Anniversaire de Flo dans le Montana !

17 aout 2016

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Florian ! Je pense à le lui souhaiter dès le réveil et c’est un exploit étant donné que le réveil sonne à 6h du matin… Nous voulons avoir le camping de « Many Glaciers » qui est apparemment pris d’assaut dès le début de matinée ! Nous donnons juste le biberon à Ambre, l’habillons ainsi que nous-mêmes, puis partons en direction de « Many Glaciers » sans prendre le petit-déjeuner. Nous le prendrons au camping quand nous aurons sécurisé notre place !

Le soleil se lève à peine et envoie ses plus belles couleurs rougeoyantes sur les montagnes environnantes. Une brume matinale apparait sur les prairies et se reflète dans les lacs qui se réveillent à peine. Ca vaut le coup de se lever tôt des fois ! Nous arrivons au camping voulu peu après 7h et voyons déjà une file d’attente impressionnante de véhicules qui font la queue pour le camping. Ouf !!! On ne va pas poireauter là durant des heures que les occupants se réveillent, prennent leur petit-déj et décident de partir ? Tant pis pour ce camping, c’est trop compliqué, on abandonne… On se gare sur le parking, devant le sentier de randonnée que nous souhaitons faire aujourd’hui, puis prenons enfin notre petit-déjeuner. Le ventre plein, nous entamons notre randonnée sous un beau soleil. Une brume fantasmagorique s’avance vers nous, telle une gigantesque vague passant par-dessus les cimes des crêtes, semblant déferler sur nous à toute allure. C’est digne d’un film de science-fiction ce phénomène ! En tous cas, je trouve ça incroyablement beau…

Nous ne sommes pas nombreux sur le chemin de randonnée et c’est tant mieux. Il faut dire qu’il est tôt aussi. Nous admirons les glaciers au loin, les fleurs disséminées un peu partout, des cascades posées à des endroits photogéniques. On se croirait dans un décor de cinéma tellement tout est parfait ! Nous avançons à une bonne cadence, sûrement bien entrainés par nos randonnées de ces dernières semaines et arrivons beaucoup plus vite que prévu au « lac aux icebergs » qui porte bien son nom car en effet, des blocs de glace flottent à la surface de ce beau lac encaissé dans un beau cirque de montagnes. Que c’est majestueux ! On fait une pause ici et sortons Ambre, qui se réveille à peine, de son siège, mais ne restons pas longtemps car il fait froid, le lac est gelé et Ambre n’a qu’une idée en tête : plonger dans le lac ! Il faut la retenir par le fond de la culotte et franchement, c’est fatigant. Nous rebrousserons donc chemin et ferons une halte pour déjeuner près d’une rivière (moins gelée) et avec plus de place pour que la petite puisse gambader sans risquer de tomber dans l’eau. Nous nous bagarrons avec des marmottes qui veulent nous piquer notre repas (elles ne sont pas farouches ici) sous les grands yeux mi-amusés, mi-inquiets d’Ambre qui regarde ces bestioles avec grand intérêt (mais sans sortir des bras de Maman non plus…)

Nous rebroussons chemin et ne croisons absolument personne sur ce sentier, ce que nous trouvons étrange. Puis, au détour d’un virage, nous croisons une Ranger, sa bombe anti-ours dégainée, et qui nous annonce qu’ils viennent de fermer ce sentier pour cause d’ours. Il faut absolument prendre le chemin du retour (ce qu’on était en train de faire de toute façon) et qu’il faut crier fort et avoir la main sur sa bombe anti-ours à tout moment. Bon… Ambre, on compte sur toi pour nous aider à faire du bruit. C'est donc en chantant et en sifflant que nous rentrons au bercail, d’un bon pas, sans trainer… Voilà pourquoi nous ne croisions plus personne depuis des lustres sur ce chemin ! Ah quelle aventure ! Nous ne verrons pas d’ours heureusement, mais nous avons fait une très belle balade ! Ce lac aux icebergs était d’une beauté magique et surprenante !

Etant donné qu’il n’est que 13h30 et que nous n’avons pas de camping pour ce soir, nous décidons de commencer la longue route qui nous amène à Yellowstone. Nous devions partir seulement demain normalement, mais bon… Etant donné qu’il y a plus de 7 heures de route, autant commencer aujourd’hui et le faire en 2 étapes ! Nous voici donc partis pour traverser le Montana, état plutôt vide et désertique, il faut bien le dire. Nous quittons vite les montagnes pour arriver dans des plaines à perte de vue où des vaches paissent dans des pâturages de blé. Tout est jaune et plat… Et la route est toute droite… Bref, je ne tarde pas à m’endormir, Ambre aussi. Il n’y a que Flo qui veille (heureusement c’est lui qui conduit), mais je trouve que la route est vraiment soporifique.

Nous cherchons à traverser une grosse ville afin de trouver un Walmart où équivalent qui nous permette de nous regarnir en petits-pots bébé qui nous font cruellement défaut, mais nous ne croisons que des villages de Far-West où je ne serais pas étonnée de voir un saloon et des cow-boys en sortir. On voit également des grands portails de ranch un peu partout, on se croirait vraiment dans un western des années 70 ! Nous traversons également un village d’Indiens « les Black Foot » qui nous apparait bien déprimant. Des petites maisons en taule sont entassées les unes sur les autres et de vieilles carcasses de voitures s’entassent dans leur jardin. On dirait un bidonville mal entretenu… Leur vie doit être bien spéciale…

