Découverte des plages de Guadeloupe



Le 03 janvier 2013

Réveillés vers 8h, nous n’avons pas eu notre compte de sommeil cette nuit, mais bon… Nous ne restons que 3 jours en Guadeloupe, nous avons envie d’en profiter un peu tout de même !

Nous découvrons un peu mieux la chambre avec la lumière du jour et elle est en effet très sympathique avec un balcon avec vue sur la mer au loin et le petit village de Deshaies. Parfait ! Nous prenons le petit-déjeuner sur la terrasse de l’hôtel, à côté d’une mignonne piscine entourée   de plantes. L’endroit est vraiment charmant. Franck, notre hôte, nous sert un petit-déjeuner pantagruélique avec des énormes pains au chocolat et des fruits en tout genre, c’est exquis !

Rassasiés, nous partons, palmes et tuba en poche, pour la réserve Cousteau, Florian souhaite y faire une plongée bouteille. Moi, je ne me sens pas d’y aller avec lui. Ca fait bien 5 ans que je n’ai pas plongé et avec mon genou en guimauve, je préfère m’abstenir pour cette fois. Je sais être raisonnable des fois !

Nous arrivons à la plage de Malendure où se pressent des boutiques de souvenirs, des restaurants et des clubs de plongée. Nous choisissons un centre qui effectue une plongée vers midi trente, puis partons nous détendre un peu sur la plage en attendant. La plage est sympathique sans être exceptionnelle. Même si elle est loin d’être bondée, nous voyons plus de touristes sur cette plage que durant 5 jours entiers en Dominique ! Et il ne s’agit pas de la crème… Enfin, nous profitons de l’endroit pour nous reposer un peu.

L’heure de la plongée s’annonce, nous nous dirigeons vers le centre où Florian s’équipe pour sa plongée. Les bouteilles, le gilet, les détendeurs, les plombs, on n’oublie rien ! Le voir faire me rappelle de bons moments à mon esprit et je regrette presque de ne pas partir avec lui en plongée aujourd’hui… Mais ça n’aurait pas été raisonnable. Je vais, par contre, l’accompagner sur le bateau jusqu’à la réserver Cousteau pour faire un peu de snorkelling.

Nous voici partis en bateau, ainsi qu’une quinzaine d’autres plongeurs bouteille, cap sur l’île d’en face qui se trouve non loin de la côte. Florian descend sous l’eau avec une palanquée de 5 plongeurs et je reste tranquillement à la surface admirant de jolis poissons multicolores à travers mon masque. Je vois même passer un gros barracuda ! Après ¾ d’heure sous l’eau, je remonte attendre les plongeurs sur le bateau qui ne tardent pas à réapparaitre des abîmes. Florian est tout content de sa plongée, il aura vu une tortue, une murène et aura touché la tête de la statue du commandant Cousteau posée au fond de la mer. Je suis ravie que ça lui ait autant plu ! Il a le regard qui pétille, ça fait plaisir à voir !

Nous rentrons sur la terre ferme manger dans un restaurant donnant sur la plage aux mets quelconques mais à la musique créole entrainante. Le serveur est très gentil et serviable. Qui a dit que les Guadeloupéens n’étaient pas sympas ? Tout nous fait dire le contraire pour le moment. Les Métro par contre ont en général tendance à être un peu hautains et condescendants… Je préférais en Dominique où tout le monde parlait anglais, j’avais l’avantage de ne pas toujours tout comprendre. Ici, il ne voudrait mieux pas non plus certaines fois !

