Retour difficile en France

24/08/2014

Quelle bonne nuit réparatrice ! Comme ça fait du bien ! Merci KLM d’avoir cassé votre avion, ça tombait à pic pour nous ! Bon, je suis quand même embarrassée par le fait de rater ma rentrée au boulot mais sans cette nuit de repos je ne suis pas certaine que j’aurais pu être très utile au travail de toute façon ! 
 
Nous lézardons dans le lit, prenons tout notre temps dans cette belle chambre douillette. On apprécie d’autant plus que c’était inespéré ! Le petit déjeuner s’avère être le plus majestueux que j’aie eu l’occasion de voir… Des stands variés et infinis nous permettent de choisir entre du saumon, de la charcuterie, des œufs préparés à notre convenance, des fruits, des yaourts et viennoiseries en tout genre, et j’en passe … Nous aimerions goûter à tout, mais notre estomac n’est plus habitué à autant de nourriture depuis trois semaines et rapidement crie grâce. C’est bien dommage de laisser toutes ces bonnes choses !

Flo reçoit un coup de fil de la compagnie d’aviation qui lui apprend qu’ils lui ont réservé un vol pour cet après-midi jusqu’à Nairobi au Kenya, d’où il pourra prendre un avion pour Londres puis Marseille. Dans la joie de cette nouvelle, Flo oublie de demander pour moi aussi. Il rappelle donc afin de s’assurer que ce vol me concerne aussi, mais apparemment non. Et il n’y a plus de place sur le vol pour Nairobi ! Ok… Ah, finalement le vol pour Nairobi est annulé aussi… Bon, restons calmes… Au bout de vingt minutes d’attente, ils réussissent à me mettre aussi sur le vol de Nairobi qui n’est soudainement plus annulé. On reçoit des cartes d’embarquement par e-mail, et nous nous apercevons que Flo passe par Londres et moi par Paris… On rappelle… Bref, je passe tous les détails, mais nous finissons par avoir les bonnes cartes d’embarquement en étant réunis sur tous les vols jusqu’à Marseille. Ouf… Si on y arrive avec tout ça, on aura du bol !

Etant donné que notre premier vol ne part qu’à 17h cet après-midi, nous avons le temps d’aller faire quelques courses pour acheter ces fameux souvenirs que je regrettais de ne pouvoir me procurer hier. Comme quoi, la vie est bien faite ! On se rend en taxi dans un petit village où des sculpteurs présentent leur travail. Je fais le plein d’achats, puis nous revenons à l’hôtel nous détendre un peu au bord de la piscine. Dure cette journée de vacances supplémentaire ! C’est un bon sas très apprécié entre ce voyage fatigant et le retour dans le quotidien en France ! Et l’hôtel cinq étoiles ne gâche rien !

Nous picorons dans le buffet du midi, mais ces deux derniers jours sans manger le midi nous aurons décidément réduit l’estomac. Vers 14h, nous quittons ce magnifique hôtel dans un bus pour l’aéroport et montons dans un petit avion qui nous amène à Nairobi en trois heures de temps. Le bouclier n’a pas eu le droit d’entrer en cabine et nous ne savons pas du tout si nous allons le récupérer à la sortie. Zut alors, l’avoir trimbalé autant de temps pour rien ! C’est ballot… Flo n’est pas content du tout. Espérons qu’un autre miracle nous le rendra entier à Marseille !

A notre grande surprise, le bouclier est rendu à Flo dès la sortie de l’appareil, il n’a pas été mis en soute… Ouf ! Nous patientons dans une salle d’attente un peu glauque, sans magasin ni toilettes, puis montons dans l’avion pour Paris avec une bonne heure de retard. Flo peut mettre son bouclier dans le coffre au-dessus de nos têtes, c’est déjà un souci de moins. Nous réussissons à dormir un peu durant ces six heures de vol, ce qui nous aidera pour cette nouvelle journée qui risque de s’avérer fatigante.
Nous arrivons donc à Paris Charles de Gaulle avec une heure de retard, ce qui nous fait manquer notre correspondance pour Marseille. Flo est replacé directement sur le vol suivant qui part à 9h, tandis que moi je m’aperçois avec stupeur que l’on m’a placée sur un vol à midi qui part d’Orly ! Non mais c’est pas vrai ! Ça n’en finira jamais ce retour ! Je suis censée aller travailler cet après-midi moi, ils vont commencer à ne plus me croire, au travail, avec ces changements incessants d’horaires d’arrivée ! De plus, je commence vraiment à être fatiguée d’essayer de rentrer depuis samedi matin ! On est quand même lundi… Ça fait deux jours qu’on rame dans des soucis de voyage de retour ! Je n’en peux plus !

Flo prend les choses en main avec son calme habituel, et me traîne jusqu’au comptoir d’Air France qui se trouve à l’autre bout de l’aéroport CDG en m’assurant que tout va s’arranger. En effet, grâce au statut VIP de Flo, l’hôtesse trouve miraculeusement une place sur le même vol que Flo. C’est bien d’avoir un homme qui voyage tellement que toutes les compagnies sont aux petits soins pour lui, donc pour moi ! Et a priori, les bagages devraient suivre… Bon, ça, on verra à Marseille s’ils arrivent sur le tapis ! Ils auraient 25 fois la possibilité de se perdre depuis le début ! Déjà que nous, on ne sait plus trop où on habite…

Après toutes ce émotions, Flo m’emmène au salon VIP où nous pouvons nous reposer au calme devant un bon café et des viennoiseries offertes. Quel retour éprouvant ! J’ai l’impression qu’on a entrepris notre retour en France il y a une semaine et qu’on doit affronter une série d’obstacles les uns après les autres alors que nous croyons toucher sans cesse au but… Au moins, on est en France, c’est déjà un progrès ! Il ne nous manque plus qu’un saut de puce pour arriver à Marseille. Paris est toujours aussi déprimant en tous cas. Il fait gris, il pleuvouille, tout est terne et humide… Brr, on est mieux à Marseille ! Ça donne le cafard d’être ici.

Le vol du retour sur Marseille se déroule sans histoire, à part une maladresse de ma part, je renverse mon jus d’orange sur les genoux de mon voisin… C’est la fatigue ! Ca y est, nous foulons enfin le sol et touchons au but après tant de péripéties : il fait un magnifique soleil à Marseille et une chaleur douce bien agréable. Elle est belle ma ville !

Allez hop, pas de temps à perdre, nous sautons sous la douche dès notre arrivée, je troque mon habit de routarde contre celui d’une working girl, et me voilà en route pour le travail. Ouf, ça dépote comme retour ! J’ai déjà besoin de vacances pour me reposer !
La suite au prochain épisode…

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