume des bougies qu’il avait pris soin d’emporter. Je découvre que, comme à son habitude, il a tout prévu et il sort de son sac 2 sandwiches confectionnés au cas où nous serions revenus bredouilles de la pêche, ainsi qu’une bouteille de vin blanc pour parfaire cette soirée déjà inoubliable. A la lueur des chandelles, nous dégustons notre pique-nique en écoutant la tempête faire trembler notre cahute et s’abattre sur nos têtes. Les bruits de la forêt se sont tus et seules sont audibles cette fois-ci les bourrasques de vent s’engouffrant dans les feuillages et la pluie martelant le sol assoiffé, qui semble crier de bonheur à l’absorption de chaque goutte d’eau. Je ressens une belle humilité devant cette éclatante manifestation du pouvoir de la nature, me sentant si petite, terrée au fond de ma tanière à la lueur des bougies, sentant les éléments se déchaîner autour de moi. Je souris malgré moi, me sentant encore une fois en adéquation avec le monde. Nous passons la soirée à discuter, Max et moi, de nos vies passées. Je suis bien contente qu’on puisse se retrouver un peu seuls ici, le Dolphin Lodge étant son business, il est toujours pris à droite et à gauche et nous manquons parfois d’intimité. Là, nous sommes perdus au milieu de la jungle, loin de toute habitation et présence humaine, livrés à nous-mêmes et j’aime ça. Nous nous endormons doucement au son de la pluie qui déferle dehors, le faible bout de bougie restant allumé jusqu’à ce que nous fermions les yeux de fatigue, comme pour s’assurer de notre protection, avant elle-même de succomber aux affres du sommeil…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-6755156128570927316?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/6755156128570927316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/tempete-sur-lamazonie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6755156128570927316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6755156128570927316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/tempete-sur-lamazonie.html' title='Tempête sur l’Amazonie'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-3654896957860122563</id><published>2009-11-23T10:53:00.000-08:00</published><updated>2009-11-23T14:30:41.301-08:00</updated><title type='text'>Le paradis est bien sur Terre…</title><content type='html'>Le 12 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je suis réveillée vers 5h du matin par Max qui doit partir pour Manaus. Je me rendors sans mal après son départ, considérant ma nuit comme non finie. Je me réveille ainsi une heure et demie plus tard dans un silence troublant après le boucan des ronfleurs de cette nuit, m’apercevant vite que je suis la seule à dormir, tout le monde étant déjà sur le pied de guerre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  N’ayant plus d’eau pour la douche, les clients viennent me chercher pour que j’essaie de régler leur problème, je me contente de faire passer l’information à mes amis Brésiliens qui sauront bien mieux que moi gérer le problème. Voilà que je deviens l’intendante à présent! Après le petit déjeuner en compagnie de mes amis belges, je pars avec eux pour une promenade dans la jungle environnant le lodge, n’ayant pas encore eu l’occasion de m’enfoncer dans ce poumon vert, ne l’ayant apprécié que de la rivière pour le moment. Et au moins, ce couple de touristes accepte que je l’accompagne, ce qui me fait bien plaisir. Des chaussures fermées aux pieds, un pantalon long, et, le plus important pour moi, un chapeau, afin d’éviter de réitérer mes mésaventures de la dernière fois où un insecte m’a pondu dans le crâne… Nous partons donc tous les trois, un guide brésilien parlant français en tête, nous enfoncer dans ce feuillage impénétrable. Je retrouve avec plaisir cette impression d’être si petite parmi cette immensité d’arbres, de feuilles et de plantes qui m’enveloppent tout entière comme pour me protéger et me ressourcer de façon puissante et magique. Je me laisse entraîner par cette attraction irrésistible, m’abandonnant totalement à Mère Nature. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Notre guide nous présente les arbres fruitiers et plantes médicinales, nous montre des oiseaux, des fourmis géantes et d’immenses mygales poilues sortant de leur trou enterré. Nous cherchons les singes mais ils resteront cachés. Il confectionne pour nous des couronnes de feuillage comme pour tout bon touriste qui se respecte. Nous nous forçons presque à les porter pour lui faire plaisir. Ce petit tour de deux heures de marche en pleine jungle me ravit au plus haut point, j’aime tellement crapahuter, me sentant unie à la Terre, ne faisant qu’une avec elle, sentant l’humidité de son feuillage frais, entendant le son du vent dans les arbres, goûtant du bout des lèvres cette senteur sucrée et moite sur ma peau. J’évite pourtant soigneusement de toucher ce trésor, chaque branche d’arbre ou feuillage possédant son propre moyen de défense contre l’envahisseur: épines multiples, tiges tranchantes et aiguisées comme des couteaux, sève empoisonnée, termites cachés sous l’écorce, serpent enroulé sur une branche, fourmis tueuses enfouies dans les racines et mygales terrées à nos pieds, nous avons le choix des blessures! Il faut respecter la jungle et suivre quelques règles élémentaires qui consistent principalement à être vigilants. Nous ne sommes pas sur notre territoire, il ne faut simplement pas l’oublier. L’homme n’est pas maître partout et certainement pas dans la jungle! