28 juin 2009
Réveillée à 10h30, à temps pour le petit déjeuner, je ne m’estime pas trop fatiguée après ces cinq heures de récupération. Au moins c’était un profond sommeil. J’admire la vue de la salle à déjeuner qui donne sur la mer, la piscine, la plage et Rio au loin. Superbe! Je goûte à tous les succulents fruits proposés: de la mangue fraîche aux fruits de la passion, savourant tous ces mets offerts gracieusement par la compagnie de vol.
Je me renseigne ensuite à la réception de la suite des événements et on m’informe qu’un bus viendra nous chercher à 16h pour nous conduire à l’aéroport. D’ici là, nous pouvons profiter de l’hôtel, la chambre, la piscine et un déjeuner nous sera servi à midi, le tout gratuitement! La grande classe… je suis presque contente d’être restée ici au final s’il n’y avait pas cette histoire de journée de travail perdue. En plus, il fait un temps magnifique aujourd’hui alors que nous n’avons eu droit qu’à un ciel nuageux depuis trois jours. Après avoir informé mes proches et mes collègues de travail par mail de mon raté d’avion, je m’installe sur une chaise longue face à la mer, au soleil, en écoutant les vagues se fracasser contre les rochers. La vie pourrait être plus difficile pour moi! Dommage qu’il soit interdit de descendre sur la plage, je me serais bien baignée. Mais les rouleaux sont si forts et les rochers si nombreux qu’il serait dangereux de s’y aventurer. Tant pis, j’admire l’océan de mon promontoire, ce qui me procure déjà un immense plaisir, surtout le grondement sourd des vagues roulant sur elles-mêmes avant de s’échouer sur le sable avec fracas. J’aime! Je pourrais rester des heures à écouter cette musique méditative.
Vers 13h30, je profite du déjeuner offert sans trop exagérer non plus, j’ai l’impression d’avoir pris trois kilos depuis mon arrivée au Brésil, je mange tout le temps! Et comme ils aiment bien le sucre ici… Je profite encore un peu du soleil en sautant dans un hamac libre, me laissant bercer par le vent venant de la mer. Vers 14h, je rentre dans ma chambre prendre une douche, empaqueter mes affaires afin de faire le check out au plus tôt. Je n’ai pas envie de refaire la queue une heure avec tous les passagers de l’avion qui vont tous partir à I6h! Rapidement prête, je retourne dans mon hamac finir ma sieste au soleil. Il ne me reste plus qu’à attendre le départ!
Mon check out étant déjà fait, je peux sauter dans le premier bus qui nous ramène à l’aéroport. J’ai bien joué sur ce coup-ci, la file d’attente au comptoir de l’hôtel est énorme. Une heure plus tard, on nous débarque au comptoir de l’aéroport pour enregistrer nos bagages. Arrivée dans les premières, je passe quasiment aussitôt en contemplant avec un regard désolé la queue qui s’étire derrière moi. Le dernier passager en a pour au moins une heure d’attente. Les mêmes agents aériens qu’hier (que ce matin plutôt, je m’y perds à force) sont là pour nous accueillir. Espérons qu’ils ont pu dormir un peu eux aussi! J’apprends que notre avion part à 21h ce soir et que j’arriverai à 11h du matin lundi. Bon, je crois que j’irai directement au travail en sortant de l’aéroport! Espérons que je vais réussir à dormir cette nuit dans l’avion.
En attendant, il est encore tôt et j’ai du temps en masse avant le décollage. Je m’installe de nouveau dans la même salle d’embarquement où j’ai passé tant de temps à attendre hier, avec un sentiment de déjà vu. J’essaie de dormir un peu en reprenant ma position inconfortable entre deux chaises, mais ça marche moins bien cette fois-ci. Je me contente donc d’avaler des livres. Vers 21h, nous embarquons enfin dans l’avion, les visages des passagers bien que fatigués témoignent d’une certaine allégresse à l’idée d’enfin pouvoir décoller de Rio et de rentrer chez eux. Certaines fraternités se sont formées grâce à ce fâcheux événement, des photos souvenirs sont prises, des mails échangés… Comme quoi l’être humain se soutient et s’entraide dans les moments un peu difficiles, je trouve ça beau. Et c’est valable aussi bien entre Brésiliens qu’entre Américains!
Ca y est, nous décollons enfin! Je sens un sentiment de soulagement parcourir l’avion entier. Je prends un verre de vin pour fêter notre départ, regarde un film d’un œil morne avant de sombrer dans le sommeil pour me réveiller juste pour le petit déjeuner le lendemain. Parfait!
Nous atterrissons à 6h du matin à Atlanta, avec seulement une heure de décalage horaire. Il faut maintenant passer l’immigration. L’attente me semble infinie encore une fois, ma patience commence à s’effriter à force de me retrouver dans d’interminables files d’attente. Surtout que j’ai encore un vol à prendre pour Montréal qui part dans deux heures. Enfin, mon tour arrive et l’agent m’annonce que j’ai un papier dans mon passeport que je ne devrais pas avoir, ils ont oublié de me l’enlever à la frontière canadienne en revenant de New-York. Bon, je sens les ennuis qui commencent. L’agent me fait la morale, me dit de faire attention sinon je ne pourrai plus rentrer aux Etats-Unis etc.… Finalement, il me laisse passer. Je ne comprends pas pourquoi c’est toujours aussi compliqué de rentrer aux USA, même juste pour un transit! Je ne reste même pas dans le pays! Incroyable…
Bref, j’apprends ensuite qu’il faut récupérer nos bagages pour un contrôle américain. Là, j’hallucine… Le temps de récupérer ma valise, je risque de rater ma correspondance! Pour moi, elle devait me suivre jusqu’à Montréal. Je demande confirmation deux fois à des agents qui me soutiennent qu’il faut que je reprenne mon bien avant d’effectuer ma correspondance. J’attends donc avec la foule de passagers du vol, impatients comme moi de récupérer leurs valises, tous ayant des correspondances vers le reste des USA. Le temps passe et ma valise n’apparaît pas. Moi, stoïque depuis le début des problèmes hier, je commence vraiment à perdre patience. Je ne peux pas me permettre de rater mon vol pour Montréal, je dois être au travail cet après-midi! Au bout de ¾ d’heure, toutes les valises ont l’air d’être sorties et la mienne reste invisible. Je m’enquiers auprès d’un autre agent s’il reste encore des bagages à arriver et il m’apprend que je retrouverai le mien à Montréal et que seuls les passagers ayant pour destination finale une ville américaine devait reprendre leur bien. Heureusement que je m’étais renseignée deux fois auparavant. Partagée entre l’énervement et le soulagement de ne pas avoir perdu ma valise, je fonce à la porte d’embarquement qui se trouve évidemment à l’autre bout de l’aéroport, le temps m’étant compté avant le départ de mon vol. J’arrive juste à temps pour embarquer, maudissant ce retour de Rio trop fatigant et stressant pour quatre petites journées sur place…Ma fatigue était telle que j’avais oublié mon passeport dans les toilettes de l’aéroport. Heureusement, je m’en suis vite rendu compte et je suis aussitôt retournée le chercher. Les voyages forment la jeunesse, paraît-il! C’est vrai qu’il faut de l’énergie en tout cas et un certain lâcher prise.
Au moment d’embarquer dans l’avion, le steward trouve mon billet, ainsi que celui d’une jeune fille venant de Rio également, non conforme à son goût. Il nous faut donc poireauter quelque temps afin de nous émettre à nouveau de bons tickets. Ca n’en finira donc jamais? A bout d’énergie, je m’écroule sur le siège de l’avion, la jeune fille de Rio faisant de même. Nous devons avoir la même tête éreintée toutes les deux et, si je me fie à la sienne, la mienne ne doit pas être belle à voir non plus! Je m’aperçois alors que j’étais censée décoller de Rio il y a 36 heures de cela maintenant et que, depuis, les heures de sommeil ont été quand même courtes. Et dire que je travaille cet après-midi! Youpi…
Je réussis à somnoler un peu durant ces 2h30 de vol qui me ramène chez moi, je reprends un peu d’énergie. Une fois sur le sol canadien, les formalités d’immigration, de douane et de récupération des valises s’effectuent à une vitesse hallucinante comparativement à Atlanta, les Américains sont vraiment pénibles pour ça. Un coup de taxi plus tard, sous un ciel gris et pluvieux, et je me retrouve au travail. Le temps de me changer dans les toilettes et de me refaire une beauté puis me voilà opérationnelle pour l’après-midi. Je réussis même à travailler normalement sans problème. J’ai de la ressource, dis-donc, je m’étonne moi-même! Il ne va sans doute pas falloir me bercer ce soir, par contre…
Départ raté de Rio
27 juin 2009
Pour une fois, nous avons pu profiter d’une bonne grasse matinée, ça fait du bien! Après le petit déjeuner, nous nous relaxons dans l’hôtel avant de partir nous promener sur la plage d’Ipanema. Je déguste avec délice une noix de coco tout en admirant les vagues déferler devant moi. J’essaie de faire le plein de cette énergie venant de l’océan, je ne sais pas quand je pourrai revoir la mer par la suite. De Montréal il n’est pas aisé d’atteindre la côte…
Nous décidons ensuite d’aller admirer une autre plage qui se situe à 45 minutes d’ici à peu près, plus sauvage et moins touristique que celle-ci. Nous prenons un minibus local qui nous dépose, après un superbe trajet le long de la route côtière, à Barra, une ville urbanisée aux allures nord-américaines. Nous traversons la ville à pied jusqu’à sa plage, déserte et sauvage, plus belle en effet qu’Ipanema ou Copacabana. Nous admirons ce joyau à l’état brut, seuls au milieu de cette belle plage de sable fin, l’océan ne semblant n’exister que pour nous. Le temps semble s’est arrêté à cet instant, et, assis sur le sable, nous profitons de ce cadeau. Je décide ensuite d’aller goûter l’eau avec les doigts de pied, Max me rejoint vite et nous batifolons ensemble, les pieds dans l’eau, le pantalon relevé au-dessus des genoux. Il fait malheureusement trop froid pour s’y baigner totalement. Une prochaine fois!
Bon, il faut penser à rentrer maintenant, nous avons nos affaires à ranger à l’hôtel dans le but de prendre l’avion ce soir pour rentrer chacun chez nous. Max repart à Manaus en Amazonie et je rentre à Montréal. Notre séjour à Rio fut excellent bien qu’un peu court. Nous rentrons en bus jusqu’à notre hôtel, le chauffeur conduisant un peu comme un fou. Nous profitons une dernière fois de la plage de Copacabana puis rentrons à l’hôtel empaqueter nos valises. Vers 19h, le guide de l’excursion aux îles tropicales vient nous prendre à l’hôtel pour nous conduire à l’aéroport. Il veut en profiter pour parler business avec Max. Seuls dans son minibus, nous avons même le droit à une visite guidée personnelle de Rio by night avec commentaires en anglais. Par contre, il est bavard notre guide… Moi qui pensais profiter du trajet pour discuter un peu avec Max sur nos impressions partagées de notre séjour à Rio, c’est raté! On a droit à un beau discours sur le fait que son agence est bien meilleure que les autres, que nous aurions dû passer par lui pour notre tour de la ville de la veille, etc.… Un peu assommant ce garçon! Bien que très gentil.
Bref, nous finissons par nous en débarrasser une fois à l’aéroport. Enfin seuls et tranquilles, nous prenons un repas léger ensemble avant de partir chacun dans des directions différentes pour le passage dans la salle d’embarquement. Le temps des au-revoir est arrivé et, après plusieurs embrassades, nous nous promettons d’essayer de nous revoir aussitôt que possible. Sûrement en Amazonie! Il lui est très difficile de venir à Montréal, le Canada n’acceptant pas facilement des Brésiliens sur le territoire même en tant que touristes! Peu importe, ça me fait de belles vacances à chaque fois!
A heure dite, je pénètre dans l’avion, m’apprêtant déjà pour ma nuit à bord. Mais c’était sans compter les problèmes inattendus qui ont tendance à devenir familiers pour moi. Après une heure d’attente dans l’avion, le commandant finit par nous dire que, l’appareil ayant un problème mécanique, ils sont obligés de nous demander de retourner dans la salle d’embarquement. Bon, voilà autre chose… Je pense que le crash d’un avion partant de Rio vers la France quelques semaines auparavant rend les responsables plutôt prudents et attentifs au moindre problème. Je préfère un excès de zèle, ceci dit, à trop de laisser-aller.
