03/08/2014
Le
réveil sonne comme une agression à mes oreilles à 7h du matin. Je
n’ai pas encore récupéré. Toutefois, il faut se lever, nous
partons pour au moins 7h de route en bus jusqu’aux chutes Victoria
ce matin. Ne sachant pas trop quel bus prendre et à quelle heure,
mieux vaut s’y prendre tôt. Pas de repos pour les guerriers !
Le
jardin environnant est superbe ! Le soleil pointe tranquillement
le bout de son nez, illuminant les fleurs nous entourant. J’ai
l’impression que nous sommes seuls dans l’hôtel en plus. Tout
est calme et paisible à part le gazouillement joyeux des oiseaux. Le
chef avec sa toque nous attend dans la salle à manger pour nous
demander notre menu de petit déjeuner. C’est un homme charmant et
accueillant, nous n’avons affaire qu’à des gens bienveillants
depuis hier, c’est vraiment appréciable !
Une
fois notre ventre bien rempli d’œufs et de bacon, nous empaquetons
nos affaires afin de poursuivre notre route. Ce fut bref, mais nous
revenons ici dans quelques jours, juste avant notre périple en canoë
sur le Zambèze. Notre chauffeur d’hier nous attend pour nous
emmener à l’arrêt de bus. Nous prenons les deux dernières places
d’un bus « de luxe » pour Livingstone, qui part à 9h.
Tout se déroule à merveille, tant mieux ! Le bus est en effet
très confortable, ce qui m’étonne agréablement. Disons que je
suis plutôt habituée aux bus trop petits pour nous, où on se serre
à 4 sur des sièges de 2. Mais là, chacun son siège, confortable
de surcroît, avec une place acceptable pour nos grandes jambes.
C’est bien la Zambie ! Le départ s’effectue à l’heure
(encore une surprise) et nous roulons vers le sud-ouest sur une route
plutôt correcte (j’arrive même à écrire mon journal durant le
trajet, c’est pour dire que la route est bonne !)
Le
trajet passe plutôt vite grâce au confort du bus, la journée est
finalement beaucoup moins pénible que ce que l’on s’était
imaginé. Nous somnolons tranquillement tandis que les kms défilent.
Les paysages, quant à eux, n’ont rien d’extraordinaire pour le
moment. Nous parcourons une sorte de savane aride, jaune et sèche,
parsemée de temps à autre de quelques huttes en paille précaires.
Le paysage ne changera guère durant les 7h de bus… Malgré tout,
je me sens en Afrique, je suis sur cette terre si lointaine et
mystérieuse et je me sens heureuse !
Nous
nous arrêtons 10 mn à midi pour acheter un bout de poulet et des
frites tellement grasses que je n’ai pu les terminer, puis nous
arrivons à Livingstone sans mésaventure. Un taxi nous conduit à
notre hôtel où nous avons la joie de découvrir notre tente de
luxe, une grande tente de style militaire mais avec un intérieur
aussi mignon qu’une petite maisonnette. Un grand lit trône au
milieu de la pièce ainsi qu’un deuxième lit d’une place, puis
nous découvrons la salle de bain à ciel ouvert au fond. L’hôtel
se trouve au milieu d’un parc naturel et juste à côté d’une
rivière. Nous avons de grandes chances de voir des animaux s’y
abreuver.
Nous
passons la fin de la journée à siroter une bière au restaurant se
situant au bord de la rivière en regardant les singes passer près
des crocodiles. La vie n’est-elle pas belle ? Je suis tout
simplement bien. Ce contact si proche avec la nature me ravit
toujours au plus haut point et me donne beaucoup d’énergie. Etre
là, à écouter les animaux, l’eau qui coule et le vent dans les
arbres, c’est un vrai cadeau du ciel ! On est juste un peu
dérangés par les hélicoptères qui transportent les touristes
au-dessus des chutes Victoria, mais bon… A part ce petit
désagrément, tout est parfait.
Nous
dînons dans cet endroit paradisiaque, aux lueurs du soleil couchant
illuminant la rivière, tout en écoutant la cacophonie des singes
hurleurs. A la lueur des chandelles, nous dégustons un curry de bœuf
pour ma part, et un T.Bone cuit au barbecue pour Flo, un délice !
Il
fait nuit noire à présent, et nous écoutons la forêt se réveiller
alors que nous commençons à fatiguer. Un sentiment de déjà-vu en
Amazonie me surprend. Etre accompagnée de Flo pour vivre cette
aventure est d’autant plus poignant. Ah, j’adore ! Nous
finissons le repas à la belle étoile, puis partons nous coucher
dans notre tente, le cœur en paix. Il est à peine 20h30 mais nous
nous écroulons sur le lit, rincés.
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