Nous quittons cette plage un peu trop touristique à mon goût (même si je commençais à me dandiner sur la musique créole) pour retourner en direction de Deshaies jusqu’à la belle plage de Grande Anse, beaucoup plus grande et sauvage. De grosses vagues se fracassent sur la plage. Elles sont tellement grandes et fortes que j’hésite à aller à me baigner de peur de me faire entrainer par l’une d’entre elles et me retrouver le genou en miettes. Je réussis quand même à me baigner entre deux gros rouleaux mais Flo, qui aime jouer dans les vagues, se fait plus d’une fois happer par l’une d’entre elles et passe au rouleau compresseur, finissant la tête dans le sable. Elles sont costauds les vagues ici ! Je me contente donc de regarder Flo de la plage, commençant à m’agacer de tout ce que je ne peux faire à cause de mon genou. Ce n’est pas mon genre de rester en retrait dans ce genre d’activités et je ne trouve pas ça drôle. Il faut croire que j’ai encore à apprendre en terme de patience et de sagesse !

La plage est interrompue par un gros grain qui nous tombe dessus sans crier gare. Quand il pleut ici, c’est autre chose qu’en Dominique, c’est de la vraie pluie qui mouille ! Nous rentrons à l’hôtel pour nous doucher avant de repartir sur Deshaies pour diner. Nous trouvons un charmant petit restaurant sur la plage et commandons un ti-punch et un planteur qui nous rendront totalement paf. Heureusement, vu que nous attendons notre plat durant à peu près 2 heures ! Mais la langouste est bonne, ça valait le coup d’attendre ! Allez au lit maintenant, il est 22h passé !



Journée à Roseau et retour en Guadeloupe



Le 02 janvier 2013

Nous arrivons encore les derniers au petit-déjeuner ce matin, il y a du relâchement ! Après avoir empaqueté nos affaires, nous payons le séjour mais restons surpris des tarifs des diners et petit-déjeuner. Nous avions compris qu’ils étaient en dollars caribéens, mais ils sont en dollars US en fait ! Ce qui n’est pas du tout la même chose… Après y avoir laissé toutes nos économies, nous quittons le cottage un peu contrariés. Nous qui avions l’impression d’être en pleine jungle, un retour à la nature… mais ils nous ont vite remis à la réalité de l’argent et du business… Tout se paie grâcement ici ! Enfin…

Nous passons notre énervement en randonnée à travers la jungle jusqu’aux Middleham falls, une chute d’eau impressionnante que nous atteignons après une belle marche de ¾ d’heure. Mon genou tient vraiment bien la route, je ne sens plus de tension du tout. Une journée de plus et je faisais la rando de 6 heures… Mais bon, on repart ce soir en Guadeloupe ! En tous cas, la randonnée est superbe et la cascade encore plus ! Nous sommes ravis de l’avoir faite pour finir notre parcours en Dominique. Quelle île sensationnelle !

Pour nous délasser de ce trek un peu sportif, nous nous rendons dans un spa, plus petit que celui de la dernière fois, mais moins kitch. Nous sommes seuls dans un grand bassin d’eau soufrée au milieu de la jungle. Merveilleux ! Nous descendons ensuite à Roseau, capitale de l’île, de la taille d’un gros village en France. Après avoir mangé, nous laissons nos gros sacs à dos dans le restaurant puis partons rendre la voiture. Nous avons la mauvaise surprise de nous rendre compte qu’un phare est cassé, sûrement à cause d’une branche qui l’a frappé. Bon… Il va nous envoyer la facture par mail. Dis donc, ce n’est pas notre journée question argent ! Enfin…

Nous retournons à pieds jusqu’à Roseau où nous nous promenons quelques temps dans la ville avant de nous poser dans un bar pour commander un rhum punch très costaud en alcool. Nous y restons tout l’après-midi à cuver et décuver notre alcool. Nous décidons ensuite de diner tôt afin de se pointer au port suffisamment en avance pour ne pas faire la queue durant 3 heures. Nous choisissons un restaurant chinois pour changer un peu du poulet au riz habituel. C’est bon et très copieux ! Mais l’addition aussi ce qui nous fera dépenser nos derniers dollars caribéens. En même temps, nous n’allions pas les ramener en France !