Me voilà donc revenue dans la salle d’embarquement, attendant des nouvelles pour la suite de mon voyage. Résignée, je sais d’ores et déjà que je vais manquer ma correspondance à Atlanta (mais je commence à être habituée, à chaque voyage c’est ainsi). Je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience. Le seul souci, c’est que je commence à être fatiguée. Il est plus de 23h et je n’ai aucune idée de l’heure à laquelle je vais pouvoir dormir. Deux heures plus tard, on nous apprend que le vol risque d’être annulé et que dans ce cas on nous conduira dans un hôtel pour prendre un vol le lendemain. Seul hic pour moi, je reprends le travail lundi matin et, avec leur histoire, je vais arriver lundi midi à Montréal au lieu de dimanche midi comme prévu à l’origine! Bon, de toute façon, je ne peux rien y faire, je n’ai plus qu’à attendre et voir ce qui se passe.
Vers 1h du matin, les nouvelles ne sont guère encourageantes. Le commandant vient lui-même nous dire qu’il y a un problème avec une petite pièce complexe de l’appareil et qu’ils essaient de trouver une pièce de rechange sur un autre avion. Bref, ils ne savent toujours pas quand on pourra partir. Les passagers commencent à sérieusement s’impatienter, ne sachant rien de la suite des événements. Vont-ils nous laisser poireauter longtemps ici? La fatigue et le stress commencent à grimper chez tout le monde, c’est palpable. Les gens ont faim également, un repas devait normalement nous être servi dans l’avion et il n’y a plus qu’une boutique de friandises ouverte à cette heure-ci dans la salle d'embarquement. Quelle histoire ! Heureusement que j'ai mangé un morceau avant avec Max... Et dire que lui est déjà presque arrivé à Manaus à cette heure-ci alors que je n'ai toujours pas quitté l'aéroport ! Si je n’étais pas aussi fatiguée, je trouverais ça plutôt comique…
Décidée à utiliser mon kit de survie dans cette situation rocambolesque, je sors ma petite couverture de voyage que j’ai piquée dans un avion d’ailleurs, mon petit oreiller portatif, j’installe le tout à même le sol sur le carrelage et je m’étends sur mon lit de fortune de romanichelle, bien décidée à dormir une peu pour être en forme pour la suite des événements. Les sièges de l’aéroport sont tous dotés d’accoudoirs, il est donc impossible de s’allonger sur plusieurs d’entre eux. Heureusement d’ailleurs, car sinon tout le monde ne pourrait pas trouver de place pour s’asseoir. Mon idée me paraissait donc bonne à la base et les gens me regardent même avec envie , me voyant me coucher en position horizontale d‘allure confortable. Mais c’était sans compter avec la morsure du froid venant du sol. Ma mince couverture et mon fin pull ne suffisent pas à apaiser la froideur du carrelage m’empêchant ainsi de fermer l’œil. Ils auraient pu penser à mettre de la moquette tout de même pour pallier ce genre de problème! Je me relève donc avant d’attraper froid et parcours l’aéroport en quête d’une bonne idée. Plusieurs personnes viennent me voir pour me féliciter d’avoir pensé à prendre une couverture et un oreiller qui tiennent si peu de place pour des cas comme celui-ci où ça peut s’avérer utile. Je leur explique mon problème de carrelage , ce qui les fait bien rire! Comme quoi, on ne peut pas penser à tout!
Je m’installe au final sur deux sièges contigus, faisant en sorte que l’accoudoir ne me rentre pas trop dans les côtes, enveloppée dans ma couverture, mon oreiller posé sur un sac, et je réussis à dormir une bonne heure et demie au milieu du brouhaha de la foule, des lumières aveuglantes de la salle et en dépit de ma position inconfortable. Je me trouve assez flexible au niveau du sommeil en fait! Je ne pense pas que beaucoup de gens réussissent à dormir dans ces conditions. Je me réveille avec le sentiment que le niveau sonore a grimpé: en effet, une foule s’est regroupée au niveau du comptoir d’information; il doit y avoir du neuf. Je m’informe et j’apprends tant bien que mal (la moitié parlant portugais et l’autre moitié un américain fatigué) que notre vol est annulé et que nous allons être transférés pour la nuit (ou ce qu’il en reste) dans un hôtel à Rio. On nous distribue quelques sandwiches puis nous n’avons plus qu’à attendre. Je fais la connaissance de Rico, un Français vivant la moitié de son temps à Rio et parlant portugais couramment. Je pense avoir déniché la seule personne parlant français sur ces 230 passagers. Je me sens moins seule tout d’un coup. Même si bizarrement, je reste très stoïque et zen face à ce petit désagrément. Je pense aux passagers du vol Rio-Paris qui auraient certainement largement préféré être coincés dans un aéroport plutôt que de se perdre dans l’océan. En relativisant ainsi, je me dis qu’il n’y a vraiment rien de grave ni d’important dans tout ceci. Il y a toujours quelques râleurs dans le lot dont une vieille Anglaise qui engueule tout le personnel, je lui mettrais bien des claques pour calmer un peu cette ronchonne de première classe. Tout lui est dû parce qu’elle fait partie de la business class! Ici il n’y a pas de traitement de faveur. Tout le monde est logé à la même enseigne et il va être difficile d’affréter un avion pour elle toute seule. Mon nouvel ami français a également tendance à perpétuer la tradition de notre cher pays en se plaignant beaucoup auprès de tout le monde. Ah, ces Français!
Vers 3h30 du matin, nous sommes priés de sortir de la salle d’embarquement, de repasser par le contrôle de l’immigration où nous faisons la queue un bon moment à cause du manque de personnel à cette heure indue et du nombre de passagers se pointant d’un seul coup au même endroit, au même moment. Cette procédure accomplie, il faut maintenant récupérer nos valises sur le tapis roulant. Par une chance inouïe, la mienne sort dans les premières, ce qui me permet de monter dans le premier bus en direction de l’hôtel Sheraton Barra. C’est drôle, nous sommes passés devant ce complexe hôtelier cet après-midi (ou plutôt hier après-midi?) en minibus en allant sur la plage de Barra. Je l’avais trouvé très beau avec sa petite plage privée en contrebas, ses nombreuses piscines et sa vue sur Ipanema au loin. Eh bien voilà que je vais avoir l’honneur de dormir dans l’une de ses chambres et certainement de pouvoir profiter de ses infrastructures, étant donné qu’il semblerait que notre vol soit reporté à 21h demain soir! A quelle heure et dans quel état vais-je arriver au travail lundi?
Le bus arrive à l’hôtel 45 minutes plus tard, j’en profite pour discuter avec Rico de la vie au Brésil. Il est journaliste et voyage beaucoup dans le monde entier. Ayant une petite fille à Rio, son point d’ancrage est ici. Arrivés dans le hall de l’hôtel, notre espoir de pouvoir nous coucher dans un bon lit s’envole vite avec la lenteur à laquelle les check in sont enregistrés. Ils font d’abord passer les familles avec de jeunes enfants, ce qui me paraît tout à fait normal, puis les gens dans l’ordre d’arrivée du bus. Même si je suis dans le premier bus arrivé, j’attends plus d’une heure avant d’’avoir enfin la clef de ma chambre. Je ne veux même pas imaginer ceux du quatrième bus… dans lequel se trouve l’Anglaise râleuse d’ailleurs!
Ma clef dans une main, une petite collation offerte dans l’autre, je prends enfin l’ascenseur avec un bonheur infini à l’idée de m’étendre enfin sur un bon lit. La chambre est très classe, je prends un peu de temps pour inspecter cette luxueuse pièce ainsi que sa salle de bains. J’aperçois alors avec stupeur un énorme cafard qui se balade sur le carrelage de la salle de bains! Ben ça alors… Le Sheraton de Rio laisse un peu à désirer côté hygiène… Bref, personnellement, ça m’est bien égal, je veux juste dormir un peu pour pouvoir récupérer. Je ferme la lumière, emmitouflée dans un bon lit douillet, en jetant un rapide regard blasé à l’horloge: il est 5h30 du matin.
Pour une fois, nous avons pu profiter d’une bonne grasse matinée, ça fait du bien! Après le petit déjeuner, nous nous relaxons dans l’hôtel avant de partir nous promener sur la plage d’Ipanema. Je déguste avec délice une noix de coco tout en admirant les vagues déferler devant moi. J’essaie de faire le plein de cette énergie venant de l’océan, je ne sais pas quand je pourrai revoir la mer par la suite. De Montréal il n’est pas aisé d’atteindre la côte…
Nous décidons ensuite d’aller admirer une autre plage qui se situe à 45 minutes d’ici à peu près, plus sauvage et moins touristique que celle-ci. Nous prenons un minibus local qui nous dépose, après un superbe trajet le long de la route côtière, à Barra, une ville urbanisée aux allures nord-américaines. Nous traversons la ville à pied jusqu’à sa plage, déserte et sauvage, plus belle en effet qu’Ipanema ou Copacabana. Nous admirons ce joyau à l’état brut, seuls au milieu de cette belle plage de sable fin, l’océan ne semblant n’exister que pour nous. Le temps semble s’est arrêté à cet instant, et, assis sur le sable, nous profitons de ce cadeau. Je décide ensuite d’aller goûter l’eau avec les doigts de pied, Max me rejoint vite et nous batifolons ensemble, les pieds dans l’eau, le pantalon relevé au-dessus des genoux. Il fait malheureusement trop froid pour s’y baigner totalement. Une prochaine fois!
Bon, il faut penser à rentrer maintenant, nous avons nos affaires à ranger à l’hôtel dans le but de prendre l’avion ce soir pour rentrer chacun chez nous. Max repart à Manaus en Amazonie et je rentre à Montréal. Notre séjour à Rio fut excellent bien qu’un peu court. Nous rentrons en bus jusqu’à notre hôtel, le chauffeur conduisant un peu comme un fou. Nous profitons une dernière fois de la plage de Copacabana puis rentrons à l’hôtel empaqueter nos valises. Vers 19h, le guide de l’excursion aux îles tropicales vient nous prendre à l’hôtel pour nous conduire à l’aéroport. Il veut en profiter pour parler business avec Max. Seuls dans son minibus, nous avons même le droit à une visite guidée personnelle de Rio by night avec commentaires en anglais. Par contre, il est bavard notre guide… Moi qui pensais profiter du trajet pour discuter un peu avec Max sur nos impressions partagées de notre séjour à Rio, c’est raté! On a droit à un beau discours sur le fait que son agence est bien meilleure que les autres, que nous aurions dû passer par lui pour notre tour de la ville de la veille, etc.… Un peu assommant ce garçon! Bien que très gentil.
Bref, nous finissons par nous en débarrasser une fois à l’aéroport. Enfin seuls et tranquilles, nous prenons un repas léger ensemble avant de partir chacun dans des directions différentes pour le passage dans la salle d’embarquement. Le temps des au-revoir est arrivé et, après plusieurs embrassades, nous nous promettons d’essayer de nous revoir aussitôt que possible. Sûrement en Amazonie! Il lui est très difficile de venir à Montréal, le Canada n’acceptant pas facilement des Brésiliens sur le territoire même en tant que touristes! Peu importe, ça me fait de belles vacances à chaque fois!
A heure dite, je pénètre dans l’avion, m’apprêtant déjà pour ma nuit à bord. Mais c’était sans compter les problèmes inattendus qui ont tendance à devenir familiers pour moi. Après une heure d’attente dans l’avion, le commandant finit par nous dire que, l’appareil ayant un problème mécanique, ils sont obligés de nous demander de retourner dans la salle d’embarquement. Bon, voilà autre chose… Je pense que le crash d’un avion partant de Rio vers la France quelques semaines auparavant rend les responsables plutôt prudents et attentifs au moindre problème. Je préfère un excès de zèle, ceci dit, à trop de laisser-aller.