Les champs font petit à petit place à des rochers, puis à des collines. Nous arrivons près d’Helena, la capitale du Montana. Si on ne trouve pas un grand magasin ici, on est définitivement perdus ! Ambre a dormi de 15h à 17h sans pause biberon, il est urgent de s’arrêter pour lui en donner un. On arrive donc dans un petit camping près d’Helena qui ne paie pas de mine, mais qui a le mérite d’être fonctionnel avec de l’électricité et des douches, ce qu’on n’a pas eu depuis longtemps. On nous annonce qu’on prend la dernière place… Mais que viennent faire les campeurs ici ? Il n’y a rien à faire dans le coin… En tous cas, on parait vraiment minus avec notre van en comparaison des bus qui se trouvent sur ce camping. Il y en a même qui s’ouvrent sur les côtés en accordéon pour gagner de la place ! Ils doivent vraiment avoir tout le confort là-dedans. Nous à côté, on fait vraiment nains…
On prend chacun et chacune une bonne douche (même Ambre qui déteste ça), on fait un peu de lessive, puis en route pour trouver un restaurant afin de fêter l’anniversaire de Flo quand même ! Sur les conseils du camping, on trouve un restaurant de viande plutôt familial (ce qui nous va très bien avec Ambre). On apporte même une chaise haute pour la puce, c’est la grande classe ! Elle sera sage comme une image avec des crayons de couleur qu’elle balancera par terre plutôt que dessiner avec, mais au moins ça l’occupe ! Notre viande est correcte, sans grande finesse, mais on ne s’y attend plus ici. On est vraiment parmi la population locale, sans touriste, mais juste avec de vrais Américains du Montana, dans l’une des régions les plus isolées et vides du pays. C’est drôle comme on se sent dépaysés dans un pays qui parait pourtant proche du nôtre. Je ferai grâce à Flo de ne pas dire au serveur que c’est son anniversaire afin qu’il n’ait pas le droit à la chanson traditionnelle qu’ils ont l’air de chanter toutes les demi-heures à des gamins différents, puis on remonte dans notre van direction le camping afin de coucher tout le monde !

Belle randonnée au col Logan

16 aout 2016

Nous émergeons tous vers 8h passées ce matin, c’est la grasse matinée pour tout le monde ! Il faut dire que ce camping est ultra calme. Du coup, nous ne sommes pas prêts très tôt pour la randonné prévue aujourd’hui ! Nous nous pointons à 10h passées à l’arrêt de bus afin qu’il nous dépose au col Logan, un très bel endroit au milieu de la « Going-to-the-Sun Road ». Le bus est quasiment vide, c’est parfait ! Une fois arrivés là-bas, nous entamons notre randonnée sur un joli sentier à flanc de montagne qui nous permet d’avoir une vue complète sur les montagnes environnantes, sur les cascades jaillissant des glaciers et sur les sapins à perte de vue. Le sentier est plutôt facile, mais assez long. En plus, il y a du monde et il faut faire attention car le sentier est étroit et vertigineux car il y a du vide à notre gauche. Nous sommes en bordure d’un ravin en fait. Sujets au vertige, s’abstenir ici !
Nous croisons également des chèvres sauvages de montagne (elles ne sont pas très belles) et arrivons vite en queue d’un troupeau de touristes qui marchent à la queue leu leu et qu’il est impossible de doubler sans tomber dans le ravin… Nous prenons donc notre mal en patience et suivons ces randonneurs (trop lents pour nous), en admirant leurs chevilles… Ca nous gâche un peu le paysage ! Heureusement, ils finissent par s’arrêter pour déjeuner et nous pouvons poursuivre un peu jusqu’à ce que notre fille (qui a dormi tout le long du trajet) se réveille pour réclamer son repas. Nous déjeunons donc tous avec vue sur les montagnes, on se croirait sur le toit du monde !

Nous continuons ce superbe chemin, toujours à flanc de montagne, ce qui nous permet d’avoir une vue panoramique sur les environs, notamment sur la cime des montagnes enneigées, ce qui nous ravit au plus haut point. Par contre, comme dit Florian, ça ressemble un peu aux Alpes tout ça. C’est superbe, mais est-ce vraiment la peine de faire un tel voyage pour retrouver la même chose que chez nous ?

Nous n’irons pas jusqu’au bout du sentier, ne sachant pas combien de temps ça nous prendrait et il faut encore faire le chemin du retour qui va être long. Nous rebroussons donc chemin et prenons le sentier dans l’autre sens pour retourner au col Logan. Nous sommes seuls maintenant sur le sentier, tout le monde est parti on-ne-sait-où… Les rares personnes que nous croisons nous félicitent d’emmener un bébé sur un chemin aussi long. Ambre est ravie en tous cas, elle babille, elle rit toute seule et sourit aux gens qu’elle croise. Ca lui plait d’être sur le dos de son père, même aussi longtemps !

Nous arrivons au col Logan plutôt fatigués et assoiffés (nous n’avions pas pris assez d’eau compte tenu de la chaleur d’aujourd’hui). Nous attendons le bus qui met un temps fou à arriver. En attendant, Ambre fait le show pour toute l’assistance qui attend le bus comme nous. Tout le monde tombe sous le charme de sa façon d’avancer sur les fesses, de sa vivacité et de sa joie de vivre. C’est ma fifille à moi ça ! Ils s’y mettent même tous pour empêcher Ambre de partir sur la route en faisant barrière de leur corps. Ca nous aide bien Flo et moi ! Merci tout le monde ! Par contre, on essaie de la faire marcher, encouragée par l’assistance, mais rien n’y fait, elle ne veut plus marcher depuis sa première fois. C’est malin ! Peut-être ne la laissons-nous pas assez libre de ses mouvements ? C’est vrai qu’entre la voiture où elle est attachée et le porte-bébé où elle est attachée aussi, ce n’est pas facile pour elle de faire des progrès en marche !

