Mal de tête fulgurant

6 aout 2016

Alors autant dire que la nuit a été rude.... Ambre s’est réveillée vers minuit, debout dans son petit lit parapluie et on a eu toutes les misères de monde à la faire dormir. Elle a enfin réussi après 2-3 heures de batailles à redormir quelques heures lovée dans les bras de Flo. Ouf, quelle nuit ! Elle nous réveille ensuite à 5h du matin mais on abandonne vite l’idée de la rendormir. Espérons que nous n’avons pas de voisin trop proche de nous !

Nous attendons impatiemment que le petit-déj ouvre à 6h30 et nous précipitons dans la salle de restaurant, affamés. Le petit-déj est pantagruélique, et nous nous goinfrons de bacon au miel, de saucisses fumées, d’œufs brouillés et de bagels au fromage (ça me rappelle tellement Montréal !). Quel festin ! Même Ambre a le droit à des fruits frais qu’elle dévore avec avidité. Il ne nous reste plus qu’à patienter dans la chambre d’hôtel que l’agence de location du camping-car passe nous prendre à 9h30. Par contre, j’ai un mal de tête lancinant depuis mon réveil qui a du mal à passer… Espérons qu’il s’arrangera !

A 9h30 précises, on vient nous chercher dans un van avec un siège bébé pour Ambre ! Impec ! On passe ensuite chercher 2 autres personnes à leur hôtel puis notre conducteur (charmant au demeurant) nous amène à l’agence de location. Ambre s’est endormie en chemin et je ne suis pas loin d’en faire autant. Je ne me sens pas en pleine forme… A l’agence de location, on nous explique tout de façon très claire et tout le personnel est charmant. On découvre notre maison mobile pour les 3 prochaines semaines et je me demande comment nous allons faire pendant 3 semaines dans un aussi petit habitacle avec Ambre ! Elle qui aime se balader partout, elle va avoir un terrain de jeux plutôt étroit… Ceci dit, tout est extrêmement fonctionnel et le fait que ce soit l’un des camping-cars les plus petits du Canada (et attention, on est quand même dans des normes plus larges qu’en Europe) nous permettra de manœuvrer plus facilement. Il y a un lit 2 places plutôt large dans le fond, une douche intérieure avec toilettes, un grand frigo, des plaques et un four, un évier et une petite table à manger qui se convertit en lit 1 place… Je ne vois pas encore où va dormir Ambre par contre, tous les lits sont plutôt surélevés et je me l’imagine déjà en train de tomber de son lit au milieu de la nuit en hurlant… Bref, on verra ça ce soir. De toute façon, je ne suis plus trop en état de penser. Mon mal de tête empire d’heures en heures malgré les cachets pris et tout effort, quel qu’il soit, devient insupportable. Je me contente donc de faire des tours de poussettes avec Ambre sur le parking afin d’éviter qu’elle ne pleure (la pauvre, elle est crevée par le décalage horaire) tandis que Flo se fait expliquer toutes les subtilités du camping-car (évacuer les eaux usées, les branchements électriques, le gaz…). En fait, le plus compliqué a été d’attacher le siège bébé. Le technicien a même dû appeler un collègue pour l’aider, Flo et lui n’y arrivant pas. Finalement, à 3 ils ont réussi à l’attacher comme il faut, la Pépette sera en sécurité !

On part ensuite avec notre engin, Florian le maniant comme un chef dès le démarrage et nous voici partis en direction d’un centre commercial pour nous ravitailler en courses. Nous finissons chez Walmart art, enseigne bien connue au Canada. Par contre, je suis vraiment au bout du rouleau, je n’arrive plus à marcher, j’ai des nausées terribles, j’ai des douleurs dans les yeux, je me sens vraiment mal en point. Je laisse donc Flo faire les courses avec la petite tandis que je m’écroule sur la banquette arrière pour essayer de dormir ou à minima me reposer les yeux et la tête. Je n’arrive pas à dormir à cause de mon mal de tête qui me fend le crâne, mais je sens que ça me fait un peu de bien d’avoir juste pu me reposer un peu. Je crois que le décalage horaire, plus cette nuit très courte, sans parler de cette dernière semaine à Marseille où la petite se réveillait souvent la nuit, conjugué à un travail très prenant (je suis passée directrice informatique tout de même !), la perspective d’une opération en septembre et d’un mariage en octobre… Eh bien je crois que tout ça a eu raison de moi (si, si) ! J’ai l’impression que toutes les tensions de ces dernières semaines se réveillent maintenant. C’est en effet le plus beau mal de tête que j’ai eu de ma vie !