Me voilà donc revenue dans la salle d’embarquement, attendant des nouvelles pour la suite de mon voyage. Résignée, je sais d’ores et déjà que je vais manquer ma correspondance à Atlanta (mais je commence à être habituée, à chaque voyage c’est ainsi). Je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience. Le seul souci, c’est que je commence à être fatiguée. Il est plus de 23h et je n’ai aucune idée de l’heure à laquelle je vais pouvoir dormir. Deux heures plus tard, on nous apprend que le vol risque d’être annulé et que dans ce cas on nous conduira dans un hôtel pour prendre un vol le lendemain. Seul hic pour moi, je reprends le travail lundi matin et, avec leur histoire, je vais arriver lundi midi à Montréal au lieu de dimanche midi comme prévu à l’origine! Bon, de toute façon, je ne peux rien y faire, je n’ai plus qu’à attendre et voir ce qui se passe.
Vers 1h du matin, les nouvelles ne sont guère encourageantes. Le commandant vient lui-même nous dire qu’il y a un problème avec une petite pièce complexe de l’appareil et qu’ils essaient de trouver une pièce de rechange sur un autre avion. Bref, ils ne savent toujours pas quand on pourra partir. Les passagers commencent à sérieusement s’impatienter, ne sachant rien de la suite des événements. Vont-ils nous laisser poireauter longtemps ici? La fatigue et le stress commencent à grimper chez tout le monde, c’est palpable. Les gens ont faim également, un repas devait normalement nous être servi dans l’avion et il n’y a plus qu’une boutique de friandises ouverte à cette heure-ci dans la salle d'embarquement. Quelle histoire ! Heureusement que j'ai mangé un morceau avant avec Max... Et dire que lui est déjà presque arrivé à Manaus à cette heure-ci alors que je n'ai toujours pas quitté l'aéroport ! Si je n’étais pas aussi fatiguée, je trouverais ça plutôt comique…
Décidée à utiliser mon kit de survie dans cette situation rocambolesque, je sors ma petite couverture de voyage que j’ai piquée dans un avion d’ailleurs, mon petit oreiller portatif, j’installe le tout à même le sol sur le carrelage et je m’étends sur mon lit de fortune de romanichelle, bien décidée à dormir une peu pour être en forme pour la suite des événements. Les sièges de l’aéroport sont tous dotés d’accoudoirs, il est donc impossible de s’allonger sur plusieurs d’entre eux. Heureusement d’ailleurs, car sinon tout le monde ne pourrait pas trouver de place pour s’asseoir. Mon idée me paraissait donc bonne à la base et les gens me regardent même avec envie , me voyant me coucher en position horizontale d‘allure confortable. Mais c’était sans compter avec la morsure du froid venant du sol. Ma mince couverture et mon fin pull ne suffisent pas à apaiser la froideur du carrelage m’empêchant ainsi de fermer l’œil. Ils auraient pu penser à mettre de la moquette tout de même pour pallier ce genre de problème! Je me relève donc avant d’attraper froid et parcours l’aéroport en quête d’une bonne idée. Plusieurs personnes viennent me voir pour me féliciter d’avoir pensé à prendre une couverture et un oreiller qui tiennent si peu de place pour des cas comme celui-ci où ça peut s’avérer utile. Je leur explique mon problème de carrelage , ce qui les fait bien rire! Comme quoi, on ne peut pas penser à tout!
Je m’installe au final sur deux sièges contigus, faisant en sorte que l’accoudoir ne me rentre pas trop dans les côtes, enveloppée dans ma couverture, mon oreiller posé sur un sac, et je réussis à dormir une bonne heure et demie au milieu du brouhaha de la foule, des lumières aveuglantes de la salle et en dépit de ma position inconfortable. Je me trouve assez flexible au niveau du sommeil en fait! Je ne pense pas que beaucoup de gens réussissent à dormir dans ces conditions. Je me réveille avec le sentiment que le niveau sonore a grimpé: en effet, une foule s’est regroupée au niveau du comptoir d’information; il doit y avoir du neuf. Je m’informe et j’apprends tant bien que mal (la moitié parlant portugais et l’autre moitié un américain fatigué) que notre vol est annulé et que nous allons être transférés pour la nuit (ou ce qu’il en reste) dans un hôtel à Rio. On nous distribue quelques sandwiches puis nous n’avons plus qu’à attendre. Je fais la connaissance de Rico, un Français vivant la moitié de son temps à Rio et parlant portugais couramment. Je pense avoir déniché la seule personne parlant français sur ces 230 passagers. Je me sens moins seule tout d’un coup. Même si bizarrement, je reste très stoïque et zen face à ce petit désagrément. Je pense aux passagers du vol Rio-Paris qui auraient certainement largement préféré être coincés dans un aéroport plutôt que de se perdre dans l’océan. En relativisant ainsi, je me dis qu’il n’y a vraiment rien de grave ni d’important dans tout ceci. Il y a toujours quelques râleurs dans le lot dont une vieille Anglaise qui engueule tout le personnel, je lui mettrais bien des claques pour calmer un peu cette ronchonne de première classe. Tout lui est dû parce qu’elle fait partie de la business class! Ici il n’y a pas de traitement de faveur. Tout le monde est logé à la même enseigne et il va être difficile d’affréter un avion pour elle toute seule. Mon nouvel ami français a également tendance à perpétuer la tradition de notre cher pays en se plaignant beaucoup auprès de tout le monde. Ah, ces Français!
Vers 3h30 du matin, nous sommes priés de sortir de la salle d’embarquement, de repasser par le contrôle de l’immigration où nous faisons la queue un bon moment à cause du manque de personnel à cette heure indue et du nombre de passagers se pointant d’un seul coup au même endroit, au même moment. Cette procédure accomplie, il faut maintenant récupérer nos valises sur le tapis roulant. Par une chance inouïe, la mienne sort dans les premières, ce qui me permet de monter dans le premier bus en direction de l’hôtel Sheraton Barra. C’est drôle, nous sommes passés devant ce complexe hôtelier cet après-midi (ou plutôt hier après-midi?) en minibus en allant sur la plage de Barra. Je l’avais trouvé très beau avec sa petite plage privée en contrebas, ses nombreuses piscines et sa vue sur Ipanema au loin. Eh bien voilà que je vais avoir l’honneur de dormir dans l’une de ses chambres et certainement de pouvoir profiter de ses infrastructures, étant donné qu’il semblerait que notre vol soit reporté à 21h demain soir! A quelle heure et dans quel état vais-je arriver au travail lundi?
Le bus arrive à l’hôtel 45 minutes plus tard, j’en profite pour discuter avec Rico de la vie au Brésil. Il est journaliste et voyage beaucoup dans le monde entier. Ayant une petite fille à Rio, son point d’ancrage est ici. Arrivés dans le hall de l’hôtel, notre espoir de pouvoir nous coucher dans un bon lit s’envole vite avec la lenteur à laquelle les check in sont enregistrés. Ils font d’abord passer les familles avec de jeunes enfants, ce qui me paraît tout à fait normal, puis les gens dans l’ordre d’arrivée du bus. Même si je suis dans le premier bus arrivé, j’attends plus d’une heure avant d’’avoir enfin la clef de ma chambre. Je ne veux même pas imaginer ceux du quatrième bus… dans lequel se trouve l’Anglaise râleuse d’ailleurs!
Ma clef dans une main, une petite collation offerte dans l’autre, je prends enfin l’ascenseur avec un bonheur infini à l’idée de m’étendre enfin sur un bon lit. La chambre est très classe, je prends un peu de temps pour inspecter cette luxueuse pièce ainsi que sa salle de bains. J’aperçois alors avec stupeur un énorme cafard qui se balade sur le carrelage de la salle de bains! Ben ça alors… Le Sheraton de Rio laisse un peu à désirer côté hygiène… Bref, personnellement, ça m’est bien égal, je veux juste dormir un peu pour pouvoir récupérer. Je ferme la lumière, emmitouflée dans un bon lit douillet, en jetant un rapide regard blasé à l’horloge: il est 5h30 du matin.
Visite de la ville de Rio
26 juin 2009
Ce matin, nous partons en tour organisé pour une visite de la ville. Je n’aime pas trop ce genre d’excursion d’habitude, tous entassés dans un bus à visiter la même chose au même moment. Mon esprit routard préfère prendre mon sac et me débrouiller seule. Mais c’est Max qui a tout organisé pour moi et c’est vrai que nous restons peu de jours à Rio, ce sera plus simple de voir les principales attractions de cette façon. De plus, à force de s’entendre répéter que Rio n’est pas sûr au niveau de la sécurité, on commence à devenir parano. Nous serons plus tranquilles d’esprit comme ça.
Une dame au visage sévère vient nous chercher à notre hôtel vers 8h30. Elle se présente comme notre guide mais son air ronchon n’est guère encourageant. Enfin… Nous avons l’honneur, Max et moi, de pouvoir nous asseoir au devant du minibus, juste à côté du chauffeur par manque de place à l’arrière, ce qui fait bien mon affaire. La vue n’en sera que meilleure! Je soupçonne que nous avons droit à un traitement de faveur à chaque fois qu’ils savent que Max détient, lui aussi, une agence de voyage. La publicité entre agences de différentes régions est importante; ils peuvent s’envoyer des clients quand la confiance dans les excursions est assurée!
Nous débutons notre visite par la montée vers le Cristo Redentor (la statue du Christ si célèbre). Nous grimpons avec notre petit bus en haut de la montagne tout en traversant tantôt des beaux quartiers, tantôt des favelas. Les quartiers les plus pauvres juxtaposent ceux des plus riches sans aucune frontière. Je peux comprendre que la jalousie des plus démunis soit attisée par cette énorme inégalité à la porte de leur maison, ce qui provoque des agressions des plus meurtrières, souvent à main armée.
Le temps se maintenait à peu près jusqu’ici, mais là, plus nous montons, plus nous entrons dans un brouillard épais qui risque de boucher la vue. En effet, arrivés en haut, nous n’apercevons même pas le haut de la statue cachée dans la brume alors que nous nous trouvons à ses pieds. C’est sans parler d’une éventuelle vue sur la ville… De plus, la pluie se met à déferler sur nous intensément. Bon… Nous nous abritons en attendant que ça se calme. Quelques minutes plus tard, le déluge s’est arrêté et la brume a quitté la statue que nous apercevons entièrement! Youpi!! Bon, nous n’aurons pas la vue sur la ville, on ne peut pas tout avoir.
Nous redescendons ensuite tranquillement de notre montagne pour nous arrêter dans un magasin de touristes qui vend des costumes du carnaval de Rio. Ben voyons! Un groupe de dames russes assez âgées se prête au jeu et essaie des tenues. Elles sortent dehors en riant, s’amusant comme des folles avec leur déguisement. C’est un vrai plaisir de les regarder. Elles ont bien raison! Nous passons ensuite à la cathédrale de la ville qui se situe à Lapa. Erigée en forme de cône, elle manque de cachet et me fait plutôt penser à un bâtiment défraîchi des années 70. Son intérieur avec ses quatre vitraux stupéfiants relève un peu l’ensemble. Nous nous arrêtons ensuite au stade de football de Maracana, célèbre pour les amateurs de ce sport (ce qui n’est pas mon cas). Heureusement, nous ne resterons pas longtemps.
Après un bon arrêt pour déjeuner dans un très bon restaurant, nous changeons de guide (ce qui n’est pas un mal) et partons pour le Pâo de açucar (pain de sucre), une énorme montagne qui permet d’admirer, on l’espère cette fois, la ville de Rio du sommet. Deux téléphériques mènent au sommet, à 400 mètres au-dessus de Rio. Et là, je dois dire que je ne suis aucunement déçue. La vue est dégagée et le panorama qui s’offre à nous est grandiose. Entre la mer, les montagnes et la ville s’étendant à nos pieds, nous ne savons plus où donner de la tête… Max est aussi enchanté que moi et nous restons un moment à admirer ce superbe spectacle. Nous avons de la chance avec le temps cette fois et ça en valait vraiment la peine! Emerveillés, nous profitons de ce beau moment ensemble, ce qui renforce nos liens naissants. C’est important le partage de belles choses avec des gens qu’on apprécie vraiment, je m’en rends compte de plus en plus.
