30 août 2009
Les filles et moi avons décidé hier de nous réveiller tôt afin de pouvoir organiser la suite de notre voyage. Nous appelons la compagnie des ferries qui nous annonce qu’il n’y a toujours aucun bateau prévu dans les prochains jours. Bon alors, que faisons-nous ? Nous hésitons entre payer l’hydravion, ce qui revient cher et peu pratique vu qu’il nous dépose tout au nord de l’île, à plusieurs heures de la ville d’où commence mon excursion, et un voyage en ferry en Alaska, ce qui reviendrait à annuler totalement les îles de la reine Charlotte. Les deux solutions sont faisables mais demandent un peu d’organisation.
Nous passons la matinée à tergiverser ensemble afin de trouver la meilleure option. Un ferry pour l’Alaska part ce soir, mais l’office du tourisme nous apprend qu’il n’existe pas d’avion pour revenir sur Prince Rupert après, ce qui ne m’arrange pas. Je dois être le 5 septembre ici pour prendre le ferry à travers le passage intérieur jusqu’à l’île Victoria où m’attend une excursion d’une semaine pour voir les baleines. Je n’aurai pas le temps de faire l’aller et retour en bateau en Alaska et être à temps pour mes baleines. On nous apprend aussi qu’il n’y a pas de bus entre le nord de l’île de la Reine Charlotte et le sud, ce qui nous obligerait à louer une voiture ou à faire du stop si on y va en hydravion. De plus, rien ne nous dit qu’il y aura un bateau pour le retour 4 jours après ! Ca serait idiot d’être coincée sur l’île… Bref, rien n’est simple. Et en plus, il pleut ce matin, ce qui achève notre moral !
Nous décidons de partir voir l’agence des ferries pour voir directement avec eux comment ils peuvent nous sortir de cette situation inextricable. Nous voilà parties toutes les trois, à pied, parcourant durant une heure la distance qui nous sépare de l’embarcadère. Arrivées sur place, nous apprenons que le ferry est à priori réparé et qu’il y a de bonnes chances qu’il parte demain matin à 9h. De plus, ils nous paient l’hôtel pour cette nuit ainsi que les repas. Ah, voilà enfin de bonnes nouvelles ! Le seul hic, c’est que nous avons déjà payé l’hôtel pour cette nuit. Espérons qu’ils accepteront de nous rembourser !
Nous nous rendons à l’hôtel offert gracieusement pour prendre les chambres et profiter du dîner gratuit. Bernadette et moi dormons dans la même chambre, tandis que Sylvie aura la sienne. Les chambres sont superbes, rien à voir avec une auberge de jeunesse ! Affamées, nous nous rendons au restaurant mais les serveuses sont débordées par tous ces clients inattendus et nous poireautons plus d’une heure, juste pour passer la commande ! Agacées, nous demandons finalement de mettre nos repas dans des boîtes et nous mangerons en vitesse, vu que l’autre hôtel attend que nous débarrassions nos affaires des chambres. Bernadette et moi partons faire du stop pour arriver rapidement à l’auberge et libérer la chambre. Gentiment, bien qu’un peu excédée, la gérante nous rembourse la nuit pré-payée. Sylvie nous rejoint peu après avec les boîtes à lunch. Youpi ! Nous dévorons notre fish and chips vers les 2h de l’après-midi puis nous pouvons enfin souffler un peu. Cette matinée nous a crevées !
Nous partons prendre un café bien mérité dans un petit troquet du coin puis nous allons nous promener, le soleil étant revenu. Finalement, sous un œil nouveau, la ville recèle un certain charme, nous pouvons maintenant l’apprécier. Nous longeons une petite rivière au milieu des arbres de la forêt humide, l’esprit libéré de tous les problèmes divers. Ca fait du bien d’avoir l’esprit un peu plus libre ! Ca prend pas mal d’énergie de cogiter…
Nous rentrons ensuite à notre hôtel, éreintées par la journée. Une bonne sieste dans notre belle chambre s’impose. Bernadette se relaxe devant le film « les Choristes » qui passe à la TV, tandis que j’écris un peu. Nous retrouvons Sylvie pour manger, en commençant par un bon apéritif pour fêter notre départ demain pour nos îles tant attendues… Il ne manquait pas grand chose pour que je les laisse tomber pour partir en Alaska, moi…Une autre fois les glaciers ! Nous papotons durant deux heures, le temps que le repas nous soit servi (ce ne sont pas des rapides ici !) en enfilant une bouteille de vin blanc pour fêter ça. Il est temps de partir nous coucher, le lit tanguant un peu sous les effluves de l’alcool…
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