L’enregistrement des bagages est en effet plus rapide qu’à l’aller, nous nous retrouvons assez vite dans une petite salle d’embarquement non climatisée et surchauffée. Je sens que l’attente va être longue ! Il est temps d’une petite conclusion sur la Dominique en attendant de grimper dans le bateau. Cette île que je ne connaissais pas m’a ravie au plus haut point ! Son côté sauvage et aventurier, sa jungle impénétrable, ses plages désertes… Une pure merveille à l’état brut ! Les gens ont tous été adorables avec nous et nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. J’espère que cette île va garder son côté authentique encore longtemps, parce que ça fait tout son charme. Superbe découverte ! J’espère juste que la Guadeloupe ne va pas nous paraitre trop occidentalisée à côté de la Dominique. On a mis la barre haute en commençant nos vacances avec cet endroit si sauvage ! Nous allons sûrement revenir doucement à la civilisation.

Ca y est , nous montons enfin dans le bateau. Il y a un peu moins de monde qu’à l’aller il me semble, c’est tant mieux ! Nous trouvons deux places assises côté à côté et aussitôt installés, le bateau largue les amarres. La traversée de deux heures passe plutôt vite en compagnie du film « I Robot », Florian réussit même à dormir un peu ! A peine les moteurs ralentissent pour amarrer que nous sommes déjà debout à faire la queue près de la sortie afin de ne pas être les derniers à passer la douane comme la dernière fois. Et nous avons bien fait, nous attendons relativement peu à la douane (une demi-heure, versus 1h30 à l’aller) mais je suis toujours aussi sidérée que personne ne fasse un minimum attention à ma béquille et moi. On va même jusqu’à me pousser, et prise par surprise, je me réceptionne mal sur mon genou qui bouge un peu, sans grande conséquence cependant. J’ai eu peur et je ne me gêne pas pour le faire remarquer au pousseur d’une manière très abrupte. Je ne comprends pas comment les gens sont capables de piétiner des blessés pour gagner quelques places dans la file, ça me sidère…

Enfin, nous récupérons nos sacs à dos et sortons du quai. Globalement, le retour s’est tout de même bien mieux passé qu’à l’aller, nous appréhendions un peu à vrai dire. On retrouve un gars qui nous amène jusqu’à notre voiture de location. Je traine des genoux en portant mes sacs et ma béquille et ça ne viendrait pas à l’idée du gars de me donner un coup de main, lui qui a les mains dans les poches… C’est spécial quand même ! Heureusement que Florian vient à ma rescousse, lui-même étant pourtant bien chargé ! JE suis furax contre le manque d’empathie des gens !

Nous remplissons les papiers de location dans la voiture à la lueur du plafonnier, il est minuit passé déjà. Florian prend le volant et reprend en un tour de main les réflexes de rouler à droite (à part quelques inversions du clignotant avec les essuie-glaces). Nous suivons le loueur de voiture qui nous conduit jusqu’à notre gîte à Deshaies. Super, nous n’aurons pas à chercher la route en pleine nuit !

Les routes nous paraissent des autoroutes à côté des chemins à peine goudronnés de la Dominique. Ici, il y a des panneaux de signalisation partout, des radars, des centre-commerciaux lumineux… Comme en métropole quoi ! Ça nous change tellement de nos 5 derniers jours ! C’est fou comme deux îles si proches peuvent être si différentes… Mais bon, ce n’est pas désagréable non plus de retrouver un certain confort. Tout est plus facile ici, notamment la conduite !

Quarante minutes plus tard, en n’ayant croisé personne sur les routes, nous arrivons à notre gîte sur les hauteurs de Deshaies. Notre guide nous abandonne, il est tard pour tout le monde ? Une heure du matin, ce n’est vraiment plus notre heure ! Le gîte est fermé à cette heure indue, mais un mot nous attend à notre intention en nous expliquant quelle est notre chambre. Super ! Nous découvrons une jolie pièce en mezzanine, deux fois trop grande pour nous deux, mais vraiment mignonne. Deux punchs nous attendent également dans le frigo comme cadeaux de bienvenue que nous sifflons sur la terrasse avant d’aller nous coucher. Une chasse aux moustiques plus tard et nous voici au pays des songes…

Sous l’eau des Caraïbes



1er janvier 2013

Réveillés un peu plus tard que d’habitude, nous rejoignons la tablée du petit-déjeuner en bons derniers. Il est déjà 8h30 ! C’est tard pour nous ça, presqu’une grasse matinée !