Le bus arrive enfin et là c’est plus compliqué pour Ambre qui veut absolument aller se balader dans le bus et ne comprend pas pourquoi on lui interdit. Du coup, elle hurle… Enfin, on arrive à notre camping où on peut la laisser gambader à sa guise. Après une bonne bière désaltérante, nous faisons cuire des saucisses sur le feu que nous mangerons froides car Ambre ne veut pas s’endormir. Il faut alterner notre garde auprès d’elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Pas facile de manger chaud dans ce cas-là étant donné qu’on ne sait jamais trop d’avance quand elle va finir par tomber de fatigue ! Enfin… Elle dort, nous mangeons et au lit tout le monde, le réveil sera tôt demain, nous allons essayer de prendre une place dans le camping des « Many Glaciers » très prisé !

En route vers le parc des Glaciers aux Etats-Unis !

15 aout 2016

Réveillées par Flo dès potron-minet, Ambre et moi émergeons difficilement de notre sommeil ce matin. Flo a l’air en pleine forme et prépare le petit-déjeuner de ses 2 femmes avec entrain tandis qu’on essaie d’ouvrir un œil toutes les deux. Ah je te jure, ces hommes ! 
 
Nous plions bagage rapidement afin de poursuivre notre route vers les Etats-Unis d’Amérique ! Oh yeahhh ! Sur la route qui nous fait quitter le camping, nous verrons encore avec joie 2 ours dont un vraiment à 5 mètres de nous qui mange tranquillement quelques baies en bord de route. Si tôt le matin, nous sommes les seuls à profiter de cet animal sauvage en plus ! Quel bonheur de le voir si proche de nous ! Nous en profitons comme il se doit puis, après un dernier coup d’œil au lac Waterton, nous continuons notre route vers la frontière américaine qui se trouve à quelques kilomètres du parc. Nous passons la frontière sans problème, ils vérifient nos passeport, enregistrent nos empreintes à Flo et moi (heureusement qu’ils ne le font pas pour Ambre, ça nous aurait pris la journée de lui faire accepter de mettre ses doigts sur le détecteur !), nous prennent en photo (juste Flo et moi encore une fois), puis nous laissent passer tout en nous prenant un peu d’argent au passage. 
 
Après pas mal de route, nous arrivons à l’entrée du parc des Glaciers, qui possédaient en 1860 encore quelques 250 glaciers. Il n’en reste plus que 25 aujourd’hui et on prédit qu’ils auront tous disparu en 2020… C’est dans 4 ans ! La route est en effet majestueuse entre ses lacs et ses montagnes enneigées au fond. Par contre, on nous annonce que le camping où nous souhaitions aller est déjà complet depuis 7h ce matin. Bon, heureusement qu’on s’est levés tôt exprès ! On nous conseille fortement de réserver au plus tôt notre place dans l’autre camping du parc, les places partent vite ! Ok, c’est parti… On ressort du parc pour rentrer de nouveau par une autre entrée et réservons notre place de camping juste à temps (c’est la dernière place) dans un bel endroit calme et paisible, entouré de montagnes apaisantes. En plus ce camping a des douches ! Youpiiii ! Nous qui n’en avons pas pris depuis des lustres ! Nous douchons d’abord Pépette qui, comme à son habitude, hurle de frustration (colère ? peur ?) sous la douche alors qu’elle est dans mes bras. Elle n’aime décidément vraiment pas les douches. Pourtant ça doit lui faire du bien d’être un peu propre pour une fois ! En tous cas, Flo et moi apprécions bien d’être lavés et propres !

Nous partons ensuite trouver un supermarché pour faire quelques courses. Encore une fois, ils ne possèdent rien comme nourriture pour bébé ! On commence sérieusement à être à court là ! Ce n’est pas possible, que donnent-ils à manger à leurs mômes ?? Et pour trouver à manger pour nous, c’est également la croix et la bannière… Ils ne connaissent pas les yaourts… Question viande, c’est très limité… Les légumes, il ne faut pas aimer avoir du choix. Par contre, l’étalage de chips, de barres au chocolat et de pains de mie à sandwichs font 10 fois les nôtres ! Je suis désespérée par l’absence de choix dans ce supermarché. Surtout par rapport à Ambre ! Il faut vraiment qu’on trouve de quoi lui faire à manger, je ne vais pas me mettre à lui faire des soupes dans le van, ça va être l’horreur pour moi et ça va me prendre un temps fou !

Nous retournons ensuite au camping déposer le camping-car puis on décide de prendre le shuttle bus (un bus gratuit) qui nous emmène sur la « Going-to-the-Sun Road » qui n’est pas accessible pour notre camping-car à cause des routes trop étroites. Nous nous arrêtons un arrêt plus tôt que prévu à cause d’une mésentente de l’itinéraire, mais ce n’est pas grave, nous continuerons à pied, ça nous fera une balade. Nous traversons des forêts brûlées par des feux de forêts destructeurs. C’est impressionnant de voir les ravages que peut faire un incendie dans cette région. Des hectares de forêts sont partis en fumée et il ne reste plus que des troncs calcinés… Le spectacle est un peu désolant malgré la beauté des alentours. Le chemin est malgré tout charmant et nous traversons plusieurs petites cascades avec des bassins brillants au soleil jusqu’à l’arrivée en apothéose à une magnifique cascade qui se jette de toute sa hauteur dans la forêt redevenue luxuriante. Ambre prend son biberon dans cet endroit magique (se rend-elle bien compte des endroits où on lui fait boire son biberon ?) puis retournons tranquillement sur le chemin du retour jusqu’à la route pour attendre notre bus de retour. Ce qui nous choque, c’est la proportion de grosses personnes que nous croisons sur ce chemin. Certes, la randonnée est facile et ne demande pas beaucoup d’efforts, mais ça reste une grimpette plutôt ardue pour des gens obèses… Et nous en croisons un paquet ! Si bien que ça finit par gâcher le paysage… Je trouve ça terrible de croiser autant de gens qui prennent si peu soin d’eux-mêmes. C’est devenu un vrai fléau aux Etats-Unis ! Il faut dire que vu ce qu’on trouve dans les supermarchés ici, ça n’est pas étonnant de trouver beaucoup de gens obèses dans le coin…