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après notre retour au lodge sous une chaleur humide écrasante, je saute dans l’eau de la rivière pour me rafraîchir un peu en compagnie du guide José, natif d’ici mais parlant très bien français. C’est agréable de pouvoir parler ma langue avec un Brésilien, ça change! Et il est vraiment gentil, ce qui est d’autant plus plaisant. Je décide de rester au lodge cet après-midi, tout le monde va partir en excursion, je serai au calme ici. Et je ne me lasse pas de ce petit coin de paradis!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors que tout le monde part en bateau, j’aperçois Max qui revient plus tôt que prévu au final. Je suis bien contente de le voir, même si une partie de moi voulait rester seule cet après-midi pour réfléchir. Mais il est fatigué après son départ matinal et ses préparatifs à Manaus, il part se coucher dans le hamac. J’en profite pour partir seule me baigner, et, flottant sur un gilet de sauvetage comme une bouée, je me laisse dériver au gré des courants, la tête vers les nuages. L’eau est vraiment chaude, elle doit faire dans les 33°C et ne rafraîchit en rien mon corps moite de transpiration. Mais j’aime la sensation de me trouver seule dans un bain chaud naturel gigantesque, mes pieds réussissant à trouver un peu de fraîcheur en profondeur du fleuve. Comment décrire ce que je ressens alors? Une grande plénitude et une totale sérénité s’emparent de moi, me donnant l’opportunité de lâcher prise totalement afin d’entrer en moi et de m’écouter vraiment. Une totale paix pénètre mon cœur et mon âme, dénuée de tout questionnement, doute, peur, incertitude. Je sais juste que tout se passera pour le mieux pour moi et que je n’ai qu’une chose à faire: profiter du moment présent à chaque instant, être ici est un cadeau et il ne faut pas que je m’inquiète de quoi que ce soit. Je ressens aussi avec certitude que Max est sur la même longueur d’ondes que moi à propos de cette histoire. Nous nous entendons bien ensemble et profitons de la présence de l’autre autant que possible, mais il est conscient que tout nous sépare. D’un accord tacite, nous ne faisons aucun projet ensemble pour l’avenir, sachant pertinemment que ça ne servirait à rien. La réponse à ma question est donc simple: arrêter de m’en faire et profiter au maximum de mon séjour ici, ce qu’il m’est donné de vivre étant rare et précieux. Je sais que Max fera la même chose de son côté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je me réveille de ma « transe » alors qu’il me rejoint sur le ponton. Il m’entraîne sans un mot dans une petite barque sans moteur où il pagaie en direction du soleil couchant. Assise à l’arrière, je me laisse transporter telle une princesse de conte de fées sur ce fleuve tranquille alors que le rouge doré du soleil nous montre ses plus belles couleurs. Des dauphins roses et gris accompagnent notre embarcation, jouant avec nous dans la lueur du crépuscule se reflétant dans l’eau. Après mon lâcher prise de tout à l’heure, j’ai l’impression d’être à fleur de peau, tout mon corps et toute mon âme sont mis à nu, grands ouverts sans barrière afin de bénéficier de toute la beauté du monde, et j’en reçois un large éventail, assise ici sur ma petite barque, Max, torse nu, pagayant devant moi, nous emmenant au paradis. Les larmes me montent aux yeux, l’émotion et les sensations étant trop fortes. Je remercie l’Univers encore une fois de me montrer de si grandes beautés. La terre est tellement belle! Les dauphins nous suivront jusqu’à notre retour au lodge dans l’obscurité. Je suis aux anges…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le dîner est servi, nous rejoignons les convives pour le repas, Max et moi jouant nos rôles d’hôtes à chaque table, essayant de parler avec tout le monde et de nous enquérir de leur bon séjour parmi nous. C’est du travail de tenir un lodge touristique! D’autant plus que certains touristes sont moins sympathiques que d’autres, mais il faut sourire à tout le monde sans distinction. Moi qui aime bien étudier la psychologie des gens, je suis servie ici, un large éventail de différentes personnalités se retrouvant en même temps dans un petit espace. Sans compter que les gens viennent également de différents pays, donc de différentes cultures… Certains sourient tout le temps, d’autres jamais, certains se plaignent sur tout, d’autres voient le côté positif de toute chose… C’est très intéressant et fort instructif. Toutefois, ça me fatigue vite de me forcer à parler à tout le monde, surtout en anglais, et je m’éclipse pour descendre sur le ponton et regarder les étoiles illuminer le ciel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;José me rejoint et il m’explique en français la signification de quelques constellations. Max apparaît comme par magie peu après, abandonnant rapidement ses