Nous revenons ensuite tranquillement à l’hôtel, le jour déclinant peu à peu. Nous ressortons dîner vers les 20h et décidons d’aller dans le quartier de Lapa encore une fois. Le vendredi soir est paraît-il bien animé dans ce coin-là. En effet, nous atterrissons dans un bar bondé où la conversation des gens résonne dans toute la pièce. De plus, certains fument sous prétexte que l’endroit est ouvert. Nous ne prenons qu’un verre de vin en hurlant pour essayer de se faire comprendre. Nous trouverons un autre endroit pour dîner. En nous promenant nous tombons par hasard dans une rue où de nombreuses échoppes ambulantes proposent à manger et à boire, le tout au son d’une musique entraînante typiquement brésilienne. Ah, j’aime cette ambiance! La foule se presse dans cette rue, riant, mangeant et buvant dehors à la belle étoile. Je préfère de loin cette atmosphère bon enfant à même la rue, plutôt que de me retrouver dans un restaurant chic, entourée de gens qui se croient supérieurs et en oublient les choses simples de la vie. J’insiste auprès de Max pour manger ici dans la rue et il me suit avec plaisir. Nous dégustons d’excellentes brochettes de viande, accompagnées de semoule et suivies d’un délicieux gâteau de riz. Je suis aux anges ici! J’ai vraiment l’impression de toucher le vrai Rio, sans ressentir d’insécurité, juste en profitant de la bonne humeur des gens, de leur frivolité et de leur passion pour la musique. Aucun touriste n’est visible et les gens me regardent un peu étonnés de me voir ici, mais tous très souriants et bienveillants.
Nous partons ensuite danser dans un club de samba, Max et moi. Alors qu’il est encore assez tôt, la piste de danse est déjà bien occupée et nous nous joignons aux danseurs, essayant quelques pas de samba, ce qui n’a rien d’aisé vu que je n’ai jamais pris de cours. Un groupe de filles brésiliennes s’amuse de mes pathétiques essais et décide de m’apprendre les pas de base. Avec des sourires et de la patience, j’arrive à un résultat satisfaisant. Max est fier de moi! C’est vraiment gentil de la part des Brésiliennes d’avoir pris le temps de m’enseigner quelques rudiments. En tout cas, j’ai transpiré! Cette danse n’est pas de tout repos pour les jambes…
Nous repassons ensuite par la rue animée de tantôt, histoire de prendre un verre de caipirinha accompagné d’un petit gâteau puis nous rentrons nous coucher après cette belle journée bien remplie!
Ce matin, nous partons en tour organisé pour une visite de la ville. Je n’aime pas trop ce genre d’excursion d’habitude, tous entassés dans un bus à visiter la même chose au même moment. Mon esprit routard préfère prendre mon sac et me débrouiller seule. Mais c’est Max qui a tout organisé pour moi et c’est vrai que nous restons peu de jours à Rio, ce sera plus simple de voir les principales attractions de cette façon. De plus, à force de s’entendre répéter que Rio n’est pas sûr au niveau de la sécurité, on commence à devenir parano. Nous serons plus tranquilles d’esprit comme ça.
Une dame au visage sévère vient nous chercher à notre hôtel vers 8h30. Elle se présente comme notre guide mais son air ronchon n’est guère encourageant. Enfin… Nous avons l’honneur, Max et moi, de pouvoir nous asseoir au devant du minibus, juste à côté du chauffeur par manque de place à l’arrière, ce qui fait bien mon affaire. La vue n’en sera que meilleure! Je soupçonne que nous avons droit à un traitement de faveur à chaque fois qu’ils savent que Max détient, lui aussi, une agence de voyage. La publicité entre agences de différentes régions est importante; ils peuvent s’envoyer des clients quand la confiance dans les excursions est assurée!
Nous débutons notre visite par la montée vers le Cristo Redentor (la statue du Christ si célèbre). Nous grimpons avec notre petit bus en haut de la montagne tout en traversant tantôt des beaux quartiers, tantôt des favelas. Les quartiers les plus pauvres juxtaposent ceux des plus riches sans aucune frontière. Je peux comprendre que la jalousie des plus démunis soit attisée par cette énorme inégalité à la porte de leur maison, ce qui provoque des agressions des plus meurtrières, souvent à main armée.
Le temps se maintenait à peu près jusqu’ici, mais là, plus nous montons, plus nous entrons dans un brouillard épais qui risque de boucher la vue. En effet, arrivés en haut, nous n’apercevons même pas le haut de la statue cachée dans la brume alors que nous nous trouvons à ses pieds. C’est sans parler d’une éventuelle vue sur la ville… De plus, la pluie se met à déferler sur nous intensément. Bon… Nous nous abritons en attendant que ça se calme. Quelques minutes plus tard, le déluge s’est arrêté et la brume a quitté la statue que nous apercevons entièrement! Youpi!! Bon, nous n’aurons pas la vue sur la ville, on ne peut pas tout avoir.
Nous redescendons ensuite tranquillement de notre montagne pour nous arrêter dans un magasin de touristes qui vend des costumes du carnaval de Rio. Ben voyons! Un groupe de dames russes assez âgées se prête au jeu et essaie des tenues. Elles sortent dehors en riant, s’amusant comme des folles avec leur déguisement. C’est un vrai plaisir de les regarder. Elles ont bien raison! Nous passons ensuite à la cathédrale de la ville qui se situe à Lapa. Erigée en forme de cône, elle manque de cachet et me fait plutôt penser à un bâtiment défraîchi des années 70. Son intérieur avec ses quatre vitraux stupéfiants relève un peu l’ensemble. Nous nous arrêtons ensuite au stade de football de Maracana, célèbre pour les amateurs de ce sport (ce qui n’est pas mon cas). Heureusement, nous ne resterons pas longtemps.
Après un bon arrêt pour déjeuner dans un très bon restaurant, nous changeons de guide (ce qui n’est pas un mal) et partons pour le Pâo de açucar (pain de sucre), une énorme montagne qui permet d’admirer, on l’espère cette fois, la ville de Rio du sommet. Deux téléphériques mènent au sommet, à 400 mètres au-dessus de Rio. Et là, je dois dire que je ne suis aucunement déçue. La vue est dégagée et le panorama qui s’offre à nous est grandiose. Entre la mer, les montagnes et la ville s’étendant à nos pieds, nous ne savons plus où donner de la tête… Max est aussi enchanté que moi et nous restons un moment à admirer ce superbe spectacle. Nous avons de la chance avec le temps cette fois et ça en valait vraiment la peine! Emerveillés, nous profitons de ce beau moment ensemble, ce qui renforce nos liens naissants. C’est important le partage de belles choses avec des gens qu’on apprécie vraiment, je m’en rends compte de plus en plus.
Nous revenons ensuite tranquillement à l’hôtel, le jour déclinant peu à peu. Nous ressortons dîner vers les 20h et décidons d’aller dans le quartier de Lapa encore une fois. Le vendredi soir est paraît-il bien animé dans ce coin-là. En effet, nous atterrissons dans un bar bondé où la conversation des gens résonne dans toute la pièce. De plus, certains fument sous prétexte que l’endroit est ouvert. Nous ne prenons qu’un verre de vin en hurlant pour essayer de se faire comprendre. Nous trouverons un autre endroit pour dîner. En nous promenant nous tombons par hasard dans une rue où de nombreuses échoppes ambulantes proposent à manger et à boire, le tout au son d’une musique entraînante typiquement brésilienne. Ah, j’aime cette ambiance! La foule se presse dans cette rue, riant, mangeant et buvant dehors à la belle étoile. Je préfère de loin cette atmosphère bon enfant à même la rue, plutôt que de me retrouver dans un restaurant chic, entourée de gens qui se croient supérieurs et en oublient les choses simples de la vie. J’insiste auprès de Max pour manger ici dans la rue et il me suit avec plaisir. Nous dégustons d’excellentes brochettes de viande, accompagnées de semoule et suivies d’un délicieux gâteau de riz. Je suis aux anges ici! J’ai vraiment l’impression de toucher le vrai Rio, sans ressentir d’insécurité, juste en profitant de la bonne humeur des gens, de leur frivolité et de leur passion pour la musique. Aucun touriste n’est visible et les gens me regardent un peu étonnés de me voir ici, mais tous très souriants et bienveillants.
Nous partons ensuite danser dans un club de samba, Max et moi. Alors qu’il est encore assez tôt, la piste de danse est déjà bien occupée et nous nous joignons aux danseurs, essayant quelques pas de samba, ce qui n’a rien d’aisé vu que je n’ai jamais pris de cours. Un groupe de filles brésiliennes s’amuse de mes pathétiques essais et décide de m’apprendre les pas de base. Avec des sourires et de la patience, j’arrive à un résultat satisfaisant. Max est fier de moi! C’est vraiment gentil de la part des Brésiliennes d’avoir pris le temps de m’enseigner quelques rudiments. En tout cas, j’ai transpiré! Cette danse n’est pas de tout repos pour les jambes…
Nous repassons ensuite par la rue animée de tantôt, histoire de prendre un verre de caipirinha accompagné d’un petit gâteau puis nous rentrons nous coucher après cette belle journée bien remplie!
Croisière dans les îles tropicales
25 juin 2009
Réveillés à 7h du matin, nous profitons du copieux petit déjeuner de l’hôtel avant notre départ en excursion. Vers 8h30, le guide vient nous chercher en minibus à l’hôtel puis nous passons prendre d’autres clients dans différents endroits de la ville avant de partir véritablement vers la petite ville de Itacurussa, située à 1h de route à peu près de Rio.
En chemin, Max ne perd pas ses habitudes de guide et discute avec les touristes, parlant anglais avec le couple d’Australiens et espagnol avec le couple venant de Catalogne. Il aime tellement son métier qu’il ne peut pas s’en empêcher même si, cette fois, ce n’est pas lui le guide de l’expédition, il est là en simple touriste. Je me moque gentiment de lui, en lui disant qu’il n’arrive pas à décrocher du travail, même en vacances et nous rions de cette situation cocasse.
Nous arrivons au petit port de Itacurussa, un joli petit village bien éloigné du tumulte de Rio. Le bateau qui nous attend est vraiment beau, nous ne manquerons pas de place à l’intérieur vu que nous sommes seulement un petit groupe aujourd’hui. Tant mieux! Nous partons en direction des multiples îlots que nous apercevons au loin. Encore une fois, me retrouver sur un bateau voguant sur l’océan me procure le plus grand des bonheurs. Peu importe l’excursion, ce que nous allons voir ou pas, je suis déjà aux anges! Je crois que je suis une fille de la mer…
Nous admirons de nombreuses criques cachées au détour d’une petite île ensevelie par la forêt primaire. Le contraste avec la grande ville polluée et tapageuse qu’est Rio est saisissant. Assise sur la poupe du bateau, cheveux au vent en regardant ce paysage idyllique défiler devant moi, je repense à ces derniers jours peu communs, à ces différences flagrantes de chacune de mes découvertes: New-York, d’une part, cette ville où tout est permis, où l’imagination (et peut-être la folie?) des hommes n’a plus de limites et où les gens oublient de vivre en se perdant dans le travail et le pouvoir; Rio, d’autre part, une ville impersonnelle également mais d’un tout autre genre avec une énorme inégalité entre pauvres et riches qui crée de nombreux problèmes sociaux. Et me voilà maintenant en pleine nature, sur un bateau à admirer les îles tropicales brésiliennes. Sans commune mesure, je me sens bien plus à mon aise ici, sur l’eau, à me recharger d’énergie en communiant avec la mer, les arbres, la terre, le vent… Beaucoup de choses envahissent mes pensées depuis quelques jours, le temps d’un changement radical de vie est peut-être en train de se dessiner pour moi. Tous ces voyages et les événements récents me font prendre conscience qu’il serait temps de bouger, de bifurquer sur un autre chemin de vie. C’est encore confus dans mon esprit mais il y a du changement dans l’air pour septembre prochain! A suivre…
Le temps commence à sérieusement se couvrir et une fine pluie vient même troubler le charme des lieux. Pour ma part, je prends ça avec enthousiasme et humour, les paysages sont toujours là et tant que je suis sur le bateau, tout est parfait. Max est d’accord avec moi et nous profitons ensemble de cette belle navigation. Nous entamons même quelques pas de samba sur le pont sous la pluie! Les autres touristes, emmitouflés sous leur pull et leur veste, la mine boudeuse, n’ont pas l’air d’apprécier autant ce changement de météo. Bah, c’est l’hiver ici au brésil, 19°C en plein milieu de la saison hivernale, je trouve ça bien! Ils n’ont jamais vécu l’hiver canadien tous ces gens-là…
Nous amarrons sur une île pour déjeuner. Le buffet est excellent et le pudding à la noix de coco encore plus. Bon, là il pleut vraiment à verse. Nous abandonnons l’idée de nous baigner, non pas à cause de la pluie mais plutôt de la température et nous profitons de ce moment pour discuter et échanger avec les autres convives. La pluie se calmant un peu, nous repartons avec le bateau continuer notre navigation à travers les îles. Nous revenons ensuite au petit port puis reprenons le bus en direction du retour. Fatigués par la journée, nous nous endormons tous durant le trajet. Ce fut une très belle sortie, j’ai beaucoup aimé pour ma part!