Arrivés à l’arrêt de bus, nous poireautons un peu en essayant d’empêcher Ambre d’aller sur la route où les voitures foncent puis grimpons dans le véhicule gratuit. Ambre sur mes genoux, j’essaie tant bien que mal de l’empêcher de crapahuter dans le bus qui est bondé de monde. Elle hurle et se débat, ce n’est vraiment pas évident de la maintenir tranquille… Enfin, on arrive au camping. Je descends avec bonheur de ce bus trop bondé pour elle et moi. 
 
Il est temps de préparer le feu pour faire griller nos côtelettes de porc ce soir. On essaie d’empêcher Ambre de se jeter dans le feu et on réussit à manger avec bonheur notre viande cuite à la perfection dans les flammes dansantes. Par contre, pour endormir notre fille, c’est une autre paire de bretelles ! Ah je te jure, elle nous prend pas mal d’énergie la puce ! Allez au dodo tout le monde !

Les premiers pas d’Ambre dans les Rocheuses !

14 aout 2016

Réveillés par la petite pas très tôt, nous ne décanillons pas à l’aube ce matin. Nous partons après le petit-déjeuner pour une randonnée à la journée, Flo a envie de marcher aujourd’hui. Ok, allons-y ! Nous allons jusqu’au bout de la route de notre camping afin d’y laisser notre véhicule, puis pique-nique de tous dans le sac, bombe anti-ours à la ceinture, nous partons sur le sentier encore emprunté par personne ce matin. Le chemin est d’abord plat sur 4 km à travers la forêt (un peu monotone pour tout dire), puis il grimpe sec à flanc de montagne. Alors là ça devient du sport ! D’autant plus que Flo porte Ambre sur son dos et avec ses 12kg plus la montée raide, il fait son sport comme espéré ! Il a l’air content en plus ! Bon, tant mieux… Moi, je peine déjà alors que je n’ai qu’un sac à dos à porter (qui pèse son poids ceci-dit avec toute l’eau et les pique-nique !). Mais c’est vrai qu’on sort de la forêt et que la vue sur les montagnes environnantes est superbe. On aperçoit même une belle cascade qui dégringole de la cime jusqu’en bas. On grimpe durant un bon moment puis nous arrivons enfin au « Goat lake » (littéralement « lac de la chèvre »), but final de notre randonnée. C’est vrai que ce lac solitaire est magnifique. Mais en moi-même je me dis que faire 5 heures de randonnée pour voir encore un lac, il faut vraiment aimer marcher ! 
 
Nous pique-niquons au bord du lac, puis redescendons avant qu’Ambre ne se jette dedans. La descente est beaucoup plus rapide que la montée par contre Ambre ne dort plus et nous fait savoir que c’est un peu long pour elle. Elle hurle à quelques centimètres de l’oreille de son père qui va finir par perdre quelques dixièmes d’audition à force. Je m’efforce de chanter ou de faire le pitre, et ça marche bien, jusqu’à ce que je m’arrête car je suis essoufflée et là, les pleurs recommencent… Enfin, nous retournons au camping-car en passant par un joli canyon où une foule de touristes se presse (les touristes adorent les canyons ici !) puis roulons jusqu’au centre-ville où on doit faire de l’essence et acheter des petits pots pour Ambre. Nous serons marron sur tous les fronts : ils n’ont pas de diesel en ville et n’ont que des purées de légumes, mais sans viande pour les bébés. Ok, on reprend alors la voiture pour sortir du parc, trouver la ville la plus proche qui puisse subvenir à nos besoins. J’ai déjà remarqué qu’il est difficile de trouver des petits pots de bébé depuis qu’on est arrivés. Ils leur font manger quoi à leur môme ici ? Des hamburgers ? Remarque, étant donné l’obésité générale que nous remarquons depuis que nous sommes arrivés, ça ne m’étonnerait qu’à moitié…

Nous roulons donc un bon trois-quarts d’heure afin d’arriver à la plus « grosse » ville proche du parc. Dès qu’on sort du parc, on se retrouve dans des champs à perte de vue avec un gros doute sur la grosseur de la ville la plus proche. Nous tombons sur un petit boui-boui qui procure les services de premières nécessités. Il y a en effet du diesel, nous ne tomberons pas en panne, nous sommes sauvés de ce côté-là. Par contre, côté nourriture pour bébé, niet… Ok, système D alors… On retourne au centre-ville du parc acheter les purées de légumes (ils ont au moins ça) et je lui donnerais du jambon ou des œufs avec. Je ne m’attendais pas à avoir autant de mal à nourrir mon bébé au Canada ! Nous retournons donc au village de Waterton pour laver notre linge dans une buanderie puis pour faire les quelques courses nécessaires. Après bien des déboires (laverie fermée, mais Flo en a trouvé une autre cachée ; oubli de monnaie pour payer les courses de petits pots, obligée de faire des aller et retour au camping-car…), nous arrivons enfin au bout de tout ce qu’on avait à faire… Ouf, ça a été dur cet après-midi ! En attendant que le linge finisse de sécher dans le séchoir, nous nous posons avec Ambre sur une pelouse à côté du lac, au soleil. Elle est pieds nus sur l’herbe fraichement coupée, et s’amuse comme une folle à faire des aller et retour sur les fesses. Je me couche à côté d’elle sur l’herbe et elle s’amuse à s’agripper à moi pour se mettre debout pour finir par lâcher les mains et se tenir droite, toute fière de tenir debout. Alors qu’on l’applaudissait d’encouragement Flo et moi, comme à notre habitude lorsqu’elle fait son show, nous la voyons soudain partir debout en trottinant et faire quelques pas bien maitrisés avant de retomber sur les fesses. Flo et moi n’en revenons pas ! Elle a fait ses premiers pas devant nous !!!! Ouahhh ! Nous lui sautons dessus pour lui faire plein de bisous et l’encourager à recommencer, mais c’est seulement elle qui décide quand elle a envie de le faire. On a beau la mettre debout, elle ne veut rien savoir. Par contre, elle recommence à le faire d’elle-même, peu de temps après quand elle l’aura décidé. Quelle tête de mule cette petite ! Elle tient de sa mère, c’est sûr !  Nous sommes heureux et fiers comme tout d’assister à ses premiers pas de petite fille. Elle quitte tranquillement son statut de bébé pour devenir une petite fille maintenant… Bouhhh ! Ca passe trop vite ! En tous cas, faire ses premiers pas dans les Rocheuses, ça en jette !