convives en voyant qu’un autre a pris sa place auprès de moi, en n’ayant pas l’air très content. Il demande à José de préparer un canot pour nous, ce que celui-ci s’empresse de faire sans discuter. Max m’entraîne dans l’embarcation encore une fois, mais à moteur celle-ci, un verre de vin blanc à la main à mon intention, puis nous filons dans la nuit jusqu’à un grand lac un peu plus loin. Il arrête le moteur en plein milieu du lac, place les coussins qu’il avait pris soin d’emporter au fond de la barque, puis nous nous allongeons tous les deux sur le dos, le verre de vin posé non loin. Je reste alors bouche bée devant le spectacle extraordinaire qui s’offre à nous… Un majestueux dôme étoilé nous fait face, sans aucun arbre, aucun feuillage, aucune lumière pour faire obstruction à ce panorama absolument grandiose. Le temps étant lourd et orageux, de gros éclairs illuminent le ciel de temps à autre très loin de nous, juste pour éclairer une seconde et nous permettre d’apercevoir brièvement la jungle épaisse qui nous entoure. Elle se rappelle à nous pour que nous ne l’oubliions pas, absorbés comme nous le sommes par la contemplation des astres lointains. C’est tellement beau! Je n’en reviens pas… C’est un de mes rêves de petite fille de me retrouver au fond d’une barque sur un lac, admirant le ciel constellé d’étoiles, et voilà que je le vis pour de vrai! Tous mes sens en éveil, j’écoute les bruits nocturnes, et à défaut de les voir, j’imagine les créatures qui nous entourent, à l’origine de ces claquements, clapotis et bruissements. Tiens, un caïman qui vient de plonger dans l’eau! Voilà un piranha qui vient de refermer ses mâchoires sur un poisson égaré, un serpent ondule dans l’eau, émettant des bruits de vaguelettes… Bien sûr, il ne s’agit que du fruit de mon imagination, mais je ne dois pas toujours être loin de la vérité, mes yeux aveugles dans cette obscurité ne pouvant me donner raison ou tort. Et ça n’en paraît que plus magique! La nuit, la forêt se réveille et cette nature intacte, peu abîmée par les actions des hommes, prend vie autour de moi, comme elle le fait depuis des millénaires, m’englobant tout entière dans son antre, pour mon plus grand plaisir. Je m’attends presque à voir apparaître un dinosaure oublié ici, surgissant du fond de l’eau ou de la jungle épaisse. Mon imagination s’exalte à l’unisson avec le bonheur qui m’irradie de toute part… Dans les bras l’un de l’autre, doucement balancés par le roulis du canot, nous ne perdons pas une miette de cet instant magique, désirant encore une fois arrêter le temps pour toujours. Nous finissons par nous endormir petit à petit sous la bienveillance des étoiles filantes parsemant le ciel lorsque Max sursaute au bruit d’un moteur de canot. Nous sommes au milieu du lac sans aucune lumière pour prévenir les bateaux que nous constituons un obstacle à éviter dans cette nuit d’encre. Il a juste le temps d’allumer la lampe torche, le bateau déviant de justesse sa trajectoire pour nous éviter. Nous avons frôlé la collision! Ouf! Il est temps de rentrer de toute façon, il est tard et les moustiques commencent à nous dévorer. Merci encore, Max, de me faire vivre d’aussi incroyables moments…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-3654896957860122563?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/3654896957860122563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/le-paradis-est-bien-sur-terre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3654896957860122563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/3654896957860122563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/le-paradis-est-bien-sur-terre.html' title='Le paradis est bien sur Terre…'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-6692977497873329479</id><published>2009-11-23T10:51:00.000-08:00</published><updated>2009-11-23T10:52:07.709-08:00</updated><title type='text'>Pêche aux piranhas!</title><content type='html'>Le 11 novembre 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Réveillée avec le soleil vers 6h du matin, je pars sans faire de bruit sur le balcon pour profiter de la vue du fin fond du hamac. Max me rejoint peu après et nous somnolons doucement, bercés par la brise et par le chant des animaux matinaux. Et voilà que les dauphins viennent nous dire bonjour! Quel incroyable réveil!…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Un bon petit déjeuner plus tard à base d’excellents fruits frais et de gâteaux délicieux, nous nous préparons à quitter ce petit coin de paradis. En chemin, sur la longue passerelle qui traverse toute la forêt, perchée à 25 m  du sol, nous croisons de superbes perroquets rouges qui se laissent photographier tels des modèles de magazine. Des singes cherchent parfois à nous voler quelque chose ou simplement à jouer avec nous. Nous faisons vraiment partie de leur monde, perchés ainsi dans la cime des arbres. Nous pénétrons dans leur territoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Avant de partir, Max souhaite visiter d’autres  chambres afin d’avoir un bon aperçu de la totalité du lodge. Je m’aperçois alors qu’on nous a donné la plus belle cabane, les autres étant beaucoup plus