Le 10 mai 2010
Réveillés tranquillement vers 7h, j’ai encore très bien dormi, ce qui fait un bien fou. Je me lève avant Etienne afin de réserver notre bus pour 8h en direction de Panajachel, nous étions rentrés trop tard hier pour pouvoir le faire. A mon grand désarroi, on m’apprend que le bus est plein pour 8h et qu’il faut attendre celui de 12h30. Impossible, nous quittons le Guatemala demain à l’aube, nous souhaitons faire l’aller et le retour au lac Atitlan dans la journée!
Ennuyés, Etienne et moi cherchons une solution. La seule option si nous souhaitons vraiment y aller est le taxi. Mais il y a 2h30 de route, ça risque de coûter cher! Nous nous renseignons et on apprend avec stupeur que seul un minibus pour nous deux serait possible, mais pour la modique somme de 180$. Ouille, ce n’est pas prévu dans notre budget ça. Nous commençons par refuser puis, en y réfléchissant bien, on se dit que nous avons vraiment envie de voir ce lac. On travaille dur toute l’année, on peut se permettre cet extra! Nous acceptons donc et un minibus de 8 places arrive quelques minutes plus tard. Nous nous y installons confortablement ayant toute la place nécessaire requise et plus, puis nous partons en direction de Panajachel. Dire que nous avons commencé notre voyage serrés comme des sardines dans un bus local et que nous le finissons dans un minibus pour touristes en le louant pour nous tout seuls! Bravo…
Après 2h30 de route et un arrêt pour que notre chauffeur puisse boire son café, nous arrivons en vue d’un superbe lac entouré de volcans majestueux. Magnifique panorama! Etienne a du mal à en profiter: il a, à son tour, des problèmes gastriques. Je ne sais pas ce qu’ils mettent dans la nourriture mais il y a quelque chose qui ne nous convient pas! Nous arrivons peu après à Panajachel, petite ville ultra touristique où marchands d’artisanat se pressent dans la rue principale en proposant tous les mêmes articles. Humm, nous préférions les coins reculés de Florès ou de Semuc Champey qui restent, pour le moment, préservés du tourisme de masse.
Nous mangeons un morceau dans la rue principale puis nous nous rendons à l’embarcadère où un petit bateau à moteur nous propose de nous emmener à San Pedro, un petit village de l’autre côté du lac. Nous grimpons dans le bateau et nous voici, filant à bonne vitesse sur ce superbe lac semblant former un immense cratère flanqué de pics volcaniques. Les embruns nous mouillent le visage et nous ne sommes ravis.
Une bonne demi-heure plus tard (le lac fait plus de 10 km de large), nous débarquons à San Pedro. Ce charmant village nous charme aussitôt et nous nous baladons nonchalamment dans ses mignonnes petites rues. Nous trouvons un sentier menant au lac et décidons d’y piquer une tête. L’eau est fraîche, c’est agréable en comparaison de la chaleur ambiante. Toutefois, je reste sur mes gardes, de drôles de gars passent et repassent dans le coin. Un vol de sac est si vite arrivé et là nos deux passeports sont à l’intérieur! Mais je m’inquiète sûrement pour rien, personne ne s’en approche. On nous avait recommandé de faire attention aux vols au Guatemala mais jamais je ne me suis sentie menacée ou inquiète à ce sujet, contrairement au Pérou et en Bolivie où je sentais cette ambiance lourde d’insécurité peser sur nous. Mais les magasins ici sont tous aussi fermés avec des barreaux que leurs pays voisins et les portes de sécurité des hôtels sont si blindées qu’elles ressemblent à des portes de prison. Il doit y avoir une raison pour que les habitants eux-mêmes se protègent de leurs concitoyens! En tout cas, jamais je ne me suis sentie en danger de vol jusqu’à maintenant et j’ai trouvé globalement les gens adorables, souriants et serviables! Un très beau pays…
Nous trouvons ensuite un petit café rasta avec vue sur le lac, et restons l’après-midi ici à écouter de la musique d’ambiance devant un cocktail absolument infâme. Malgré la boisson ratée, nous passons ces quelques heures uniques à regarder le soleil scintiller sur le lac, n’entendant d’autres bruits que les enfants jouant dans l’eau, nous relaxant ensemble dans cette ambiance détendue. Ne rien faire, ça fait du bien aussi!
Nous reprenons ensuite le bateau pour revenir sur Panajachel, profitant de l’eau qui nous éclabousse au passage. Etienne et moi profitons du paysage et de la poussée du bateau à pleins gaz, debout à l’arrière, les cheveux au vent. Revenus sur Pana, nous arrivons à l’heure dite au minibus alors que le soleil commence à tomber. Mais il est déjà 17h30 et nous devons rentrer sur Guatemala City ce soir. Nous reprenons donc la route en sens inverse, disant en même temps déjà un peu au revoir à ce pays surprenant et magnifique. Nous entrons dans la capitale vers 20 h et demandons à notre chauffeur de nous trouver un hôtel près de l’aéroport. Il nous en dégote un correct et pas trop cher, parfait! Nous commandons une pizza, que nous mangeons dans la chambre d’hôtel, les restaurants étant inexistants dans le quartier, puis ne tardons pas à dormir, le lever sera tôt demain!
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