Nous partons ce matin à l’extrême Sud de l’île pour faire un peu de snorkelling et voir ce que cachent les fonds marins de cette île. Nous nous arrêtons à « Champagne reef » où, encore une fois, nous serons seuls. Arrivés au bout de la plage de galets, nous enfilons palmes, masque et tuba et plongeons dans la mer des Caraïbes. Et là, un spectacle grandiose s’offre à nous : des poissons multicolores, des coraux magnifiques, le tout entouré d’une multitude de petites bulles qui viennent de la roche volcanique qui se trouve au fond de l’eau et relâche un gaz qui s’échappe sous la forme de fines bulles pour venir éclater à la surface de l’océan. Nous avons l’impression de nager dans un immense verre de champagne ! Les bulles brillent avec éclat grâce aux rayons du soleil qui traversent l’eau afin de les illuminer. C’est simplement magnifique ! Et les poissons colorés sont superbes et tellement nombreux ! Murène, poisson pierre, sole, sans parler des poissons rouges, bleus, verts dont je ne connais pas le nom… On en a même vus des transparents semblables à ceux du film « Abyss »… Un régal pour les yeux ! Et j’avais oublié cette sensation de plénitude à être sous l’eau, les bruits sont différents, notre façon de bouger également, les dimensions ne sont plus les mêmes… C’est très reposant. Et je travaille bien mon genou en palmant ainsi. Mon kiné ne va pas en croire ses yeux à mon retour !

Après une bonne heure et demi sous l’eau, nous repartons en direction du bout de l’île de Scott’s Head, un charmant village de pêcheurs perdu au bout de l’île. Après une montée en plein cagnard sur une colline pour avoir une vue de l’île, nous nous arrêtons manger dans un petit restaurant au bord de l’eau. Les accras y sont délicieux ainsi que leur poulet. Pour la première fois depuis notre arrivée sur l’île, je suis repue ! Disons qu’un seul plat ne me suffit pas, une entrée en plus n’est pas de refus ! Faut les nourrir ces grands corps-là ! Deux Québécois complètement paf à cause d’un rhum punch particulièrement chargé nous feront bien rire et me rappellerons avec nostalgie ce beau pays toujours aussi cher à mon cœur !

 Nous repartons pour un peu de snorkelling sur la plage de Scott’s Head. Les bulles de champagne n’y sont plus mais les poissons restent très beaux. Et le tombant vertigineux est plutôt impressionnant ! Après en avoir pris plein les yeux, on part en direction des sources de soufre. On nous a conseillé d’emprunter le chemin qui mène en trente minutes à des fumerolles sortant de la roche volcanique. J’entraîne Flo dans cette ascension, ayant terriblement envie de voir une activité volcanique vu que je suis extrêmement frustrée de ne pas pouvoir faire de la randonnée de 6 heures menant au lac bouillonnant, alors que tout le monde nous dit qu’elle est superbe ! Grrr… Et Flo est tellement gentil qu’il refuse de la faire seul et souhaite rester avec moi. C’est un amour cet homme-là !

Bref, il accepte pour me faire plaisir de faire cette petite ascension vers les fumerolles alors qu’il est en tongs. Nous passons par des dépôts de soufre qui déversent une odeur absolument nauséabonde d’œuf pourri, pour arriver au bout d’une demi-heure à… rien. Aucune fumerolle… Absolument rien à voir ! Bon, c’est raté… Nous faisons demi-tour, déçus. Moi qui aie poussé Flo à faire cette randonnée alors qu’il n’avait pas les chaussures adéquates, je me fais toute petite…

Revenus en bas, nous sautons dans le bain chaud de soufre pour se délasser. Nous y retrouvons les Québécois de ce midi qui n’ont pas fini de décuver leur punch apparemment. Allez, on retourne ensuite dans le verre à champagne pour se délecter une dernière fois de ce spectacle époustouflant luire dans le coucher du soleil, puis rentrons au cottage prendre une bonne douche relaxante. Quelle belle journée encore une fois ! Nous dinons en compagnie des Français comme hier, puis allons nous coucher. 