Revenus à l’hôtel, nous nous reposons un peu avant d’aller manger dans un petit restaurant à côté de l’hôtel. C’est d’ailleurs là que nous apprenons le décès de Mickaël Jackson, véritable icône mondiale. Bizarrement, ça m’a rendue un peu triste… Nous hésitons à finir la soirée dans un club de musique mais la fatigue aura raison de nous et nous décidons de rentrer à l’hôtel nous coucher.
Réveillés à 7h du matin, nous profitons du copieux petit déjeuner de l’hôtel avant notre départ en excursion. Vers 8h30, le guide vient nous chercher en minibus à l’hôtel puis nous passons prendre d’autres clients dans différents endroits de la ville avant de partir véritablement vers la petite ville de Itacurussa, située à 1h de route à peu près de Rio.
En chemin, Max ne perd pas ses habitudes de guide et discute avec les touristes, parlant anglais avec le couple d’Australiens et espagnol avec le couple venant de Catalogne. Il aime tellement son métier qu’il ne peut pas s’en empêcher même si, cette fois, ce n’est pas lui le guide de l’expédition, il est là en simple touriste. Je me moque gentiment de lui, en lui disant qu’il n’arrive pas à décrocher du travail, même en vacances et nous rions de cette situation cocasse.
Nous arrivons au petit port de Itacurussa, un joli petit village bien éloigné du tumulte de Rio. Le bateau qui nous attend est vraiment beau, nous ne manquerons pas de place à l’intérieur vu que nous sommes seulement un petit groupe aujourd’hui. Tant mieux! Nous partons en direction des multiples îlots que nous apercevons au loin. Encore une fois, me retrouver sur un bateau voguant sur l’océan me procure le plus grand des bonheurs. Peu importe l’excursion, ce que nous allons voir ou pas, je suis déjà aux anges! Je crois que je suis une fille de la mer…
Nous admirons de nombreuses criques cachées au détour d’une petite île ensevelie par la forêt primaire. Le contraste avec la grande ville polluée et tapageuse qu’est Rio est saisissant. Assise sur la poupe du bateau, cheveux au vent en regardant ce paysage idyllique défiler devant moi, je repense à ces derniers jours peu communs, à ces différences flagrantes de chacune de mes découvertes: New-York, d’une part, cette ville où tout est permis, où l’imagination (et peut-être la folie?) des hommes n’a plus de limites et où les gens oublient de vivre en se perdant dans le travail et le pouvoir; Rio, d’autre part, une ville impersonnelle également mais d’un tout autre genre avec une énorme inégalité entre pauvres et riches qui crée de nombreux problèmes sociaux. Et me voilà maintenant en pleine nature, sur un bateau à admirer les îles tropicales brésiliennes. Sans commune mesure, je me sens bien plus à mon aise ici, sur l’eau, à me recharger d’énergie en communiant avec la mer, les arbres, la terre, le vent… Beaucoup de choses envahissent mes pensées depuis quelques jours, le temps d’un changement radical de vie est peut-être en train de se dessiner pour moi. Tous ces voyages et les événements récents me font prendre conscience qu’il serait temps de bouger, de bifurquer sur un autre chemin de vie. C’est encore confus dans mon esprit mais il y a du changement dans l’air pour septembre prochain! A suivre…
Le temps commence à sérieusement se couvrir et une fine pluie vient même troubler le charme des lieux. Pour ma part, je prends ça avec enthousiasme et humour, les paysages sont toujours là et tant que je suis sur le bateau, tout est parfait. Max est d’accord avec moi et nous profitons ensemble de cette belle navigation. Nous entamons même quelques pas de samba sur le pont sous la pluie! Les autres touristes, emmitouflés sous leur pull et leur veste, la mine boudeuse, n’ont pas l’air d’apprécier autant ce changement de météo. Bah, c’est l’hiver ici au brésil, 19°C en plein milieu de la saison hivernale, je trouve ça bien! Ils n’ont jamais vécu l’hiver canadien tous ces gens-là…
Nous amarrons sur une île pour déjeuner. Le buffet est excellent et le pudding à la noix de coco encore plus. Bon, là il pleut vraiment à verse. Nous abandonnons l’idée de nous baigner, non pas à cause de la pluie mais plutôt de la température et nous profitons de ce moment pour discuter et échanger avec les autres convives. La pluie se calmant un peu, nous repartons avec le bateau continuer notre navigation à travers les îles. Nous revenons ensuite au petit port puis reprenons le bus en direction du retour. Fatigués par la journée, nous nous endormons tous durant le trajet. Ce fut une très belle sortie, j’ai beaucoup aimé pour ma part!
Revenus à l’hôtel, nous nous reposons un peu avant d’aller manger dans un petit restaurant à côté de l’hôtel. C’est d’ailleurs là que nous apprenons le décès de Mickaël Jackson, véritable icône mondiale. Bizarrement, ça m’a rendue un peu triste… Nous hésitons à finir la soirée dans un club de musique mais la fatigue aura raison de nous et nous décidons de rentrer à l’hôtel nous coucher.
Retrouvailles, plage et farniente à Rio
24 juin 2009
Partis à 21h30 hier soir d’Atlanta, nous atterrissons sur le sol brésilien à 8h30 du matin. J’ai dormi tout le long du trajet, ce qui est une première pour moi en avion. Comme quoi, avoir été privée de sommeil ces derniers temps, ça a du bon au final…
Je descends donc de l’avion, fraîche et rose après une bonne nuit de sommeil, prête à retrouver Max qui vient me chercher à l’aéroport. Après avoir attendu une demi-heure mon pauvre petit bagage, je retrouve avec joie Max qui m’attend depuis une heure à la sortie du terminal. Nous sommes très heureux de nous retrouver après 3 mois d’absence, des milliers de kilomètres nous séparant.
Max a tout parfaitement organisé et une voiture nous attend à la sortie de l’aéroport pour nous emmener jusqu’à notre hôtel situé entre la plage d’Ipanena et celle de Copacabana, un endroit idéal pour visiter les alentours. Une bonne heure de trajet dans les embouteillages (il est 9h du matin, les gens vont au travail et comme les transports en commun sont quasi inexistants, tout le monde prend sa voiture) nous permet d’admirer un peu cette grande ville de Rio de Janeiro. A première vue, je dirais que la ville n’a pas grand charme: des buildings défraîchis s’élèvent de tout côté, des magasins en manque de rénovation parsèment la ville et la vue des favelas (quartiers les plus pauvres où règne une grande criminalité) n’a rien de réjouissant. Malgré tout, les montagnes qui entourent la ville, les petites criques entourant de superbes îles, la mer à perte de vue, permettent d’apprécier la ville sous un angle différent. Je pense que cette cité peut nous réserver bien des surprises.
Nous finissons par arriver à l’hôtel. Max ne s’est pas moqué de moi, l’hôtel est magnifique avec tout le confort rêvé et même une piscine sur le toit! Après une bonne douche bien appréciée après ces innombrables heures d’avion, nous montons faire un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel. La vue d’ici est impressionnante! La mer d’un côté, les montagnes de l’autre et la ville de Rio s’étendant au milieu telle une toile d’araignée aux multiples ramifications. Le soleil est brûlant, je fais attention à ma peau qui manque de couleur depuis longtemps. La vue de la mer m’attire irrésistiblement, ça fait une éternité, me semble-t-il, que je ne me suis pas baignée dans l’océan. J’entraîne Max à ne pas rester plus longtemps à la piscine mais à profiter de ce que la nature nous offre si généreusement.
Nous partons donc nous promener sur la belle plage d’Ipanena, superbe avec son sable blanc et ses vagues se fracassant à grand bruit sur le rivage. Nous déjeunons sur une petite terrasse en admirant la vue sur la mer et écoutant son bruit si envoûtant. A chaque fois que je revois la mer, j’ai l’impression de me recharger en énergie et je déplore de vivre si loin d’elle au Canada. Après un excellent repas de poisson agrémenté d’un bon dessert à la banane, nous sautons dans la mer, jouant dans les vagues. Quel plaisir infini de retrouver les sensations presque oubliées de batifoler dans l’océan! Les vagues sont plutôt fortes et nous nous faisons entraîner par elles quelquefois jusqu’au rivage. L’eau peut avoir tant de force, c’est incroyable! Beaucoup de surfeurs viennent tenter leur talent ici d’ailleurs.
Nous nous réchauffons sur le sable puis continuons notre promenade sur la plage. Un peu fatigués, nous rentrons à l’hôtel nous reposer et finirons par dormir deux bonnes heures. J’étais fatiguée par l’avion en fin de compte. Ou bien par ces trois derniers jours de folie! Ce soir, nous sortons danser dans un des quartiers bohème de la ville: Lapa, réputé pour ses clubs de samba. Je mets une jolie robe et Max en profite pour m’offrir un superbe collier pour l’accompagner. Ouah!… Il est superbe! Mais on se demande tous les deux si c’est une bonne idée de mettre des bijoux apparents à Rio. De nombreuses personnes ont dit à Max de cacher la chaîne en or qu’il a autour du cou. Les gens sont méfiants ici et une certaine insécurité flotte dans l’air. Je ne suis pas à l’aise avec cette sensation. Malgré tout, nous décidons de faire fi des recommandations, nous ne voyagerons qu’en taxi pour plus de sécurité.
Nous partons nous promener sur la plage de Copacabana cette fois, tout aussi belle que la précédente; même si les immeubles et hôtels la bordant ont un air encore plus défraîchi qu’ailleurs. Nous prenons un caipirinha (cocktail brésilien) sur la plage en admirant le coucher de soleil qui teinte de rose la baie et ses environs. Nous dînons ensuite dans un très bon restaurant une viande absolument succulente, (au diable mon régime végétarien!) agrémenté de bon vin rouge (au diable mon arrêt d’alcool!) et terminant par un café (au diable mon arrêt de café!). Je suis en vacances, une entorse à ma vie de tous les jours ne peut pas me faire de mal!
Nous sautons ensuite dans un taxi, la nuit étant maintenant tombée, pour nous rendre à Lapa dans un des plus beaux clubs de samba de la ville. En effet, avec ses trois étages décorés d’antiquités et ses balcons surplombant la scène où des musiciens font danser la foule, ce club vaut le coup d’œil. Nous dansons un peu, Max et moi, mais la fatigue prend rapidement le dessus et nous finissons par sagement rentrer nous coucher vers 10h30. Demain, Max a réservé une excursion pour les îles tropicales, nous avons intérêt à être en forme!
Partis à 21h30 hier soir d’Atlanta, nous atterrissons sur le sol brésilien à 8h30 du matin. J’ai dormi tout le long du trajet, ce qui est une première pour moi en avion. Comme quoi, avoir été privée de sommeil ces derniers temps, ça a du bon au final…
Je descends donc de l’avion, fraîche et rose après une bonne nuit de sommeil, prête à retrouver Max qui vient me chercher à l’aéroport. Après avoir attendu une demi-heure mon pauvre petit bagage, je retrouve avec joie Max qui m’attend depuis une heure à la sortie du terminal. Nous sommes très heureux de nous retrouver après 3 mois d’absence, des milliers de kilomètres nous séparant.
