Retrouvailles, plage et farniente à Rio

24 juin 2009

Partis à 21h30 hier soir d’Atlanta, nous atterrissons sur le sol brésilien à 8h30 du matin. J’ai dormi tout le long du trajet, ce qui est une première pour moi en avion. Comme quoi, avoir été privée de sommeil ces derniers temps, ça a du bon au final…

Je descends donc de l’avion, fraîche et rose après une bonne nuit de sommeil, prête à retrouver Max qui vient me chercher à l’aéroport. Après avoir attendu une demi-heure mon pauvre petit bagage, je retrouve avec joie Max qui m’attend depuis une heure à la sortie du terminal. Nous sommes très heureux de nous retrouver après 3 mois d’absence, des milliers de kilomètres nous séparant.

Max a tout parfaitement organisé et une voiture nous attend à la sortie de l’aéroport pour nous emmener jusqu’à notre hôtel situé entre la plage d’Ipanena et celle de Copacabana, un endroit idéal pour visiter les alentours. Une bonne heure de trajet dans les embouteillages (il est 9h du matin, les gens vont au travail et comme les transports en commun sont quasi inexistants, tout le monde prend sa voiture) nous permet d’admirer un peu cette grande ville de Rio de Janeiro. A première vue, je dirais que la ville n’a pas grand charme: des buildings défraîchis s’élèvent de tout côté, des magasins en manque de rénovation parsèment la ville et la vue des favelas (quartiers les plus pauvres où règne une grande criminalité) n’a rien de réjouissant. Malgré tout, les montagnes qui entourent la ville, les petites criques entourant de superbes îles, la mer à perte de vue, permettent d’apprécier la ville sous un angle différent. Je pense que cette cité peut nous réserver bien des surprises.

Nous finissons par arriver à l’hôtel. Max ne s’est pas moqué de moi, l’hôtel est magnifique avec tout le confort rêvé et même une piscine sur le toit! Après une bonne douche bien appréciée après ces innombrables heures d’avion, nous montons faire un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel. La vue d’ici est impressionnante! La mer d’un côté, les montagnes de l’autre et la ville de Rio s’étendant au milieu telle une toile d’araignée aux multiples ramifications. Le soleil est brûlant, je fais attention à ma peau qui manque de couleur depuis longtemps. La vue de la mer m’attire irrésistiblement, ça fait une éternité, me semble-t-il, que je ne me suis pas baignée dans l’océan. J’entraîne Max à ne pas rester plus longtemps à la piscine mais à profiter de ce que la nature nous offre si généreusement.

Nous partons donc nous promener sur la belle plage d’Ipanena, superbe avec son sable blanc et ses vagues se fracassant à grand bruit sur le rivage. Nous déjeunons sur une petite terrasse en admirant la vue sur la mer et écoutant son bruit si envoûtant. A chaque fois que je revois la mer, j’ai l’impression de me recharger en énergie et je déplore de vivre si loin d’elle au Canada. Après un excellent repas de poisson agrémenté d’un bon dessert à la banane, nous sautons dans la mer, jouant dans les vagues. Quel plaisir infini de retrouver les sensations presque oubliées de batifoler dans l’océan! Les vagues sont plutôt fortes et nous nous faisons entraîner par elles quelquefois jusqu’au rivage. L’eau peut avoir tant de force, c’est incroyable! Beaucoup de surfeurs viennent tenter leur talent ici d’ailleurs.

Nous nous réchauffons sur le sable puis continuons notre promenade sur la plage. Un peu fatigués, nous rentrons à l’hôtel nous reposer et finirons par dormir deux bonnes heures. J’étais fatiguée par l’avion en fin de compte. Ou bien par ces trois derniers jours de folie! Ce soir, nous sortons danser dans un des quartiers bohème de la ville: Lapa, réputé pour ses clubs de samba. Je mets une jolie robe et Max en profite pour m’offrir un superbe collier pour l’accompagner. Ouah!… Il est superbe! Mais on se demande tous les deux si c’est une bonne idée de mettre des bijoux apparents à Rio. De nombreuses personnes ont dit à Max de cacher la chaîne en or qu’il a autour du cou. Les gens sont méfiants ici et une certaine insécurité flotte dans l’air. Je ne suis pas à l’aise avec cette sensation. Malgré tout, nous décidons de faire fi des recommandations, nous ne voyagerons qu’en taxi pour plus de sécurité.

Nous partons nous promener sur la plage de Copacabana cette fois, tout aussi belle que la précédente; même si les immeubles et hôtels la bordant ont un air encore plus défraîchi qu’ailleurs. Nous prenons un caipirinha (cocktail brésilien) sur la plage en admirant le coucher de soleil qui teinte de rose la baie et ses environs. Nous dînons ensuite dans un très bon restaurant une viande absolument succulente, (au diable mon régime végétarien!) agrémenté de bon vin rouge (au diable mon arrêt d’alcool!) et terminant par un café (au diable mon arrêt de café!). Je suis en vacances, une entorse à ma vie de tous les jours ne peut pas me faire de mal!

Nous sautons ensuite dans un taxi, la nuit étant maintenant tombée, pour nous rendre à Lapa dans un des plus beaux clubs de samba de la ville. En effet, avec ses trois étages décorés d’antiquités et ses balcons surplombant la scène où des musiciens font danser la foule, ce club vaut le coup d’œil. Nous dansons un peu, Max et moi, mais la fatigue prend rapidement le dessus et nous finissons par sagement rentrer nous coucher vers 10h30. Demain, Max a réservé une excursion pour les îles tropicales, nous avons intérêt à être en forme!

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