petites, sans hamac et collées les unes aux autres. Ca a vraiment du bon de faire partie des VIP! Surtout en Amazonie… Nous repartons ensuite en bateau, revenant au Dolphin Lodge en une heure de temps, sous un soleil radieux rendant les paysages encore une fois surréels. Ici dans la jungle, on se déplace en bateau comme on prend sa voiture en Europe, c’est en effet le moyen de transport le plus rapide. Par contre, je ne sais pas comment Max réussit à s’y retrouver dans tous ces méandres… Ca manque un peu de signalisation tout ça! Mais pour ma part, je m’en aperçois de plus en plus, je suis vraiment une fille de l’eau… J’adore me retrouver sur un bateau quel qu’il soit, me sentant vraiment dans mon élément à ce moment-ci. Il va peut-être falloir que je pense à prendre des cours de navigation!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Max repart gérer ses affaires avec ses employés, j’en profite pour prendre un bain dans la rivière. Durant le déjeuner qui propose un délicieux poisson cette fois-ci, je me retrouve encore dans cette position délicate qui ne m’inclut pas parmi les touristes ni parmi les Brésiliens. Je mange à la table de Max mais ne peux participer à la conversation, ce qui reste un peu frustrant. De plus, il est tout le temps en train de gérer quelque chose tout en ne montrant que le positif aux touristes. Il est très professionnel même lorsqu’il est censé être en vacances!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le début de l’après-midi est ensuite consacré à la sieste sur mon banc fétiche près d’un arbre surplombant la rivière, ou bien dans le hamac sous le chapiteau protégé par une moustiquaire, ou bien encore à un plongeon dans la rivière avec les dauphins roses. Vers 15h30, nous partons, Max et moi, seuls dans un petit canot, réitérer notre expérience de pêche au piranha non fructueuse hier. Cette fois, nous nous rendons dans le coin de son enfance où il a appris à pêcher avec son père. Il jette sa ligne à l’eau, un petit morceau de bœuf accroché à l’hameçon en guise d’appât, et sent aussitôt un gros poisson mordre. Il tire violemment sa ligne hors de l’eau, et sort un imposant piranha doré qui s’agite frénétiquement au bout de l’hameçon. Ca y est, ça mord enfin! Il retire l’hameçon de la bouche du poisson, ce qui nous asperge tous les deux de sang des pieds à la tête… eh bien, nous sommes beaux à voir ainsi! Peu importe, nous continuons notre pêche, imperturbables et heureux de pouvoir attraper quelque chose. J’aurai le plaisir d’en pêcher deux moi-même tandis que Max s’arrêtera après son troisième, ne voulant pas vider la rivière pour des poissons que nous ne pourrons pas manger. Nos cinq prises sont bien costaudes et s’agitent dans tous les sens au fond du bateau. Nous relevons les pieds, histoire qu’ils ne nous mordent pas le mollet avec leurs dents acérées. Ces bestioles sont tout de même très impressionnantes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après cette belle pêche tout en profitant des environs en solitaires, personne ou presque ne venant perturber cette quiétude sauvage et irréelle, nous passons par la maison de la mère de Max y déposer nos prises qu’elle souhaite gentiment cuisiner pour nous le temps qu’on continue notre promenade en amoureux. C’est quand même cool d’avoir un copain amazonien connaissant la jungle et ses rivières comme sa poche, pouvant se sortir de n’importe quelle situation grâce à son habitude et sa débrouillardise. Nous resterions coincés 3 semaines en pleine jungle, je sais que nous ne mourrions pas de faim ni de soif grâce à lui, et il serait même capable de nous construire une cabane spartiate protectrice des animaux et des éléments naturels. Je l’admire beaucoup pour sa faculté de se débrouiller aussi bien en pleine jungle qu’en ville, pouvant mener son affaire financière comme un chef, ses bénéfices dépassant même ses attentes les plus inespérées. Il ne doit pas y en avoir beaucoup comme lui. Malgré tout, je me rends compte que je ne suis pas amoureuse de lui. Il manque cette petite étincelle qui fait vibrer le cœur, qui fait qu’on ne souhaite qu’être en présence de l’autre, se plonger tout entière dans la vie de l’autre…  Nous venons de mondes trop différents. J’apprécie énormément sa compagnie et j’adore partager tous les moments que l’on vit ensemble depuis mon arrivée, mais rien de plus. Ce constat me fait bien cogiter du coup. Que dois-je faire, continuer le reste de mon séjour avec lui tout en sachant que ça ne mènera à rien de plus par la suite, ou bien partir maintenant par respect pour lui et changer de programme? Je dois y réfléchir au calme. Demain, il part à Manaus pour la journée, me laissant seule prendre le bateau avec un groupe de touristes allemands, pour une petite croisière de 4 jours, ne me rejoignant que le soir sur le bateau. Je vais avoir le temps de me pencher sur la question…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  En attendant, nous partons sous un soleil couchant splendide se reflétant dans les eaux brunes de l’Amazone, notre bateau se faufilant dans de petits canaux vierges de toute civilisation, des kms de forêt vierge s’étendant à perte de vue sans habitation