Max a tout parfaitement organisé et une voiture nous attend à la sortie de l’aéroport pour nous emmener jusqu’à notre hôtel situé entre la plage d’Ipanena et celle de Copacabana, un endroit idéal pour visiter les alentours. Une bonne heure de trajet dans les embouteillages (il est 9h du matin, les gens vont au travail et comme les transports en commun sont quasi inexistants, tout le monde prend sa voiture) nous permet d’admirer un peu cette grande ville de Rio de Janeiro. A première vue, je dirais que la ville n’a pas grand charme: des buildings défraîchis s’élèvent de tout côté, des magasins en manque de rénovation parsèment la ville et la vue des favelas (quartiers les plus pauvres où règne une grande criminalité) n’a rien de réjouissant. Malgré tout, les montagnes qui entourent la ville, les petites criques entourant de superbes îles, la mer à perte de vue, permettent d’apprécier la ville sous un angle différent. Je pense que cette cité peut nous réserver bien des surprises.
Nous finissons par arriver à l’hôtel. Max ne s’est pas moqué de moi, l’hôtel est magnifique avec tout le confort rêvé et même une piscine sur le toit! Après une bonne douche bien appréciée après ces innombrables heures d’avion, nous montons faire un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel. La vue d’ici est impressionnante! La mer d’un côté, les montagnes de l’autre et la ville de Rio s’étendant au milieu telle une toile d’araignée aux multiples ramifications. Le soleil est brûlant, je fais attention à ma peau qui manque de couleur depuis longtemps. La vue de la mer m’attire irrésistiblement, ça fait une éternité, me semble-t-il, que je ne me suis pas baignée dans l’océan. J’entraîne Max à ne pas rester plus longtemps à la piscine mais à profiter de ce que la nature nous offre si généreusement.
Nous partons donc nous promener sur la belle plage d’Ipanena, superbe avec son sable blanc et ses vagues se fracassant à grand bruit sur le rivage. Nous déjeunons sur une petite terrasse en admirant la vue sur la mer et écoutant son bruit si envoûtant. A chaque fois que je revois la mer, j’ai l’impression de me recharger en énergie et je déplore de vivre si loin d’elle au Canada. Après un excellent repas de poisson agrémenté d’un bon dessert à la banane, nous sautons dans la mer, jouant dans les vagues. Quel plaisir infini de retrouver les sensations presque oubliées de batifoler dans l’océan! Les vagues sont plutôt fortes et nous nous faisons entraîner par elles quelquefois jusqu’au rivage. L’eau peut avoir tant de force, c’est incroyable! Beaucoup de surfeurs viennent tenter leur talent ici d’ailleurs.
Nous nous réchauffons sur le sable puis continuons notre promenade sur la plage. Un peu fatigués, nous rentrons à l’hôtel nous reposer et finirons par dormir deux bonnes heures. J’étais fatiguée par l’avion en fin de compte. Ou bien par ces trois derniers jours de folie! Ce soir, nous sortons danser dans un des quartiers bohème de la ville: Lapa, réputé pour ses clubs de samba. Je mets une jolie robe et Max en profite pour m’offrir un superbe collier pour l’accompagner. Ouah!… Il est superbe! Mais on se demande tous les deux si c’est une bonne idée de mettre des bijoux apparents à Rio. De nombreuses personnes ont dit à Max de cacher la chaîne en or qu’il a autour du cou. Les gens sont méfiants ici et une certaine insécurité flotte dans l’air. Je ne suis pas à l’aise avec cette sensation. Malgré tout, nous décidons de faire fi des recommandations, nous ne voyagerons qu’en taxi pour plus de sécurité.
Nous partons nous promener sur la plage de Copacabana cette fois, tout aussi belle que la précédente; même si les immeubles et hôtels la bordant ont un air encore plus défraîchi qu’ailleurs. Nous prenons un caipirinha (cocktail brésilien) sur la plage en admirant le coucher de soleil qui teinte de rose la baie et ses environs. Nous dînons ensuite dans un très bon restaurant une viande absolument succulente, (au diable mon régime végétarien!) agrémenté de bon vin rouge (au diable mon arrêt d’alcool!) et terminant par un café (au diable mon arrêt de café!). Je suis en vacances, une entorse à ma vie de tous les jours ne peut pas me faire de mal!
Nous sautons ensuite dans un taxi, la nuit étant maintenant tombée, pour nous rendre à Lapa dans un des plus beaux clubs de samba de la ville. En effet, avec ses trois étages décorés d’antiquités et ses balcons surplombant la scène où des musiciens font danser la foule, ce club vaut le coup d’œil. Nous dansons un peu, Max et moi, mais la fatigue prend rapidement le dessus et nous finissons par sagement rentrer nous coucher vers 10h30. Demain, Max a réservé une excursion pour les îles tropicales, nous avons intérêt à être en forme!
Voyage, voyage! De New-York au Brésil en passant par Montréal…
23 juin 2009
A peine trois mois après mon retour de Manaus, me voici de nouveau dans l’aéroport de Montréal à destination de Rio de Janeiro cette fois! Ah le Brésil, quand tu nous tiens… Ce pays et ses habitants m’ont littéralement conquise lors de mon dernier voyage et j’ai décidé de revenir pour cinq jours dans cette grande ville de Rio. J’y rejoins Max, mon guide brésilien d’Amazonie, qui a déjà prévu pour moi tout un programme à faire pâlir les agences de tourisme. Etre accompagnée d’un Brésilien qui vous fait découvrir son pays natal, que demander de mieux? Cinq jours, c’est assez court, surtout avec 13 heures d’avion pour arriver jusqu’à Rio, mais bon… Je suis jeune et endurante, j’ai bien envie d’en profiter!
Ceci dit, je n’ai pas vraiment chômé ces derniers jours. Vendredi dernier, je suis partie de Montréal en bus pour aller à la découverte de la belle ville de New-York que je n’avais jamais encore visitée. Je suis partie le matin et après un arrêt à Albany, ville assez morne à première vue (spécialement sa gare routière), je débarque après neuf heures de trajet dans la gare de New-York. Je sors quasiment en plein Time Square, les néons m’aveuglant de toutes parts, le bruit assourdissant des klaxons m’étourdissant, le monde sortant des bureaux (il est 16 h environ) me bousculant gentiment… Je me sens toute petite dans cette énorme métropole aux buildings d’une hauteur vertigineuse. Les yeux écarquillés, la bouche ouverte, j’admire toute la modernité que m’offre cette ville en me demandant comment l’homme a eu l’idée de fabriquer tout ça… Quel est le but du matérialisme et de la modernité? Est-ce vraiment nécessaire?
Un sentiment contrasté m’habite alors… Je suis admirative d’un point de vue artistique et scientifique en me disant que l’homme peut vraiment créer des choses incroyables, mais une autre partie de moi se demande si ces écrans géants, ces néons aux multiples couleurs, ces enseignes démesurées, ces magasins beaucoup trop grands et bruyants, sont vraiment utiles. Le coût en électricité, pollution et stress sensoriel est vraiment élevé.
Je me promène dans la 42th street, le nez en l’air, découvrant cette atmosphère particulière de grande ville moderne axée sur le business. Les gens sont pressés, tous habillés en tailleur ou costume de travail, courant de toutes parts, leur blackberry à l’oreille. Je m’amuse à regarder cette fourmilière en pleine action, c’est étonnant vu de l’extérieur!
Mon estomac commence à crier famine, vu que je n’ai rien mangé depuis ce matin. En effet, les deux arrêts que nous a accordés le bus pour nous restaurer ont été dans des Mc Donald! Et je n’avais vraiment aucune envie de me goinfrer de hamburgers, la vue de mes compagnons de bus s’empiffrant de ces sandwiches gras m’ayant coupé l’appétit. Bienvenue aux Etats-Unis! Je m’arête auprès d’un vendeur ambulant de brochettes et lui commande du poulet. Je l’arrête avant qu’il ne me tartine ma brochette de ketchup et lui refuse son pain dans lequel il voulait enfoncer ma brochette! Une banane achetée à la sauvette et me voici restaurée… Ca va mieux!
Je déambule dans les rues de New-York admirant la Crystal Tower qui se découpe dans le ciel. Son architecture est incroyable! Je ne me lasse pas de parcourir cette ville qui me paraît un peu folle et superficielle tout en étant fascinante et très révélatrice de notre civilisation actuelle poussée à l’extrême. Je me sens privilégiée de me trouver dans cette ville et de pouvoir y sentir son essence et son atmosphère. Depuis le temps que je rêvais de découvrir New-York! Ca y est, j’y suis et j’en prends plein les yeux!
Je pousse ma promenade jusqu’à la 1ère Avenue où se dresse l’édifice de l’ONU. Je rejoins un ami qui y travaille et m’héberge pendant mes deux jours à New-York. Lawrence vient me chercher au pied du building et m’emmène visiter son bureau. Mais il a encore du travail à faire et m’encourage à rejoindre son colocataire qui vient de finir de travailler. Je retrouve donc Matthias, le frère de Marie-Zélie, une amie de Montréal, dans un bar et nous discutons de la vie trépidante de New-York et de voyages devant un verre. Lawrence nous rejoint par la suite et les garçons décident de m’emmener dans un bar à ciel ouvert en haut d’un building, pour admirer la vue sur la ville. Mais au lieu de prendre un banal taxi, nous décidons d’y aller en pousse-pousse! Quelle incroyable course à travers la ville, le véhicule se faufilant au milieu des taxis jaunes, les frôlant parfois de près, entamant des virages serrés nous arrachant des cris, moitié de bonheur et d’excitation, moitié d’inquiétude. Nous sommes serrés tous les trois dans la petite nacelle à rire à gorge déployée, j’ai l’impression que la ville nous appartient cette fois et que nous entrons dans cette atmosphère surréaliste avec entrain, perchés sur notre pousse-pousse à la façon indienne, au milieu de tous ces buildings et de cette modernité tape à l’œil, le tout tiré par un jeune homme pédalant tellement fort pour nous transporter qu’il en fera dérailler son vélo! Quel contraste étonnant, j’adore!
Nous descendons de notre pousse-pousse et rémunérons largement notre chauffeur, éreinté et transpirant, pour son bon service et, là, le temps semble s’arrêter tout d’un coup. Étrangement, nous nous retrouvons tous les trois au milieu d’une large 2 voies en face de la Grand Station, déambulant gaiement en plein milieu de la route sans aucune voiture…Comment est-ce possible qu’aucun véhicule ne passe sur une grande artère de la ville? Cet instant ne dure qu’une dizaine de minutes mais j’ai réellement l’impression que le temps s’est arrêté quelques instants pour nous laisser profiter de l’atmosphère de la ville sans pollution sonore. Encore une fois, j’ai l’impression de me sentir en adéquation avec la ville alors que je me sentais étrangère il y a quelques heures encore. Fascinant… Puis, d’un seul coup, les voitures resurgissent de nulle part et viennent envahir les voies de tous côtés sans discontinuité. Quel étrange phénomène…
Nous montons en haut d’un building où se tient le fameux bar à ciel ouvert avec une vue imprenable sur la ville. Les toits des immeubles de New-York sont plats pour la plupart, ce qui permet d’avoir une visibilité impressionnante sur les environs. Après le cocktail, nous rentrons chez eux poser mes affaires pour ma part et se changer pour eux. Ils ont un bel appartement dans un grand immeuble au début de Brooklyn. Ils troquent leur beau costume-cravate pour une tenue plus confortable et nous voilà repartis retrouver deux amies françaises de Matthias, Caroline et Anne, en visite de la ville également. Après un bon repas, nous passons à la visite de New-York by night avec son lot de bars et d’alcool coulant à flots. Nous rentrons vers 4 heures du matin, Lawrence ayant un peu abusé sur le rhum, nous fera bien rire sur le chemin du retour!