Attendris, nous la regardons essayer de se mettre debout, tomber sur les fesses, rire aux éclats, fière d’elle, avant de recommencer. Quelle petite boule d’amour ! Une petite fille de 11 ans s’approche ensuite d’Ambre afin de jouer avec elle. Ambre la regarde en chien de faïence, pas prête à se faire une copine tout de suite. La petite fille fera tout pour attirer les faveurs de notre fille qui restera de glace. Je te jure, on va en baver avec ce caractère ! Nous partons ensuite manger dans un petit restaurant du coin. Au Canada, l’avantage c’est qu’ils mangent à 18h, nous pouvons donc y aller avec Ambre, la faire manger sur place et profiter nous aussi d’un repas préparé par d’autres. Une fois rassasiée, notre fille est adorable en plus au restaurant, plus que dans le camping-car ! Il y a plein de choses à voir, à faire, à expérimenter… Elle adore et ne pleure jamais ! Il faut juste aller la chercher dans les cuisines de temps en temps car elle adore s’y balader, mais sinon, c’est top pour les parents ! Il faudrait aller au restaurant tous les soirs, elle est bien plus facile que dans le van ! En plus, elle s’endort en général sur le chemin du retour, ce qui fait qu’on a plus qu’à la coucher en arrivant. Le pied !

Alors que nous sommes à quelques minutes du camping, nous avons la chance d’apercevoir 3 ours sur le chemin dont un vraiment près de nous sur le bas-côté. Nous sommes en voiture, donc nous n’avons rien à craindre. Par contre, la file de voitures qui s’arrête au fur et à mesure autour de l’ours n’est pas agréable (ni pour nous, ni pour l’ours !). Nous laissons donc nos ours tranquilles et retournons à notre campement en espérant qu’ils ne rôdent pas trop près de nous cette nuit ! Ceci dit, dans le camping-car, nous sommes tranquilles et à l’abri. Hors de question de sortir cette nuit par contre… Heureusement qu’on a des toilettes à l’intérieur du van ! C’est fou le nombre d’ours qu’on a vus depuis qu’on est dans ce parc, alors qu’on n’en a vu aucun du côté de Banff… On a bien fait de s’arrêter ici !

Allez, bonne nuit tout le monde, on va essayer de ne pas rêver d’ours. Et ma chérie, rêve bien de tes premiers pas sur cette terre !

Les lacs Waterton

13 août 2016

Finalement, nous n’avons pas si mal dormi près de l’autoroute ! En fait, on était tellement fatigués qu’on s’est écroulé je crois. Il aurait pu y avoir un champ de tirs à côté de nous que nous n’aurions rien entendu ! Ambre nous réveille un peu avant 7h, puis nous plions bagage pour continuer notre voyage. Les parcs de Baff et de Jasper, c’est terminé ! Allons s’approcher des Etats-Unis maintenant. Nous avons une longue route (toute droite !) à parcourir aujourd’hui jusqu’aux lacs Waterton (environ 4 heures d’autoroute) qui se trouvent encore au Canada, mais à la frontière avec les States. Ambre commence par dormir, ce qui nous soulage un peu, mais très vite la sieste est finie et il faut l’amuser en lui donnant des cartes routières à lire (ou à déchirer, selon l’envie), des livres, en faisant des bruits bizarres avec sa bouche qu’elle essaie d’imiter… Sans parler de sa joie d’envoyer valdinguer doudou et sucette à l’autre bout du véhicule et de voir Maman qui est obligée de se plier en 4 pour aller les récupérer. Ca la fait beaucoup rire ! Bref, la route se passe correctement, même si je trouve ça fatigant de devoir occuper un bébé pendant 4 heures ! Nous traversons des villages qui auraient pu figurer dans des films de westerns. Les enseignes clignotent en rouge pour dire que c’est ouvert, quelques maisons colorées qui n’ont pas l’air bien solides se tassent en bord de route. Est-ce un vrai village ou bien un décor de cinéma ? On aperçoit presque le ballot de paille traverser la rue poussiéreuse en roulant et les cow boys se chercher la gâchette… Ambre prend son repas dans un de ces villages perdus au beau milieu de la pampa canadienne puis nous reprenons la route pour retourner aux abords des Rocheuses. Le paysage troque sa campagne monotone pour de belles montagnes et nous apercevons tout d’un coup la possibilité de voir des bisons dans un enclos. Nous faisons un écart par rapport à la route et rentrons en voiture dans l’enclos afin de dire bonjour aux bisons. L’enclos est immense et nous roulons un bon quart d’heure avant d’apercevoir quelques bisons dans un recoin éloigné de leur territoire. Nous ne les apercevrons pas bien, ils sont vraiment loin, mais peu importe, je suis ravie d’avoir pu en voir !