ni preuve d’aucune sorte que l’homme ait pu un jour pénétrer cette inextricable étendue verte. J’essaie de faire abstraction de mon sentiment de malaise à l’idée de ne pas vraiment mériter ce cadeau que m’offre encore Max, pour profiter au maximum du moment présent, mais ce n’est pas évident. Après cette superbe balade, nous revenons à la maison familiale Maia dans l’obscurité, guidés par ma lampe torche que je garde toujours sur moi en prévention, Max ayant oublié la sienne. Heureusement que je suis là! Comme dirait un ami de Max, je suis presque une Amazone à présent… moitié Française, moitié Québécoise et quelque peu Amazonienne. Je n’ai pas vraiment une vie triste et monotone, c’est le moins qu’on puisse dire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Arrivé chez sa mère, il me présente à son frère et à son beau-frère mais malgré d’immenses sourires la barrière de la langue reste problématique pour moi. On se place donc gentiment devant la télévision, un DVD de spectacle musical de Fono, un groupe de musique très populaire ici, me  servant de distraction tandis que toute la famille discute en portugais. Max, voyant que je commence à m’ennuyer un peu, m’invite à le suivre dans une danse effrénée au son de la musique tonitruante et entraînante sortant des enceintes, sous le regard amusé du reste de la famille qui prend même des photos pour l’occasion. Et moi, quand je danse, j’oublie tout et pars sur une autre planète, m’abandonnant totalement aux sons qui entraînent mon corps dans des mouvements dansants, sans essayer de les réfréner. C’est une autre sorte de méditation pour moi et je l’adore!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous passons ensuite à table et dégustons, Max et moi, nos piranhas, tandis que sa mère nous regarde tout en discutant avec son fils, n’ayant elle-même pas très faim. Dans mon souvenir, la soupe de piranhas dégustée 4 ans plus tôt dans le Pantanal n’avait rien d’extraordinaire, mais cette fois-ci je me régale avec la chair tendre et moelleuse de nos bestioles à grandes dents. Nous goûtons aussi à un poisson végétarien à la peau sombre, pouvant ainsi comparer le goût avec des poissons carnivores. Les deux sont très bons, avec une saveur totalement différente, plus douce et subtile chez le végétarien, plus corsée et forte pour le carnivore. Je me sens un peu étrangère d’être invitée ainsi dans la famille de Max, moi une petite Française sortant de nulle part et ne parlant pas un mot de leur langue, ne connaissant pas grand-chose de leur culture, rechignant à manger l’intérieur de la tête des piranhas, ce qui apparaît comme bizarre aux yeux de tous, pour eux c’est le meilleur morceau… Comment expliquer ce que je ressens? J’ai tout simplement l’impression de ne pas être à ma place ici, voilà tout, même si je trouve l’expérience plus qu’enrichissante bien entendu! Visiblement, peu de jeunes femmes ont été présentées à sa mère, ce qui doit signifier que je revêts une certaine importance pour Max, et cela me touche tout en m’effrayant à la fois. Dans quelle situation rocambolesque me suis-je encore laissée embarquer? C’est tout moi ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Sa mère nous avait même préparé une chambre à coucher, pensant que nous allions rester dormir. Mais, à mon grand soulagement, Max souhaite rentrer au Dolphin Lodge ce soir. Nous prenons donc congé, la route du retour étant encore longue, et il fait nuit noire. Nous remontons dans le bateau, et aidé de ma simple petite lampe, Max nous guide à travers les embranchements sinueux de la rivière. Je n’ai aucune idée de la façon dont il réussit à s’y retrouver, à savoir quel chemin prendre alors qu’on ne voit pas à deux mètres devant nous, une nuit noire et sans lune ne nous aidant guère à voir quoi que ce soit. Malgré mon entière confiance en lui, je me dis qu’on n’est pas à l’abri d’un petit manque de vigilance ou bien d’un obstacle survenant à l’improviste, je trouve notre retour en pleine nuit sur une aussi grande distance un peu présomptueux. Comme à mon habitude dans ces cas-là, je décide de faire l’autruche et m’allonge dans le bateau, admirant les étoiles constellant le ciel, fermant les yeux sur le potentiel danger qui nous attend à chaque tournant. Nous allons quand même vite et le moindre obstacle nous ferait chavirer ou briserait la coque. Sans parler des rives que je sais sinueuses mais que je ne vois pas! Je me perds donc dans l’observation de la voie lactée alors que le bateau file sur les eaux noires. Malgré ma légère appréhension, je me sens bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous croisons d’autres bateaux de temps en temps, visibles par le faisceau de leur lampe torche. L’un d’eux au dernier moment change de direction et fonce droit sur notre bateau, nous rentrant dedans avec violence. Je pousse un cri autant de peur que de colère, ne comprenant pas son brusque changement de trajectoire, et Max non plus. Heureusement, personne n’a rien et les bateaux non plus mais s’ensuit une engueulade entre Max et le conducteur du bateau tamponneur que je devine au ton de la voix. Les occupants du bateau s’en vont ensuite, visiblement encore