Le lendemain, malgré un temps gris et pluvieux, nous décidons d’aller tout de même visiter la Statue de la Liberté. Au moins, les touristes seront moins nombreux… Matthias et Lawrence n’y sont jamais allés non plus alors qu’ils habitent ici depuis 3 ans. C’est donc l’occasion pour tout le monde. Les filles nous rejoignent également et nous partons en ferry en direction de l’île où se trouve la statue. Malgré la pluie battante qui nous flagelle le visage, nous restons sur le pont découvert pour profiter de la vue (et aussi accompagner Caroline sujette au mal de mer). Heureusement, la pluie s’arrête aussitôt arrivés sur l’île et nous pouvons admirer tout à loisir ce chef d’œuvre de pierre, cadeau de la France aux Etats-Unis! Elle est moins grande que ce que j’imaginais, les films hollywoodiens la montrant toujours comme très importante, mais elle reste très impressionnante tout de même. Nous ne pouvons pas monter dedans, c’est interdit depuis les attentats du 11 septembre. Je suis ravie de voir la statue d’aussi près, c’est longtemps resté un rêve de l’approcher pour moi, même après l’avoir aussi souvent admirée au cinéma à travers un écran. Je me sens de nouveau très privilégiée d’être ici. De plus, grâce à Matthias et à Lawrence, nous les filles ne nous occupons de rien, nous sommes guidées par eux et n’avons plus qu’à nous laisser porter. Que rêver de mieux?
Revenus sur Manhattan, nous promenons dans Wall Street, admirons les spectacles de danses de rue puis finissons notre parcours à Ground Zero où s’élevaient jadis les deux tours jumelles. A la place, un grand bloc vide contraste avec les buildings environnants comme un trou dans le décor. De grandes barrières de travaux nous indiquent que la construction d’un immeuble encore plus haut et à l’architecture impressionnante va s’élever bientôt telle une flèche montrant les cieux. Pour l’instant, rien ne transparaît encore de cette nouvelle construction.
Ereintés par cette visite de la ville et notre retour de soirée tôt dans la matinée, nous restons faire une sieste à l’appartement. Les garçons avaient prêté leur salon cet après-midi à des amies pour qu’elles organisent une vente de sacs, bijoux et savons qu’elles ont fabriqués elles-mêmes. Les festivités battant encore leur plein, je prends un petit bout du lit de Lawrence pour pouvoir me reposer ailleurs que dans le salon où il aurait été difficile de fermer l’œil. Une heure après, je me sens déjà mieux et nous voilà repartis, Matthias, Caro, Anne et moi chez un ami de Matthias qui fait une crémaillère chez lui. Lawrence se repose encore un peu et nous rejoindra plus tard.
L’ami en question, un Français également, a un superbe appartement à côté de Time Square avec une vue hallucinante sur Manhattan. Il doit certainement payer une fortune! La plupart des convives sont français et je suis ravie de discuter avec eux de leur point de vue sur la vie new-yorkaise. Je me rends compte que le travail fait partie intégrante de leur vie, au détriment de leur vie privée parfois. Ils recherchent tous un bon job, bien rémunéré, avec beaucoup de responsabilités et de pouvoir, tout en oubliant peut-être parfois de prendre le temps de respirer. Comment arrivent-ils à supporter des horaires de travail constants tels que 8-20h? Quand prennent-ils le temps de vivre dans ces conditions? Ceci dit, New-York n’est pas la seule ville sous cette emprise, Paris la suit de très près! New-York pourrait me plaire pour y vivre un temps, plonger dans le matérialisme et savoir si je suis capable d’y résister, de ne pas me laisser prendre au jeu de la surconsommation, mais pas au prix de 11h de travail par jour…
Nous montons un moment sur le toit de l’immeuble, ne nous lassant pas d’admirer cette ville si étrange, la fine pluie nous rafraîchissant le visage. Un dernier verre de champagne puis nous partons à une petite dizaine nous trémousser sur la piste de danse d’une boîte de nuit huppée new-yorkaise. Sous l’emprise de l’énergie de la ville, je danse sans voir le temps passer, m’amusant comme une folle sur la piste. Vers 3h30 du matin, mes jambes commencent à se faire douloureuses et les vétérans décident de rentrer, histoire d’être à peu près en forme pour le lendemain.
Lawrence, rentré quelques heures avant nous, nous a laissé de la pizza pour notre retour. Quelle gentille attention! Matthias et moi nous enfilons deux parts de pizza chacun vers 4h du matin afin de dormir le ventre plein. Quelle soirée!
Réveillée vers 9h du matin à cause des bruits de la ville et de ses klaxons, je somnole un peu jusqu’au réveil de mes hôtes. Les filles nous retrouvent à l’appartement, puis nous partons visiter Brooklyn. Ce quartier-ci de la ville me plaît beaucoup avec son côté un peu bohème, les immeubles ne dépassant pas les 4 ou 5 étages. Il me fait penser au quartier Mont Royal à Montréal. C’est beaucoup plus tranquille et paisible qu’au centre ville de New-York! Après un brunch en terrasse au soleil, nous prenons le « Brooklyn Bridge » avec une vue superbe sur Manhattan puis, guidés par Matthias, nous parcourons la ville en passant par Chinatown, La petite Italie, Soho, pour finir devant l’Empire State Building, le plus grand édifice de la ville. Rien que de lever les yeux pour apercevoir le haut de la flèche me donne le vertige. Nous finissons la visite devant un jus d’orange dans un bar à ciel ouvert avec une vue imprenable sur l’Empire State. Quelle belle journée encore une fois! Mais c’est la dernière pour moi, je reprends le bus en soirée pour effectuer le trajet de nuit jusqu’à Montréal où je travaille demain! Oh là… Ca va être dur, je le sens.
Un dernier dîner tous ensemble dans une des meilleures pizzérias de la ville puis je quitte mes amis en direction de la gare routière. Un grand merci à Matthias et Lawrence qui, non seulement m’ont accueillie chaleureusement chez eux mais m’ont également organisé une visite guidée de la ville de jour comme de nuit absolument inoubliable, le tout agrémenté de discussions passionnantes sur le sens de la vie et la recherche du bonheur. A charge de revanche sur Montréal!
Par hasard, je retrouve un collègue de travail dans la gare routière, il rentre également sur Montréal après un week-end chargé sur New-York. Nous ferons donc la route ensemble. A mon grand étonnement, le bus de nuit est beaucoup moins confortable que celui que j’ai pris de jour vendredi, ce qui pour moi manque de logique. Je me retrouve compressée dans des sièges minuscules au niveau de la roue arrière du bus sans suspension. Aïe, la nuit va être rude! Et en effet, elle le fut. Sans compter les trois arrêts au milieu de la nuit, où ils nous forçaient à descendre du bus… Ca coupe un peu le sommeil! Heureusement, ma fatigue accumulée depuis quelques jours a quand même eu raison de moi quelques heures dans la nuit. J’arrive à Montréal vers les 7h du matin et je file directement au bureau, me changeant et me rafraîchissant quelque peu dans les toilettes de la société. Ouf! Heureusement que je suis jeune! Un collègue m’apprend que le bus qui reliait New-York à Montréal juste avant le nôtre a eu un accident sur la route, le bus s’est renversé dans le fossé à cause
d’une défaillance matérielle. Pas de morts mais plusieurs blessés dont certains assez gravement. Je m’estime très chanceuse d’avoir choisi de prendre le bus suivant! Je ne serais peut-être pas au travail ce matin sinon…
Le reste de la journée au bureau se passe bien et j’arrive à tenir sans problème jusqu’au soir où je rentre chez moi préparer mes valises pour mon départ le lendemain pour Rio de Janeiro! Là, je vois que j’ai un peu abusé dans la planification de mes vacances…! Mais bon, je ne vais pas me plaindre! Je n’avais juste pas prévu le manque de sommeil des nuits new-yorkaises dans mon planning. Petit détail…
Et voilà donc comment je me retrouve de nouveau dans l’aéroport de Montréal, un café à la main pour me réveiller un peu et l’excitation de découvrir une nouvelle destination inconnue me procurant comme toujours un petit peu d’adrénaline et d’euphorie chère à mon cœur.
Un premier trajet jusqu’à Atlanta se passe sans encombre. Je commence à connaître cet aéroport depuis quelques mois même si je ne sais rien de la ville en elle-même. Je patiente 3 bonnes heures en transit dans cet aéroport en écoutant une pianiste jouer en live pour les passagers. Je monte ensuite dans l’avion pour Rio, passe devant la business class avec un soupir de nostalgie en pensant à mon dernier voyage où l’on m’avait surclassée, puis je m’installe à ma place en 2ème classe. Ceci dit, je suis à côté de la porte de secours, j’ai de la place pour les jambes! Exténuée, je m’endors quasiment aussitôt et ne vois pas passer les heures de vol qui défilent, étant moi-même en train de voler dans le pays des rêves.
A peine trois mois après mon retour de Manaus, me voici de nouveau dans l’aéroport de Montréal à destination de Rio de Janeiro cette fois! Ah le Brésil, quand tu nous tiens… Ce pays et ses habitants m’ont littéralement conquise lors de mon dernier voyage et j’ai décidé de revenir pour cinq jours dans cette grande ville de Rio. J’y rejoins Max, mon guide brésilien d’Amazonie, qui a déjà prévu pour moi tout un programme à faire pâlir les agences de tourisme. Etre accompagnée d’un Brésilien qui vous fait découvrir son pays natal, que demander de mieux? Cinq jours, c’est assez court, surtout avec 13 heures d’avion pour arriver jusqu’à Rio, mais bon… Je suis jeune et endurante, j’ai bien envie d’en profiter!
Ceci dit, je n’ai pas vraiment chômé ces derniers jours. Vendredi dernier, je suis partie de Montréal en bus pour aller à la découverte de la belle ville de New-York que je n’avais jamais encore visitée. Je suis partie le matin et après un arrêt à Albany, ville assez morne à première vue (spécialement sa gare routière), je débarque après neuf heures de trajet dans la gare de New-York. Je sors quasiment en plein Time Square, les néons m’aveuglant de toutes parts, le bruit assourdissant des klaxons m’étourdissant, le monde sortant des bureaux (il est 16 h environ) me bousculant gentiment… Je me sens toute petite dans cette énorme métropole aux buildings d’une hauteur vertigineuse. Les yeux écarquillés, la bouche ouverte, j’admire toute la modernité que m’offre cette ville en me demandant comment l’homme a eu l’idée de fabriquer tout ça… Quel est le but du matérialisme et de la modernité? Est-ce vraiment nécessaire?
Un sentiment contrasté m’habite alors… Je suis admirative d’un point de vue artistique et scientifique en me disant que l’homme peut vraiment créer des choses incroyables, mais une autre partie de moi se demande si ces écrans géants, ces néons aux multiples couleurs, ces enseignes démesurées, ces magasins beaucoup trop grands et bruyants, sont vraiment utiles. Le coût en électricité, pollution et stress sensoriel est vraiment élevé.
Je me promène dans la 42th street, le nez en l’air, découvrant cette atmosphère particulière de grande ville moderne axée sur le business. Les gens sont pressés, tous habillés en tailleur ou costume de travail, courant de toutes parts, leur blackberry à l’oreille. Je m’amuse à regarder cette fourmilière en pleine action, c’est étonnant vu de l’extérieur!
Mon estomac commence à crier famine, vu que je n’ai rien mangé depuis ce matin. En effet, les deux arrêts que nous a accordés le bus pour nous restaurer ont été dans des Mc Donald! Et je n’avais vraiment aucune envie de me goinfrer de hamburgers, la vue de mes compagnons de bus s’empiffrant de ces sandwiches gras m’ayant coupé l’appétit. Bienvenue aux Etats-Unis! Je m’arête auprès d’un vendeur ambulant de brochettes et lui commande du poulet. Je l’arrête avant qu’il ne me tartine ma brochette de ketchup et lui refuse son pain dans lequel il voulait enfoncer ma brochette! Une banane achetée à la sauvette et me voici restaurée… Ca va mieux!
Je déambule dans les rues de New-York admirant la Crystal Tower qui se découpe dans le ciel. Son architecture est incroyable! Je ne me lasse pas de parcourir cette ville qui me paraît un peu folle et superficielle tout en étant fascinante et très révélatrice de notre civilisation actuelle poussée à l’extrême. Je me sens privilégiée de me trouver dans cette ville et de pouvoir y sentir son essence et son atmosphère. Depuis le temps que je rêvais de découvrir New-York! Ca y est, j’y suis et j’en prends plein les yeux!