Beau début d’année 2013 !

Les merveilles de la jungle



Le 31 décembre 2012

Je me suis endormie comme une masse hier soir emmitouflée sous des couvertures – la température est fraiche dans les terres – et je me réveille comme une fleur vers 7h30. Quelle marmotte ! Je suis sûre que les bruits de la forêt m’ont bercée toute la nuit…

Le petit-déjeuner est exquis avec ces confitures de fruit de la passion et de noix de coco, ces œufs brouillés et ces fruits frais ! Nous sommes seuls attablés en plus et pouvons apprécier notre petit-déjeuner tranquillement. Nous avons à peine fini que les Suédois arrivent. Vite, filons !

Nous commençons la matinée par une petite randonnée autour du freshwater lake, un lac d’eau douce de montagne. Nous sommes les premiers à nous garer sur un grand parking désert. Il y a toujours aussi peu de touristes sur cette île ! Nous n’allons pas nous en plaindre… Le trek est réputé assez facile, j’espère que mon genou va suivre. En même temps, je reste persuadée que c’est une bonne rééducation pour lui après avoir si peu fonctionné depuis 3 semaines.

Nous contournons le lac qui est pour le moment caché par le brouillard et commençons notre ascension. A peine 50 mètres après le parking, je glisse sur une planche en bois mouillée aussi glissante que du verglas et me retrouve les quatre fers en l’air ! Heureusement, plus de peur que de mal, mon genou va bien. Du coup, Florian, qui a eu aussi peur que moi, me taille un bâton dans une branche d’arbre pour m’aider à ne pas glisser. Et en effet, ça me sauve la vie ! Il faut dire que les marches sont boueuses et trempées, ce n’est pas évident, même pour Florian avec ses deux genoux valides, de tenir sur ses deux jambes. Mais j’avance, tranquillement pas vite, l’ascension en elle-même n’étant pas trop fatigante si ce n’est qu’il faut que j’accorde une attention constante à mes pieds pour ne pas glisser. Mais le jeu en vaut la chandelle, la brume se dissipe et nous montre le lac entouré d’une jungle inextricable et de montagnes sauvages. Superbe ! Nous en prenons plein les yeux !

La randonnée nous prendra deux heures au final et mon genou aura tenu tout ce temps ! Je suis fière de lui… Il faut dire que je ne l’ai pas ménagé avec cette randonnée, je ne la pensais pas aussi raide et glissante ! Mais tout finit bien pour mon genou, je pense même que ça lui a fait du bien un peu d’exercice. Et puis vraiment, cet accès à une nature aussi belle est un véritable enchantement.

Nous reprenons la voiture pour nous arrêter à Titou Gorges, le point de départ d’une randonnée de 6 heures particulièrement belle qui mène jusqu’à un lac bouillonnant. Evidemment, je ne pourrais pas faire cette rando à cause de mon genou, mais on peut au moins aller jusqu’aux gorges qui se situent à 5 minutes du parking. Arrivés aux gorges, nous nous élançons dans l’eau fraiche et nageons dans une petite rivière d’eau douce à travers d’étroites parois sinueuses. Les parois sont parfois si rapprochées que nous ne pouvons pas nager à deux de front. J’ai un petit peu de mal à être à l’aise dans l’eau, trainant ma jambe droite comme un poids mort, n’osant pas trop l’agiter dans tous les sens. Nous arrivons tout de même jusqu’au bout des gorges où se jette une belle cascade dont le débit nous empêche de l’approcher tant le courant est difficile à remonter. Nous rebroussons ensuite chemin, heureux de notre petite excursion nautique et aventureuse. Je me réchauffe sous une petite cascade d’une source naturelle d’eau chaude qui sort des roches, puis nous rhabillons. Il est temps d’aller manger, il se fait faim après tous ces exercices.