Nous arrivons ensuite aux abords du parc des lacs Waterton et on nous annonce que tous les campings sont pleins, il reste 4 places dans l’un deux seulement. On nous conseille vivement de ne pas tarder à sécuriser notre place là-bas. Nous ne nous le faisons pas dire 2 fois et roulons jusqu’à ce camping, ne nous arrêtant même pas pour admirer le paysage qui est à couper le souffle. Les montagnes, bien que non enneigées cette fois, se reflètent divinement bien dans les lacs transparents. La terre jaune contraste avec les montagnes rouges que les forêts de sapins viennent agrémenter de vert. C’est superbe ! Tiens un bouchon de voitures… Nous regardons et comprenons vite pourquoi : il y a un ours dans la rivière en contrebas ! Nous le regardons en passant, mais nous ne voulons pas rater notre place de camping, on sait que ça part vite. De toute façon, il est loin et pas très visible ! Nous arrivons au camping juste à temps pour prendre une des dernières places et nous installons sur notre emplacement pour déjeuner. L’endroit et superbe ! Complètement sauvage, notre parcelle est protégée des autres par des arbres, si bien qu’on se croit vraiment seuls. On est entourés de montagnes, possédons notre foyer pour faire du feu et notre petite table de pique-nique. Le must quoi ! Ca c’est du vrai camping sauvage comme on les aime ! 
 
Après déjeuner, nous partons en ville faire un peu de ravitaillement. Nous tombons de nouveau sur un bouchon de voiture sur la même route qu’à l’aller, mais apercevons des ours beaucoup plus loin, sur un terrain de golf ! Une mère grizzli et son petit se promène nonchalamment sur le terrain de golf entourés de petites voiturettes qui ne doivent pas être très à l’aise. Incroyable ! L’une des voiturettes arrivera à les chasser du golf en leur fonçant dessus, mais ça reste impressionnant. Apparemment, la concentration d’ours est surtout autour de notre camping, il va peut-être falloir faire attention à nous. En plus, il y a des cougars dans le coin qui ne sortent normalement que la nuit, mais quand on te dit de prendre les bébés dans les bras au cas où on en croise un, ça fait un peu peur ! Mon bébé !!! Dans les crocs d’un cougar ?? Bouhhhh…

Arrivés en ville, nous découvrons une petite bourgade charmante malgré son affluence de touristes. Certaines personnes se baignent dans le grand lac, tandis que d’autres y font du paddle. L’ambiance est détendue et sereine malgré le monde. Nous apercevons même une biche dans le jardin d’une maison de ville ! Quelques courses plus tard, nous revenons au camping et effectuons une petite randonnée jusqu’au lac Crandell, un beau lac perdu dans la forêt, entouré de montagnes, sans personne autour. Le chemin pour y aller n’est pas très long, mais on n’est pas très à l’aise à cause de la présence d’ours sur le territoire. Alors on chante, on demande à Ambre de crier comme elle le fait si bien en voiture… Ambre nous fait peur en criant de temps en temps « Wouf wouf » quand elle pense avoir vu un chien. Mais comme pour elle, tout animal à 4 pattes est un chien, ça pourrait tout aussi bien être un ours ! Bref, à part du caca d’ours, nous ne verrons rien d’autre, et c’est très bien comme ça. 
 
Arrivés au lac, il est très difficile de retenir Ambre pour ne pas qu’elle se jette dans l’eau. De guerre lasse, je la déshabille et la laisse en couche pour qu’elle aille faire trempette. L’eau est froide, mais pas glacée non plus. Le soleil de la journée l’a bien réchauffée (il fait une chaleur aujourd’hui !). Par contre, je n’ai pas envie de me baigner moi-même, alors je la retiens tant bien que mal par le fond de la couche afin qu’elle n’aille pas trop loin toute seule, ce qui ne lui plait guère, et elle me retire ma main en pestant, semblant me dire qu’elle n’a pas besoin de moi pour aller se baigner seule… Ben voyons ! On en reparlera quand on ne verra plus que la couche flotter ! Elle a des velléités d’indépendance cette petite (déjà !). L’endroit est sublime, nous sommes quasiment seuls à profiter de ce paysage magique. Allez, hop, on rhabille la puce et on rentre au campement, Flo a un feu à faire pour faire griller la viande. Le retour se passe sans encombre (à part Pépette qui crie, mais pour une fois ça ne nous dérange pas), puis je m’occupe de la petite tandis que Flo manie la hache pour couper le bois pour le feu. Il se débrouille de mieux en mieux et nous allume un feu digne d’un vrai Canadien ! Je couche la petite (avec bien du mal encore une fois) et nous dégustons la viande grillée sur le feu avec une potée de légumes… Miam ! Que c’est bon !

Je suis fatiguée encore ce soir. Je trouve que voyager avec un bébé est une expérience vraiment enrichissante, mais vraiment fatigante. Je suis constamment en train de me demander si elle est bien, si elle n’a pas trop chaud, trop froid, soif, faim… Est-ce que c’est l’heure du biberon ? Pourquoi pleure-t-elle ? Est-ce qu’on la laisse assez s’amuser ? Doit-on la forcer à marcher plus ? Bref… Je ne prends plus de temps pour moi, je n’ai pas de moment où je peux m’assoir près du feu à regarder les étoiles. Et je ne trouve pas ça tous les jours faciles. Je suis en vacances, mais sans réussir à décrocher vraiment. Je ne pense pas au travail, ça c’est certain, mais je ne pense pas à moi non plus. Ah, les joies d’être mère en voyage ! Je n’avais pas connu ça encore. En tous cas, pas durant une aussi longue période. Il faut que j’arrive à décrocher un peu de ma fille, mais c’est dur !

