Plage et farniente

Le 7 mai 2010

Je me réveille après avoir passé une nuit complète sans interruption urgente de santé. Ca fait du bien! Je me sens bien plus en forme qu’hier soir et j’en suis ravie.

Tranquillement, nous flânons dans les rues de Flores à la recherche d’un restaurant en bord du lac pour prendre notre petit déjeuner. Nous en trouvons un avec une belle vue mais à la nourriture médiocre et trop américanisée à mon goût. On ne peut pas tout avoir! Nous partons ensuite nous renseigner sur les moyens de revenir à Guatemala City pour pouvoir continuer notre parcours dans l’ouest du pays. Un bus de nuit de 10 heures? Non merci… Vu notre état de fatigue, ce serait du suicide. Un avion de 45 minutes? Ah, c’est déjà bien mieux. Même si c’est 10 fois le prix du bus… Tant pis, la santé avant tout! Nous réservons aussi notre excursion à Tikal pour le lendemain, la journée d’aujourd’hui étant réservée à la détente!

Nous nous promenons un peu dans les rues puis, après le déjeuner de midi, nous nous laissons tenter par l’appel d’une barque à moteur qui veut nous emmener à une petite plage avoisinante. Seuls sur le petit bateau à moteur, nous nous laissons porter au rythme de petites vaguelettes sur le beau lac bordé d’une dense forêt me rappelant toujours l’Amazonie. Nous débarquons sur une petite plage quasi idyllique, à part l’absence de sable. Les galets jonchent le sol à la place. Mais l’eau claire du lac, la solitude et le calme de l’endroit ainsi que les petits parasols aménagés juste pour nous nous rendent la place paradisiaque. Nous posons notre serviette dans un petit coin ombragé à l’écart des éventuels visiteurs et restons à discuter en regardant le ciel et les nuages passer. Je prends un peu de temps pour écrire tandis qu’Etienne se perd dans la contemplation d’une colonie de fourmis à l’ouvrage.

Nous entrons ensuite dans l’eau délicieusement chaude du lac, en sentant un peu de vase sous nos pieds, sans en prendre ombrage. Seuls au milieu de l’eau, nous profitons à loisir, dans les bras l’un de l’autre, de la magie des lieux. Il fait presque plus chaud dans l’eau qu’à l’extérieur! C’est délicieusement bon… aucun bruit de moteur ne parvient à nos oreilles, seulement le souffle du vent dans les arbres, le chant des oiseaux et le clapotis de l’eau sur les galets. Si la vie pouvait toujours être aussi belle et simple qu’en cet instant! Ceci dit, on s’ennuierait peut-être ou bien on trouverait cette situation trop banale. En tout cas, en ce qui nous concerne, nous n’en perdons pas une miette! Et un peu de repos nous est vraiment salutaire… Mon corps et mon esprit ont l’air de vraiment l’apprécier. Je me suis vraiment poussée à bout ces derniers temps… Ca m’apprendra!

Après trois bonnes heures de sieste dans ce coin de carte postale, nous revenons en bateau, Etienne et moi, assis l’un derrière l’autre, collés ensemble sur la poupe du canot, les cheveux dans le vent et les pieds dans l’eau, au soleil tombant. Revenus à Flores, nous prenons un excellent jus d’ananas à la terrasse d’un restaurant tout en nous rafraîchissant dans l’eau du lac, sautant du ponton en bois qui nous fait face. Nous rentrons ensuite nous changer à l’hôtel puis arrivons juste à temps pour l’happy hour de 18h. Nous regardons le coucher de soleil sur le lac tout en dégustant de délicieux capirinhas, l’alcool préféré des Amazoniens! Etienne s’essaie au mojito mais ça ressemble plus à de l’eau du marécage d’où sortiraient d’éventuelles grenouilles qu’autre chose.

A moitié saouls, nous partons manger dans un succulent restaurant un peu chic où trône un arbre factice au milieu de la pièce. Rassasiés, nous rentrons nous coucher assez tôt, le réveil va être matinal demain matin pour partir voir les ruines de Tikal!

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