22/08/2014
Levés
comme d’habitude à l’aube, nous avons pourtant notre compte de
sommeil étant donné que nous étions au lit vers 20h… Nous
prenons tranquillement notre petit déjeuner en attendant 8h, heure
où notre chauffeur de Livingstone doit venir nous chercher.
Toutefois,
l’heure passe et aucun chauffeur ne se présente au lodge comme
convenu. Vaguement inquiets, nous lui téléphonons et apprenons avec
stupéfaction qu’il est bien parti à 5h ce matin de Lilongwe, mais
que sa voiture a visiblement cassé en route et qu’il est dans
l’incapacité de venir nous chercher ! Quoi ?? Nous
devons absolument être en Zambie ce soir étant donné que notre vol
de retour en France est pour demain, et il nous apprend
tranquillement qu’on est coincés ici alors que nous lui avions
tout payé d’avance ? Flo et moi commençons à être vraiment
inquiets pour notre retour, et nous essayons de trouver une solution
avec notre chauffeur coincé on ne sait où, mais il n’est pas très
coopératif… Serait-ce un filou qui a tout orchestré dès le
départ pour nous prendre notre argent sans honorer son deal, ou bien
est-il vraiment en panne au bord de la route ? En tous cas, il
aurait pu nous trouver une porte de sortie s’il avait voulu…
Appeler un ami, nous payer un taxi pour retourner à Lilongwe… Mais
il reste sourd à nos demandes… Qu’il aille au diable ! Nous
n’avons plus qu’à trouver une solution nous-mêmes… Le lodge
nous propose rapidement un chauffeur qui est d’accord pour nous
emmener à Lilongwe, mais il faut juste que nous repayions une course
que nous avons déjà payée ! A 100 dollars le trajet, c’est
une somme tout de même. Malheureusement, nous n’avons pas le
choix… Enervés et dégoûtés par cet individu de peu de parole,
nous nous maudissons de lui avoir fait confiance et de l’avoir payé
entièrement au début.
Après
avoir cherché dans une cahute à l’autre bout du village vingt
litres d’essence, versés à l’aide d’un entonnoir dans le
réservoir, nous passons chercher deux Chinois qui font un bout de
route avec nous et partons pour Lilongwe. Bon, au moins nous sommes
en route avec seulement une heure trente de retard sur le planning,
ce qui n’est pas mal au vu des circonstances.
Le
trajet de 4h jusqu’à Lilongwe s’effectue sans souci, avec un
petit arrêt en route pour que Flo puisse acheter un bouclier
africain qu’il avait déjà repéré de longue date. Arrivés à
l’arrêt de bus de la capitale, tout le monde éclate de rire à la
vue de ce bouclier et nous nous demandons bien pourquoi… Nous ne
saurons d’ailleurs jamais ce qui entraînait cette hilarité des
foules… Ca a peut-être une signification cachée plutôt risible ?
Nous
sautons dans un minibus en direction de la frontière avec la Zambie,
mais il faut qu’il soit plein avant de partir. Alors nous
attendons que de bonnes âmes aient envie d’aller dans la même
direction que nous. En attendant, nous admirons la gare routière qui
ressemble un peu à une cour des miracles… Des voitures sans roues
jonchent la gare, des trous béants dans le sol empêchent les
minibus de se croiser correctement, des vendeurs à la sauvette nous
proposent de tout, des pinces à linge aux radios stéréo en passant
par des bananes et des biscuits…
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