mécontents. Max m’apprend qu’ils avaient l’air saouls et qu’il était de toute façon impossible de discuter avec eux. L’incident est clos, même si je sens Max encore contrarié. Nous repartons doucement et arrivons au lodge vers 20 h, les convives étant au dessert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  A table, je fais connaissance avec un couple belge qui vient d’arriver. Contente de pouvoir parler ma langue natale, je m’entretiens donc avec eux et ils m’apprennent qu’ils sont contrariés étant donné qu’ils ont payé pour aller à l’Amazone Lodge et qu’ils se retrouvent ici sans autre explication. Ils me demandent si je peux m’enquérir auprès de Max pour savoir ce qui s’est passé. Max arrive entre-temps et demande à me voir d’urgence. Je m’éclipse donc avec lui et il m’explique une sombre histoire de changement de propriétaire de l’Amazone Lodge qui n’a pas gardé les réservations des clients de l’ancien, le nouveau propriétaire étant un de ses amis. Bref, ça a l’air un peu mafieux leur histoire. En tout cas, il me demande de ne rien dire à ce propos aux Belges. Bon, voilà que je suis dans les confidences du chef avec ses cachotteries à propos de l’organisation des excursions pour les clients. Je n’aime pas mentir ni cacher la vérité mais je m’y vois contrainte et forcée, ne souhaitant pas causer de problèmes à Max par mon intermédiaire sur le déroulement des événements… J’étais contente d’avoir des gens à qui parler français et me voilà obligée de faire attention à ce que je leur dis sous peine de faire des gaffes. Je trouve ma situation peu évidente encore une fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je m’isole un peu sur mon banc préféré, un verre de vin à la main, me perdant dans la contemplation de la nuit et de tous ses bruits étranges lorsque Max me rejoint, l’air vraiment ennuyé. Je lui demande ce qui se passe, mais il a du mal à me le dire. Il finit par lâcher: « Le groupe d’Allemands avec lequel tu es censée partir en croisière demain ne t’aime pas et ne veut pas de toi sur le bateau. » Je manque de m’étouffer de surprise, totalement hébétée par cette annonce sortant de nulle part. Je n’ai jamais eu l’occasion d’échanger ne serait-ce qu’un mot avec ce groupe qui reste très solitaire depuis son arrivée ici. Comment peuvent-ils émettre un avis sur moi alors qu’ils ne me connaissent pas? La requête viendrait visiblement des femmes que Max soupçonne d’être jalouses de mon statut particulier ici, ne voulant pas me voir tout le temps privilégiée devant leur nez. Bon, je savais que la jalousie de certaines personnes me jouerait des tours ici, mais de là à nous empêcher, Max et moi, de profiter de son propre bateau, j’avoue que je ne l’aurais pas imaginé. Max est furieux et choqué que l’on m’interdise, à moi et à lui par la même occasion, de jouir de cette croisière de 4 jours, mais il se voit contraint d’accepter leur demande de peur de complications aussi bien pour eux que pour nous. Je le rassure en lui disant que je ne souhaite aucunement m’imposer à des gens qui ne veulent pas de ma présence, surtout sur un bateau de 12 m de long durant 4 jours! C’est bien mieux qu’ils l’aient exprimé de vive voix, au moins c’est clair. Qu’ils aillent faire leur croisière sans nous, nous trouverons bien autre chose! Toute l’équipe de Max, au courant de l’histoire, vient me témoigner sa sympathie et je les rassure en disant que je ne le prends pas personnellement, d’autant plus qu’ils ne me connaissent pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Pour nous changer les idées, Max et moi sautons dans la rivière pour un bain de minuit, éclairés seulement par les étoiles filantes dans le ciel. Ca nous calme aussitôt, la magie des lieux nous ensorcelant immédiatement. Comment rester frustrés ou malheureux dans un endroit pareil?  J’oublie tous mes tracas et me remets aux mains de la nature et de l’univers qui saura bien quoi faire de moi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Toutes les chambres sont occupées par les touristes cette nuit, nous devrons donc, Max et moi, dormir dans les hamacs du chapiteau avec le personnel. Pas de problème, ça ne me dérange pas, je dors n’importe où! Par contre, c’était sans compter sur les  ronflements sonores de mes amis brésiliens, à réveiller un mort. Malgré mes boules Quiès, j’ai un mal fou à m’endormir. On repassera pour profiter des bruits nocturnes de la forêt cette fois-ci…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1693853957991690829-6692977497873329479?l=lefildepandore.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lefildepandore.blogspot.com/feeds/6692977497873329479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/peche-aux-piranhas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6692977497873329479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1693853957991690829/posts/default/6692977497873329479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lefildepandore.blogspot.com/2009/11/peche-aux-piranhas.html' title='Pêche aux piranhas!'