Nous trouvons un petit restaurant où nous sommes les seuls clients. Nous ne voyons vraiment personne de la journée ici, c’est fou ! On nous sert un plat unique, simple et très bon. Rassasiés, nous décidons d’aller digérer dans des spas naturels. Nous arrivons au site qui est, lui aussi, totalement vide et pouvons profiter tout à loisir des trois grand bassins aux températures différentes et pourtant naturelles. L’endroit est fabuleux bien qu’un peu kitch et la musique reggae un tantinet trop fort à notre gout. Nous nous prélassons dans cette eau tiède tout en étant en plein jungle, la forêt nous entourant de toute part ! Quel bonheur !

Hop, nous revoici partis, revigorés par ce moment de détente, pour les chutes de Trafalgar, accessibles facilement par un chemin aisé. Nous arrivons jusqu’à deux très belles chutes d’eau qui tombent de la cime des montagnes pour s’effondrer dans la jungle. Une merveille ! Nous continuons un peu le chemin qui nous mène au pied des chutes avec une plus belle perspective sur ces merveilles naturelles. Nous restons quelques instants à les admirer jusqu’à ce que la pluie nous y déloge. Cette île est décidemment remplie de très belles surprises, nous passons d’émerveillement en d’émerveillement ici ! Il faut dire aussi que la jungle a un effet magique chez moi, je me sens envoutée par elle à chaque fois, par sa grandeur, les merveilles qu’elle recèle, sa sauvagerie… J’aime !

Nous rentrons ensuite au cottage, la journée fut bien remplie encore une fois. Vu que rien n’a l’air spécialement ouvert ce soir pour le Nouvel An, à part à Roseau mais c’est un peu loin et conduire de nuit sur ces routes mal éclairées et défoncées ne nous tente guère, nous resterons manger au cottage ce soir. De toute façon, nous sommes crevés et ne pas fêter le Nouvel An jusqu’à 1 heure du matin ne nous dérange pas le moins du monde. Nous avons déjà passé une si belle journée en pleine nature !

Nous rejoignons les convives vers 20h dans la salle à manger à ciel ouvert et faisons connaissance avec un couple de Français très sympa avec lequel nous resterons toute la soirée, dédaignant les Suédois. Du coup, des clans se forment, celui des français et celui… des autres ! Le repas, sous forme de buffet est correct sans être exceptionnel. Seul le punch maison en plus de d’habitude nous rappelle qu’on est un jour spécial. Peu importe, on rigole bien tous ensemble, mais j’avoue que je commence à piquer du nez alors qu’il est à peine 22h30. Le repas est fini depuis un moment (l’apéro a été plutôt rapide et a duré environ 10 minutes) et en gros, nous attendons minuit. JE trouve ça bizarre d’attendre juste une certaine heure symbolique qui est d’ailleurs déjà passée en France à cause du décalage horaire. Je réussis à tenir jusqu’à 23h30, mais je finis par abandonner pourtant si près du but. Je rentre donc me coucher sans plus attendre, je m’endors debout à écouter les autres parler. Florian reste courageusement jusqu’à minuit pour trinquer au mauvais champagne avec tout le monde. Moi je les entends de mon lit. Peut-être que les événements de 2012 ne m’ont pas donné envie de fêter la fin de cette année… J’ai eu de bons moments, entre autre ma belle rencontre avec Florian, mais d’autres ont été beaucoup moins drôles et plutôt difficiles. J’ai hâte de passer à une année plus cool et plus joyeuse avec moins d’embûches.

Florian me rejoint peu après minuit et nous nous souhaitons une bonne année lovés dans les bras l’un de l’autre et j’ai l’impression que plus rien de négatif ne pourra m’arriver à présent… Je suis en sécurité !