Une belle randonnée avec vue sur les glaciers !

12 août 2016

La nuit fut un peu hachée en ce qui me concerne. La petite s’est réveillée en plein milieu de la nuit et j’ai eu un mal fou à l’endormir de nouveau. Elle s’est endormie sur mon visage, ma glotte à moitié enfoncée par son poignet… Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire quand on est maman ! Ensuite, tout le monde se réveillera vers 7h comme d’habitude. 
 
Après le rituel habituel, nous prendrons la route en direction des glaciers Athabasca que nous avons déjà vus sous un temps nuageux. Là, il fait grand beau et nous retrouvons nos géants de glace avec beaucoup de bonheur et d’humilité. Arriver par la route et voir ces immenses glaciers s’élever devant nous, nous rend bien petits devant la nature. Pourtant, nous leur faisons beaucoup de mal, il a tellement reculé depuis des centaines d’années ! Pour ma part, je me sens bien humble devant cette nature austère mais magique. Nous arrivons au début de la randonnée prévue et commençons à grimper parmi les forêts de sapins. Le premier point de vue est magique. Nous avons une vue à 180° sur les 3 glaciers, sans route, ni bus, ni centre d’information touristique gâchant la vue… Incroyable ! Deux chaises rouges trônent devant ce spectacle qui nous invitent à nous y asseoir, profitant ainsi au mieux de cette vue splendide. 
 
Nous continuons ensuite la grimpette afin de monter de plus en plus haut pour avoir des perspectives nouvelles sur les glaciers. Nous verrons également des mouflons au loin et une dizaine de marmottes batifolant non loin de nous. Merveilleux ! On lâche Ambre au col Wilcox et elle s’amuse à grimper sur les cailloux, à tomber la tête la première et se relever en riant ! On la remet ensuite sur le dos, mais ça ne lui plait plus du tout et elle hurlera une bonne partie du chemin du retour jusqu’à ce qu’on lui donne à manger avec vue sur les glaciers. Nous retrouvons ensuite le camping-car et roulons un peu jusqu’à une petite aire de pique-nique sympathique qui nous permet de déjeuner également. 
 
Nous reprenons ensuite la route, le but étant de sortir du parc ce soir pour continuer notre périple vers les Etats-Unis. Nous nous arrêtons pas mal de fois sur le chemin, les points de vue sont si beaux ! En plus avec ce beau temps, tout est encore plus magnifique qu’à l’aller ! Nous nous arrêtons au Bow Lake dont le lac d’un bleu turquoise avec un glacier en toile de fond nous ravit au plus haut point. Nous faisons une halte également au glacier Crowfoot impressionnant par sa taille et sa promiscuité avec la route. Enfin, nous passons par la Bow Valley, une route parallèle à l’autoroute nous permettant soi-disant d’apercevoir des animaux, mais nous n’en verrons guère. Nous finissons par bouder Banff que nous trouvons trop touristique à nos yeux pour s’installer à Canmore, petite ville en dehors du parc à quelques kilomètres seulement de sa voisine Banff. Flo est fatigué de conduire, nous nous arrêtons au premier camping venu qui se trouve être près de l’autoroute (bonjour le bruit !). Par contre, le camping en lui-même est sympathique et possède même l’électricité ce qui me permet de recharger mes batteries. Flo et moi sommes par contre atterrés de voir que certaines roulottes ont l’air d’être installées durablement ici (il y en a même qui ont planté des fleurs devant leur jardinet !) alors qu’on est à côté de l’autoroute avec les nuisances sonores que ça peut engendrer… Le parc est à 2 pas avec des perspectives de campings beaucoup plus tranquilles selon nous… Là, on a du mal à comprendre l’intérêt de rester ici plusieurs jours (voire plusieurs semaines ??) ! Pour nous, ça fera l’affaire pour cette nuit, mais on déguerpit dès potron-minet demain ! Nos voisins, très gentils au demeurant, ont l’air d’être installés ici pour de longues semaines avec 4 enfants en bas âge. Il y a quelque chose qui m’échappe là-dedans ! En plus, le camping n’est même pas donné ! Nous avons payé moins cher dans le parc de Banff ! 
 
Bon, on s’installe, la petite a une bande d’herbe pour jouer, tout est parfait pour nous ce soir. On verra comment on arrive à dormir avec le boucan de l’autoroute. On galère pour endormir Ambre encore une fois, la même chose qu’hier, puis après un frugal repas, nous nous couchons, exténués.

Le lac Maligne

11 aout 2016

Réveillée vers 7h, nous débutons notre train-train habituel matinal. Flo se prépare puis chauffe le biberon de la petite tandis que je la change et l’habille. Je donne le biberon à Ambre tandis que Flo prépare le café et le petit-déjeuner. Je m’habille ensuite à mon tour tandis que Flo va aux toilettes. Chaque matinée se ressemble, c’est rigolo ! Par contre, quand on ouvre les rideaux de l’habitacle, le paysage est chaque fois différent et magique. C’est la beauté du camping !

