Le 27 décembre 2012
Les fêtes en famille se sont très agréablement passées, c’est
toujours un tel plaisir de se retrouver tous ensemble mes parents, ma sœur et
son mari, ma grand-mère et moi. La fête a juste été un peu gâchée pour moi à
cause d’un terrible lumbago qui m’a clouée au lit durant plusieurs jours. Entre
mon genou et mon dos, je commence sérieusement à saturer ! Heureusement
que mes parents m’ont bien soigné à raison de massages du baume du tigre et d’antidouleurs.
Quelle vie ! On dirait que j’ai 70 ans…
Florian m’a rejoint hier à Rouen où il a fait connaissance
avec Mabéjo qu’il n’avait pas encore rencontrée, mais a raté ma sœur et Cédric,
repartis le matin tôt pour Nancy. Je lui ai fait visiter un peu ma ville natale
et j’ai pu tenter la solidité de mes articulations en même temps : ça a l’air
de tenir ! Du coup, nous voilà partis, Florian et moi ce matin en train
jusqu’à Paris, puis en taxi jusqu’à Orly, mon homme portant nos deux gros sacs
à dos tandis que j’essaie de suivre tant bien que mal, clopinant avec ma
béquille. Toutefois, tout se passe bien et nous voilà dans le salon VIP d’Air France,
privilège accordé à Florian grâce à ces nombreux vols pour le travail qui lui
valent une carte Gold. La grande classe ! C’est la première fois que j’y
mets un pied et j’avoue que j’apprécie ! Café, croissant et pains au
chocolat à volonté, confortablement installés dans des fauteuils moelleux, dans
un calme olympien… Quelle chance !
Nous embarquons dans l’avion à heure dite et le vol, bien qu’assez
log, se déroule sans encombre jusqu’à notre destination finale de
Pointe-à-Pitre. Mon genou et mon dos m’ont laissée tranquille durant ce voyage
de plus de huit heures, je leur en suis très reconnaissante !
Nous sortons à peine de l’avion et une chaleur moite nous colle
immédiatement à la peau, une chaleur des Tropiques, des Caraïbes… j’adore !
Les bagages récupérés après une bonne heure d’attente (on est dans les
Tropiques, il va falloir réapprendre la patience), nous sortons chercher un
taxi. LE premier nous fait monter pour nous en virer 2 minutes plus tard parce
qu’on négociait le prix de la course, ce qui visiblement ne lui plaisait pas…
Sauf que son compteur bizarrement était en panne ! Sympa de nous faire
tout décharger du taxi alors que je me traine en béquille et que Florian se
tape tous les sacs à porter ! Le deuxième taxi nous annonce un prix
similaire, nous ne discutons plus, n’ayant pas envie de nous faire virer une
seconde fois ! Sympa l’accueil des Guadeloupéens !
Nous traversons la ville de Pointe-à-Pitre sans grand émerveillement,
la ville nous parait terne te moche… Arrivés à l’hôtel qui lui est tout à fait
correct et à l’avantage de se situer près du port maritime, une facilité pour
notre départ à l’aube demain pour la Dominique. La tenancière nous accueille en
riant et en se moquant de nous ouvertement mais gentiment, ce qui nous fera
soupçonner qu’elle ait un peu abusé du punch planteur avant notre arrivée.
Après avoir troqué nos pulls et jeans contre des vêtements
plus légers et appropriés, nous partons visiter la ville de Pointe-à-Pitre à
pieds. Il est 18h passé et nous ne trouvons pas un restaurant d’ouvert à note
grand étonnement. Tous les stores sont baissés, même sur la place centrale.
Mais que se passe-t-il ? Avons-nous raté un jour férié ? Une tempête
qui s’annonce ? Non, tout semble normal hormis le fait qu’il n’y ait pas
un chat dehors…
Nous tombons par hasard sur un petit bar/restaurant d’ouvert
où les quelques touristes existant dans cette ville s’y pressent. Je goûte un
ti-Punch, spécialité locale TRES alcoolisée, ainsi qu’une assiette d’accras de
morue. Florian sera plus sage et se content d’une bière locale. Finalement,
nous continuerons avec un ragoût de porc, l’endroit nous paraissant sympathique
ainsi que les tenanciers qui nous inviteront même à continuer la soirée à la
Marina, invitation que nous déclinerons, nous nous levons tôt demain pour
prendre le bateau et le décalage horaire risque de nous prendre par surprise ce
soir !
Nous rentrons donc sagement à l’hôtel après notre repas vers
19h30 croisant des prêtres et des prostitués dans la rue. Drôle d’endroit !
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