A leur retour, on part tous manger dans un petit restau de viande et j’arrive à manger de bons travers de porcs (tout n’est pas perdu !) tandis que la petite se contente de petits pots (la pauvre !). Ca va un peu mieux, mais rien que le fait de me baisser pour attraper tout ce que Ambre jette par-dessus sa chaise haute, est un véritable calvaire. Nous prenons ensuite la route pour Banff et là, mon état empire de nouveau. Je ne verrai rien du paysage (de toute façon il pleut et tout est caché par les nuages) et je me cache le visage dans les mains afin de me cacher de la lumière car elle me fait vraiment souffrir. De plus, le camping-car tangue beaucoup à cause de sa hauteur et de sa prise au vent ce qui me vrille le crâne d’autant plus. On rajoute Ambre qui pleure ou hurle régulièrement car elle non plus n’est pas très en forme à cause du décalage horaire et ça donne un beau cocktail Molotov pour ma part… On arrive au camping prévu mais on nous annonce qu’il est complet. Je sens mon désespoir prendre le dessus, moi qui n’ai qu’une seule envie c’est me coucher dans le lit et sombrer dans l’inconscience. Florian prend les choses en main et appelle l’office de tourisme pour savoir quels sont les campings où il y a de place histoire de ne pas chercher durant des heures. On nous annonce que celui où nous nous trouvons en a quelques-unes « non officielles » (au bord de la route, sans électricité). Ca nous va bien ! On fait la queue derrière la file de camping-cars et là, la petite se met à hurler comme jamais, et moi j’ai l’impression que mon crâne s’est fendu en deux. Je m’enfuis de la voiture en pleurant, je n’en peux plus. Dehors, ça va mieux, Flo gère la petite comme il peut. Je reprends pieds et prends la petite sur mes genoux dans la voiture (on est à l’arrêt de toute façon) et ça la calme aussitôt. Elle doit sentir aussi que je ne suis pas bien et ça la rend stressée également. Ah, pas facile tout ça !

Ca y est, on arrive au guichet et on nous trouve finalement une vraie place avec électricité ! Super ! On se gare dans une des nombreuses allées du camping et je m’écroule dans le lit tandis que Flo s’occupe de tout : ranger nos affaires de nos sacs à dos, ranger les courses, faire la bouffe pour la petite… Je m’occupe tant bien que mal de la petite en somnolant à moitié ; elle joue tranquillement sur notre lit, heureuse d’être libérée de sa ceinture de sécurité j’imagine. Elle découvre son environnement et ma foi, ça a l’air de lui plaire ! Par contre, tandis que Flo s’occupe de faire chauffer son plat, elle s’endort sur moi d’un coup et impossible de la réveiller. On la prend dans nos bras, mais elle est toute molle et ne tient même pas sa tête droite. Elle est dans un profond sommeil et telle la Belle au Bois Dormant, il est impossible de la réveiller. Nous la recouchons, bien embêtés de ne pas lui avoir donné à manger. Nous réessaierons tout à l’heure. Nous mangeons pendant ce temps un bouillon de soupe chaud, ce qui me va parfaitement bien. Puis nous réessayons de réveiller la petite. Sans plus de succès… On décide de la mettre en pyjama et là forcément ça finit par la réveiller. Elle n’apprécie pas du tout et nous le fait bien savoir en pleurant tout son saoul. Nous lui donnons quelques cuillères de son repas, mais elle pleure trop, nous finissons par laisser tomber et la recouchons dans notre lit. Elle tombe endormie aussitôt. A nous à présent ! Flo s’est gentiment proposé de mettre la petite entre lui et le mur pour me laisser dormir sans être dérangée par elle cette nuit si jamais elle a le sommeil agité. On est un peu serrés à 3 dans le lit, mais ça va. Pourvu que mon mal de tête soit parti demain après une bonne nuit de sommeil (en espérant que la petite nous le permette) !

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