Je pousse ma promenade jusqu’à la 1ère Avenue où se dresse l’édifice de l’ONU. Je rejoins un ami qui y travaille et m’héberge pendant mes deux jours à New-York. Lawrence vient me chercher au pied du building et m’emmène visiter son bureau. Mais il a encore du travail à faire et m’encourage à rejoindre son colocataire qui vient de finir de travailler. Je retrouve donc Matthias, le frère de Marie-Zélie, une amie de Montréal, dans un bar et nous discutons de la vie trépidante de New-York et de voyages devant un verre. Lawrence nous rejoint par la suite et les garçons décident de m’emmener dans un bar à ciel ouvert en haut d’un building, pour admirer la vue sur la ville. Mais au lieu de prendre un banal taxi, nous décidons d’y aller en pousse-pousse! Quelle incroyable course à travers la ville, le véhicule se faufilant au milieu des taxis jaunes, les frôlant parfois de près, entamant des virages serrés nous arrachant des cris, moitié de bonheur et d’excitation, moitié d’inquiétude. Nous sommes serrés tous les trois dans la petite nacelle à rire à gorge déployée, j’ai l’impression que la ville nous appartient cette fois et que nous entrons dans cette atmosphère surréaliste avec entrain, perchés sur notre pousse-pousse à la façon indienne, au milieu de tous ces buildings et de cette modernité tape à l’œil, le tout tiré par un jeune homme pédalant tellement fort pour nous transporter qu’il en fera dérailler son vélo! Quel contraste étonnant, j’adore!
Nous descendons de notre pousse-pousse et rémunérons largement notre chauffeur, éreinté et transpirant, pour son bon service et, là, le temps semble s’arrêter tout d’un coup. Étrangement, nous nous retrouvons tous les trois au milieu d’une large 2 voies en face de la Grand Station, déambulant gaiement en plein milieu de la route sans aucune voiture…Comment est-ce possible qu’aucun véhicule ne passe sur une grande artère de la ville? Cet instant ne dure qu’une dizaine de minutes mais j’ai réellement l’impression que le temps s’est arrêté quelques instants pour nous laisser profiter de l’atmosphère de la ville sans pollution sonore. Encore une fois, j’ai l’impression de me sentir en adéquation avec la ville alors que je me sentais étrangère il y a quelques heures encore. Fascinant… Puis, d’un seul coup, les voitures resurgissent de nulle part et viennent envahir les voies de tous côtés sans discontinuité. Quel étrange phénomène…
Nous montons en haut d’un building où se tient le fameux bar à ciel ouvert avec une vue imprenable sur la ville. Les toits des immeubles de New-York sont plats pour la plupart, ce qui permet d’avoir une visibilité impressionnante sur les environs. Après le cocktail, nous rentrons chez eux poser mes affaires pour ma part et se changer pour eux. Ils ont un bel appartement dans un grand immeuble au début de Brooklyn. Ils troquent leur beau costume-cravate pour une tenue plus confortable et nous voilà repartis retrouver deux amies françaises de Matthias, Caroline et Anne, en visite de la ville également. Après un bon repas, nous passons à la visite de New-York by night avec son lot de bars et d’alcool coulant à flots. Nous rentrons vers 4 heures du matin, Lawrence ayant un peu abusé sur le rhum, nous fera bien rire sur le chemin du retour!
Le lendemain, malgré un temps gris et pluvieux, nous décidons d’aller tout de même visiter la Statue de la Liberté. Au moins, les touristes seront moins nombreux… Matthias et Lawrence n’y sont jamais allés non plus alors qu’ils habitent ici depuis 3 ans. C’est donc l’occasion pour tout le monde. Les filles nous rejoignent également et nous partons en ferry en direction de l’île où se trouve la statue. Malgré la pluie battante qui nous flagelle le visage, nous restons sur le pont découvert pour profiter de la vue (et aussi accompagner Caroline sujette au mal de mer). Heureusement, la pluie s’arrête aussitôt arrivés sur l’île et nous pouvons admirer tout à loisir ce chef d’œuvre de pierre, cadeau de la France aux Etats-Unis! Elle est moins grande que ce que j’imaginais, les films hollywoodiens la montrant toujours comme très importante, mais elle reste très impressionnante tout de même. Nous ne pouvons pas monter dedans, c’est interdit depuis les attentats du 11 septembre. Je suis ravie de voir la statue d’aussi près, c’est longtemps resté un rêve de l’approcher pour moi, même après l’avoir aussi souvent admirée au cinéma à travers un écran. Je me sens de nouveau très privilégiée d’être ici. De plus, grâce à Matthias et à Lawrence, nous les filles ne nous occupons de rien, nous sommes guidées par eux et n’avons plus qu’à nous laisser porter. Que rêver de mieux?
Revenus sur Manhattan, nous promenons dans Wall Street, admirons les spectacles de danses de rue puis finissons notre parcours à Ground Zero où s’élevaient jadis les deux tours jumelles. A la place, un grand bloc vide contraste avec les buildings environnants comme un trou dans le décor. De grandes barrières de travaux nous indiquent que la construction d’un immeuble encore plus haut et à l’architecture impressionnante va s’élever bientôt telle une flèche montrant les cieux. Pour l’instant, rien ne transparaît encore de cette nouvelle construction.
Ereintés par cette visite de la ville et notre retour de soirée tôt dans la matinée, nous restons faire une sieste à l’appartement. Les garçons avaient prêté leur salon cet après-midi à des amies pour qu’elles organisent une vente de sacs, bijoux et savons qu’elles ont fabriqués elles-mêmes. Les festivités battant encore leur plein, je prends un petit bout du lit de Lawrence pour pouvoir me reposer ailleurs que dans le salon où il aurait été difficile de fermer l’œil. Une heure après, je me sens déjà mieux et nous voilà repartis, Matthias, Caro, Anne et moi chez un ami de Matthias qui fait une crémaillère chez lui. Lawrence se repose encore un peu et nous rejoindra plus tard.
L’ami en question, un Français également, a un superbe appartement à côté de Time Square avec une vue hallucinante sur Manhattan. Il doit certainement payer une fortune! La plupart des convives sont français et je suis ravie de discuter avec eux de leur point de vue sur la vie new-yorkaise. Je me rends compte que le travail fait partie intégrante de leur vie, au détriment de leur vie privée parfois. Ils recherchent tous un bon job, bien rémunéré, avec beaucoup de responsabilités et de pouvoir, tout en oubliant peut-être parfois de prendre le temps de respirer. Comment arrivent-ils à supporter des horaires de travail constants tels que 8-20h? Quand prennent-ils le temps de vivre dans ces conditions? Ceci dit, New-York n’est pas la seule ville sous cette emprise, Paris la suit de très près! New-York pourrait me plaire pour y vivre un temps, plonger dans le matérialisme et savoir si je suis capable d’y résister, de ne pas me laisser prendre au jeu de la surconsommation, mais pas au prix de 11h de travail par jour…
Nous montons un moment sur le toit de l’immeuble, ne nous lassant pas d’admirer cette ville si étrange, la fine pluie nous rafraîchissant le visage. Un dernier verre de champagne puis nous partons à une petite dizaine nous trémousser sur la piste de danse d’une boîte de nuit huppée new-yorkaise. Sous l’emprise de l’énergie de la ville, je danse sans voir le temps passer, m’amusant comme une folle sur la piste. Vers 3h30 du matin, mes jambes commencent à se faire douloureuses et les vétérans décident de rentrer, histoire d’être à peu près en forme pour le lendemain.
Lawrence, rentré quelques heures avant nous, nous a laissé de la pizza pour notre retour. Quelle gentille attention! Matthias et moi nous enfilons deux parts de pizza chacun vers 4h du matin afin de dormir le ventre plein. Quelle soirée!
Réveillée vers 9h du matin à cause des bruits de la ville et de ses klaxons, je somnole un peu jusqu’au réveil de mes hôtes. Les filles nous retrouvent à l’appartement, puis nous partons visiter Brooklyn. Ce quartier-ci de la ville me plaît beaucoup avec son côté un peu bohème, les immeubles ne dépassant pas les 4 ou 5 étages. Il me fait penser au quartier Mont Royal à Montréal. C’est beaucoup plus tranquille et paisible qu’au centre ville de New-York! Après un brunch en terrasse au soleil, nous prenons le « Brooklyn Bridge » avec une vue superbe sur Manhattan puis, guidés par Matthias, nous parcourons la ville en passant par Chinatown, La petite Italie, Soho, pour finir devant l’Empire State Building, le plus grand édifice de la ville. Rien que de lever les yeux pour apercevoir le haut de la flèche me donne le vertige. Nous finissons la visite devant un jus d’orange dans un bar à ciel ouvert avec une vue imprenable sur l’Empire State. Quelle belle journée encore une fois! Mais c’est la dernière pour moi, je reprends le bus en soirée pour effectuer le trajet de nuit jusqu’à Montréal où je travaille demain! Oh là… Ca va être dur, je le sens.
Un dernier dîner tous ensemble dans une des meilleures pizzérias de la ville puis je quitte mes amis en direction de la gare routière. Un grand merci à Matthias et Lawrence qui, non seulement m’ont accueillie chaleureusement chez eux mais m’ont également organisé une visite guidée de la ville de jour comme de nuit absolument inoubliable, le tout agrémenté de discussions passionnantes sur le sens de la vie et la recherche du bonheur. A charge de revanche sur Montréal!
Par hasard, je retrouve un collègue de travail dans la gare routière, il rentre également sur Montréal après un week-end chargé sur New-York. Nous ferons donc la route ensemble. A mon grand étonnement, le bus de nuit est beaucoup moins confortable que celui que j’ai pris de jour vendredi, ce qui pour moi manque de logique. Je me retrouve compressée dans des sièges minuscules au niveau de la roue arrière du bus sans suspension. Aïe, la nuit va être rude! Et en effet, elle le fut. Sans compter les trois arrêts au milieu de la nuit, où ils nous forçaient à descendre du bus… Ca coupe un peu le sommeil! Heureusement, ma fatigue accumulée depuis quelques jours a quand même eu raison de moi quelques heures dans la nuit. J’arrive à Montréal vers les 7h du matin et je file directement au bureau, me changeant et me rafraîchissant quelque peu dans les toilettes de la société. Ouf! Heureusement que je suis jeune! Un collègue m’apprend que le bus qui reliait New-York à Montréal juste avant le nôtre a eu un accident sur la route, le bus s’est renversé dans le fossé à cause
d’une défaillance matérielle. Pas de morts mais plusieurs blessés dont certains assez gravement. Je m’estime très chanceuse d’avoir choisi de prendre le bus suivant! Je ne serais peut-être pas au travail ce matin sinon…
Le reste de la journée au bureau se passe bien et j’arrive à tenir sans problème jusqu’au soir où je rentre chez moi préparer mes valises pour mon départ le lendemain pour Rio de Janeiro! Là, je vois que j’ai un peu abusé dans la planification de mes vacances…! Mais bon, je ne vais pas me plaindre! Je n’avais juste pas prévu le manque de sommeil des nuits new-yorkaises dans mon planning. Petit détail…
Et voilà donc comment je me retrouve de nouveau dans l’aéroport de Montréal, un café à la main pour me réveiller un peu et l’excitation de découvrir une nouvelle destination inconnue me procurant comme toujours un petit peu d’adrénaline et d’euphorie chère à mon cœur.
Un premier trajet jusqu’à Atlanta se passe sans encombre. Je commence à connaître cet aéroport depuis quelques mois même si je ne sais rien de la ville en elle-même. Je patiente 3 bonnes heures en transit dans cet aéroport en écoutant une pianiste jouer en live pour les passagers. Je monte ensuite dans l’avion pour Rio, passe devant la business class avec un soupir de nostalgie en pensant à mon dernier voyage où l’on m’avait surclassée, puis je m’installe à ma place en 2ème classe. Ceci dit, je suis à côté de la porte de secours, j’ai de la place pour les jambes! Exténuée, je m’endors quasiment aussitôt et ne vois pas passer les heures de vol qui défilent, étant moi-même en train de voler dans le pays des rêves.
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