19/08/13
Ce matin, rien ne presse, nous n’avons aucun
engagement, à part aller manger des langoustes ce midi. Un vent à décorner les
zébus s’est levé et il est difficile de tenir sur la plage. Nous rentrons bien
vite nous calfeutrer sur la terrasse de notre bungalow, à l’abri du vent. La
matinée passe en lecture et sieste en attendant midi.
Bravement, nous affrontons ce vent terrible
qui nous lance du sable au visage et nous empêche presque d’avancer, par amour
pour les langoustes que nous rêvons de savourer depuis hier. Arrivés sur place,
nous avons le plaisir de retrouver Emile et Julien, nos amis de Fianar, mais
découvrons par la même occasion que la mer déchaînée de ce matin a empêché les
pêcheurs d’aller chercher des langoustes. Bouh… C’était notre dernier repas de
langoustes, ce soir nous dînons à l’hôtel et demain, nous repartons à
Tuléar ! Déçue, je prends des pâtes, il n’y a rien d’autre au menu qui me
tente.
Nos amis nous parlent de leur séjour et de
leurs mésaventures à Madagascar, nous faisons de même et ils nous apprennent
qu’ils ont trouvé un 4x4 qui repart à vide vers Tana après avoir laissé des
touristes ici. C’est une idée, ça ! Ça nous coûtera bien moins cher que
l’avion et nous permettra de revoir un peu le pays sans être ballotés dans des
taxis-brousse. On va se renseigner nous aussi.
Après le repas, nos amis retournent se
reposer tandis que nous attendons notre piroguier habituel pour qu’il nous
emmène en charrettes à zébus voir des baobabs de l’arrière-pays. La charrette
tirée par deux zébus arrive peu après et nous voici, cahin-caha, essayant de
faire avancer ces deux bébêtes sur le sable face au vent. Pour la première fois
depuis notre arrivée à Anakao, nous nous aventurons à plus de 100m de la plage,
à l’intérieur du village, et nous nous demandons vraiment pour quelle raison
l’idée ne nous en est pas venue plus tôt. On dirait que nous étions aimantés
par la mer !
Le village est spartiate et paraît un peu
désolé dans ces dunes de sable. Nous nous arrêtons avec la « zarette à
zébis » (comme le disent les Malgaches qui ont des soucis de
prononciation du « ch » et du
« u »), au bout de 15 mn à peine puis marchons jusqu’à un gros baobab
de 1000 ans d’après eux, au tronc si énorme qu’on peut en faire le tour à 4
personnes. Nous en voyons un deuxième plus loin sur lequel nous pouvons même
grimper. Nous croisons le gardien du parc sur le chemin, il est furieux contre
notre piroguier, qui n’est pas passé lui payer le droit d’entrée. Nous assistons
à la scène en souriant, ne comprenant qu’à moitié leur altercation. Après avoir
payé notre dû, nous retournons sur notre charrette qui nous ramène au village.
C’était une petite sortie sympathique et rigolote… A faire quand on n’a rien
d’autre de prévu !
De retour à l’hôtel, nous apprenons que le
bateau ne rentrera pas sur Tuléar demain à cause du mauvais temps. Bon, nous
sommes coincés un jour de plus ici… Ça pourrait être pire comme prison !
Nous nous consolons avec notre éternel cocktail en regardant le coucher du
soleil qui sera un peu écourté étant donné que les Malgaches choisissent pile
ce moment pour murer les fenêtres avec des planches de bois en vue de la
tempête de cette nuit… Ils ne pouvaient pas attendre deux minutes, que le
soleil ait disparu à l’horizon ? Ils nous feront bien rire en tout cas.
Nous faisons plus ample connaissance avec un
jeune couple qui a fait de la plongée avec Flo et passons la soirée ensemble.
Finalement, le patron nous dit que selon le temps le bateau partira peut-être
demain matin à 7h. On se tiendra prêt et on verra ! Allez, au lit
maintenant, demain est un autre jour…
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