Nous quittons les lieux après notre rituel habituel vers d’autres aventures. Nous prenons la route menant au lac Maligne, un lac plutôt réputé dans la région. Il parait qu’on peut voir plein d’animaux sur la route en y allant. Nous verrons en effet plusieurs biches en bord de route qui n’ont pas l’air effrayées par la route ni par les mastodontes tels que nous qui l’empruntons. Nous ne verrons pas d’autres animaux alors qu’on voit plein de panneaux du style : « Attention aux orignaux », ou bien « Attention aux ours ». Bon, une prochaine fois peut-être ! Je préfère largement croiser des ours alors que je suis bien à l’abri dans la voiture plutôt qu’en randonnée où on est à pied avec la petite sur le dos ! Par contre, à défaut d’animaux, on entendra bien notre fille qui nous fera un concert de hurlements durant toute la route jusqu’au lac (on a bien mis 1 heure). On l’aurait bien abandonnée sur le bas-côté de la route, mais on avait un peu peur de ne pas la retrouver au retour…

On arrive au lac Maligne avant tous les cars de touristes, ce qui nous permet d’appréhender la quiétude du lac (bon, c’est sans compter Ambre et ses babillements…). C’est vrai qu’il est magnifique ce lac avec sa montagne enneigée qui se reflète dedans. On croirait une carte postale ! Il parait que c’est cette photo qui a inspiré Florian à venir ici. En effet, l’endroit est magique ! On aperçoit même un petit faon caché dans les buissons à quelques mètres de nous. Il n’a pas l’air effrayé par nous ou par les cris de notre fille, il doit vraiment être habitué aux touristes… On verra également des oies du Canada qui se laisseront prendre en photo juste devant le lac. Nous repartons après un petit tour, la horde des touristes commence à affluer avec ses cars de Japonais.

La route du retour se fera beaucoup plus sereinement étant donné qu’Ambre s’est endormie sur le siège arrière. Quelle est belle ma fille quand elle dort ! Nous nous arrêtons au canyon de Maligne histoire d’aller faire un petit tour. Nous allons d’abord à pied jusqu’au belvédère, non loin d’ici. Nous croisons des Allemands en voiture qui nous préviennent qu’il y a un ours qui rôde à 150 mètres de nous. Ok, on fait demi-tour et fuyons le secteur rapidement. Merci à eux de nous avoir prévenus ! Nous rejoignons la foule de touristes au canyon (il ne risque pas de venir jusqu’ici vu la foule, à moins qu’il ait vraiment envie d’un bon gueuleton !) et descendons les marches de pierre qui nous amènent au canyon. Florian bougonne qu’il y a trop de monde et que tout est bétonné (ce qui est vrai !), mais moi je trouve ça plutôt joli. De grandes cascades d’eau dévalent ce canyon étroit dans un grand fracas et de jolis bassins se forment au fur et à mesure de la descente du canyon. Par contre, c’est sûr qu’on se bouscule un peu par ici. Nous ferons manger Ambre vite fait au bord du canyon – en se faisant presque éborgner par un bout de bois d’un gamin américain mal élevé – puis retournons à la voiture, c’est assez pour Flo ! 
 
Nous dinerons à Jasper dans un restaurant de hamburgers avec une Ambre adorable, qui se contentera de dire bonjour à tout le monde sans hurler (elle montre toujours son joli visage devant les gens mais le diable n’apparait que devant ses parents !). S’en suivent quelques activités obligatoires comme le plein d’essence, les courses de ravitaillement, le dump des eaux usées, puis nous reprenons la route des glaciers en sens inverse pour revenir à Banff afin de continuer notre route vers les Etats-Unis. La route est longue avant d’y arriver. Nous souhaitons ne pas arriver trop tard ce soir dans un camping afin de faire prendre une douche à la petite (ça fait une semaine qu’elle n’en a pas pris, ça commence à faire long !) et pouvoir nous laver nous aussi ! Le camping souhaité est plein, nous continuons donc notre route à travers les belles montagnes sous un temps plutôt clément. Que cette route est belle ! Même si on l’a déjà vue, on ne s’en lasse pas ! Alors qu’on venait de dépasser la cascade Sunwapta que l’on a visitée hier, on se fait arrêter par la police qui indique gentiment à Flo qu’on roulait à 90km au lieu des 60 km indiqués… Oups ! En effet, il y avait un panneau, mais c’est vrai que sur une ligne droite… On ne fait pas les fiers et nous repartons avec une belle amende de 120 dollars canadiens ! Bon, ça s’est fait. Ce n’est pas la journée de Flo aujourd’hui entre le canyon qu’il a détesté et la prune qu’on vient de prendre… Ca ira mieux demain !

Le camping suivant est encore un camping sauvage. Il est mignon, mais je commence à être à court de rechargement de batterie (appareil photo et tablette). Bon, on n’a pas le choix de toute façon. Espérons que nous en trouverons un avec électricité demain ! Allez, tout le monde à la douche ! Comme il n’y en a pas d’extérieure dans ce camping, ce sera celle du camping-car ! Pour Ambre, c’est sportif… Elle y va avec son père qui commence par lui cogner la tête au plafond (tout est bas ici) alors évidemment elle hurle et je finis de la traumatiser en lui mettant le jet de douche sur la tête… Pas facile pour elle ! Elle ne cessera de hurler durant toute la douche et ne se calmera que dans mes bras avec son doudou et sa sucette. Bon, au moins c’est fait ! Nous faisons de même pour nous et nous voilà toute la famille propre comme un sou neuf !

Nous jouons ensuite avec Ambre dehors où elle se resalira en moins de 2, surtout en léchant les cendres du barbecue précédent… Je suis lasse ! Mais elle s’amusera bien à courir sur les fesses en attendant qu’on la rattrape. Ca lui fait du bien de jouer un peu dehors, c’est certain ! Nous essayons ensuite de la coucher, mais elle est excitée comme une puce. Nous nous relaierons Flo et moi pour enfin l’endormir vers 21h ! Ouf, ça entame bien notre soirée à deux ça… Nous profitons ensuite d’un diner au calme avec du bon vin californien. Elle n’est pas belle la vie ? Je commence enfin à me détendre, je crois que c’est la première journée depuis notre arrivée où je ne me sens en vacances et déstressée. Il en aura fallu du temps ! Mon mal de tête n’a rien arrangé de ce côté-là, mais bon… Bonne nuit tout le monde !