/><author><name>Eve-Laure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15597843755593932161</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1693853957991690829.post-6464451906919963370</id><published>2009-11-23T10:46:00.001-08:00</published><updated>2009-11-23T10:46:13.196-08:00</updated><title type='text'>Perchée dans les arbres</title><content type='html'>Le 10 novembre 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  La pluie est tombée en rafale cette nuit, me permettant de m’endormir sous cette douce musique naturelle percutant les rondins de bois de notre frêle cahute. Je me réveille comme une fleur, juste à temps pour prendre le petit déjeuner avec tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  J’hésite entre rester à la table de Max où il discute en portugais avec ses employés en donnant des consignes et m’insérer parmi les touristes afin de pouvoir discuter un peu moi aussi. Je fais donc moitié-moitié, histoire de ne pas vexer Max. Je suis dans une situation particulière qui n’est pas aisée à gérer. Je ne suis pas vraiment une touriste vu que je ne paie rien et que je n’effectue pas les excursions avec les autres mais je ne fais pas non plus partie de l’équipe de Max, ne comprenant rien à ce qu’il raconte en portugais. Je me sens privilégiée sans l’être, c’est étrange comme sensation. Je vois tout l’envers du décor des circuits organisés pour les touristes, tout ce dont les voyageurs n’ont pas à s’occuper d’habitude : aller chercher de l’essence pour les bateaux, de la nourriture pour le lodge, une antenne satellite… discuter durant des heures avec ses employés pour s’assurer du bon fonctionnement des événements… C’est un travail permanent et sans relâche ! Je vois bien que tout tourne à 100 à l’heure dans la tête de Max, il aurait besoin de méditer un peu aussi… Le stress commence même à le rendre malade. On vit vraiment dans un monde difficile et étrange, les gens réussissent à se rendre malades à force de trop travailler, alors qu’ils ont assez d’argent pour vivre plus sereinement en travaillant moins. Pourquoi se laissent-ils entraîner là-dedans ? Pour avoir un meilleur statut social ? Pour pouvoir profiter de plus de biens matériels ? Pour paraître important aux yeux des autres et à leurs propres yeux ? Peut-être un peu de tout cela à la fois, mais ça ne devrait pas être au détriment de la santé et de son bien-être, surtout lorsque ce n’est pas nécessaire pour vivre convenablement. ! Evidemment, mes réflexions ne s’appliquent pas aux personnes qui triment pour avoir de l’argent parce qu’elles en ont besoin pour vivre. Je me rends compte que je suis dans une situation très privilégiée, de gagner de l’argent sans devoir me tuer à la tâche, ce qui me permet de voyager et de profiter de la vie. Je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde, loin de là. Mais mon interrogation concerne exclusivement les gens qui sont dans la même situation que moi mais qui ne réussissent pas à lâcher prise et à prendre du recul par rapport à leur travail afin de juste jouir de la vie un peu plus ! La vie est courte et peut s’arrêter à tout moment. Je ne veux pas regarder derrière moi en me disant que je suis passée à côté de l’essentiel : vivre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le groupe de touristes part en excursion, je reste me reposer un peu et profiter du lodge bien calme à présent. Après avoir fait un peu de lessive, je descends au ponton plonger dans cette eau noire et chaude. Je suis seule au milieu de l’Amazonie et ne pourrais me sentir mieux ! Max me rejoint et m’entraîne dans son petit bateau pour une virée impromptue. Alors que nous filons sur la rivière tous les deux, il me passe les commandes du bateau pour que je puisse le conduire. Waouuh ! J’adore ça et en redemande! C’est la première fois que je conduis un bateau à moteur et je ris comme une enfant, tellement heureuse de notre escapade. Max lance un fil de pêche à l’eau, muni d’un appât factice et il laisse traîner le fil dans l’eau alors que le bateau continue à avancer. Couchée sur la banquette, j’admire le paysage tout en tenant le fil de pêche, je me sens tellement bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Par contre, aucun poisson ne mord à l’hameçon, ils n’ont pas l’air affamés ou bien ils sont prudents. Max change de technique et arrête le bateau pour pouvoir lancer lui-même l’hameçon. Malgré ses efforts, les poissons resteront cachés. Tant pis ! Cette belle promenade nous aura permis d’apercevoir de magnifiques oiseaux multicolores et de superbes paysages. Revenus au lodge, nous plongeons dans la rivière, alternant la baignade avec quelques gorgées de bière en guise d’apéritif. C’est tellement bon de se baigner ainsi, l’eau étant si chaude et les alentours si calmes et sereins. Le groupe de touristes revient alors d’excursion, le déjeuner est servi. Max ne m’accompagne pas pour le repas, il est parti jouer son rôle de chef en cuisine pour savoir comment il se fait qu’il y ait encore du poulet ce midi alors qu’on en a déjà eu hier soir… C’est vraiment compliqué d’être le boss ! Il veut que tout soit parfait pour ses clients et il est très méticuleux sur les détails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous partons en début d’après-midi, Max me faisant la surprise d’emporter une bouteille de champagne et un ananas avec nous. Je pense faire des jalouses dans le groupe de touristes qui me voient partir seule avec le patron du lodge en guise de guide privé, dans un petit bateau qu’il me laisse conduire, la promesse d’une bonne soirée à la belle étoile et au champagne flottant dans l’air… Pour ma part, j’avoue savourer ce privilège qu’il m’est donné de vivre. Nous filons à toute allure, moi au volant, Max me faisant visiblement confiance quant à ma nouvelle aptitude à conduire un bateau. Je m’amuse à suivre les méandres de la rivière, prenant parfois des raccourcis que Max m’indique, tout en prenant soin de rester assez loin du bord pour ne pas racler le fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Au détour d’un virage, un magnifique lodge flottant, fait de bois et de roseaux, apparaît devant nous. Nous nous y arrêtons quelque temps, Max connaissant bien le patron. Il nous propose même de rester dormir cette nuit mais je préférerais essayer le Juma Lodge dont j’ai entendu beaucoup de bien. Et comme Max ne paie nulle part où il va, nous avons même le luxe de pouvoir choisir notre petit coin de paradis ! Je m’allonge dans un des hamacs de l’Amazone Lodge sur une plate-forme flottante, tandis que Max fait la causette et je somnole doucement au gré du roulis de l’eau de la rivière, en balançant mon hamac. C’est un véritable bonheur d’être ici et j’ai l’impression d’être une VIP où que j’aille juste parce que j’accompagne Max ! La grande classe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous repartons ensuite sur la rivière, moi toujours aux commandes, jusqu’au Juma Lodge très caractéristique par ses chalets construits dans les arbres sur des pilotis de plusieurs dizaines de mètres qui s’élèvent quasiment aussi haut que la cime des plus grands arbres. Une grande passerelle est construite en hauteur également afin de relier chaque chalet et le restaurant entre eux. On a l’impression de jouer à Tarzan, ainsi perchés aussi haut ! Chaque chalet donne sur la rivière et demeure individuel et isolé des autres. Je savais que j’adorerais cet endroit ! Notre chambre n’étant pas encore prête, nous repartons en bateau avec des bouts de viande généreusement donnés par nos hôtes afin d’essayer d’attraper des piranhas. Avec chacun une grande canne à pêche en bambou avec un bout de viande accroché à l’hameçon, nous essayons patiemment d’attraper ne serait-ce qu’un petit piranha mais rien n’y fait, nous rentrerons bredouille. Par contre, les paysages de toute beauté me ravissent au plus haut point et avoir la chance d’être là, seule avec Max, au milieu de l’Amazonie en pouvant profiter de cette incroyable jungle mythique à mes yeux, est un cadeau rare et précieux. J’ai l’impression d’être une princesse sur un bateau à qui l’on fait découvrir un monde magique tenu secret et connu de peu de gens. Je me sens vraiment privilégiée cette fois-ci, sans aucun doute. Je m’allonge sur les coussins du bateau et profite du moment qu’il m’est donné de vivre, en savourant les moindres détails comme le son des grillons, le clapotis de l’eau, le soleil se cachant derrière une sorte de brume mystérieuse, les poissons s’agitant dans cette eau noire, le vent bruissant dans les arbres, le chant des oiseaux retentissant comme une symphonie qui nous accompagne dans ce moment d’extase. Ouf, je n’en reviens pas d’être le témoin de pareilles beautés et de pouvoir en profiter en toute quiétude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nous revenons ensuite au lodge où nous découvrons notre chalet perché dans les arbres. Il est tout simplement magnifique. La salle de bains privative est spacieuse et propre, la chambre est également grande et impeccable et la cerise sur le gâteau c’est que la maisonnette possède un balcon surplombant la rivière avec un hamac permettant d’assister au spectacle confortablement. Installés à deux dans le hamac, nous ouvrons la bouteille de champagne, savourant cet élixir précieux au gré du balancement du tissu, tout en admirant les dauphins jouant dans l’eau alors que le soleil se couche doucement. Cette journée restera longtemps gravée dans ma mémoire, c’est certain ! Je peux difficilement imaginer une plus belle expédition que celle d’aujourd’hui : tout a été parfait et magique… Merci Max !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après le dîner au restaurant (tout étant toujours gratuit pour nous), nous passons un moment dans le hamac de nouveau à écouter les bruits de la forêt une fois la nuit tombée. Ca n’a tellement rien à voir avec la journée ! La nuit, on dirait que tous les animaux se réveillent et ils font un boucan incroyable ! C’est beaucoup plus sonore qu’en plein jour. On entend les grenouilles, les cigales et mes préférés : les singes hurleurs au cri caverneux qui me fait tressaillir de tout mon être. Max part se coucher mais je ne peux me décider à quitter cet endroit, n’ayant pas encore l’impression d’en avoir assez. Je reste donc dans mon hamac à écouter cette symphonie du fond des âges jusqu’à ce que mes paupières se ferment toutes seules. Je décide alors d’aller me coucher et m’endors sur ces sons de la jungle bien audibles également d
